Portraits

Dans cette rubrique, je vous propose de retrouver chaque mois un portrait inspirant, un changement de vie positif qui donne envie de suivre un chemin qui mène à soi. Après avoir beaucoup raconté ma vie, je donne aussi la parole à des personnes qui avec beaucoup d'humilité, me livrent leur parcours pour vous le faire partager.

Février 2017:

Mel, l'enchanteresse Yogi aux mains d'or.

Il y a des personnes que l'on pense connaître depuis toujours dès la première rencontre. Mélanie en fait partie. Déjà croisées plus d'une fois dans nos vies d'avant respectives, nous nous sommes retrouvées chez Grands Ensemble, la SCOOP qui nous permet aujourd'hui de créer et de vivre de nos passions respectives. Pour Mel, c'est le yoga c'est à dire la réunion de l'être humain sur les trois piliers, le physique, le psychique et le spirituel. 

Au-delà des mots, j'ai découvert les mains, guérisseuses et magiques, au cours d'un massage énergétique, qui m'a libérée de nombreuses tensions accumulées ces derniers mois. Libérée, enchantée, dans le sens premier comme si j'avais reçu un enchantement. Mélanie soigne plus qu'elle ne masse , pour le bien-être, et on est bien.

Pour vous la présenter, j'ai partagé un thé avec elle un après-midi de février, et c'est avec authenticité et bienveillance qu'elle m'a expliqué son parcours.

"Papillon de nuit" il y a quelques années, Mélanie a ressenti un réel besoin de changement dans ses rapports avec l'autre. Revenir à des échanges profonds, réellement sincères. La remise en question aboutit à une évidence pour elle: ce qu'elle veut faire de sa vie, c'est du bien aux autres. Le destin s'en mêle et met l'outil pour passer à l'action juste sous ses yeux: un organisme de formation se présente sur sa route, "il fallait juste lever les yeux". 

La formation permet rapidement à Mélanie de proposer à son entourage, puis son réseau, des massages diversifiés: hawaïen ,(technique de massage réalisé avec les avant-bras) singapourien (technique combinée, originaire de Chine, Malaisie et Inde) énergisant (avec des points de compression sur les points d'énergie) ainsi que des massages du dos, le Chi Nei Tsang (massage thérapeutique chinois, qui retire les énergies négatives des cellules du corps) et des massages ayurvédiques pour les femmes enceintes.

Toute seule avec sa lourde table de massage sous le bras, Mélanie a gravi doucement mais sûrement les étapes qui la menaient à son objectif, en massant les gens, elle leur apportait le bien-être qu'elle souhaite pour tous.

L'une des étapes clés de ce parcours arrive à cette période, avec un contact pour un voyage en Inde, réalisation d'un de ses rêves d'enfant. Le yoga, qu'elle pratiquait depuis trois ans combiné à la spiritualité qu'elle a étudiée et dévorée au cours de ses nombreuses lectures, allaient pouvoir se rejoindre. Durant dix jours, cours de yoga, massages, visites aux temples, méditation, streching, alimentation et techniques ayurvédiques se sont succédées rendant l'expérience enrichissante à tout point de vue: "la démarche était de s'imprégner à la source, pour soulager les gens, on améliorait la pratique, c'était "j'apprends pour retransmettre", une synergie, tous les petits chemins que j'ai empruntés m'ont mené à ma voie, quand j'avais une question, quelle qu'elle soit, il y avait toujours quelqu'un pour me répondre. Finalement, tout ce que j'ai vécu en Inde a agi comme un révélateur de ce que j'avais déjà en moi, et que j'avais oublié".

On dit que quand l'élève est prêt, le maître arrive.  Mélanie a certes un parcours atypique mais elle sait se laisser guider par la vie, et a accepté, durant ce séjour, que l'on prenne soin d'elle, pour ensuite pouvoir le transmettre lors des massages énergétiques à son retour en France.

Dans ce parcours, il y a la chance et les rencontres, c'est vrai, mais il y a aussi le travail et la détermination. A son retour d'Inde, Mélanie a cherché une formation de professeur de Yoga, et il a fallu se battre pour pouvoir y accéder dans le cadre institutionnel du Pôle emploi. De sang-froid aussi, pour tenir bon, jusqu'au bout des 17 jours de formation intensive au Maroc, qui l'ont certifiée et lui permettent d'enseigner la pratique du yoga en France depuis janvier dernier. "le yoga, c'est une vraie façon de vivre, c'est la fusion du spirituel avec le corps physique."

La route n'est pas finie, de nouvelles disciplines attendent Mélanie sur son chemin, l'hypnose, la programmation neuro linguistique également sont les prochaines formations inscrites dans son parcours. "ce que je recherche c'est aller rencontrer des gens à la source, leur faire du bien, les éclairer, déclencher l'interrupteur, qui va leur donner envie de prendre soin d'eux, leur permettre de retrouver une harmonie, je suis en train de me constituer une sorte de caisse à outils, avec toutes ces pratiques, qui vont me permettre de trouver les solutions pour moi, et donc pour les autres".

A plus long terme, Mélanie a un projet qui lui permettrait d'utiliser sa caisse à outils ; la création d'une plage bien-être, qui allierait toutes les connaissances qu'elle a collectées durant ces derniers 18 mois. 

Quel parcours inspirant! Rencontrer Mel, c'est aussi être stupéfait par sa douceur et son calme, sans doute grâce à une pratique assidue de la respiration, qu'elle utilise pour purifier son organisme.Durant notre conversation, je l'ai observée, alignée avec elle-même et authentique, souriante et déterminée, avec cette volonté d'être humain "comme les autres", qui pourtant fait des miracles avec ses mains. Une belle renaissance, un réveil de l'âme un beau jour ou peut-être une nuit.....

En tous les cas, son mot de la fin fait scintiller l'intelligence de son cœur:: "je ne pourrais rien faire sans les gens, l'énergie doit circuler, nécessairement". L'autre est important, essentiel, pour faire circuler les énergies dont nous sommes transmetteurs. C'est beau!

Rencontrer cette personne lumineuse a été une vraie chance dans mon propre parcours, j'espère que vous serez inspirés vous aussi, non seulement par sa pratique, mais aussi par sa force pour se relever et découvrir, puis suivre sa voie. Pour cela il faut non seulement de la spiritualité et de la sagesse, mais aussi beaucoup de courage, le courage d'être soi :)

Namasté. :) 

Pour prendre rendez-vous avec Mélanie pour un massage ou un cours de yoga, cliquez sur le titre de l'article. 




Mars-Avril 2017:

Morgane : La fée qui enchante le monde avec des crayons


Rencontrer Morgane CARLIER ce n’est pas juste discuter avec une passionnée de dessin, une virtuose de couleurs ou une enchanteresse de l’imagination.

D'abord il y a des yeux qui pétillent de gourmandise pour la vie. Quand ça commence comme ça, souvent, c’est bon signe ; On sait qu’on peut s’installer tranquillement et feuilleter le livre d’un parcours riche et inspirant, en sirotant une tasse de thé à la bergamote accompagné de petits sablés.

Morgane est une authentique  fée, comme son nom l’indique. Elle observe, capte les émotions, et les personnifie. Les intentions, les regards, les petites manies, les petits détails, elle voit tout, et en un coup d’œil elle sait les dessiner comme d’autres les retranscrivent avec des mots.

Le dessin, c’est plus qu’une passion, c’est une seconde nature chez cette jeune femme espiègle aux cheveux flamboyants.  Quand ; vers 4 ans, on lui demande ce qu’elle veut faire « quand elle sera grande » elle répond du tac-au-tac « dessinatrice de bd » avant même de savoir lire. Très vite, elle gribouille, dessine, affine, sur un coin de table, sur un bout de nappe, sur le plus petit papier qui traîne. Sa mère repère ce talent, flaire la vocation, et lui offre sa première boîte de crayons de couleur et des carnets pour laisser libre cours à son imagination, et laisser se développer son art, des journées entières. On l’imagine en l’observant, s’appliquer sur ses dessins, sage comme les images qu’elle invente et fait vivre sur le papier.

On a tous une âme créatrice semble-t-il, à condition de la stimuler et de lui donner les chances de se développer. Morgane peut compter sur sa mère qui va continuer à s’intéresser de près à cette seconde nature chez sa fille, en profitant, d’un emploi de bibliothécaire pour lui ouvrir les portes d’un univers qui fera définitivement écho chez la jeune femme : Harry Potter, Mélusine, ces mondes enchantés  faits de magie et de curiosités. Ceux qui pensent encore que c’est un vilain défaut n’ont jamais tenu de grimoire dans leurs mains !

Soutenue et encouragée par sa famille,  le talent de Morgane peut déployer ses ailes : un baccalauréat Sciences et Techniques de l’ingénieur parcours arts appliqués à l’ENSAAT de Roubaix, suivi d’un diplôme des Métiers d’Art en cinéma d’animation, filière très sélective. Quand elle évoque son admission dans la formation, encore aujourd’hui, ses yeux pétillent d’étonnement. Pourtant, quand elle l’évoque, on aurait tendance à trouver ça évident. L’année suivante, elle part dans le programme Erasmus poursuivre sa licence d’Illustration à Birmingham, au Royaume-Uni, où elle restera durant un an Les paillettes ne quittent plus ses yeux, on les voit graviter autour d’elle quand elle évoque cette période, où elle avait cours le lundi matin, et dessinait toute la journée. « J’étais entourée d’artistes, c’était génial ! » dit-elle avec l’humilité des Grands.

De retour en France, elle accepte une opportunité d’emploi de graphiste à Tourcoing. Durant quelques temps, le dessin s’efface progressivement derrière l’écran de l’ordinateur qui devient son outil de travail.. Une période de calme dans l’élan créatif de Morgane, qui finit par se réfugier dans les livres pour s’aérer l’imaginaire. Et le miracle se produit : d’aventures en personnages, les crayons la démangent. C’est le ‘goût des pépins de pommes’ de l’auteure allemande Katharina Hagena qui va rallumer la flamme de la fée Morgane. En imaginant les personnages de ce livre, elle se remet à dessiner. Un nouveau souffle la ranime : le blog est remis à jour, un compte instagram se crée et la magie opère : En un coup de baguette  virtuelle, Am-stram-Gram, pique et pique et colegram : son compte est repéré par le réseau social qui la place dans les profils « suggérés » : et passe de 1000 à 50 000 followers en quelques jours ! Les commandes et les projets décollent, la poussant à s’installer en  2014 en free-lance et à vivre, enfin, de son art.

En le racontant, toujours, Morgane n’en revient pas. « C’est incroyable ! Je leur dois beaucoup » dit-elle dans un sourire plein de gratitude. On ne peut s’empêcher de lui dire que c’est à son talent que tout est dû, à sa persévérance,, à son trait reconnaissable entre mille, à sa patte, à son univers, à ce qu’elle est. Et à son secret….

Car pourquoi Morgane aime-t-elle tant dessiner ? « Je me suis fixée comme objectif de rendre une personne heureuse par jour avec mes dessins ». Comment ne pas tomber sous le charme ? Quand on voit un dessin de Morgane on veut vivre dedans pour toujours, comme Jeanne et Michael dans les dessins de Bert avec Mary Poppins. Généreuse, facétieuse, Morgane a conservé la capacité d’émerveillement de l’enfant qu’elle était. Sans doute est-ce  pour cela qu’elle s’enthousiasme quand elle entre dans l’univers des livres pour enfants : magique à ses yeux, comme elle aux nôtres.

Un parcours inspirant, avec une seule ligne directrice : dessiner pour rendre les autres heureux. Une belle façon de semer la joie que de mettre l’art au service du bonheur.. Surtout,, en écoutant le tintement des rêves de l’enfant que l’on a été, on ne peut pas nier que la magie opère….jusqu’à nous faire devenir une fée !

Croire en ses rêves, faire du bien aux autres, cajoler son enfant intérieur, suivre son instinct, accepter sa chance, être reconnaissant….Que de gouttes d’élixir de vie à recueillir sur ce parcours, n’est-ce pas ?



PS : Viviane Westwood si vous nous lisez, on connaît quelqu’un qui saurait vous rendre un bel hommage avec des crayons de couleur J



En cliquant sur le titre, rendez-vous sur le compte insta de Morgane, pour lui commander un dessin...!

Mai 2017:

Sabine ré-enchante l’horizon en aménageant nos paysages.

Faire de sa passion un métier, réussir à transformer son besoin quotidien de nature et d’air frais en projet urbain, se sentir en phase avec le monde et embellir les paysages avec comme outil le végétal, c’est le pari de Sabine DAUBNEY, trentenaire pétillante tombée en amour pour la capitale des Flandres il y a tout juste deux ans.

Née en Normandie, elle fait ses premiers pas à Londres, dans une famille qui lui transmet le goût du voyage pour élargir le champ des possibles. Après des sauts dans différentes ville en France, celle qui, attirée par la nature voulait devenir vétérinaire étant petite, réussit à intégrer la formation de paysagiste DPLG qu’elle espérait à Bordeaux, et quitte naturellement le nid pour s’y installer durant quatre années.

Curieuse et à l’écoute de ce que lui propose la vie, Sabine saisit l’opportunité de partir au Chili où elle part initialement pour neuf mois, avant de décider d’y rester deux ans de plus, tant l’expérience est enrichissante et lui permet de s’épanouir dans son activité professionnelle naissante.

Cette expérience, quand elle l’évoque, donne un aperçu des valeurs qu’elle a acquises dans l’exercice du métier de paysagiste, au service de l’évolution de la ville sur le sol chilien. De retour en France, après une étape à Paris, Sabine décide de faire de Lille son nouveau terrain de jeux.

Et elle ne manque ni d’idées ni d’enthousiasme, quand elle œuvre à réinventer le paysage en milieu urbain. Détachée régionale de l’agence  « Les Nouveaux Potagers », elle est une ambassadrice active de leurs valeurs communes, et souhaite sensibiliser collectivités et entreprises aux bienfaits de l’agriculture urbaine comme espace fédérateur de bien-être et de lien social. Dans le même sens, elle contribue à faire émerger l’apport des potagers pédagogiques dans les écoles mais également des bienfaits des jardins thérapeutiques au sein des établissements pour personnes âgées dépendantes (EPHAD)

Quand elle se penche sur les problématiques du paysage, c’est au sens propre et figuré. Animée par le dynamisme et la curiosité qui la caractérisent et grâce aux rencontres qui jalonnent son chemin, cette lilloise d’adoption fait partie d’une Association Monsoise, « Mons Fabrica  » visant à rassembler les entrepreneurs indépendants de la ville de Mons-en-Baroeul, pour créer une émulation économique et sociale,  dynamiser la vie sociale de la commune,  avec la création d’un repair café, mais également d’un espace de coworking, rassemblant les forces vives locales.

En développant son activité de paysagiste au sein de la Coopérative d’entrepreneurs Grands Ensemble, Sabine met son talent et son savoir-faire au service des collectivités et de leurs habitants pour améliorer leur cadre de vie, qu’ils vivent dans des petites communes rurales ou dans des centres villes en manque de dynamisme. Mais elle s’associe aussi aux projets de grande envergure, tel que le site du Louvre Lens, auquel elle a apporté son concours. En effet, sa mission de paysagiste est avant tout transversale, faisant partie d’un tout, obligeant au dialogue, touchant tant à la nature qu’à la philosophie et la sociologie des lieux.

Quand on lui demande quel est l’objectif qu’elle poursuit chaque jour en exerçant son métier, elle répond dans un sourire « Décortiquer, appréhender le monde, c’est déjà préparer demain ». Sensible, intuitive, attentive, Sabine observe le monde qui l’entoure, en recherche constante des éléments qui lui permettront d’aboutir à une reconnexion des hommes à la nature. 

Rigoureuse, Sabine se fixe l’obligation de progresser jour après jour, afin de monter, à terme, sa propre agence de paysagistes concepteurs Tant d’énergie positive et de joie émanent de Sabine Daubney, qu’il impossible de la quitter sans se souhaiter de recroiser au plus vite son chemin. 

Avec une vision du monde progressiste et engageante, il est fort probable que grâce à son savoir-faire, elle fasse bien plus que de redessiner les paysages, ré-enchanter l’horizon par exemple ? 





Juin 2017:

Juliette, la Photographe de moments exceptionnels


Concentrée, discrète, elle scrute l’assemblée réunie et détecte l’émotion la plus infime. Juliette est photographe de moments exceptionnels, principalement de beaux mariages qui font voyager son objectif jusqu’au bout du monde et dans des lieux féeriques.

Celle qui rêvait d’être institutrice, puis professeure d’espagnol étant petite n’a pas perdu sa volonté première : transmettre. Car c’est ainsi qu’elle envisage son métier, transmettre l’émotion d’un moment partagé, transmettre aux générations futures les souvenirs de famille, transmettre aux autres le goût des photographies comme gage d’éternité.

Le parcours de Juliette est inspirant à plus d’un titre car elle ne s’est pas tournée immédiatement vers la photo. Elle a d’abord tenté de poursuivre son ambition, grâce à de fréquents voyages en Espagne et à des profs qui lui insufflent l’amour de la langue ibérique.

Car Juliette est une passionnée, une amoureuse de l’art comme de chaque chose qu’elle entreprend. Elle avance donc pas à pas sur son chemin, et pioche dans les possibilités que la vie lui offre.

Etre photographe ? Plus jeune, elle n’avait pas idée que cela puisse être un métier, celui-ci étant souvent réduit à l’image de la boutique de développement de pellicules et de vente d’appareils photo, comme on n’en voit plus beaucoup mais qu’il était encore fréquent de trouver dans les années 90.

Pour autant, photographier était sa seconde nature. Adolescente, elle raffolait de photomatons, et réclamait à cor et à cris à ses parents un appareil jetable à chacun de ses déplacements. Pour ses 18 ans, Juliette reçoit son premier appareil photo, un numérique possédant 2 millions de pixels. Elle sourit aujourd’hui en évoquant sa fierté de l’époque. Toujours est-il qu’elle n’imagine pas encore pouvoir vivre de sa passion, et qu’un vrai métier se cache derrière l’objectif.

C’est dans ce contexte qu’elle obtient un BTS assistante de direction. Formation plus « large » qui lui ouvrira les portes de diverses entreprises durant cinq années jusqu’à ce que l’une d’elle ferme. A la même période, un de ses amis, coiffeur, au fait de sa passion, lui propose un partenariat dans le cadre d’une offre pour son Salon,  incluant un mini shooting photo. La magie opère.

En octobre 2011, après avoir passé deux ans à photographier famille et amis, Juliette saute le pas en se déclarant auto-entrepreneure. Tout s’enchaîne rapidement quand quelques mois plus tard, deux amis photographes lui proposent de s’associer à leur projet « Studio 2 Reg’art » créé l’année précédente. Dès la première saison, les mariages remplissent son agenda et Juliette réalise qu’elle n’a plus envie de chercher autre chose. Elle crée son site Juliette Devynck Photographies la même année et son métier ne la quitte plus : « j’adore voir le bonheur des autres, je me prends un shoot d’amour à chaque mariage »

Quand on lui demande ce qu’elle préfère dans le métier de photographe de mariage, elle répond sans hésiter « le bonheur de ces gens qui se sont choisis. On est nombreux dans le métier mais assez peu à travailler comme je le fais, en recherchant l’émotion et en la cristallisant sur le papier photo. Mon but, c’est de raconter l’histoire du mariage, de retrouver de la vie dans mes photos. Je voudrais que quelqu’un qui n’a pas assisté au mariage ait l’impression de le vivre en regardant les photos, comme s’il lisait un livre de Zola, riche, figuratif, réel, dans lequel on a l’impression d’évoluer au fil des pages »

Juliette qui parle de son métier, on pourrait l’écouter des heures tant elle en est amoureuse. De Hem au Vietnam, son professionnalisme et son enthousiasme sont intacts. Les futurs mariés lui demandent souvent conseil pour savoir quel lieu est idéal pour réaliser les photos de leur mariage. Inlassablement et avec beaucoup de bienveillance, elle leur répond que le plus bel endroit est celui qui leur ressemble. Au début de sa septième saison, Juliette peut affirmer qu’elle vit à présent de sa passion. Sensible, observatrice, elle est la gardienne des instants magiques et éphémères qui rythment ces événements souvent préparés longtemps à l’avance et qui s’évaporent en un instant.

Attentive elle l’est aussi au quotidien face aux différentes tendances qui émergent dans son domaine. Dans un milieu professionnel qui s’étend de plus en plus, et qui voit chaque année fleurir de nouveaux arrivants sur le marché, Juliette est consciente qu’il lui faudra se diversifier pour rester compétitive. C’est pourquoi elle a créé en parallèle, un service de photographies immobilières pour mettre en valeur des biens de propriétaires, au service d’agences ou de particuliers. « Je jette un œil vers d’autres horizons, parallèlement aux mariages, pour voir ce qui se fait de nouveau, ce que je pourrais apporter à mes clients. Dans le même état d’esprit que pour leur mariage, je veux sublimer les lieux pour une vente, ou pour que les personnes qui vendent aient aussi un souvenir du lieu qu’elles quittent. C’est important de se souvenir ».

Nostalgique Juliette, attachée aux lieux et à l’histoire des gens, désireuse de leur permettre de laisser une trace de leur passage à ceux qui lui confient leur image, et pour cause. Héritière d’une tradition familiale artistique, elle a embrassé son destin sans savoir qu’elle poursuivait inconsciemment l’œuvre de ceux qui l’ont inspirée. Du côté paternel, son grand-père, poète et sa grand-mère, directrice d’école, n’ont cessé d’alimenter son imagination, déjà bien aiguisée, par les souvenirs et les histoires rocambolesques de leur propre vie. Du côté maternel, son illustre grand-père, qui a compté pour la ville de Berck dont il a été longtemps député-maire a été –entre autres choses- à l’initiative du festival du Cerf-volant, qui fait toujours aujourd’hui la fierté de la station balnéaire.

Sans doute est-ce de ces personnes attachantes, présentes et créatives que Juliette a tiré sa sensibilité artistique et son sens aiguisé de la beauté des choses et du monde. Une autodidacte passionnée qui a mis au service de la communauté son art, sa passion, dans le but de conserver les souvenirs de ceux dont la mémoire s’étiole pour les transmettre à ceux dont cet héritage se révèlera précieux d’enseignements. Un travail d’une valeur inestimable qui rejoint son rêve d’enfant, finalement.


En cliquant sur le titre de l'article, rendez-vous directement dans la féerie "Juliette Devynck" :) 


Juillet 2017:

Cynthia Houdart,votre dactylo bien-aimée! 



Quand on rencontre Cynthia on est d’emblée fasciné par son enthousiasme et sa joie de vivre communicative. Toujours souriante, avenante et d’une gentillesse infinie, on a immédiatement envie de lui confier nos secrets et d’en faire une amie. Et si ce n’est pas donné à tout le monde, c’est en tous cas inné chez cette Lensoise d’origine.

Petite, elle voulait « réunir une grosse somme d’argent pour créer une maison pour sauver les animaux abandonnés et les personnes sans abri » ce qui n’est pas un rêve que l’on retrouve chez tous les enfants nés au début des années 90. Titulaire d’un bac scientifique, elle s’inscrit en biologie à la fac et prend finalement goût au petit boulot estival que ses parents lui confient durant l’été depuis son adolescence : le secrétariat. Un vrai plaisir pour cette jeune femme pétillante qui aime ce qu’elle fait et le revendique. Un an passé à cumuler des petits boulots divers et variés, lui permet de s’inscrire à l’école PIGIER à Lens pour suivre une formation de secrétaire médicale.

Et c’est avec cette décision que l’on découvre les secrets de sa détermination. L’école ferme ses portes, Cynthia se retrouve sans formation et perd les droits qu’elle a versés. Qu’à cela ne tienne, elle ne se laisse pas impressionner pour autant et c’est chez Maestris qu’elle finira son cursus.

Elle sait ce qu’elle veut faire de sa vie, et elle sait surtout comment elle veut le faire. Humaine et spontanée, elle a déjà dû subir les critiques de supérieurs la trouvant trop empathique, là où elle était juste elle-même. Mais Cynthia n’a peur de rien, elle est fonceuse et a les ressources nécessaires pour affronter les obstacles qui se dressent sur son chemin.

Quand on lui demande d’où lui vient cette passion pour son métier de secrétaire médicale, elle répond sans se départir de son sourire «  ce que je fais, c’est pour le côté social, c’est une façon d’aider les gens, sur un plan administratif, quels qu’ils soient, les personnes âgées, les personnes en difficulté, sans-abris, les migrants….si le métier de secrétaire médicale devient un métier à la chaîne, je changerai de voie, je n’ai qu’un seul but c’est d’apporter un réconfort au patient, être un soutien pour lui, ça aide les gens à aller mieux. »

Dans son domaine, Cynthia est reconnue depuis qu’elle a créé sa société Dactylo’cyn en 2016 car elle a su convaincre par son savoir-faire et son professionnalisme, les plus grands établissements de soin de la métropole qui lui confient leurs remplacements sans hésiter. Il se murmure même que  d’autres secteurs commencent à lui faire du pied.  On récolte ce que l’on sème : elle est non seulement gérante mais aussi manager car elle a recruté une salariée, et qu’en tant que gérante salariée elle peut maintenant vivre de son métier.

Mais Cynthia se garde bien de céder aux sirènes de la pression et de la tension permanente, elle a cette grande force au fond d’elle. Les épreuves qu’elle a traversées l’ont forgée, et elle sait apprécier la chance d’être en vie, la nécessité de profiter de chaque instant et l’obligation d’avancer pour célébrer cette chance.  « Comme je le dis toujours, la vie c’est comme un arc-en-ciel, pour qu’il soit si beau, il faut de la pluie et du soleil. Se morfondre ne résout rien, au contraire, et pour pouvoir soutenir les gens que je rencontre au quotidien dans mes missions, j’ai intérêt d’être positive ! »

Une rencontre pleine de poésie et de positivisme, qui remettent les choses à leur place. Humaine mais aussi chef d’entreprise, Cynthia est respectée et appréciée pour l’ensemble de sa personnalité, - qu’elle a elle-même appris à apprécier à sa juste valeur-  ce qui n’est pas l’évidence quand on évolue dans une société dont les modèles et les codes sont en perpétuel mouvement.

Consciente de ses forces, la fée du secrétariat externalisé travaille aussi sur les enseignements que la vie lui a apportés. Courageuse, consciencieuse et reine de l’organisation, elle sait dérider les personnalités les plus fermées et remettre en état les bureaux les plus chaotiques.

La voir à l’œuvre est impressionnant, la rencontrer est passionnant. Cultivée et intuitive, elle ne doit ce qu’elle est qu’à elle-même et aux choix qu’elle a faits, et qui sont les piliers de sa vie. Avec tant de métiers différents, Cynthia use de techniques imparables pour jongler d’une « langue » à l’autre, son petit « vidal » personnalisé. Une vraie magicienne on vous dit !

En aidant les professionnels comme les particuliers à remettre de l’ordre sur leurs plans de travail et dans leurs secrétariats, il ne fait aucun doute qu’elle n’a pas trahi ses rêves d’enfant : aider ceux qui en ont besoin dans les Hôpitaux où elle remplace, c’est aussi se mettre au service des médecins pour communiquer avec les patients et voler au secours de ceux qui sont en difficulté professionnelle ou sociale.

Et dans ces circonstances, on a toujours besoin d’une secrétaire bien-aimée pour nous aider, pas vrai ?


Et comme toujours, en cliquant sur le titre, rendez-vous sur le site de Cynthia :)



Août 2017:

Audrey, Aventurière humaine aux rayures multicolores

Faire la rencontre de cette grande demoiselle aux yeux clairs, à la joie communicative et à la présence extraordinaire, ça ne passe pas inaperçu.

Son aventure est celle d’une femme qui a pris son destin en main dès le début, a accepté les épreuves et ses différences en filigrane, jusqu’à accepter totalement d’être qui elle est, et d’en faire une force.

Audrey est un zèbre, et c’est grâce à nos rayures communes que nous nous sommes reconnues, et avons pu partager nos expériences et destinées croisées. Sans le savoir, chacune sur notre chemin pas si parallèle que ça, si on croit aux coïncidences, nous poursuivions un but commun : aider l’autre.

Quand elle était petite, à mi-chemin entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence, Audrey découvre un univers qui immédiatement l’enthousiasme et lui souffle de s’y consacrer, durant une bonne partie de sa future vie d’adulte. Durant ce qu’elle retient comme étant ses meilleures vacances, elle accompagne son oncle, Directeur d’un centre de vacances adapté à un public adulte déficient intellectuel. Elle a 9 ans, et adore les personnes qu’elle rencontre. Ils s’apportent mutuellement beaucoup et cette expérience marque tant la petite Audrey, qu’elle décide tout de suite de … devenir éducatrice spécialisée. A 10 ans, ce choix surprend. Non seulement pour ce que cela représente aux yeux de la société, mais surtout dans la bouche d’un enfant, que l’on imagine plutôt sujet au rejet de la différence, dont il a peur et se méfie. Mais Audrey surprend tout court. Elle se sent déjà en décalage, et en fait la douloureuse expérience à son entrée au collège. Petite fille au look simple, à lunettes, venant en vélo en cours, ça suffit à une petite poignée de gamins pour la transformer en souffre-douleur. Les enfants étant ingrats entre eux, elle souffre rapidement d’isolement et de brimades qui dureront jusqu’à la 3ème….en sourdine avec un mantra : surtout ne pas se faire remarquer, ne pas briller par ses notes, raser les murs, éviter les regards. Elle attend patiemment que l’orage passe.

En quittant le collège et son ambiance suffocante, la jeune fille peut enfin poursuivre son objectif sereinement : un bac sanitaire et social, pour devenir l’éducatrice spécialisée qu’elle s’est promise d’être. En 2000, parallèlement à son emploi bénévole de veilleuse de nuit, dans un foyer de vie pour adultes déficients de la Croix Rouge, elle décroche son diplôme de monitrice éducatrice. Et continue d’officier auprès de ces personnes extra-ordinaires : «  ça a toujours été mon public favori, je les adore ! Sûrement parce que je suis différente moi-même. Ce n’est que récemment que j’ai compris ma particularité, mais ces personnes me donnent tellement, m’apportent tant de choses, elles sortent de l’ordinaire, c’est pour ça sans doute qu’on s’entendait bien. »

Audrey est perséverante, humble et courageuse. Ces trois qualités la poussent à se dépasser et à mettre de côté temporairement ses ambitions pour aider aussi ses parents, maraîchers à Boulogne-sur-Mer, chez qui elle vit à cette période. Après deux contrats très courts dans le social, elle accepte un contrat de distributrice de glace pilée sur le port de Boulogne, dans l’attente de la création d’un poste de contrôleuse qualité dans une usine de conditionnement de poisson surgelé. En minorité dans un monde d’hommes sur le port de Boulogne, elle apprend à se faire respecter, et finit par s’imposer, après plus d’un an ! L’expérience va durer six années, au cours desquelles elle va apprendre le métier, créér de bout en bout les documents indispensables à la société, de l’analyse de points critiques aux registres du personnel. L’histoire se termine avec une transaction et une Validation des Acquis de l’expérience, qui valide un DEUST Technicien mer et Littoral, quand Audrey décide de revenir à son objectif initial : le sanitaire et social.

Mais dans l’intervalle, beaucoup de choses ont changé, et après une importante réforme, la jeune femme se heurte à son manque d’expérience. Les jobs alimentaires et le Pöle emploi la font « errer » durant deux ans, durant lesquels l’idée furtive de créer une société d’aide à la personne lui traverse l’esprit avant de reprendre une formation d’Educateur spécialisé. Durant sa formation, malgré les changements que le secteur avait subi, elle découvre avec enthousiasme, la structure l’Arche à Ambleteuse, durant un an. Elle s’y sent particulièrement bien, mais à la fin de son stage  découvre que le système sanitaire et social français n’est pas réellement celui, humain et avec des valeurs fortes, qu’elle avait entraperçu à l’Arche.. Elle valide toutefois son diplôme d’Educatrice en 2010 pile dix ans après sa sortie d’études. Elle réussit à revenir à ses premières amours en repartant en Centre de vacances adapté, mais cette fois en qualité de responsable….Pour Audrey qui aime le terrain, toucher et rencontrer les gens, rien d’autre ne la frustre plus que de devoir en être éloignée par des responsabilités bien moins intéressantes.

Dans le même temps, elle déménage dans la maison de ses rêves, qui lui fait entrevoir un renouveau positif. Mais sans emploi, elle risque de perdre sa bonne humeur et le feu sacré de la détermination, la situation n’étant pas simple à gérer émotionnellement. Audrey s’accroche et l’Univers se charge du reste. Elle accepte un poste d’assistant à l’Arche, qui la rappelle quelques semaines après son déménagement. De nouveau, l’euphorie la gagne, mais elle est de courte durée….intérieurement. «  j’ai démissionné au bout de six ans, après un total  burn out. Je luttais intérieurement, et c’est aussi la société qui te renvoie dos au mur : changer de travail ? mais non, quand on a un cdi, la société veut qu’on s’y accroche, changer si souvent, ce n’est pas « normal ». Alors tu suis le mouvement. J’ai compris avec le recul que j’aurais dû suivre mon instinct et arrêter quand je sentais que c’était bon pour moi de le faire. »

Les croyances ont la vie dure ! Et celle de l’apparente « normalité » du poste stable durant toute la vie professionnelle, celle de ne pas faire de vagues et de surtout se faire discret ne fait pas exception, au contraire. Mais toute expérience a son enseignement : en cherchant à se reconstruire, Audrey met enfin des mots sur sa particularité, sur ses caractéristiques. Elle discute sur des forums, parle à d’autres personnes qui lui ressemblent….et décide enfin d’arborer ses rayures avec fierté.

Et c’est au détour d’un repas avec son père que tout s’enchaîne, sans crier gare (enfin, ça c’est quand on ne croit pas à la synchronicité !) Souhaitant prendre une année sabbatique, elle discute avec son père des échanges riches sur les réseaux sociaux , qui l’aident à mieux se comprendre et se connaître. Comme une plaisanterie – ou un défi ?- son père lui lance « et pourquoi tu n’irais pas les rencontrer pour recueillir leurs témoignages ? ».  De fil en aiguille, la boutade s’affine en projet concret, pourquoi ne pas en faire un livre ? Allez ! Il faut un moyen de transport ? Qu’à cela ne tienne ! Le père d’Audrey lui propose de participer au financement d’un camping-car. Mieux, il trouve le camping-car en trois jours ! Et voilà comment le projet « Suivez le zèbre » est né ! Une page Facebook, un pitch du projet, les premiers témoignages qui arrivent, et un itinéraire se dessine….Audrey en parle à trois amis « zébrés », puis à dix, puis voit la machine qui s’emballe et ne peut plus faire marche arrière.

De l’idée de départ de prendre un congé sans solde, elle décide finalement de rompre son contrat, par le biais d’une rupture conventionnelle, de ne pas être liée et d’assumer sa démarche. Son projet se concrétise : vingt-cinq personnes interviewées, 12 000 kilomètres parcourus à travers la France. Un réel voyage initiatique riche d’enseignements sur elle-même, sur les autres, sur tout ce qui était là, présent, à portée de main, mais longtemps indéchiffrable pour Audrey. Et ce n’est pas fini, de retour dans la Métropole Lilloise, trente personnes sont encore attendues pour livrer leur témoignage du quotidien à rayures. Puis, commencera l’important travail de retranscription, pour achever un livre à paraître à la fin de l’année 2017, pour que tous ces témoignages soient contemporains à sa sortie, car c’est tout l’intérêt de la démarche qu’elle poursuit.

Avec un seul objectif, qui se poursuit bien au-delà des rencontres qu’elle aura vécues : apporter l’éclairage qu’elle a longtemps recherché au travers de ses expériences - de vie et professionnelles-, à ceux qui en manquent pour se construire et être heureux. Leur permettre de s’ouvrir aux autres, comme elle l’a fait, à 9 ans, pour la toute première fois, dans ce centre de vacances auprès des adultes déficients.

Persuadée que « connaître, comprendre les autres c’est s’ouvrir à tous », Audrey va bien au-delà de ce qu’elle avait décidé de faire de sa vie étant enfant. Attirée par la différence des autres, parce qu’elle entendait résonner sa voix intérieure, convaincue que l’acceptation des différences enrichit l’âme, elle vient, à l’âge adulte, transformer son expérience personnelle en enseignement. Se connaître, s’aimer tel qu’on est, permet d’aider l’autre de manière totale, avec sincérité.

Nous, c’est sûr, devant tant de bienveillance et de générosité, on a décidé de suivre le zèbre.






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Y a encore plus de joie!

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