17 janv. 2017

Please, love Mondays

Y a quand même quelque chose que j'ai du mal à saisir. Chaque semaine c'est pareil. On a droit aux réjouissances du"mercredi, c'est bon le week-end c'est bientôt"suivi de "youpi c'est vendredi", talonné par "je voudrais que le week-end soit prolongé" et du "le lundi je suis au bout de ma vie". Dans le même délire on a "je voudrais être en vacances deux fois par an durant six mois".

Mais enfin pourquoi? Pourquoi?

Pourquoi cette volonté farouche de faire passer les semaines à vitesse grand V? Pourquoi la HAINE du lundi? Et là l'invention du siècle "le blue monday" sensé être le jour le plus déprimant de l'année! Sérieusement?


Non parce qu'en fait, le lundi c'est le renouveau vous voyez, comme le premier jour de l'année, comme le début d'une nouvelle saison. On ne peut pas condamner définitivement une journée, à être pourrie, à porter la poisse, à être déprimante. Ce n'est pas possible d'étiqueter tout et n'importe quoi comme ça, ça devient extrêmement lassant.

Qui a décidé que le vendredi serait un jour génial (d'ailleurs c'est pas samedi et dimanche au départ? Comme dire que le samedi matin est réservé au ménage et le samedi aprem aux courses....pourquoi? Je veux dire si tu bosses admettons t'as moins de plages horaire, mais à part ça, pourquoi en faire une règle universelle?)

De même, qui a décidé d'accélérer les semaines? Admettons qu'on souhaite se serrer les coudes, se donner du courage pour travailler, l'idée est bonne alors pourquoi le faire en termes négatifs?

C'est aussi fou que de condamner une année le 15 janvier parce qu'un chanteur meurt par exemple. Je pense qu'il faut savoir raison garder. Ok, en ce moment c'est pas simple, mais je pense qu'en 1502 ça ne l'était pas non plus, et l'espérance de vie était beaucoup plus réduite. Pourquoi ne pas essayer d'être un peu plus positif? Donner de l'élan, s'encourager, sans pour autant taper sur le lundi, un jour qui annonce un nouveau départ, une nouvelle semaine à vivre, de nouveaux défis, de nouvelles heures à aimer, vibrer, discuter, échanger, se raconter, écrire, lire, voir ses amis, finir ses tâches au travail, clôturer des dossiers.

L'homme est-il devenu si peureux de son avenir qu'il cherche par tout moyen à le raccourcir? A ne pas réussir à profiter du jour "présent", à ne pas projeter de joie en se levant le matin, à ne pas ressentir de gratitude pour chaque jour de plus passé sur la Terre et à n'en retenir que le mauvais....comment construire l'avenir?

Je pense qu'il est grand temps de rallumer les étoiles pour faire scintiller le lundi. Personnellement je n'ai aucune animosité contre un quelconque jour de la semaine. J'aborde la vie, vu mon minuscule vécu (quoique du coup en 1502 je serai déjà à la fin de ma vie) avec une sérénité assez troublante, convaincue que le pire est passé et le meilleur à venir. Et du coup, quand arrive le dimanche soir, je me demande ce qui m'attend de génial à partir du lendemain. Il faut dire que je lis énormément. C'est sûr ça n'aide pas à voir la vie en noir.

Partant du principe que se plaindre sans agir est assez inutile....j'envoie des paillettes au visage des journées moins bien (en tous cas j'attends toujours un peu avant de la décréter pourrie, je lui laisse une chance!)

Je vous donne mon astuce......j'ai acheté un grand bocal en verre et un bloc notes de toutes les couleurs. Chaque jour j'y écris les choses positives de la journée, je le plie et je le numérote. A la fin de l'année....je pense que je vais me régaler! De cette façon, chaque jour est une fête.....même quand c'est une journée nuageuse dans ma tête je m'efforce de relativiser. Parce qu'en fait, quoiqu'il arrive, ça va. Puisqu'on est là pour en parler.

Je ne dis pas qu'il faut aimer le lundi, mais on pourrait quand même un peu essayer. Qu'est ce que vous en dites?

En attendant, j'vous laisse j'ai des paillettes à envoyer! Bisous et cotillons!




Y a des copains!