Code Belette

Quand j'ai découvert Amélie Poulain pour la première fois, aux prises avec sa maladresse de l'amour, sa capacité à se mettre en quatre pour régler les cafouillages des autres et son impossible résolution à affronter le sentiment amoureux, j'ai soupiré de réconfort.

J'ai bien conscience qu'Amélie Poulain est un personnage fictif, mais je suis sûre que je ne suis pas la seule à m'être reconnue dans sa situation. Après qu'elle ait rencontré Nino Quinquempois, elle ne prend pas de risques, comme aller le voir, lui parler, faire connaissance. Au contraire, elle imagine des scénarios improbables, elle court dans tout Paris, elle organise un jeu de piste, se déguise, rentre dans le jeu de Nino en jetant les mille morceaux de son portrait d'identité sous le photomaton pour lui donner rendez-vous. 

Voilà. C'est dans ce camp que je me trouve. Totalement, parfaitement incapable de dire frontalement les choses si ce n'est avec maladresse lorsqu'il s'agit de déclarer le début d'un feu de braises, ne parlons pas de flammes.

Je ne sais pas faire autrement.

Souvent quand je plais, je le sais après tout le monde et bien sûr, je ne me rends compte de rien.Je parle de plaire au sens noble du terme, je sais reconnaître un regard lubrique, clairement ce genre de signaux trompe rarement.

Comment aborder quelqu'un en une leçon en fait, pas besoin de 36 000, quand on est fleur bleue, original et maladroit?

Et c'est en cela que souvent les gens sont surpris. On peut être sociable, avenant, à l'aise en public devant 500 inconnus, à l'aise sur une scène, à l'aise avec un micro et des musiciens, à l'aise partout tout le temps, et dépassé par les événements lorsqu'on sent notre cœur s'emballer au contact de quelqu'un, le temps long en l'absence de quelqu'un et puis surtout qu'on ne sait soudain plus comment parler, s'exprimer, dire des choses élémentaires. (bein bravo, 20 sur 20 hein, Vive la France hein sic)

On en arrive à espérer, à prier, à se languir, que l'autre ne soit pas aussi maladroit que nous. Bon pis des fois pas de bol, pour l'autre c'est pire. Faut prendre son mal en patience hein.

Mais je ne peux pas dire que ce n'est pas génial. C'est au contraire une période délicieuse, et si on tombe juste, il se peut que la période s'éternise au-delà de la phase d'hésitations, de retournements de situation, de j'ose j'ose pas, de j'en sais rien t'en penses quoi, de oh la la je suis nulle mon dieu, et de mais mais, mais je rêve où il est comme moi?

Bref, être Amélie Poulain dans la vie, c'est sympa, maintenant reste à savoir si on devient la belette de quelqu'un qui sait lire entre les lignes.....

Cela dit, quand on veut, on peut, alors.....gardons les yeux ouverts! 

Je vous embrasse :)






Commentaires

Nine a dit…
J'adore !
Je me retrouve tellement aussi dans cette Amelie Poulain. Sauf qu'à Force d'hésiter, aujourd'hui j'ai l'impression d'être comme l'homme de verre qui lui dit : "Vous n'avez pas les os de verre ma petite Amelie, Vous pouvez vous cogner à la Vie".
Se cogner... aaah ! La peur d'avoir mal à nouveau, la peur de l'inconnu, la peur d'être rejetée si on est Soi (car aujourd'hui Avec tout le travail intérieur de fait on ne peut qu'être soi et les masques on n'en veut plus !) mais comment faire ? Oser doucement. Comme l'Art des petits pas de Saint Exupéry.. Y aller en douceur car pour avoir des papillons dans le ventre, il faut d'abord que naissent des chenilles, qui, après un temps se transformeront en chrysalides puis, après le temps qu'il faut les papillons deviendront grands... Je vous le souhaite Laura de rencontrer ce ou ces Amours qui vous animeront à nouveau, Vous feront plonger dans le Grand océan de la Vie et Vous mettra en joie encore plus Que Vous l'êtes déjà ! ❤️
Céline.
Y a d'la joie! a dit…
Oh merci Céline!Je nous le souhaite aussi....après tout dans ce film il y a la recette du coup de foudre ❤ il ne faut pas gâcher!Enfilez votre maillot de bain je vous emmène avec moi dans la plongée océanique! Je vous embrasse!

Y a encore plus de joie!

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