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Votre petit chouchou en ce moment....!

Revenir aux fondamentaux.....

Vous avez remarqué? Nos téléphones en silencieux, nos précautions infinies pour parler aux gens, les pincettes que l'on prend pour communiquer, les milliers d'interfaces qu'on utilise pour exprimer nos sentiments?
Au détour d'une conversation récente (et en général c'est souvent avec des gens qui comptent qu'on peut avoir ce genre de conversation, à des heures indues, sur des parkings en écoutant Jean-Jacques Goldman, on est bien d'accord), je suis revenue sur des réflexions qui m'avaient déjà traversées il y a quelques années. Cette sensation désagréable de "déranger" nos amis, les gens qui sont les plus proches de nous, auprès desquels, on use de mille précautions comme s'ils étaient en porcelaine et que tout étant voué à disparaître, si on parle trop fort, si on brise le silence des relations aseptisées, on risque de se froisser...
En 1999, on allait taper chez leurs parents pour savoir s'ils voulaient sortir, on n'avait pas to…

Proportionnel et léger

Qu'est-ce qui est grave? Et qu'est-ce qui ne l'est pas?

Elle a l'air bête ma question, ou bien sa réponse évidente et pourtant il m'a fallu du temps, pour y répondre. En public, dans mon comportement, j'entends. Parce que sinon, moi, j'avais tout de suite compris que ce qui m'était présenté comme grave ne l'était pas tant que ça dans 90% des cas.
Revenons un peu en arrière dans l'histoire. Petits, on nous apprend, ce qui a de l'importance, on voit, on observe, on entend, ce qui fâche, ce qui est essentiel, ce qui ne l'est pas, les principes et les idées qui peuvent évoluer sans jamais tuer personne.
Dans certaines familles, tout est amplifié, déraisonnablement exagéré, exacerbé. Tout rouleau de papier toilette terminé non jeté à la poubelle peut entraîner une tragédie, toute explication (puisqu'elle arrive après des mois voire des années de rancœur) prend des allures de règlement de compte final (the final countdown, genre après c…

Le devoir et l'envie

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Une fois n'est pas coutume, en tous cas nous voici de nouveau un soir de Noël, vous qui me lisez, moi, derrière mon écran et mon chat. Ici à scroller les souvenirs des 25 décembre passés, plus ou moins joyeux, plutôt moins que plus dans ma tête comme dans les publications que je revois, à quelques exceptions près, un œil sur les textos échangés avec ceux qui comptent. 
Et cette année, finalement? Une bougie à la vanille qui crépite, un vinyle de Pulp Fiction tournant sur la platine, encore un peu de foie gras quelque part et sans doute beaucoup de choses à dire...Sur ces fêtes que l'on célèbre, même quand on n'a plus vraiment le cœur à ça, même quand on a tout essayé, même quand on a fait trêves et autres concessions, même quand par devoir "parce qu'il le faut", "parce que c'est comme ça qu'on fête", "parce que c'est la tradition" j'ai pris sur moi, ravalé mes larmes, et décidé d'aller de l'avant, d'accrocher u…

Vingt ans à t'attendre

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En vérité, je voulais titrer "une vie" mais ça m'aurait bien saoûlé de me dire que je vais encore t'attendre longtemps, alors j'ai décidé que j'allais juste parler des années où tu m'as fait faux bond, où tu m'as carrément ignorée avouons-le, on va arrêter de se mentir hein. Donc ça fait bien 20 ans que je bosse, je ne bosse que pour te voir, que dis-je t'apercevoir, et toi, fier comme tu es tu t'en fous. Je t'ai cherché partout, je t'ai suivi, je t'ai scruté, je t'ai espéré, je t'ai imploré. Mais tu m'as ignorée, tu m'as fait la cour pour ensuite disparaître et comme un traître, souvent tu disparais aussi vite que tu es arrivé. Je dois te le dire là, tu m'as vraiment, mais vraiment saoûlée. Mais pour de vrai.
J'en ai marreeeeeeeeeeeee de faire le pied de grue en attendant que tu daignes te manifester enfin, que tu donnes de tes nouvelles quand tu veux, que tu sois là la première semaine du mois et après, q…

Traditions vs évolution, verre à moitié plein, connexion corps-plexus solaire

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Cher lecteur joyeux, je t'écris du fin fond de mon lit, dos et épaule droite bloqués par...mes émotions. Ou plutôt devrais-je dire, mon trop-plein d'émotions qui a bouché mon plexus solaire mais ne compte pas sur moi pour te dévoiler tout tout de suite, sois patient! Donc dehors, en Haute-Savoie, au bord de mon lac, il fait BEAU, soleil radieux pour cette belle journée de presque hiver (on est toujours en automne en fait, officiellement, si si) et après une belle semaine de froid et de pluie (le froid sans la pluie c'est juste génial) je suis bloquée, ici. Voilà. Donc bloquée veut dire, je peux marcher, mais pas dix ans, je peux lire mais pas tirer encore sur la corde, à faire 200000 trucs en même temps, mais je ne peux malheureusement pas déconnecter ma base, c'est-à-dire, mon cerveau. Un jour, je vais finir par me mettre au tricot, si ça continue. 
Connexion corps-plexus solaire
Oui, je brouille les pistes, c'est pour voir si tu suis lecteur. J'aurais dû comm…

Perfectionnisme, procrastination, célibat: ça va sinon, vous?

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Ces derniers temps j'en vois, j'en vis et pas des moindres.
Y a des sujets comme ça....

No man, no child, nothing?

Tiens prenons-en un au hasard. être une femme célibataire de 40 ans en 2019. Visiblement ça empêcherait les femmes de "grandir"de garder une âme d'enfant, de ne pas en avoir (d'enfant) et de ne pas être en couple. Alors non seulement c'est n'importe quoi, mais le pire, c'est que ce genre de croyance entre en toi, personne concernée, jusqu'à ce que ce soit l'évidence même, qu'en effet, être une femme sans enfant ni mec, compagnon, mari bref, ce que tu veux, ça soit la preuve flagrante que tu n'es pas "finie". Fin t'as compris quoi. Que tu n'es pas encore mature, qu'il te manque quelque chose, que pour être équilibrée il faut le "saint triptyque": mari, travail, enfant. Oh, ça va bien oui? C'est écrit où? Où? Qu'il faut absolument se "caser" (que j'aime ce mot) pour ex…

Que restera-t-il de nous ?

Les changements de rythme ont cela en commun : s'ils sont expliqués clairement, nous avons le temps de nous y adapter. S'ils sont mis en place progressivement, nous ne les subissons pas. Il nous est possible de les accepter, ou non. De nous y adapter, ou pas. Comme le changement d'heure, par exemple, qui pour la première fois en presque 40 ans me tient éveillée, triste, larmoyante, sans repères, déboussolée.
Pourquoi ces idées noires, au petit matin ? Parce que je suis au cœur d'une tempête, sans doute. Parce que je suis sur un navire branqueballant. J'ai sous-estimé ma capacité de sur-adaptation. J'ai le cœur en morceaux, et plus de colle pailletée. J'ai cru que je pourrais tout assumer, j'ai cru être de taille, que les larmes pouvaient attendre la pluie pour passer inaperçues. Mais j'ai eu tort. Je ne suis qu'un être humain, en fait. 
Sous mes airs de femme forte, sous mes allures de guerrière, la fragilité est bien là. Et alors que je rassem…