27 déc. 2016

Full of Stars

Pour terminer l'année, chers amis lecteurs, je tiens à vous raconter ce que la vie m'a offert ces derniers mois.

Pour commencer, je vous propose de cliquer sur le titre de cet article. Vous vous mettrez bien dans l'ambiance.

Mon coeur déborde d'amour, de gratitude et d'allégresse, non ce n'est pas l'effet d'une quelconque drogue, si tant est qu'on ne considère pas l'humanité comme une drogue.

Je veux vous dire que j'ai de la chance, non pas de tout ce qui m'arrive mais de m'être rendue compte que la vie est belle et qu'en étant bienveillant avec elle, elle nous le rend au centuple. Je veux vous dire qu'en aimant son prochain, en étant naturellement gentil, en dépassant ses peurs, on peut ressentir tant de joie qu'on a l'impression d'être sur un nuage d'hélium.

J'ai demandé trois choses à la vie, trois choses auxquelles je croyais sincèrement et qu'il me semblait juste de recevoir.

J'ai demandé "un lieu pour moi" comme dirait Virginia Wolf. Un endroit en adéquation avec qui je suis aujourd'hui, la meilleure version de ce que je puisse être de mémoire, puisque je ne me suis jamais sentie si heureuse. Un lieu plein de lumière, un lieu exceptionnel parce qu'il rassemblerait toutes mes attentes: en ville, mais à l'écart, avec un extérieur et de la lumière, de la place pour recevoir et des murs pour y accrocher la vie. J'emménage dans ce lieu à la fin du mois de janvier :)

J'ai demandé "faire ce que j'aime chaque jour en n'ayant pas l'impression de travailler", comme dirait Confucius. J'ai créé mon activité professionnelle, au "hasard" des rencontres, avec des gens qui croient en moi, et je me régale, mon cerveau se délecte, je rencontre, j'écris, je lis, je vis. Et en plus, ça va m'apporter les moyens dont j'ai besoin pour vivre. Y a d'la Joie a évolué en entreprise salariée, j'écris des biographies positives pour valoriser le parcours des particuliers, et je collabore comme rédactrice pour des quotidiens et éditeurs. Tout se met actuellement en place, je vais vivre au milieu des livres. L'accro du stylo a trouvé sa joie de vivre....:)

Enfin, j'ai demandé à la vie de faire battre mon coeur. J'avais besoin de le faire fonctionner je pense. J'ai trouvé une équipe de joyeux lurons qui distribuent de la chaleur textile et humaine aux personnes qui n'ont plus rien. Moi qui rêvais de créer un bibliobus pour ces mêmes personnes....Je leur ai écrit. On s'est rencontrés, et chaque jeudi soir, je distribue avec eux, de la joie, de la chaleur, des bisous et des livres évidemment. Et vous savez quoi? Mon coeur bat mieux que jamais. Il pète le feu, il explose le cadran, il revit. Il fait ce qu'il sait faire de mieux, il donne et reçoit. On en fait des accolades, on en ramasse des brassées d'amour croyez moi.

Je suis si fière de les connaître, qu'ils m'aient accueillie, donné l'opportunité de faire ma part, et si vous saviez comme ça matche! Dites vous qu'en offrant des livres, j'en reçois encore plus! Sans maille ça caille, deux soeurs qui décident de mettre leur temps au service des autres. Deux coeurs énormes qui fonctionnent super bien aussi, malgré les aléas de la vie, et qui m'accueillent dans leur camion, livres, folie et boule à facettes compris.

Voilà, ce que j'ai demandé à la vie. Vivre chaque minute comme un cadeau, vivre chaque expérience comme une leçon, vivre quoi.

Et bien y a de quoi dire merci à la Vie non?

Faire sa part pour réenchanter ce monde, sortir ses crayons pour colorier les zones grises et utiliser son savoir faire pour valoriser le vécu des autres.

Quelle chance! Quelle extraordinaire opportunité de faire de notre passage sur cette Terre une fête de tous les instants!

Voilà. Je n'ai rien de plus que vous. Nous sommes tous dotés des mêmes atomes et des mêmes circuits veineux. Je n'ai pas plus de chance ou plus de pouvoir, ou je ne sais quoi d'autre. Vous pouvez demander à la Vie, ce qui de bienveillant et de juste vous manque dans votre existence. Vous pouvez faire que vos rencontres soient profitables et apprendre des autres plein de choses sur vous-mêmes.

Je vous souhaite de rêver, créer, aimer, et de rire, de profiter, d'être heureux d'être qui vous êtes, de faire de votre vie votre propre chef d'oeuvre, et de vous même votre meilleur allié.

Je vous souhaite d'ouvrir votre coeur, et de savoir recevoir, d'être sensible aux autres et de réaliser votre chance, de faire pousser des graines d'amour, dans tout ce que vous faites, de chercher le beau partout où il se cache.

Je vous souhaite de croire que vous allez bien, et d'aller bien, de vous faire plaisir, et de prendre du plaisir durablement, d'accepter l'épreuve et d'en tirer un enseignement, d'apprendre, d'être curieux, d'écouter, de ressentir, de toucher, de caresser, de pardonner, de passer outre, de vous demander si ce que vous dites ou faites a du sens, de réfléchir, d'accepter d'étudier et de ne rien savoir pour autant.

Je vous souhaite de vous émerveiller, de vous extasier, de rire aux éclats.

Je vous souhaite la Joie.

2017 sera parfaite....pourquoi pas?

Belles fêtes de fin d'année (et vous pouvez changer de musique aussi si vous voulez)






PS: Love You!



26 déc. 2016

Code Belette

Quand j'ai découvert Amélie Poulain pour la première fois, aux prises avec sa maladresse de l'amour, sa capacité à se mettre en quatre pour régler les cafouillages des autres et son impossible résolution à affronter le sentiment amoureux, j'ai soupiré de réconfort.

J'ai bien conscience qu'Amélie Poulain est un personnage fictif, mais je suis sûre que je ne suis pas la seule à m'être reconnue dans sa situation. Après qu'elle ait rencontré Nino Quinquempois, elle ne prend pas de risques, comme aller le voir, lui parler, faire connaissance. Au contraire, elle imagine des scénarios improbables, elle court dans tout Paris, elle organise un jeu de piste, se déguise, rentre dans le jeu de Nino en jetant les mille morceaux de son portrait d'identité sous le photomaton pour lui donner rendez-vous. 

Voilà. C'est dans ce camp que je me trouve. Totalement, parfaitement incapable de dire frontalement les choses si ce n'est avec maladresse lorsqu'il s'agit de déclarer le début d'un feu de braises, ne parlons pas de flammes.

Je ne sais pas faire autrement.

Souvent quand je plais, je le sais après tout le monde et bien sûr, je ne me rends compte de rien.Je parle de plaire au sens noble du terme, je sais reconnaître un regard lubrique, clairement ce genre de signaux trompe rarement.

Comment aborder quelqu'un en une leçon en fait, pas besoin de 36 000, quand on est fleur bleue, original et maladroit?

Et c'est en cela que souvent les gens sont surpris. On peut être sociable, avenant, à l'aise en public devant 500 inconnus, à l'aise sur une scène, à l'aise avec un micro et des musiciens, à l'aise partout tout le temps, et dépassé par les événements lorsqu'on sent notre cœur s'emballer au contact de quelqu'un, le temps long en l'absence de quelqu'un et puis surtout qu'on ne sait soudain plus comment parler, s'exprimer, dire des choses élémentaires. (bein bravo, 20 sur 20 hein, Vive la France hein sic)

On en arrive à espérer, à prier, à se languir, que l'autre ne soit pas aussi maladroit que nous. Bon pis des fois pas de bol, pour l'autre c'est pire. Faut prendre son mal en patience hein.

Mais je ne peux pas dire que ce n'est pas génial. C'est au contraire une période délicieuse, et si on tombe juste, il se peut que la période s'éternise au-delà de la phase d'hésitations, de retournements de situation, de j'ose j'ose pas, de j'en sais rien t'en penses quoi, de oh la la je suis nulle mon dieu, et de mais mais, mais je rêve où il est comme moi?

Bref, être Amélie Poulain dans la vie, c'est sympa, maintenant reste à savoir si on devient la belette de quelqu'un qui sait lire entre les lignes.....

Cela dit, quand on veut, on peut, alors.....gardons les yeux ouverts! 

Je vous embrasse :)






26 nov. 2016

Vivants.

Un matin de janvier, je préparais mon petit-déjeuner en écoutant d'une oreille distraite l'émission d'Augustin Trapenard sur France Inter. Et j'ai été intriguée par l'histoire de son interlocuteur. J'ai arrêté tout ce que j'étais en train de faire. Et j'ai laissé ses mots rentrer dans mon cœur, littéralement, je l'écoutais raconter son épreuve, ses 150 transfusions, sa bataille dans une chambre stérile pour rester en vie, sa vie entre parenthèses pendant tout ce temps et son retour du monde des vampires. Mathias Malzieu, Dionysos. Oui bien sûr que je connaissais "quand j'étais petit j'étais un Jedi" mais je n'avais pas tout suivi. Bien sûr j'avais vu passer la mécanique du coeur, mais de loin. Et là, j'ai été frappée de plein fouet par son humanité, sa voix et son courage d'avoir voulu rester dans ce monde, 

Cette matinée-là, j'ai eu l'impression de le connaître. Je ne peux pas l'expliquer. Nous étions donc en janvier 2016. J'en ai parlé à mes meilleures amies, mais j'avais tellement du mal à comprendre les émotions que je ne l'ai pas partagé avec plus de monde. La gorge nouée, je ne pouvais pas raconter cette histoire sans avoir les larmes aux yeux.

En février, pour mon anniversaire, sans concertation, un de mes trés chers amis m'a offert "le journal d'un vampire en pyjama", le dernier livre de Mathias Malzieu, celui où il racontait toute son "aventure entre les deux mondes". La dédicace faisait une référence à la chanson du Jedi "pour une fille en forme de fée". J'étais bouleversée par cette synchronicité.

Quand j'ai plongé dans le livre, j'ai pleuré, j'ai suffoqué parfois, j'ai découvert son univers et sa souffrance en même temps. Alors là j'ai commencé à tout acheter, et tout lire. Et j'ai écouté les albums correspondants. Une révélation, un univers complètement parallèle. Amoureuse de Mathieu Chedid et admiratrice de Yodelice, me voilà repartie à la découverte d'un nouveau personnage à chapeau, d'une nouvelle sensation musicale, un univers. Un choc.

Et j'ai évidemment voulu chercher plus loin. Je voulais le voir, en vrai, bouger sur scène, sauter dans le public, jouer de la guitare et de l'harmonica pour faire vibrer ses os, voir son nouveau sang bouillir dans ses veines. Mais en mars-avril pas de concert de prévu dans ma région. Je l'ai trouvé sur instagram et sur twitter. J'ai fait un truc de fan de 16 ans, j'ai envoyé un mail pour dire merci. Mais parmi tous les mails, qui m'aurait aperçue?

Qu'à cela ne tienne, j'ai continué à suivre ses photos, sa tournée, je prenais juste des nouvelles, comme d'un ami pour lequel on s'inquiète, c'est drôle parfois la vie. Comment on peut s'inquiéter pour quelqu'un qu'on ne connaissait pas trois mois avant.

Hier soir, c'était le grand jour. J'ai ri, j'ai dansé, j'ai pleuré, j'ai vibré et puis ....il était là, à trois centimètres de moi.Puisqu'au Colisée de Roubaix, les places sont assises et qu'il n'était pas possible de vivre cette rencontre vissée à mon siège, avec mon amie Annie nous étions devant, au balcon. Et il a décidé de "voler"pendant la chanson du plus mauvais cascadeur du monde.....Voler jusqu'à moi les amis:

Quelle surprise!!!!! On a tous eu un peu peur qu'il saute vraiment du balcon. Mais finalement il est redescendu sans s'envoler. 
Il m'a fallu un peu de temps pour revenir sur terre et même pas sûre d'y être encore redescendue.
Quand les premières notes  Leonard Cohen ont retenti et que Heroes de David Bowie a résonné, je ne touchais plus le sol.

Mais finalement le moment le plus émouvant que j'aie vécu hier soir, c'est  quand Dionysos est né deux fois, intimiste assis sur le bord de la scène avec tout le groupe, et d'un petit bout'd'chou juste à côté d'eux. Les enfants assis avec leurs parents à côté de nous, toujours debout au balcon, connaissaient les chansons par coeur, et moi je pleurais de réaliser ce qu'il avait traversé pour arriver là, devant nous, sur scène, bien vivant.

Ce n'est pas qu'un concert, ce n'est pas qu'un artiste, c'est un héros quotidien, un homme fait de chair et de nouveau sang. Bienveillant, généreux, c'est un "presque" ami. Je ne le connais pas, et pourtant on dirait qu'au contraire on se connaît depuis longtemps.

Je tenais à vous faire partager cette "expérience". On a tous des hauts et des bas, on vit sans doute dans une vie des expériences difficiles et traumatisantes, on se retrouve face à soi-même un jour ou l'autre, et il faut choisir. Vivre ou laisser tomber ses forces. Mathias Malzieu avait de toute évidence encore des tas de choses à écrire et à vivre, une expérience à partager, un enseignement à nous apporter sans jouer les professeurs: la vie dure autant que nous le voulons. Parfois, comme le disait Dominique Herlin, des gens sont morts et ne le savent pas. Un vampire peut revenir de la mort, un enfant qu'on pensait décédé est revenu à la vie cette semaine, l'avez vous entendu? Un homme est "mort" pendant 20 minutes avant de revenir à lui. Voilà, la vie, c'est notre bien le plus précieux, ce qu'on en fait, les limites qu'on y met,  cela ne dépend que de nous.

Et l'empathie....je suis ce que ma psy appelle une "hyper empathique". Du coup c'est vrai, je ressens trés fort les vraies émotions. Bon du coup je peux avoir mal au coeur pour quelqu'un que je connais à peine, ou même que je ne connais pas du tout. Ce n'est pas grave et rien n'est au contraire plus beau pour moi. C'est magique c'est comme un super pouvoir. Si, quand je ne suis pas émue, c'est qu'il y a un truc. Pratique.

En attendant, l'histoire de Mathias, dont j'avais déjà parlé au moment où je l'ai lue, c'est une histoire d'amitié, le groupe est toujours là, une histoire de vie,  il est revenu de la mort, il a décidé de se battre, une histoire d'amour, son coeur s'est remis à battre pour la vie. Et une histoire d'artiste; il a créé à partir de sa souffrance, de nouveaux tableaux musicaux et de nouvelles chansons, mises en scène, personnages. 

Fidèle à moi-même, je suis enthousiaste. Mais là on est passé à la phase supérieure: aimer un artiste et adhérer à sa musique est une histoire de goût et de sensibilité. Aller à la rencontre d'un homme plus vivant que vivant sincèrement c'est inédit. 

Et c'est ça que j'aime chez les gens, qu'ils passent de l'ombre à la lumière, d'une vie éteinte mais dont il reste des braises sur lesquelles souffler pour faire revenir la vie.

C'est ce qui m'anime. Et c'est pour ça que j'écris, que je vis, que j'agis. Parce que j'étais un zombie, vide à l'intérieur, toutes mes couleurs cachées sous un voile sombre de convenances et de douleurs inavouées. En revenant à la vie sociale, à ce moi que j'avais perdu, j'ai retrouvé le goût de vivre et d'aider les autres à lever le leur.

C'est ça qui me lie à Mathias Malzieu, en vrai.

Et pour vous faire un petit cadeau ce matin, pour faire rejaillir sur vous la gratitude que j'ai ressenti hier soir, je vous offre ....la vidéo du concert de Dionysos par Alcaline. 

Je vous embrasse fort. Soyons heureux d'être en vie en cette journée du Bonheur!




9 nov. 2016

Soyons Providentiels!

Nous sommes le 9 novembre 2016 et il est actuellement en France 15h21.

Je prends la plume à défaut d'avoir un moyen pour enregistrer une vidéo, le temps est un peu compté en ce moment.

Alors voilà, je m'adresse un peu à vous comme le Doc dans Retour vers le futur à Marty Mc Fly, l'idée étant qu'on ne peut pas revenir en arrière mais qu'au contraire, on peut prévoir l'avenir en agissant aujourd'hui.

Le contexte de ce texte est le suivant: Donald TRUMP, magnat de la finance mais pas un jour de politique dans sa vie vient d'être élu président des Etats-Unis d'Amérique.

Alors ça donne de l'espoir aux derniers de la classe en pleine reconversion professionnelle qui se disent tiens, j'm'ennuie, si je devenais Président? mais ça fait surtout réfléchir.

Car il est URGENT et INDISPENSABLE de réfléchir.

Pourquoi?


Pour ça.

Il n'a pas été élu Président parce qu'il est charismatique, sympathique et intelligent, cultivé et professionnel de la géopolitique dans quasiment TOUS les états du continent nord américain.

Il a été élu parce qu'il représentait la rupture avec justement tous ceux qui sont professionnels de la géopolitique jusqu'à présent et y a quand même des gens capables de dire "laissons lui une chance "

LOL

Warning: je ne FAIS PAS de politique de comptoir ici.

J'explique un truc tout bête: les gens ont besoin d'un papa, d'un doudou, d'un tonton pour les épauler, d'un parrain, d'un tuteur. Bref, les gens croient en l'homme providentiel.

Tu vas voir je vais t'expliquer audience. En croyant que QUELQU'UN qui a étudié la géopolitique et qui est diplômé va régler tes problèmes à toi personnellement, tu TE GOURRES. Car nul ne sait mieux que toi ce qu'il te faut à toi personnellement.

Donc, en estimant tout simplement que tu es responsable de ton destin et de celui de tes enfants, que tu mets en oeuvre ce qu'il te faut pour tracer ton chemin et pour les mettre sur les bons rails, alors tu seras capable de comprendre un seul truc à la politique.

Le fait politique chez les grecs, c'est exactement ce qui se passe dans la cité. Et ce sont ceux qui sont CITOYENS donc les plus à même de savoir de quoi il s'agit, qui débattent et cherchent des solutions.

En élisant quelqu'un qui ne connaît pas le montant du ticket de métro, ou le prix du croissant, crois-tu qu'il saura régler ta problèmatique?

Demain cette carte peut être calquée sur n'importe quelle carte de n'importe quel pays, quelle que soit la couleur dans quatre ans elle sera renversée par l'autre.

Car le souci est là.

En croyant ENCORE à notre âge, que nous pouvons donner les pleins pouvoirs à un gars qui ne vit pas COMME NOUS, par exemple à Saint Cloud dans un château, qui ne met pas d'essence dans sa caisse, qui a des nounous, des jardiniers, des chauffeurs et des gardes du corps, nous nous trompons.

Nous nous maintenons dans un système de partis datant de la IV et V ème République! Rendez-vous compte! Le Général de Gaulle n'est plus au pouvoir ça y est, on peut passer à autre chose, le sauveur c'est nous nous nous et encore NOUS!

En ne lisant pas, mais en regardant ce que les médias sont commandés de faire, à la télévision, en continuant à réagir de manière épidermique à tout ce qui vient de l'extérieur et qui galère plus que nous, on favorise un terreau pour les fous.

Car entendons-nous bien, nous ne laisserions PERSONNE gérer notre vie, tant que nous sommes sains d'esprit n'est-ce pas? Alors pourquoi voter pour des gens qui improvisent? Croyez vous que le seul parti, populiste et anti tout sera meilleur parce qu'il n'a jamais gouverné? Etes-vous naïfs?

Les seuls à pouvoir gouverner,c'est....NOUS. Bravo je vois que vous saisissez l'idée.

Nous sommes les hommes et les femmes providentiels, nous sommes les seuls à pouvoir changer les choses, nous sommes les seuls à être capables de comprendre les systèmes de valeur, à savoir combien il nous faut pour vivre, à savoir ce qu'il nous faut d'essentiel pour que la vie aille mieux.

Nous sommes les réponses à nos questions.

Arrêtons de donner tant de pouvoir à des gens qui doivent nous SERVIR, car le service public rend service les gars c'est dans le titre.

Donc, l'Etat doit servir les citoyens et pas l'inverse.

Acheter de la nourriture, c'est voter! Acheter aux agriculteurs, cultivateurs et éleveurs, au lieu d'acheter aux lobbys, c'est voter pour que l'économie locale perdure et pour que les professions qui sont sensées nous nourrir ne crèvent pas de faim. Cultiver son jardin, par exemple, c'est aussi un acte citoyen. Organiser des réunions de quartier avec ses voisins pour comprendre ce dont chacun a besoin pour trouver des solutions, c'est faire de la politique.

Vous y connaissez tous quelque chose. Et les nouveaux élèves qui arrivent dans la classe ne prennent la place de personne, au contraire, ils enrichissent les autres par les bagages qu'ils transportent. Comme les nouveaux habitants d'une ville, d'où qu'ils viennent.

L'entraide, la solidarité ce ne sont pas des mots de bisounours c'est la devise de notre pays.
Nous sommes libres, égaux et fraternels depuis 1789. Alors debout maintenant!

Il est temps de réinvestir la ville, la politique de la ville, de désigner par quartier un représentant pour assister au conseil municipal afin de connaître la réalité des choses de notre ville. Il est temps d'aller aux réunions de nos conseils départementaux et régionaux, et de poser des questions, de s'investir. Il est temps de consommer local et régional, d'aider les autres, d'ouvrir le dialogue, de communiquer.

Parce qu'à force de prédire l'avenir (faussement) et de crier au loup, de voter aux extrêmes en disant que c'est un vote protestataire et qu'on sait bien qu'ils ne passeront jamais, des mecs comme Berlusconi ou Trump arrivent aux plus hautes fonctions de l'Etat par la main des citoyens et à la place des citoyens.

Des mouvements citoyens existent, s'inscrire sur les listes électorales c'est apprendre à participer au lieu de commenter, c'est entrer dans le jeu au lieu d'observer passivement, c'est agir au lieu d'exhorter d'autres à agir pour nous.

Ne nous morfondons pas, nous bâtissons le monde de demain. Agissons. Nous aurons une responsabilité de faire ce monde pour nos enfants, ou pour les enfants de nos amis, nos neveux, nos nièces, et les générations futures.

La Maison des citoyens  est ouverte. Poussons la porte et prenons en main notre destin.

Maintenant ça suffit les chèques en blanc. Soyons acteurs de notre vie.
Nous le méritons. Nous méritons la joie. Voilà.

Je vous embrasse AUSSI FORT QUE POSSIBLE parce que je vous sur-aime et que j'ai confiance en nous!






18 oct. 2016

Vague à l'âme

Cette expression est tout à fait représentative de l'état dans lequel parfois on se trouve, ces moments où,on ne sait pas pourquoi on ne sait pas comment, on ressent comme une immense vague passer au-dessus de notre tête, rester un moment, avant de nous ramener sur le sable, vidés, fatigués, épuisés même.

Ensuite, la vague disparaît, et on retrouve peu à peu notre joie de vivre, notre entrain, notre énergie.

Mais la vague n'est jamais partie pour toujours, elle revient sans crier gare un jour, sans avis de tempête, sans bulletin d'alerte, sans rien dire, silencieuse, sur la pointe des pieds.

Dans ces moments, quand c'est la tempête dans nos têtes comme dirait M, on ne veut rien d'autre qu'être seule, cette solitude qui avait pesé si lourd si longtemps, qui nous terrorisait, qui nous tenait à l'écart des gens alors qu'on ne désirait rien d'autre qu''être au milieu d'eux, s'étourdir de bruits, de mains, de rires, de tintement de verres, d'assiettes débordantes, de desserts sirupeux.

Comme elle m'est familière....

A présent, même si la vague à l'âme peut revenir parfois, je l'accepte et je ne m'oppose plus à elle, pour qu'elle passe, pour qu'elle s'étire loin de moi plus vite.

Quand je lutte, elle me fatigue davantage, autant accepter son passage et revenir à autre chose.

Comment l'expliquer aux autres? Quand je suis attendue pour une fête, et que mon cœur est subitement sous l'eau? Que je me sens submergée et que je sais qu'il faut rentrer pour fermer les fenêtres, les volets, me mettre sous le plaid et fermer les yeux pour que cela passe?

Qui peut comprendre? 

Personne, personne ne peut comprendre, et pourtant les amis les plus proches sentent cette menace qui parfois m'attire dans le silence d'une grotte, arrivent par surprise, me sortent de chez moi, le temps d'une accalmie, et passent un baume réparateur sur les dernières blessures qui encore tardent à cicatriser.

Je ne pense pas qu'il s'agisse de quelque chose de terrifiant, de grave, de mauvais.

Au contraire même. A bien y réfléchir, c'est nécessaire, voire salvateur.

Cela nous oblige à suivre notre corps et notre instinct, à stopper les choses quand il est temps, à ne pas imposer une humeur en décalage avec notre entourage.

Cela nous astreint à être vrais. Et être vrai c'est ne pas jouer, ne pas remettre de masque social  Ne pas faire semblant d'être bien quand au fond, on finit par vouloir être là où notre âme veut être; cent mille lieues dans les airs.


Non que l'on veuille fuir les gens, surtout les gens qu'on aime, non qu'on n'apprécie pas leur compagnie, au contraire, mais quand la vague est là, il faut juste accepter de se retirer sans faire souffrir qui que ce soit pour pouvoir revenir , au sec :)

L'automne peut-être, la tristesse de ne plus entendre une voix, la cadence un peu rapide, le tourbillon de la vie où l'on accepte que très rarement de s'écouter....tant de raisons créent la vague.

C'est un temps nécessaire pour avancer, un temps indispensable pour être juste avec soi et écouter son âme.

Laisser passer la vague, guetter le rayon de soleil qui vient nous réchauffer, accueillir l'embellie, et ne pas lutter contre ces moments-là.

Savoir se laisser bercer par l'eau finalement, en attendant qu'elle passe, ne pas lutter contre les larmes, ne pas se crisper contre soi-même.

Peut-être faut-il parfois laisser sortir un peu de tristesse pour la transformer en joie?

Ma vie est belle, elle est à l'image de ce que j'espérais, elle est plus douce chaque jour, je suis extrêmement reconnaissante d'être arrivée où j'en suis.

C'est justement pour qu'existent encore ces moments pour cette âme, cette âme qui a tant souffert, tant de fois tambouriné dans mon corps, tant de fois réclamé mon attention.

Alors,j'apprends à danser avec elle, j'apprends à l'aimer quand je suis sous la vague, à ne pas la rejeter.

Chaque jour, j'espère voir un arc-en-ciel.....et je vous vois.

La vague est passée.

Je vous embrasse.





10 oct. 2016

Une fois, cinq minutes. (ceci est une fiction)

Une fois, pendant cinq bonnes minutes, je me suis demandé ce que ça aurait changé d'être un homme.

Dans ma situation j'entends, pas pour être capitaine d'un bateau vert et blanc, d'une élégance rare et plus fort que l'ébène. Non, non ça c'est une autre histoire. Et puis j'ai déjà vu Bergame, ça va merci.

Si j'avais été un homme, serai-je parvenue à mes fins plus rapidement? Aurais-je pensé différemment, serais-je arrivée plus loin plus vite?

M'aurait-on pris en considération? Aurait-on trouvé mon parcours "atypique", au lieu de le trouver "courageux"?

M'aurait-on félicité sur mon parcours, qualifié "d'autodidacte" plutôt que "difficile à suivre"?

M'aurait-on interrogé sur mon célibat, m'aurait-on pressé pour que j'aie des enfants, à mon âge?

Je me suis posé la question.

Je sais ce qu'est être une femme, je le sais bien et je suis trés heureuse d'être qui je suis, mais évidemment parfois, on s'interroge.

Etre un homme, ça veut dire quoi exactement? Franchement, je n'en sais rien du tout, et ce n'est pas un billet inutile qui vise à remplir les vides, ou à faire du buzz, c'est une vraie interrogation.

Qu'est ce qui différencie les pensées d'un homme et d'une femme?

Si j'avais été un homme, issu de ma famille, serai-je allé au bout de mes études de droit pour devenir avocat? Si j'étais devenu avocat, aurais-je trouvé rapidement une place dans une collaboration épanouissante, me permettant de gagner ma vie, d'épargner, de me faire une clientèle personnelle confortable, et de m'associer? 

Aurais-je eu du succès avec les femmes, et en aurais-je choisi une pour m'accompagner sans me poser de questions sur mon moi profond, mes aspirations, mes volontés?

Aurais-je fondé une famille, acheté une maison? Voyagé deux fois par an, fait du sport, me serais-je interrogé sur ma place dans le monde, sur ma citoyenneté, ma consommation?

Ou alors aurais-je suivi le même parcours qu'aujourd'hui? C'est à dire, tout quitter parce que je me serais rendu compte que le métier d'avocat n'était pas fait pour moi, l'effet miroir aurait il fonctionné avec la souffrance de mes amis? Aurais-je réussi à devenir prof d'italien, ou de français tiens? Aurais je été plus libre, plus fou, plus entreprenant? Aurais-je tout quitté pour partir au Québec pour une année, tenté ma chance et en serais je revenu?

Aurais-je entrepris tout ce parcours initiatique, toute cette réflexion sur moi-même, ce travail de longue haleine, ou bien aurais-je nié les peurs, les héritages du passé?

Aurais-je été charmant, drôle, beau, intelligent, cultivé? Aurais-je au contraire été pédant, condescendant, entêté, péremptoire, fier?

Une chose me semble à peu près acquise, si j'avais été un homme, on m'aurait pris- plus vite- au sérieux, on aurait salué mes prises de décision, ma famille m'aurait vraiment épaulé, personne n'aurait pensé que j'étais mal barré ou instable, j'aurais été peut-être vu comme quelqu'un de différent, mais on aurait pensé bien me connaître, et donc, on ne m'aurait pas jugé.

Si j'avais été un homme....j'en sais rien dans le fond, sans doute aurais-je fait d'autres choses, ou peut-être exactement les mêmes choix, Mais je ressens au fond de moi que rien n'aurait été pareil, et sans doute plus facile, vu la situation du pays dans lequel je vis, et bien sûr comme c'est une démocratie en temps de paix on croirait a priori qu'être une femme en 2016 en France ouvre des portes....

Puis les cinq minutes se sont écoulées. Et j'ai repris mes activités là où je les avais laissées.

Se projeter de manière fictive, sur une autre option de soi-même peut sembler une perte de temps, en fin de compte, à quoi cela m'aura-t-il servi?

Au moins à confirmer que je suis heureuse d'être la femme que je suis aujourd'hui, heureuse d'être une femme tout court, je n'ai peur de rien maintenant, depuis que je me connais, et je n'ai pas envie d'être quelqu'un d'autre.

Et aussi à me démontrer qu'intérieurement, je ne me sens pas moins valable, moins forte, moins courageuse ou moins réfléchie que si j'avais été un homme.

Ces cinq minutes ne m'ont pas bouleversée, elles ont juste été une rêverie sortie de nulle part.

Ou bien c'est quand j'ai décidé d'assumer ce que j'étais, et que je me suis dit tiens, en fait, ce que je veux c'est devenir écrivain. Et ça s'écrit au masculin.

(Bonus track dans le titre :))

4 oct. 2016

C'est l'histoire d'un olivier....

Ecrire, c'est toujours le début de quelque chose, le début d'un chemin, le début d'une trajectoire même et c'est comme enfiler des baskets et sortir prendre l'air, indispensable, intense, important.

Même le moindre gribouillis, même les trois lignes griffonnées, même une petite carte postale glissée dans une boîte aux lettres, écrire, c'est toujours un moment important.

Ne pensez pas, mes chers amis, que je n'aie pas écrit durant l'été, j'ai écrit de nombreuses lignes, de nombreux mots, parce qu'ils me sont chers, et surtout, j'ai vécu.

Aux côtés d'un vieil homme souriant, qui avait oublié tant de choses, mais jamais de sourire, qui savait encore trouver le courage de sourire et de ne jamais se plaindre, qui jouait aux cartes et s'émerveillait de tout, car chaque minute était pour lui une nouveauté, une chance, quand pour les autres ce n'était qu'une incessante répétition des mêmes phrases et des mêmes mots.

J'ai caressé sa main, et l'ai posée dans la mienne, j'ai regardé son visage pour l'imprimer dans ma tête, j'ai ri avec lui, j'ai raconté des blagues et des bêtises pour surmonter mes larmes, et jusqu'à la fin, avant qu'il ne s'endorme, paisiblement, j'ai pu voir ce sourire, cette joie de vivre, cet héritage précieux.

Mon grand-père, qui écrivait des inventaires à la Prévert, qui comptait les heures et les jours qui séparaient chacune de nos visites, qui faisait toujours le clown et avait toujours le bon mot, qui me disait que j'étais jolie, à chacune de nos rencontres, cet homme qui pour moi était un exemple de courage, de ténacité, de force, et qui m'a aimée, je le sais, je le voyais dans ses yeux, qui était fier de moi, est parti étinceler dans le ciel et veiller sur moi .

J'aurai voulu lui dire, à mon tour, que j'étais fière de lui, fière de son audace, d'avoir tenté sa chance au recrutement des Houillères françaises qui venaient chercher de la main d'oeuvre dans sa Calabre natale, et d'avoir persévéré, d'avoir osé quitter son pays pour tenter sa chance ailleurs, mon Jack Dawson à moi, d'être venu piquer le charbon sous terre, tous les jours pendant 30 ans, d'avoir accepté de se salir, les mains, le front, les poumons, d'avoir fondé sa famille, d'avoir bâti sa maison et d'avoir travaillé la terre, et surtout d'avoir continué à siffloter, à rire, à nouer des amitiés et à m'apprendre le dialecte de son village.

Non, ce n'était pas un héros, pas du tout, non il n'était pas parfait, il était même loin de l'être à bien des égards, mais il était humain, et en tant que grand-père il a été formidable, et c'est tout ce que je lui demandais.

Quand il s'est éteint, je débutais une série d'entrevues pour la rédaction d'un livre, toujours en cours d'écriture, et j'allais rencontrer d'anciens mineurs, le jour suivant. 

Et le hasard (ou bien mieux, lui même) m'a fait débuter dans une ville à une trentaine de kilomètres de chez lui, chez un ancien journaliste, qui m'accueillait à son domicile. Au moment de prendre congé, deux heures plus tard, on sonne à la porte. J'étais debout, prête à partir, quand un autre Monsieur que je devais rencontrer, venait rendre visite à celui que je venais d'interroger.

Le hasard?C'est que non seulement il connaissait mon grand-père, mais qu'en plus il avait travaillé avec lui, au fond, dans son équipe! Qu'il l'avait connu dans sa jeunesse, dans son bel âge et que ce qu'il m'a raconté de lui ne pouvait que me faire sourire.

J'ai toujours eu le réflexe de changer un événement négatif en carburant positif, et c'est toujours dans ce trait de temps, que je devais peaufiner mon projet professionnel pour cette année.

Ayant décalé d'un an mon entrée à l'Ecole Supérieure de Journalisme, faute de financement suffisant, il m'avait fallu rebondir, je m'étais tournée vers la fac, mais étant dans un cas particulier au Pôle emploi, il n'était pas possible d'aller au bout de ce projet.

Je me retrouvais donc sans activité, ni formation, durant un an.  Pour pouvoir collaborer avec l'éditeur qui publie le livre que je rédige actuellement, il fallait que je trouve une solution , ayant déjà amèrement subi les affres de" l"indépendance", je refusais de me brûler de nouveau.

Et notre entourage sachez-le, est peuplé de pépites: une de mes amies déborde d'idées et de projets en faveur des écosystèmes, de la biodiversité, et du commerce équitable, et a toujours de bons tuyaux qu'elle ne garde pas pour elle :)

Résultat: j'ai passé le coup de fil, j'ai assisté à la réunion, j'ai fait mon entretien individuel et mon entrée chez Grands Ensemble, une coopérative salariale lilloise.

Mon projet est simple: écrire, mais pas n'importe comment. D'une part, collaborer avec un éditeur pour des rédactions sur le long terme, de l'autre, écrire pour les autres, écrire ce qu'il y a de plus positif et dont les gens sont le plus fiers, et qu'ils souhaitent transmettre à leurs proches.

Et c'est mon grand-père qui m'a donné cette idée. Quand j'étais petite, il me racontait parfois des bribes de sa vie, et je n'ai pas écrit. Quand j'ai grandi, je n'ai pas trouvé le temps. Quand j'ai eu le temps, la maladie d'Alzheimer avait commencé à grignoter sa mémoire.

Mais j'ai souvent comparé mon grand-père à un arbre, un olivier, ces arbres que l'on admire à perte de vue au village.... Avec les fruits sur les branches tortueuses et les racines solides bien ancrées dans la terre.

L'olivier sera mon image, l'image de mon entrepreneuriat salarial. Et je lui donnerai son nom, mon nom, une façon de lui rendre hommage, une façon de raconter des histoires, de façon positive, ce que j'ai gardé de ce qu'il m'a appris.

Ce projet se met en place pendant cette année, se développera les prochains mois et me permettra, je le souhaite, de percevoir un salaire l'an prochain, on dirait de la magie non?

J'ai eu cette chance, ce répit, ces quatre mois, cette parenthèse, où j'ai pu l'embrasser chaque semaine,et lui dire combien je l'aime, à lui qui, avant de s'endormir, a ri, souri et m'a pris dans ses bras.

Je ne peux pas mieux l'expliquer, ce qui nous unissait perdure au-delà de l'absence physique, parce que ces liens sont solides comme l'olivier, et leurs racines sont profondes.

A dire vrai, j'aurais voulu qu'on fasse résonner un accordéon dans cette église, j'aurais voulu qu'on entonne une tarantella, et qu'on garde de lui un souvenir positif, un sourire contagieux, une bonne humeur, un honneur et une fierté. 

Et c'est pour ça que j'écris. Infatigablement, pour raconter des histoires, pour recueillir des confidences, pour prendre le temps.

Cette année de césure est une chance, une aubaine finalement, là où j'ai dû sans cesse me retourner et m'interroger.

J'ai trouvé sur cette route, une étoile pour me guider. Ma voie, l'écriture, je l'embrasse et l'assume, je sais ce que je veux, je sais pourquoi je me lève, je ne prends aucun risque, j'ai fait ce qu'il fallait pour ça.

Apaisée, je sais de quoi seront faites mes journées, peuplées de destins et de rencontres, de liens et de confiance, de champs d'olivier, de souvenirs à transmettre et d'informations à développer. 

Parfois, à vouloir trop aller vite, on se perd, à trop vouloir entrer dans un chemin tracé on s'égare, à ne pas s'écouter on se trahit.

Parfois, prendre le temps de vivre, de réfléchir, de se poser, nous aide à être sur le chemin fait pour nous.

J'ai pris des tas de décisions ces dernières semaines, j'ai vécu des mois éprouvants, maintenant, je porte en moi un cadeau, une chance, une inspiration, un héritage,: la joie d'être là.

Croyez en vous, quoi que vous fassiez, faites vous confiance, observez, regardez, écoutez les messages que vous envoie la vie.

Mon ciel est peuplé d'étoiles, deux d'entre elles m'ont beaucoup appris et enseigné.

Et aujourd'hui, grâce à ces enseignements, je deviens qui je suis et je dis MERCI.

Je vous embrasse. (et je reviens plus vite que ça! vous m'avez manqué!!)



Ps: il y a une petite surprise dans le titre :)

2 sept. 2016

Conditionnés?

Un titre sous forme de question, tiens donc, v'là qu'elle s'interroge celle-ci?

Depuis mon dernier article pamphlet complètement inopiné,, je n'ai pas cessé de réfléchir, non pas à la portée de ma mince contribution à faire avancer les droits de l'humain, sur les préoccupations de mes semblables ces derniers temps.

Outre l'argent, les humains ont visiblement de vraies préoccupations de fond.

Oui, je dis outre l'argent parce que c'est un peu si ce n'est plus, la denrée la plus indispensable au monde d'après ce que je lis sur les réseaux sociaux.

Et puis après, à la deuxième place sur le podium de tous les maux, avant les guerres et les tremblements de terre,  il y a le stress.

Et donc, je me demande légitimement,, maintenant que de mon côté j'ai un peu travaillé en introspection, et que j'ai le temps de me poser pour jauger la portée de mes actes et de mes pensées, si les gens ne s'auto-conditionneraient pas un peu.

A être détendus en vacances, à être stressés à l'approche de la rentrée, à détester le lundi (??? toujours pas compris!) à être heureux à Noël, à être joyeux au Nouvel An, à être contents de fêter leur anniversaire, à être heureux aux mariages et malheureux aux enterrements, à être malades chez le médecin, à avoir faim au resto, à avoir soif du vendredi soir au samedi nuit,à boire du café parce que tout le monde en boit, à avoir un amant ou une maîtresse mais à être grandiloquent quand quelqu'un leur parle de fidélité, à rester avec quelqu'un qu'ils n'aiment pas, à rester dans un boulot qu'ils n'aiment pas,à prendre du plaisir quand ils font des choses qu'ils n'ont pas envie de faire, y compris l'amour, à aimer leurs beaux-parents (ou leurs parents d'ailleurs) à aimer le film qu'ils vont voir au cinéma, à vouloir des enfants, à vouloir rencontrer quelqu'un, à partir en vacances, à être inscrits sur les réseaux sociaux, à partager des trucs à la con,à adopter toutes les modes qui passent, à regarder des conneries à la télé, à vivre dans un lieu qu'ils détestent, à être contents d'eux-mêmes alors qu'ils ne le sont pas, à boire du lait parce que ça passe à la télé, et qu'il faut du calcium et qu'il n'y en a que dans le lait hein, à manger de la viande parce que c'est important pour bien grandir, à se bourrer d'ogm et à continuer à croire tout ce qu'on leur dit, à acheter de la nourriture en soldes, à aimer les gens qu'on leur présente et à leur être agréables....bref, à paraître, à faire comme si, à s'adapter pour faire plaisir aux autres.

L'enfer c'est les autres? Non non, l'enfer c'est nous!

Il faudrait commencer par assumer d'être qui l'on est, assumer d'être heureux ou triste, assumer d'avoir des coups de moins bien,assumer d'être instruit, de parler correctement, de ne pas aimer quelqu'un, de ne pas avoir faim, de ne pas boire d'alcool, de ne pas faire les magasins, d'aimer lire des livres, de ne pas regarder la télé, de ne pas voter FN, d'avoir envie de dire à vos enfants que l'école c'est bien, et que c'est une chance, de ne pas stresser pour rien, de ne pas avoir d'Iphone, d'aimer les gens différents, d'être pour l'égalité entre les hommes, d'ouvrir sa bouche pour parler et de s'exprimer quand quelqu'un fait n'importe quoi, de réagir quand quelqu'un se fait agresser, d'applaudir quand les gens sifflent un hymne national pour les faire changer d'avis intelligemment comme le capitaine italien de l'équipe de Foot nationale, d'aider son prochain, de laisser traverser les gens au passage piéton, tout ça ce n'est pas honteux, ce n'est pas grave, ce n'est pas être faible.

Il va falloir aussi accepter d'aimer les autres, le leur dire et arrêter de suivre la meute!

Franchement, ça me fatigue les "oh non demain c'est lundi", "quelle horreur il faut se lever pour aller bosser", "la rentrée c'est l'angoisse!" Nous sommes ce que nous pensons, alors si l'on se sent malheureux, faisons tout pour être heureux, faisons des listes à deux colonnes, toutes bêtes pour vérifier si nous avons de vraies raisons d'être si malheureux, et si il y en a faisons en sorte de changer deux trois trucs pour aller mieux! 

Quand j'exerçais un métier difficile qui me rendait malheureuse, moi aussi j'avais tendance à me plaindre, surtout quand je pouvais trouver quelqu'un avec une épaule sur laquelle m'épancher, ou trés souvent je me plaignais seule à voix haute chez moi et je me fatiguais.

Un jour j'en ai eu marre de me plaindre sans rien faire, et j'ai pris les décisions dures à prendre, je me suis bottée les fesses.

Depuis,après quelques années faites de hauts et de quelques bas, j'essaie d'aider ceux qui se plaignent ou qui semblent malheureux ou coincés dans une situation, pour les soulager, ou les faire sortir d'un mauvais pas,  en réfléchissant avec eux à des solutions

Car personne ne doit jamais forcer personne, à titre personnel, j'ai changé quand je l'ai décidé, pas quand on me disait de prendre telle ou telle direction. 

Et aussi parce que parfois, certains pensent que leur problème (auquel ils se sont habitués, voire attachés) est un moindre mal comparé à ce qui se passerait (supposition) si jamais ils osaient changer (peur) donc restons comme ça! (immobilisme)

C'est tout un tas de "statuts" de "posts" qui m'ont amenée à m'interroger. Peut-être que l'humain a besoin de se convaincre, de s'auto conditionner pour supporter sa condition, par peur de changer une situation inconfortable mais paradoxalement "la leur" et donc confortable finalement.

Alors oui, des fois j'ai des coups de pompe moi aussi, mais c'est surtout les complaintes qui me semblent difficiles à supporter, et c'est souvent ce qui me pousse à laisser les gens face à leurs choix.

Ce n'est pas facile d'assumer, ce n'est pas facile de choisir, mais sans choix, parfois, on reste statique, et rien n'évolue jamais.

On me reproche parfois cette volonté d'aller de l'avant, ce refus de l'immobilisme, cette absence de pathos pour la complainte, cette détermination puissante qui finalement a guidé mes pas.

Tant pis. Oui, tant pis, je n'arrive plus à faire semblant. Je m'adapte à la vie en société moi aussi, mais je ne me complais pas dans des situations hypocrites ou sans queue ni tête.

Vous n'êtes absolument pas obligés d'être d'accord avec moi, et vous pouvez tout à fait utiliser le reste de crédit sur votre temps de vie à vous plaindre si ça vous chante, sentez-vous libre de le faire, pour peu que pour vous ça ait un sens, une utilité,....

Mais laissez-moi aimer le lundi, aimer chaque jour même ceux qui commencent mal ou de façon tordue, aimer la vie parce qu'elle est précieuse; je sais que c'est insupportable pour ceux qui ont parfois ENVIE de broyer du noir par principe, mais comprenez que, comme le disait trés justement Christophe André, la psychologie positive ne signifie pas faire abstraction des problèmes de la vie, mais avoir la capacité de mieux les affronter "

Voilà une réponse intelligente à ceux qui estiment que je vis dans un monde imaginaire.

Et si nous étions plus nombreux à essayer d'être le changement positif pour combattre la morosité?

Chiche?




28 août 2016

Eloge de la futilité

Dimanche soir, fin de l'été, je ne peux décemment pas m'attaquer à des sujets sérieux, et pourtant, il y a un tas de sujets qui me tournent autour depuis quelques semaines, c'est pourquoi j'ai mis du temps à retrouver le chemin du clavier mais, rassurez-vous je ne suis jamais trés loin.

Alors ce soir, parlons de choses futiles, je vous propose un article complètement anodin, une petite bafouille qui n'engage à rien, sinon à ne penser qu'à des sujets indolores, de ces petites choses du quotidien qui finalement donnent des vacances à nos cerveaux sous pression le reste de l'année.

Parlons chiffons tiens. Parlons fringues, parlons.....de comment se vêtir ça vous dit?

Oh non, je vous entends d'ici, je ne vais pas me lancer dans une diatribe sur la pseudo-polémique en carton de l'été, celle qui fait s'immiscer des édiles dans nos dressings et impliquent les plus hautes autorités de l'Etat sur le choix de nos tenues de plage, pas du tout, vraiment, qu'allez-vous imaginer là! 

Bon, c'est vrai que je suis très attachée à deux trois trucs comme la liberté et l'égalité, un truc tellement surfait j'en conviens. Un vieux machin, un mythe qui tendait à faire croire, tenez-vous bien, qu'on aurait le droit de faire ce que l'on veut, à compter du fait qu'on n'entrave ni la liberté d'autrui ni je ne sais plus trop quoi exactement, le droit constitutionnel, c'était pas ma matière préférée.

Néanmoins, je ne suis heurtée par rien d'autre que la connerie, et donc, je suis souvent heurtée je vous l'accorde.

Dans le pays de mes origines, si vous êtes une femme, et que vous souhaitez visiter un lieu saint, comme le Vatican, vous devez vous couvrir les bras et les jambes et tout le monde trouve ça parfaitement normal. Pas si vous êtes un homme ceci dit. Si vous êtes un homme, vous pouvez entrer comme vous êtes. Voilà ça c'est pour l'égalité.

Maintenant bon, chacun fait bien comme il veut ma bonne dame, à partir du moment où tout le monde est content, que des femmes aient le droit choix de s'habiller comme elles veulent pour faire du paddle, de la luge d'été ou du surf, ou juste parce qu'elles n'ont pas toujours d'autre choix que de ne pas faire de vagues (pour rappel cette scène mémorable de SATC 2 dans le souk d'Abu Dabi)sincèrement, en quoi cela regarde le monde? 

Bref, j'étais venue parler chiffon.

Parler de ces trucs d'ordinaire inintéressants et qui d'un coup de baguette électorale magique deviennent des enjeux capitaux de laïcité.

Aujourd'hui tout le monde a un avis sur comment on devrait s'habiller. Quand je dis "on" je parle des femmes bien entendu. Celles qui, en se mettant en valeur, selon l'appréciation de chacun, et surtout du public visiblement, semblent donner un accord tacite à toute forme d'approche de type graveleuse, sexuelle ou juste bestiale. Celles qui, non contentes de s'enorgueillir d'être les seules créatures à donner la vie, s’arrogent le droit de ne pas avoir envie de le faire tiens, en demandant à un professionnel de la santé par exemple, au hasard, dans une pharmacie pour acheter la pilule du lendemain.

Celles qui, après que leurs grands-mères et leurs mères aient osé dénuder leurs chevilles, leurs cheveux, leurs bras, leurs jambes, en sortant leurs jupes, leurs mini jupes, leurs shorts, leurs débardeurs, et autres vêtements prohibés ou pire, moralement intolérables, n'ont d'autre choix que d'arborer leur itsi bitsi petit bikini, puisque maintenant qu'on a pris l'habitude de mater gratuit et peinard, faudrait pas déconner non plus en cachant ce qui alimente les fantasmes de ces braves messieurs. Pauvres chatons vs sorcières.

Bref, aujourd'hui, si vous êtes une femme, vestimentairement parlant uniquement,  il faudrait que vous sachiez vous couvrir : pas trop court pour pas provoquer d'agressions sexuelles (sinon visiblement vous tentez le démon qui habite chaque individu en rut) pas trop long parce que sinon ça devient relou, pas trop couvert sinon c'est pas marrant, pas trop moulant sinon vous cherchez la merde,dans l'actu sinon vous êtes so 2015, décalée sinon "euh? t'es sérieuse là?", avec la it pièce, la pièce récup, la pièce home made et bien entendu la pièce avantgardistequetoutlemondesarracheralasaisonprochaine sinon vous ne devriez juste pas avoir le droit de sortir de chez vous. Ah oui et surtout n'oubliez pas de ne JAMAIS couvrir vos cheveux, sous peine d'arrêté municipal azuréen. 

Fastoche hein?

Bon, sinon, au début, je vous jure que je voulais vous parler de la fameuse phrase que toute femme a déjà pensé ou prononcé en privé ou en public "j'ai rien à me mettre". La phrase entière est sans doute plus "j'ai rien à me mettre qui m'aille vraiment, qui me plaise vraiment et que j'aie envie de porter sans devoir  suivre absolument la tendance du crop top et du jean boyfriend quand j'ai une morpho en A avec un corps humain en dessous, et qui soit autorisé par la morale, l'opinion publique, la politique, la religion et Jean Pierre Pernaut".

Et voilà, c'est reparti.

Mes mains n'en font qu'à leur tête hein! Décidément! Dès que j'essaie de revenir dans le droit chemin, celui de la futilité gratuite et bien pensante bim, elles repartent en mode che guevara de la jupette et du sacro saint droit à porter ou pas ce que bon nous semble. Relou j'vous jure!

Alors voilà, on est dimanche soir, et franchement, à part le manque cruel de magnum dans mon congel, ma crédence à poser et la cave à débarrasser, je suis particulièrement zen.

Si, je vous assure, je ne suis pas énervée du tout. J'ai l'outrecuidance d'être une femme libre, cheveux courts et ongles peints si je veux, maquillée si je veux, habillée avec des vêtements bien coupés, bon marché qui me mettent en valeur, et qui a décidé de vider son armoire de tout superflu pour ne porter que ce qui me va sans que ça n'appelle de commentaires de la part de qui que ce soit. Parce que c'est peine perdue, je fais vraiment ce que je veux. Même réduite au silence, dans le pire scénario catastrophe qui soit, personne ne pourra m'empêcher de penser ce que je veux, comme dirait mon copain Floflo. (ta ta ta ta comment ça vous ne reconnaissez pas la chanson?)

Jamais je n'aurais cru un jour que ce que je décide de porter puisse avoir une incidence sur la bonne marche du monde. D'ailleurs vous savez quoi? Je ne le pense toujours pas. Je crois que Simone de Beauvoir avait raison. A la moindre occasion, quand les choses commenceront à leur échapper, les hommes remettront en cause ce que les femmes ont tenté de grapiller d'égalité et d'existence.

Comme avoir le droit de changer d'avis, de faire des choix, de s'exprimer, de voter (!!!!!!!!!!!) de conduire, de sortir seule, de vivre la vie qu'on entend, d'entreprendre, d'étudier, de quitter un emploi, un mari, de se marier, d'aimer des hommes ou des femmes ou les deux, de penser et de réfléchir à haute voix, de lire, de se cultiver, de prendre l'avion, de se couper les cheveux, de montrer son corps, de découvrir ses chevilles, ses pieds, son nombril ou ses cuisses, de s'épiler ou pas, de se maquiller ou pas, d'exister, de donner la vie, de ne pas la donner, d'élever seule un enfant, d'adopter, d'être prof, nonne, journaliste, sénatrice ou même présidente des USA tiens pendant qu'on y est......Tout ceci n'est pas acquis les amis.

Loin de là. 

Car si les puissants de ce monde s'ennuient de leurs guerres, de leurs problèmes d'ego dignes de GOT ou de leurs petits problèmes de gros sous, ils s'attaqueront à ça en premier.

Ils claqueront des écrans de fumée, pour nous faire oublier ce qu'ils font pendant qu'ils le font, et nous mettront une fessée pour se faire marrer comme des gros lourds.

Tiens,tiens... mais....non rien, j'ai cru un instant qu'on était en plein dedans. Mais je ne sais pas de quoi je parle, évidemment.

C'était un post futile. Ecrit par une nana célibataire de 35 ans, qui d'origine italienne connaît le machisme par coeur, possède quelques meubles, trois lampes, des livres et un chat noir, change de déco dans son appart chaque pleine lune sans demander l'avis de personne, s'est coupé les cheveux à la garçonne sur un coup de tête, change d'orientation professionnelle et d'avis tellement de fois, aime les hommes passionnément sans être foutue d'en attacher un seul, a trop d'idées dans un seul cerveau, porte des talons ou des sneakers, des jeans craqués ou des jupes crayons quand ça la chante, n'a jamais loupé une élection, s'engage pour le pays, la planète et les gens, écrit des articles sur un petit blog insignifiant étiqueté "girly"parce qu'écrit au féminin, assume ses choix, voudrait élever des enfants, les siens ou pas d'ailleurs, aime l'encre à tout point de vue, a le permis mais pas de bagnole, n'a jamais fumé, boit trés peu de vin blanc et de champ parce que ça l'endort, sait demander pardon et n'a pas peur de se tromper finalement,,aime les gens, et franchement, à part vivre en paix comme toutes les Miss France depuis 50 ans, n'a aucun projet d'avenir vraiment plus sérieux pour le moment.






30 juil. 2016

Memories 4 ever

Trés souvent on me dit que j'ai une bonne mémoire, que je me souviens de tas de trucs, de tas de détails qui finalement pour d'autres sont uniquement des détails et qui pour moi continuent à rester là, bien rangés dans la bibliothèque de mon cerveau sans craindre le poids des années.

Et c'est parfois de là que surgissent les souvenirs, les beaux surtout, mais les mauvais apparaissent, la nuit parfois, ou par flash, subitement, sortis de nulle part.

C'est ainsi qu'au détour d'une rue, un jour comme les autres, j'ai cru rêver en voyant assis sur un banc un garçon blond aux cheveux longs, tout de noir vêtu et avec un visage d'ange ; cette vision m'a renvoyée quelques années en arrière, face à la même vision, au même ressenti, aux frissons, à l'air chaud de l'été, le parallèle s'arête là, puisqu'il aurait fallu y ajouter la musique qui résonnait ce jour-là, ce fameux jour d'août 1997 sur une plage de Nocera Terinese.....

Comment oublier ce visage, ce nom et les peines et joies associées à ce personnage sorti de nulle part qui aurait pu être inventé tant il est différent, extra ordinaire, et a peuplé mes rêves d'adolescente, de jeune adulte, jusqu'à une date trés récente finalement, 2007, où le rêve, l'imagination, a fait place à la réalité et où l'image fantasmée s'est brisée d'un coup, comme un mirage, comme une émanation dissipée dans l'air, qu'on croit avoir vécue, qu'on ne démêle plus de la réalité. 

Et pourtant, en 2016, il m'a suffit de voir quelqu'un de ressemblant pour repenser à lui, pour me demander ce qu'il devient, comment il va. Je sais où il se trouve, je l'ai même recroisé l'année dernière, mais que pourrais-je lui dire? Rien. Ou pas. Mais dans quel but? Le passé est passé, n'en parlons plus. 

Je conserve et promène son souvenir dans les cellules de mon cerveau.

Mais ça ne s'arrête jamais à une personne, vous le savez bien, les souvenirs, reviennent toujours quand on est apaisé, ou quand on ne s'y attend pas. Dans les rêves apparaissent des visages du passé, ces visages enfouis et presque oubliés, ou bien ceux qu'on a cristallisé en nous, au fond de notre coeur et qui ne s'effaceront jamais.

Aussi certains d'entre eux, que je ne retrouverai ni sur Facebook ni sur Copains d'Avant, parce que réellement disparus de la surface du globe et peuplant les étoiles, viennent-ils parfois de trés loin me rendre visite la nuit, en rêve, clairs, vibrants, souriants, beaux, épanouis, comme on souhaite les savoir.

Et il y a ces noms qu'on évoque, qui ont laissé des traces dans notre parcours adolescent, qui ressortent lors de soirées avec nos amis de toujours et qu'on ne parvient plus à chasser de l'esprit, tant et si bien qu'on finit par les chercher sur internet, juste pour voir leur visage, connaître un peu leur vie, juste comme ça, avec une sorte de tendresse bienveillante réservée aux bons vieux amis.

Les souvenirs, doux ou douloureux sont des bribes de notre vie et nous permettent d'avancer, de trouver des repères,de ne pas perdre de vue le chemin parcouru.

Que les noms d'hier réapparaissent aujourd'hui, que les réseaux sociaux soient suffisamment intelligents pour me ressortir des publications d'il y a 8 ans, parfois surprenantes, parfois en pleine face, parfois inattendues, je suis libre d'en faire ce qu'il me plaira.

Pourquoi retenir des anniversaires, des vieux numéros de téléphone, des prénoms, des noms complets, des familles entières de personnes que je ne vois plus, que je ne côtoie plus, parce qu'on a beau se jurer nos grands dieux que rien ne nous séparera jamais, la seule chose qui ne disparaît pas, c'est ce qui est écrit.

Des lettres d'amour les plus précieuses, aux mots doux les plus jolis, des petits carrés de papier pliés et insignifiants, des petits mots griffonnés à la page de nos anniversaires, tout ça et plus encore, l'encre, photographiée ou déliée, reste pour toujours dans l'Histoire, sur la peau, dans les albums, dans les cadres, et dans la mémoire.

De mes agendas de sixième à la terminale, des visages et des fous rires, des gens que notre coeur a aimé de prés ou de loin, des blessures et des joies, tout a été conservé dans mon coeur et dans mes yeux.

Il suffira de sentir un parfum, d'entendre une chanson, ou de frôler une image du bout des doigts pour monter à bord de mon propre vaisseau à remonter le temps. L'émotion est immédiatement la même, fugace, reconnaissable entre mille, irremplaçable.

Chaque décennie est rangée correctement dans la boîte noire et il semble qu'il reste encore pas mal de place.

Pour les jours du présent qui deviennent des souvenirs quand le soleil se couche, pour ces piques niques au Parc Vauban, ces balades dans la ville, ces footings improvisés, ces surprises dans les cours du vieux lille et ces séances cinés au pied d'une cheminée, ces photos prés de la piscine, ces bisous sous les arbres et ces balades en barque, ces petites piqûres de rappel qui te font te souvenir que tu es vivant.

Vivant et libre. Parce que la mémoire se travaille pour ne rien oublier, sans s'encombrer, sans que cela ne pèse lourd sur nos paupières, juste assez pour être celui ou celle qu'on est, une personne avec une histoire.

Mon histoire continue de s'écrire à mesure que je "grandis", à mesure que j'élève mon âme et mon esprit, et vous, mes amis, mes lecteurs, vous m'accompagnez sur ce beau chemin qu'est la vie.

Croisons nos vies de temps en temps....

Je vous embrasse.


18 juil. 2016

Love etc

J'en vois des choses passer sur les écrans, j'en entends des mots, pas toujours bien choisis, pas toujours bien dits, j'en vois des visages défaits, et l'inquiétude creuser des joues.

La tentation est grande de se dire "c'est reparti la tristesse"

Mais hier, quand j'attendais un de mes amis à l'aéroport de Zaventem, lieu si durement touché il y a quelques temps, les scènes de retrouvailles, les petits corps qui s'élancent dans les bras de leurs grands parents, des amoureux qui se revoient enfin, ont chassé tout le reste, les inquiétudes, la tristesse, la colère, l'incompréhension, l'épuisement.

L'amour. Il est intrinsèque à chacun de nous, nous sommes faits pour ça.

Alors le nier est inutile, aimer fait partie de la vie, aimer ses amis, aimer son prochain, aimer naturellement sans même avoir besoin de se poser la question.

On m'interroge toujours sur ce que j'attends de la vie, sur ce qui me manque pour être heureuse.

Je ne devrais pas forcément le dire comme ça, et parfois je me demande si ce n'est pas un peu indécent, mais je suis déjà heureuse.

En fait, se connaître soi, s'accomplir, s'apprécier, s'épanouir en tant que soi, c'est la clé du bonheur.

Une de ces jolies clés ouvragées, une de ces jolies clés qui ouvrent toutes les portes, nous sommes responsables de notre bonheur, et malheureusement aussi de notre malheur car nous avons tendance à rester bloqués sur les événements négatifs de la vie, sans jamais les laisser venir et repartir simplement.

Il y a toujours une voix en nous qui nous oblige à nous débattre, à ressasser, à reprendre, à refaire le film.

C'est exactement par là que je suis passée; Et que j'ai laissé ça derrière moi.

Le bonheur c'est respirer. Je regardais les familles à vélo, avec leurs petits à leurs côtés sur leur mini bicyclette, sentant l'air chaud me caresser le visage et la douceur du moment m'est apparue. 

Le bonheur c'est ça.

Mais on a beau le dire, on ne le conçoit pas. Et les événements tragiques à répétition, dans le monde et chez nous, nous font - a priori- prendre conscience de la brieveté de l'existence, et dès lors de son caractère sacré.

L'amour, c'est l'oxygène de cette vie, aimer vivre est essentiel et c'est le début de tout.

Bien sûr, être aimé, regardé, choyé, être au centre des attentions, plaire, séduire, c'est agréable, comment le nier.

Mais ce n'est plus l'essentiel aujourd'hui.

L'amour c'est un tout, un sentiment de liberté, une absence totale d'entrave, un alignement entre nos pensées et notre vie, entre ce que nous voulons être et ce que nous sommes.

L'amour est partout et en chacun de nous, nous ne sommes jamais seuls, à condition d'être vraiment honnêtes avec nous-mêmes, et évidemment avec les autres.

J'ai été sollicitée dernièrement, comment dire le contraire, par des gens que j'ai aimé, profondément, passionnément, mais dans des contextes inconfortables, et donc, porteurs de fantasmes et en dehors de toute réalité.

Quel chemin ai-je eu besoin de parcourir pour le comprendre?

En faisant le tri dans ma messagerie, j'ai retrouvé des mails, surgis du passé, témoins des amours passés, et aussi des mails d'amies, notamment un mail de mon amie Jeanne, datant de 2008. 

Il est aussi là l'amour vous voyez, ce mail, tout simple, resté là depuis tout ce temps, est archivé, précieusement, parce qu'en le relisant, j'ai ressenti, non la tristesse ravivée, mais de l'amour.

Quand on m'accuse d'avoir été trop ou pas assez comme ci ou comme ça, je réponds honnêtement, je ne me cache pas derrière le masque de dupe que j'ai trop longtemps utilisé, créant un déséquilibre dans mes rapports humains.

Quand on me sollicite, sur le modèle d'anciens comportements agréables certes, mais qui mènent inévitablement à une impasse douloureuse, je réponds tout aussi honnêtement.

Et ça, c'est aussi de l'amour, de l'amour-propre.

En ces temps agités et pour ne pas céder à l'affolement, à l'hystérie collective, à la haine de l'autre, au sceptisime général....réfléchissons, tranquillement, pourquoi ne pas laisser aller notre trop plein d'amour, d'affection, de câlins, de tendresse à la fois vers les autres mais aussi vers nous-mêmes?

Pourquoi les freiner?

Tomber amoureux, être bienveillants, regarder les autres comme si on les aimait alors qu'on les voit pour la première fois, ça fait tellement de bien!

Allez! Comme dirait Sam dans Love Actually, "allons nous gaver d'amour jusqu'à en crever"

Je vous embrasse trés fort.









3 juil. 2016

Epictète le retour.

C'est l'histoire toute simple d'un succès. 

Comment atteint-on le succès? Avec du travail, de la perséverance, et beaucoup de détermination.

Mais le facteur principal pour réussir, pour aller au bout d'un rêve, c'est de ne pas renoncer.

En pleine tempête dans ma tête, je cherchais ma voie, alors qu'elle était sous mon nez. 

Ma chronique régulière dans Lemon, le blog, les livres, tout me poussait naturellement vers l'écriture, et comme en plus j'aime le contact et les gens, vers le journalisme.

Alors l'idée a germé, a pris de plus en plus de place, arrosée par mon amour des mots, par mon besoin de mettre en valeur les autres, avec bienveillance.

Et j'ai rencontré par mots interposés Isalou que vous connaissez déjà, puisque j'en ai parlé ici.

J'ai commencé à me lever plus tôt, j'ai fini d'écrire mon livre, celui auquel je tenais si fort, parce qu'il clôturait ma vie d'avant et ouvrait la porte à celle de maintenant.

Et pendant que j'y étais, j'ai décidé d'aller vers le destin: j'ai parlé de mon projet à une amie qui m'a aiguillée vers la bonne personne, dans la bonne école.

Timidement, du haut de mes 35 printemps tout neufs, j'ai gravi les trois marches et je suis rentrée dans le hall, j'ai demandé à parler à la personne qui m'avait été recommandée, j'en suis ressortie avec la conviction d'avoir trouvé ce qu'il me fallait, mais dans un délai extrêmement court: nous étions le 7 mars, je devais réussir à tout savoir pour le 10 mai, en travaillant 35 heures par semaine.

Alors j'ai accepté le défi lancé à moi-même, j'ai commencé à me documenter, j'ai racheté des fiches cartonnées, du matériel pour réviser, et une fois le livre terminé, j'ai commencé tôt le matin, à travailler, à lire, à réviser, à apprendre, j'ai décortiqué, épluché, investigué dans les méandres de l'actualité, j'ai vraiment bien travaillé avec force et détermination, surfant sur l'adrénaline de cette nouvelle vie qui s'ouvrait à moi, avec l'endorphine de ceux qui ont envie de réussir.

Et puis un soir, comme n'importe quel autre soir, sans doute un dimanche pluvieux d'avril, j'ai réfléchi, avec lucidité (le truc qu'on ne doit pas faire, non vraiment jamais, quand on veut réussir dans la vie) et j'ai pesé le pour et le contre de ce que je faisais, à quoi bon finalement puisque financièrement je ne m'en sortirai pas, que je ne pourrais ni payer l'école ni le concours lui même, que je ne pourrais pas vivre durant un an sans argent etc...bref, l'adulte chiant était de retour pour brimer le jeune fou qui tenait la barre de ma vie depuis un mois.

Ainsi, à quinze jours de la date limite d'inscription, j'ai renoncé.

J'ai rangé mes cahiers, mes livres, mes belles ambitions, à l'année prochaine tiens.

Et je suis retournée bosser, vide, triste, pleine de doutes, mais certaine d'avoir pris la décision la plus rationnelle, raisonnable;

Je me suis aussi pris un sermon par mon ostéo qui m'a dit que je pouvais tout réussir, parce que j'en étais capable, que je n'avais besoin de rien, d'aucun diplôme supplémentaire, qu'il suffisait de demander.

Bon, ça réveille, certes, mais ça n'arrange pas mes bidons. Où trouver ce job rêvé qui allait me rapporter la somme nécessaire pour réussir mon projet? Il m'a dit de chercher. 

Au même moment, une jeune femme cliente de la boutique, avec qui j'avais sympathisé, m'a motivée, en s'inscrivant aussi au concours, le feu sacré se ravivait. Je ne vis que de défis :)

La "scintilla" comme on dit en italien, l'étincelle qui a remis le feu aux poudres, c'est le mail que j'ai envoyé à la personne que j'avais rencontrée aux portes ouvertes, à qui j'ai exposé mon dilemme, et le vrai frein; c'est à dire, l'argent. Sa réponse m'a transcendée, dans la minute elle m'a écrit que c'était possible, que d'autres étaient passés par là avant moi dans l'école, qu'il fallait que je prenne la décision la plus juste pour moi.

Mon coeur a éclaté: ok j'y vais.

Je me suis remise au travail, j'ai accepté l'aide que deux petits anges m'avaient proposé pour l'inscription au concours et j'ai envoyé le dossier deux jours avant la clôture des inscriptions. Sur le fil. Dans la galerie marchande déserte où je faisais mes dernières photocopies, un air bien connu de Duffy m'insufflait que je prenais la bonne décision.

J'y suis allée. J'ai passé les écrits avec un moral de battante, de gagnante, j'ai tout donné.

Et .....j'ai obtenu des résultats incroyables aux écrits. J'en aurais pleuré, si je n'avais pas au fond de moi la certitude de l'évidence, c'est ce que mon coeur me dictait depuis le début! Sacré coeur, je t'écouterai religieusement la prochaine fois.

Bref, le temps des oraux arrivait, un oral de motivation, trois semaines après, j'ai de nouveau travaillé, révisé, relu, scruté, comme une junkie en manque de savoir. On pouvait me poser des questions d'actu, je devais tout savoir.

L'oral....ce moment où le jury te scanne, te regarde, t'observe,et te pose les questions à l'envers, mais toujours avec sympathie et bienveillance, et te teste jusqu'à la dernière minute.

L'oral, réminescence de ma vie passée, ma "spécialité" qui au cours de l'oral blanc avec mon meilleur ami m'a destabilisée, a fait fuir ma voix, a fait peur à mes mains.

Deux jours après, un mail à dix heures, en plein rush du déstockage dans la boutique où je travaille, pas le temps de réaliser vraiment, et pourtant....pourtant c'est OUI. 

Admise! alors que quelques semaines auparavant j'avais douté, j'avais pris peur, j'avais trébuché sur des considérations bassement matérielles, parce que c'est ce que les adultes font quand ils ont peur, ils reculent.

Mon coeur a bondi à l'intérieur de ma poitrine, et pourtant je n'ai pas ressenti autre chose, comme si tout était là, comme le disait Dominique, tout était prêt, je n'avais qu'à récolter.

Et les amis, qui ne se disaient pas surpris.

Et prise dans le tourbillon du travail, je réalisais que chaque étape avait eu lieu à une date importante, l'anniversaire d'une amie proche aux écrits, l'anniversaire de mon frère de coeur aux résultats des écrits, l'anniversaire d'un ami à l'oral, l'anniversaire de mes deux cousines au résultat final, l'anniversaire de mariage de ma meilleure amie la rentrée.

Tout est écrit? Je ne sais pas mais si c'est le cas, j'ai envie de vous dire: ne renoncez jamais, ne vous auto sabotez pas, ne perdez pas vos rêves de vue, allez au bout de votre projet, n'ayez pas peur.

J'ai réussi à décrocher mon ticket d'entrée dans la meilleure école de journalisme de France, parce que, après avoir renoncé, j'ai décidé que ça suffisait maintenant, et qu'il fallait oser, on verrait plus tard pour les problèmes.

Et vous savez quoi? Il n'y a plus de problèmes, ni de travail, ni d'argent, parce que la vie s'est chargée de me récompenser.

Niveau timing, c'est incroyable car mon aventure professionnelle à la boutique s'achève fin juillet, et mon père m'a proposé son aide pour l'école, et pour une fois, j'ai rangé mon orgueil et j'ai accepté.

Si tout est là et que je dois récolter, alors d'accord, je joue le jeu, et visiblement, j'ai raison.

Je suis surprise, je suis heureuse, je suis encore incrédule, mais en tout cas, malgré les doutes: JE SUIS LA et j'ai réussi!!!! Dans un an, après douze mois de formation, je serai journaliste hebdomadaire régionale.

JE SERAI JOURNALISTE HEBDOMADAIRE REGIONALE.

Ouais! moi! toute seule! :)

J'en ai fait du chemin non? Et bien, rappelez vous que rien n'arrive par hasard, qu'un jour de juin 2010, vous vous trouvez à Montréal et votre amie de toujours vous aide à créer un blog, malgré vos peurs et vos doutes, votre auto sabotage à la noix et vos craintes infondées , que ce blog grandit et que nous sommes à 50000 visites en six ans, qu'on vous souffle que vous devriez écrire un livre, et que vous osez envoyer un manuscrit malgré vos peurs et vos doutes,  que vous osez la boutade sur les billets d'humeur à des inconnus et que vous décrochez une rubrique dans un magnifique magazine lillois malgré vos peurs et vos doutes , que vous finissez par comprendre que votre vie est là, et que vous écrivez un livre, que vous recommencez intégralement, malgré vos peurs et vos doutes et que pour couronner le tout vous êtes admise à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille malgré vos fucking peurs et vos criss de doutes!

N'ayez pas peur! Je suis l'exemple peut-être chaotique et incertain mais toutefois réel, que malgré les peurs et les doutes, ON ARRIVE PARTOUT si on écoute son coeur.

Voilà. C'était le billet d'humeur du jour. Croire en soi. Malgré. Les peurs. Et. Les Doutes.

Et puisque les bonnes nouvelles n'arrivent jamais seules, il y a du soleil (oui! A Lille) et j'ai des projets de rédaction pour cet été dont je vous parle trés vite.Du concret, du vrai, du puissant.

Merci à tous. Vous me soutenez, vous m'inspirez, vous m'aidez, vous m'aimez. Je n'ai besoin que de ça.

Je vous embrasse et je vous souhaite une excellente journée et si vous partez (déjà????je plaisante!) un trés bel été.



Y a des copains!