13 juin 2016

(in)Canto

Vous est-il déjà arrivé, alors que vous parcouriez votre ville, de vous arrêter, comme pour photographier avec vos yeux la beauté d'une lumière qui se pose sur un bâtiment, la douceur de l'air, la joie d'être vivant, pour garder tous ces moments gravés au fond du coeur?

Saisir la beauté éphémère d'un instant, la serrer fort contre soi, font partie de l'immense chance d'être en vie, chaque moment passé devient alors collector, une pièce importante de notre collection de petits miracles, un trésor.

Etre plongé dans un roman dans le train, et continuer à lire en marchant pour ne pas en perdre une miette, sentir l'émotion monter en soi et décider de garder les dernières pages pour la chaleur de notre nid, rester empreint d'une grande émotion, croire au pouvoir des livres, changer de chemin pour rentrer et tomber sur la maison de nos rêves, littéralement....tomber en amour pour des pierres et des plantes, des volets bleus trop chers pour notre vie d'aujourd'hui, et pourtant tellement le reflet de ce que nous recherchons depuis toujours, à deux pas de chez soi.

Se lever chaque jour, en se demandant quel miracle, quelle joie va nous toucher aujourd'hui, s'attendre au meilleur pour qu'il arrive, continuer à espérer malgré la folie des hommes, continuer à aimer par dessus tout, aimer toujours, tout le monde, sourire à la vie, sourire au monde, sourire à son coeur, le remercier d'avoir si bien cicatrisé à chaque fois, sans faire de fausses promesses, mais simplement celle de faire de notre mieux....

Quelle grande chance d'être vivant!

Les semaines qui passent depuis quelques temps, m'apportent leur lot de joies et aussi de peines, même si j'apprends chaque jour à accepter ce qui doit arriver, pour ne pas m'épuiser dans des luttes inutiles, car en résistant à la vie, on se fait parfois plus de mal que de bien, let it be disait-on chez les scarabées il y a quelques années.

Ma soif d'apprendre, mon besoin de savoir, ma curiosité, sont peu à peu étanchées grâce à la vie elle-même, qui me donne ce dont j'ai besoin au moment adéquat, ce qui s'appelle la synchronicité et qui finalement est plutôt bien faite, quand on est disposé à la voir.

Les premières heures du matin, m'ont permis de terminer le roman, de préparer un concours qui me faisait rêver il y a quelques années, sans doute parce que je n'osais m'y accrocher, par peur de toucher de si près un nouveau rêve et de le faire retomber dans quelques années.

Et puis, ces rencontres, ces personnes qui nous aident par un mot ou un simple sourire, ces petits miracles vivants qui nous poussent sur la route de la concrétisation de notre vie, font de nouveau entrer la lumière, celle qu'on avait oubliée et qui nous surprend, nous fait plisser les yeux et à laquelle on veut croire, encore, après des années de patience, car il a bien fallu patienter, quand ce n'est pas le moment ....

Comment savoir que notre moment viendra? Il viendra. C'est une certitude. Nous ne sommes pas ici pour rien mes amis. Nous sommes sur cette planète pour accomplir un destin, quelqu'il soit, et même si certains d'entre nous ont l'impression qu'ils ne changent rien au monde, je veux leur rappeler que le simple fait de faire pousser une fleur, de construire un ouvrage, d'ouvrir une porte à quelqu'un, de l'aider à vivre, de faire pousser des enfants, de les élever à la vie, d'écrire, de chanter, de cuisiner, d'aimer, de peindre, de voyager et de raconter ses voyages, de photographier, de jouer de la musique, de nettoyer, d'assembler, de ranger, de féderer, d'animer, de diriger, de créer, d'accueillir, d'enseigner, de lire, de fabriquer, est un destin, est une part de vie, est une chance.

L'espoir, le ciel bleu au-dessus des nuages, la joie, le soleil qui vient sécher les traces d'une inondation, la chaleur pour réchauffer les gelées soudaines, le câlin qui efface les cauchemards, le baiser qui répare les douleurs, le sourire qui assèche les larmes, 

Tout ceci existe vraiment. Et il est possible qu'on les ait oubliés, volontairement ou non, enfouis au fond d'une peine profonde, ou juste dissimulés derrière la colère, le deséspoir.

Pourtant ils sont là, le réconfort et la paix.

Je les cultive, je fais des efforts pour ne pas en perdre une miette, je les sème je les offre, et je fais en sorte d'avoir toujours un stock dans mes poches comme les chaudoudous :)

C'est ce qui me permet d'avoir toujours la capacité de m'émerveiller, et d'être enchantée.

Et en ce moment, ça marche plutôt bien, malgré mon plafond gorgé d'eau de pluie, qui ne tombe même pas en musique, les seaux épars dans la chambre, et le manque de lumière.

Je m'en vais chercher le soleil cette semaine, pour vous réchauffer par les mots ici et là.

Et d'ici là, je vous souhaite des lectures captivantes, des fous rires et des soirées entre amis, de longs appels à ceux que vous aimez, des cartes postales colorées à envoyer ou recevoir, des bouquets de fleurs pour orner votre table, de bons petits plats, même si vous êtes tout seul, des ronrons de chat, des cadeaux inattendus, des films pour vibrer, des chabadabada, des bisous dans le cou, sur les yeux et sur le front, des mains dans les vôtres, des parfums de glace insolites, de l'amour, tout plein, toujours, de vous réjouir pour vos amis, de vous réjouir pour vous, de réussir ce que vous ferez, d'être heureux tout simplement.

Rendez-vous lundi prochain :)

Je vous embrasse trés fort, et comme dirait Gilles Legardinier, je vous globiche super fort les copains.



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Y a des copains!