14 déc. 2015

Joie de Vivre

L'expo qui te donne envie d'être heureux pour toujours, extatique, enthousiaste, le sourire aux lèvres, la joie dans le coeur, c'est indéniablement "La Joie de Vivre" dans le cadre de Renaissances Lille 3000 au Palais des Beaux Arts de Lille.

Dès l'entrée de l'exposition, tout est fait pour donner le sourire, le pouvoir des mots, les couleurs, l'agencement, les petites phrases parsemées ça et là, les scènes de joie, de liesse, de fêtes, de partage, tout est mis en place pour susciter la joie du visiteur. On sourit. On rit même et au retour on tombe sur ça:


Je ne sais pas quel effet ça vous fait à vous mais sur moi c'est immédiat: LA JOIE! je suis conquise par Gene Kelly heureux, gai, joyeux, amoureux, je souris inexorablement.

Savez-vous que seul l'homme est doué des muscles faciaux lui permettant de rire? De tous les mammifères c'est le seul à pouvoir le faire.

On devrait donc en faire usage comme une chance!


Tous les sens sont en éveil dans cette exposition, quel merveilleux travail!

Tableaux, photos, sculptures, de trés grands noms, tels que Pablo Picasso que l'on retrouve sur l'affiche de l'exposition, Rodin, Niki de Saint Phalle....

Le soleil nous accueille, la joie nous accompagne, la sensualité, les liens, le bonheur et tout ce qui existe dans la vie de plus plaisant est là, sous nos yeux.

Ces yeux sont happés par la lumière de mots qui réchauffent le coeur mieux que n'importe quel discours:

Et notre cerveau affectionne ces mots doux, ces expressions de joie, tant de belles choses réunies en un si bel endroit.....

Vous ne pouvez pas rater ça, et surtout, vous serez heureux d'avoir vécu un aussi beau moment.

Plus qu'une simple exposition, la joie de vivre est une expérience!

N'oubliez pas de faire un tour à la boutique de l'expo.....de grands moments vous attendent et quelques souvenirs à emporter pour ne jamais oublier la chance d'être joyeux en tout temps!

A voir jusqu'au 17 janvier 2016. Mais pour longtemps dans les esprits! #Merci #Lille













Y a d'la joie! : Debout et Zébrés.

Y a d'la joie! : Debout et Zébrés.

Debout et Zébrés.

On pourrait croire que je pars en vrille et que je parle de politique sur un blog qui n'a aucun rapport de près ou de loin avec ça et que je ne suis pas qualifiée ou je ne sais quoi.

Voilà ça c'est dit on peut commencer la vraie lecture de fond.

De quoi vais-je vous parler mes amis? De nous.

Oui de nous, citoyens français soit 66,3 millions de personnes. 

Nous qui,  à part la révolution française en 1789 qui dans la précipitation a créé de nouveaux régimes politiques successifs vite fait, pour nous  retrouver sous la coupe d'un nouveau père (car tout est ici question de paternalisme, papa va le faire, ne t'inquiètes pas, ne réagis pas, ne dis rien, paies, tais toi, votes pour moi je suis ton père Luke) n'avons fait que défiler dans la rue pour exprimer notre mécontentement.

Alors, qu'on soit bien clair, les temps ont changé, nous sommes à l'aube de l'année 2016 et défliler dans la rue ne suffira pas.

Il va falloir sortir de cet assistanat à la papa (De Gaulle, Mitterrand, Chirac) parce que c'est terminé tout ça.

Aujourd'hui, c'est plus que jamais à nous, citoyens, nous le plus grand nombre, nous qui sommes concernés par tout ce qui ne se passe pas.

J'en ai fait des manifs, j'en ai battu des pavés, contre untel, pour tel droit, pour telle avancée, pour telle raison, j'ai toujours cru que c'était juste, et je sais que nous avions raison de le faire.

Bloquer le pays, paralyser les routes ne suffit pas.

Alors que faire? Voter pour des extrêmes ? Mais enfin! Réveillons-nous! Agissons au lieu de faire encore n'importe quoi.

Il est temps que la société civile se relève, regardez en Espagne, les "podemos" regardez ailleurs en Europe, posez vous les vraies questions! Laisseriez vous gouverner votre vie par quelqu'un d'autre que vous?

Jamais de la vie! Vous me rassurez! Alors comment peut on accepter de se laisser mener par le bout du nez depuis si longtemps par un groupe de personnes diplômées mais dénuées de bon sens, de pragmatisme, de réalisme même, ils sont si peu et pourtant nous leur avons laissé les pleins pouvoirs! Ils décident de tout!

Je n'appelle pas ici à l'insurrection, mais à la révolution de nos consciences de citoyens, loin des clivages politiques qui ne concernent en rien la société civile que nous représentons à 66 millions de personnes!

J'appelle au réveil de la léthargie, je nous demande d'arrêter de croire à l'homme providentiel, personne au niveau démocratique en tous cas, chacun croit en ce qu'il veut, ne viendra sauver le pays! NOUS devons le faire en faisant preuve de solidarité, de bon sens, de partage, nous sommes tous dans le même bateau, le fuir ne sert à rien, le faire couler davantage ne me semble pas opportun et pourtant c'est bien ce que l'on fait!

Comment est-il encore possible de croire que d'autres que nous savent mieux que nous ce qui nous convient?

Je ne suis pas tombée sur la tête, et j'ai au contraire une énergie nouvelle et salutaire, depuis que j'ai dû me débrouiller seule pour sortir la tête de l'eau.

Il suffit de le vouloir, il suffit d'arrêter qu'on décide pour nous, il suffit de se remuer, d'accepter de décider, de s'émanciper, de se lancer dans la vie sans parachute, pour que plus personne ne nous impose des choses si elles ne sont pas justes, justes pour tous, pas pour le plus grand nombre, il faut se creuser la cervelle, pour apporter aux hommes sachants en communication et stratégie qui dirigent notre bateau, des VRAIES solutions, durables, perennes car déjà réalisées!

Je pense trés sincèrement qu'il est temps de réagir.

Et de réagir sans égoïsme, sans envier son voisin, de trouver des solutions pour vivre ensemble correctement, de se tendre la main, de se parler.

Combien sommes-nous à ne pas connaître nos voisins ? Combien sommes-nous à ne pas dire bonjour ni aurevoir dans le train, le métro, la salle d'attente, la boulangerie?

Pourquoi voyons-nous les autres comme un danger et non comme des alliés, au sens noble du terme, des gens avec qui faire alliance, nouer, tisser des liens?

J'ignore comment notre façon de vivre ensemble s'est autant dégradée. Je ne peux que le regretter.

J'ignore pourquoi dans ce beau pays, de toutes les couleurs et de toutes les origines, on n'est pas capable juste d'apprécier de vivre dans un pays développé, qui nous offre le confort pour la plupart, comme de boire de l'eau potable, d'être en bonne santé, de nous instruire, d'aller et venir, de faire un peu ce que l'on veut, liberté, liberté chérie, que le monde nous envie et que les fanatiques veulent nous voler.

J'ignore pourquoi nous sommes contre par principe, pas contents, râleurs, pour la forme, au lieu de nous élever d'une seule voix, au lieu de décider, au lieu d'être consultés et d'exiger de l'être.

J'ignore pourquoi en France en 2015, des enfants sortent de l'école publique sans savoir lire et écrire, et pourtant obtiennent diplômes et niveaux, en faisant mille fautes d'orthographe et en butant sur chaque mot à la lecture du journal.

J'ignore pourquoi tant de gens perdent tout, jusqu'à finir dans la rue, servant sans doute d'exemple pour obéir au système, comme le disait un personnage de Vernon SUBUTEX de Virginie DESPENTES.

Je n'en sais rien.

Mais maintenant ça suffit de se plaindre, de s'apitoyer sur notre sort, de se donner des coups de coude et de boire un coup pour que ça passe.

C'est l'heure du coup de pied aux fesses, l'heure du réveiil, l'heure de reprendre le pays en main.

Les régions ont eu chaud hier soir. Aujourd'hui, les hommes politiques continuent presque à pleurer tout en se mettant des baffes entre deux sanglots.

Cela fait trop longtemps que ça dure!

Pendant l'année qui vient de s'écouler, et alors que je le découvrais seulement (je l'ai découvert au meilleur moment de sa carrière!) Alexandre Jardin lui aussi a décidé de se réveiller et de réveiller ses concitoyens.

Il a créé le mouvement citoyen Bleu Blanc Zèbre, mis en place de vraies actions avec les collectivités locales, les maires, les "faizeux" comme il les appelle, ceux qui font, au lieu de bla blater.

Le programme lire et faire lire, le compte nickel, l'éducation par le sport, le conseil du coin, les livres au mac do et tant d'autres initiatives qui fonctionnent, qui s'enracinent qui font bouger les gens, les choses, les mentalités.

Ce n'est pas de la politique, c'est sortir des rails tracés pour nous, devenir auteurs, acteurs de notre vie.

Alexandre Jardin, c'est quand même le gars qui a osé voir la vérité sur sa famille, qui a bougé les rangs, qui a jeté un pavé dans une mare lisse, qui aurait pu continuer peinard à vivre une vie peinard dans le mensonge familial mais qui a décidé de dire la vérité! Et de vivre pour de vrai. Et d'être VIVANT.

Mon ostéo m'a dit trés judicieusement il y a trois ans quand nous nous sommes rencontrés:" il y a des gens qui sont morts mais qui ne le savent pas."

J'ai compris. Je suis revenue de ce monde là moi-même il y a deux ans, mais vraiment totalement depuis quelques mois maintenant. Je suis en vie, j'ai besoin de faire bouger les choses, de faire sortir mes semblables de leur léthargie, de leur ralentissement du rythme cardiaque, de leur lonnnnnnnng sommeil.

Comme si les gens s'étaient tous piqués en cousant et avaient sombré dans un long sommeil depuis des années.

Ne nous plaignons plus! Agissons! Chacun fait sa part, et ça repart.

De mon côté, dans mon besoin d'action, j'ai créé le groupe "Lille suspends ton café" pour venir en aide aux personnes en difficulté, dans la rue ou ailleurs.

Parce que je crois qu'il n'y a pas de hasard, et qu'on fait de meilleures rencontres assis au café, au milieu des autres, que seul dehors. 

Parce que je sais, pour l'avoir vécu, que parfois, il suffit d'un sourire, d'un éclat, d'une étincelle pour faire renaître l'espoir.

Parce que je n'ai pas l'intention de sauver le monde, mais si je pouvais au moins parler, aider, améliorer, je le fais.

Parce qu'on ne va pas s'arrêter à la chaleur humaine, au café, on va aller jusqu'aux baguettes, aux cornets de pâtes en négociant des tarifs, aux parts de pizzas, aux barquettes de frites suspendues.

Parce que le but c'est d'aider, de parler, d'écouter, d'échanger, de fendre les carapaces et d'apprivoiser les autres, comme le petit prince et le renard.

J'ai 35 ans dans deux mois. Il y a trois ans, je ne pensais pas un seul instant écrire ces lignes.

Avocat, je me sentais m'enliser dans des rails qui n'étaient pas les miens.

J'ai sauté du train. J'ai passé deux ans à me réparer. Aujourd'hui je suis prête pour le défi. Je suis prête pour vivre dans ce pays que j'aime, qui m'a vue naître, qui a fait de moi une femme libre et indépendante aux cheveux courts et à la répartie ciselée.

Je suis prête parce que j'ai changé, et que je peux aider les autres à devenir eux-mêmes, certains de mes anciens étudiants l'ont expérimenté avec succès. Le but n'est pas d'endoctriner, mais d'accompagner, de faire preuve de patience, de justesse, de clairvoyance.

Je nous souhaite à tous de réussir à faire notre part, de réussir à devenir la meilleure part de nous-mêmes, individuellement et pour le pays, d'en faire une Nation juste, adulte, responsable, de réparer les maux, de renouer la confiance, de tendre la main et d'accepter de l'aide.

C'est mon souhait, c'est mon action. Je veux être le changement que je souhaite pour le monde, donc pour nous tous.

Relevons nos manches, relevons la tête, soyons à la hauteur de ce que nous sommes, des zèbres, libres et doués sous nos habits de chevaux de traie dociles.

Faisons renaître la Joie de vivre en France. Soyons pour au lieu d'être contre, soyons vivants, positifs, heureux car acteurs de notre vie! Quel programme enthousiasmant! 

Je vous embrasse trés trés fort.


1 déc. 2015

Caffè sospeso

A Naples, des personnes ont commencé à payer trois cafés dont deux suspendus.

Les cafés suspendus 'Caffè sospesi" ce sont des cafés que les gens paient et mettent en attente, pour qui en aura besoin.

Et ça a commencé à se propager, et maintenant c'est notre tour.

J'ai lu un article sur ce sujet, j'ai trouvé ça simple et beau, alors j'ai créé un groupe, une cagnotte et surtout des stickers pour que les cafetiers puissent s'identifier.

L'idée est juste de dépanner les autres.

Quand on se retrouve sans rien, sans argent (et ça peut arriver strictement à TOUT LE MONDE) c'est appréciable de savoir que quelqu'un qui va mieux que nous a participé à deux minutes de chaleur humaine, deux minutes pour s'asseoir au chaud et boire un café.

On va étendre ça aux boulangeries plus tard. Mais déjà, rien de moins cher qu'un café et tellement de satisfactions! D'avoir aidé, d'avoir donné, d'avoir permis à quelqu'un dans le pétrin de se poser, de s'humaniser.

Alors on ne sauvera pas la planète entière, certes, mais le colibri non plus n'a pas sauvé la forêt en flammes, il a fait sa part.

Le groupe "bonheur suspendu" est né de cette idée.

La cagnotte permet d'avancer quelques cafés dans les lieux qui acceptent de collaborer, personne n'a rien à perdre, chacun fait ce qu'il veut.

Il s'agit d'entraide, de joie, de chaleur humaine, de citoyenneté.

Pour que l'élan de générosité perdure au delà de cette inititative, j'ai prévenu le collectif Une touche d'espoir qui distribue les repas bénévolement aux sans abris de Lille.

L'argent de la cagnotte qui ne serait pas utilisé serait sous forme de dons pour eux.

La liste des cafetiers "BS" (bonheur suspendu) leur sera transmise pour que les personnes dans le besoin sachent se repérer sans se faire jeter.

Voilà, c'est maintenant et c'est tout de suite qu'il faut agir, pour soi et donc pour les autres.

Si vous voulez prendre part au projet voici le lien : https://www.facebook.com/groups/168797473472903

la cagnotte c'est par ici : https://www.leetchi.com//c/solidarite-de-bonheur-suspendu

Et les bisous c'est là : je vous embrasse :)

15 nov. 2015

Love Actually

http://youtu.be/uTpn5_NMieI

One love.

Je ne sais comment répondre autrement à la violence et à la haine que par l'amour.

Quand quelqu'un souffre, quand quelqu'un perd un proche, quand quelqu'un meurt, la première réaction de mon corps et de mon cœur est de déborder d'amour.

A mes yeux nous en sommes tous capables et quand la barbarie fanatique nous atteint c'est la seule réponse que nous devons apporter. S'aimer, aimer son voisin comme on s'aimerait soi même, il n'y a rien qui soit plus important, indéboulonnable, indétrônable par la folie.

On peut bien rire de moi ....on peut.

Mais derrière le cynisme et la peur, voyez quels messages nous envoie le monde entier: des messages d'amour et de paix

Rien d'autre.

Les gens ne se disent que des mots réconfortants, apportent que du soutien, de la bienveillance et de l'Amour.

Il en faut pour remonter la pente. Pour comprendre que la folie frappe aveuglément chaque pays où il est visible d'être heureux.

Étions nous heureux jeudi? Vendredi matin ou après midi?

Oui. Nous l'étions. Heureux mais désunis. Heureux mais nombreux à ne pas en être conscients

Aujourd'hui, il va falloir se réveiller et que notre amour, notre union, notre solidarité nationale et mondiale ne s'arrête JAMAIS.

Après"Charlie" nous avons oublié.

Ce deuxième coup de semonce nous montre comme la Nation UNIE est belle et forte. Car c'est cette union qui tiendra bon qui nous aidera qui empêchera la déviance , la colère et la haine.

Aussi, je voudrais remercier la France comme une amie: Merci de tout mon cœur d'avoir permis à mon grand père qui a tout oublié, de venir ici et de bâtir sa vie et sa famille, merci de m'avoir permis de naître et de grandir en paix, quelques soient les circonstances de mon enfance, merci de m'avoir ouvert la porte de ton école, de ta bibliothèque, merci de m'avoir appris à lire et à écrire, merci de m'avoir permis de me soigner, de passer mon permis en tant que femme, merci de m'avoir ouvert l'université, de m'avoir appris la Justice, de m'avoir ouvert les yeux, merci de m'avoir donné des amis de toutes les couleurs et origines, de m'avoir permis d'écouter de la musique et d'aller au cinéma, merci de me donner la liberté de tout changer pour tout recommencer, merci de me permettre de voter, de m'exprimer et de savoir, merci de me laisser faire mes choix, de porter des cheveux courts ou de mettre des pantalons, d'être célibataire ou de me marier, de faire ou non des enfants.

Merci d'être ma mère, ma soeur mon amie.

Tu n'es pas parfaite, tu es malmenée mais tu es libre et indépendante, farouchement amoureuse et fraternelle, tu es chaque personne touchée vendredi soir, tu pourrais être moi.

Alors.....il va falloir que tu renaisses, que tu reprennes des forces, que tes habitants te réconfortent t'aiment et te soutiennent, s'aiment et se soutiennent pour que tu sois forte il faut que tes enfants s'unissent comme une famille doit le faire dans la tourmente, comme un groupe d'amis se soude face au tragique.

Pour que la paix revienne, que tes multi couleurs rejaillissent, il faut que tu acceptes d'aimer et d'être aimée. 

Je te le dis avec pudeur, comme je ne te l'avais encore jamais dit, quand tu es l'amour, France, je t'aime.

Courage à chacun de vous, je vous embrasse.



30 oct. 2015

Chance

Quelle chance inouïe de pouvoir se lever chaque matin, dans la chaleur molletonnée d'une couette propre, dans notre chambre, blottis contre un chat ronronnant et réveillé par les murmures musicaux d'un réveil matin.

Quelle chance de pouvoir s'étirer,longuement,de prendre quelques secondes pour émerger, de se lever dans le calme ou le tumulte joyeux d'une famille.

Quelle chance d'avoir l'insouciance de ne pas craindre le lendemain, de faire des projets, d'avoir le luxe de se plaindre du temps qu'il fait ou des bouchons sur la route.

Combien sommes nous à ne pas réaliser notre chance? Combien sommes nous à ne pas en profiter?

La vie est loin d'être simple ou lisse ou linéaire, les joies et les peines sont là pour que chacun puisse réaliser sa chance chaque jour.

Hier n'existe plus, demain pas encore, seul aujourd'hui est réel.

Qu'avez vous fait de ce temps offert?

Êtes vous conscient de la beauté du matin des couleurs au dehors?

Quand une personne disparaît dans notre entourage, proche ou lointain, on se surprend à penser ces choses simples.

Moi qui suis en vie, comment vais-je célébrer cette chance aujourd'hui?

Je vous embrasse.

16 oct. 2015

L'impact

Je me pose souvent cette question ces derniers temps. Quel impact ont mes changements sur les autres pour recevoir tant de questions ou constater tant de réactions étranges face à ma façon de vivre?

Si je partage mon évolution, ce n'est pas pour imposer aux autres mon mode de vie ou mes changements mais bien pour partager. Mon intention est de faire participer le plus grand nombre aux étapes du changement car je sais qu'il n'est pas évident de changer du jour au lendemain, que chaque étape que je vis, quelqu'un l'a vécu avant moi et quelqu'un la vivra après moi.

Que j'arrête le gluten, le sucre, la voiture, la télé ou le lait de vache ne concerne que moi on est d'accord. 

Mais si j'en parle, ce n'est pas pour faire mon intéressante comme on dit à l'école primaire, ni pour vous contraindre, vous qui me lisez, à emprunter le même chemin.

C'est simplement parce que j'ai découvert qu'une autre voie que celle qui nous est "proposée" est possible, celle que l'on choisit.

Je m'interroge chaque jour sur ce que cela coûte aux autres de m'écouter parler de ce que j'ai changé dans ma vie. Je constate de l'étonnement, de la peur, de la gêne et parfois cachée derrière un bon mot, de l'esprit et de l'humour, une forme d'envie (d'avoir passé le pas)

Je ne suis pas plus forte ou plus intéressante, je n'ai rien de plus que vous.

J'ai perdu une amie chère et le monde a cessé de tourner quelques instants. L'instant d'après, les voitures continuaient de rouler, les trains et les avions partaient toujours à l'heure et aucun cataclysme n'avait eu lieu.

Le marchand de fleurs vendait des fleurs et la boulangère du pain. Rien de perceptible ne pouvait casser le rythme du monde.

Pourtant dans mon for intérieur, tout était bousculé. Le jour où j'ai appris sa maladie, le jour où je l'ai vu abîmée par la chimio, le jour où je l'ai vu la première fois avec ses nouveaux cheveux après la repousse, le jour où je l'ai vu pour la denrière fois, le dernier texto, le jour où j'ai reçu un appel pour me dire que c'était fini.

Voilà ce qui a bouleversé ma vie, quoiqu'en disent ceux à qui cela fait trop peur pour regarder la vie en face.

Sans cette série de "jours où" sans doute parlerait elle de moi à l'imparfait à ma place ou sans doute pas.

En tous les cas, mon changement a été bousculé par sa vie à elle, par son courage, par sa force, je ne suis pas meilleure, je ne suis pas plus intelligente et je ne sais rien.

Je vis des expériences, je découvre que j'ai un corps, je découvre que je peux m'en occuper parce que c'est nécessaire impérieux, indispensable.

J'évite les maladies, je prends soin de mon âme et de mon cerveau, mais en quoi cela vous met il en danger?

Pourquoi chacun de mes choix doit il être discuté, analysé, décortiqué ou jugé?

Pourquoi quand on élimine quelque chose de sa vie, on doit s'en excuser? Pourquoi pour arrêter de manger quelque chose qui nous empoisonne on doit absolument démontrer physiquement qu'on souffre, alors qu'en fait ça va mieux?

Je n'ai jamais compris.

Pour pouvoir arrêter quelque chose dans la société d'aujourd'hui, il faut presque inventer une excuse pour éviter les questions et les jugements.

Je trouve ça incroyable au sens premier du terme, de devoir justifier un choix.

Chacun est maître de sa propre existence! Demande-t-on à celui qui juge les raisons de ses questions?

Qui a déjà demandé: "pourquoi me poses tu cette question?" au lieu de se justifier à coups d'arguments et de contre arguments?

On me demande sans cesse de parler de ma vie professionnelle précédente, on me demande souvent de témoigner.

Les gens sont-ils restés dans le passé quand j'ai mis en oeuvre deux ans durant tout un tas d'expériences nouvelles pour avancer?

Ai-je pris tant d'avance que seuls mes amis proches sont à mon rythme?

N'a-t-on pas le droit de changer d'avis pour se trouver? Doit-on per forza ABSOLUMENT entrer dans un moule et afficher son étiquette aux yeux du monde pour qu'il soit rassuré?

Parce que ce qui effraie, outre le changement de métier ou d'alimentation, c'est bien le changement tout court.

On se projette, et on s'imagine au bord d'un précipice, "j'en serai incapable". 

Quelle idée!

Les seules limites qui existent sont celles que nous nous posons nous-mêmes!

J'ai eu peur moi aussi. J'ai douté, j'ai eu froid bien sûr.

Mais je n'ai plus jamais emmêlé mes jambes en marchant depuis que j'ai pris le bon chemin, je suis tombée tant de fois, tant d'années, et maintenant, plus rien.

J'ai cru que je n'arriverasi pas à courir, c'est faux, moi aussi j'ai des jambes. J'ai cru que je ne sortirais jamais des ennuis, mais j'ai relevé la tête. J'ai cru que je ne trouverais jamais ma voie, ce que j'aurais envie de faire chaque jour, et j'ai suivi mon instinct.

Quand j'ai débranché et vendu ma télé, on m'a demandé "comment tu vas faire?" sans finir cette question que j'étais sensée comprendre. Faire quoi? Comment je vais faire quoi? vivre? j'y arrive déjà!

Quand j'ai arrêté le sucre on m'a demandé "mais tu n'as pas de manque?" j'ai pensé que le chasseur cueilleur arrivait à pêcher à mains nues sans sa ration de nutella tous les matins.....et le mot manque m'a fait sourire, qui peut me dire qu'il ne s'agit pas d'une drogue?

Pourquoi? Comment? Ah bon? Mais enfin:! tu en as besoin! 

Merci de vous inquiéter pour.... vous mêmes. Vous vous projetez et vous flippez comme si en arrêtant je vous obligeais à modifier votre existence.

Mais pourquoi?

Quand je parlais de politique sur les réseaux sociaux - bien mal m'en a pris puis j'ai découvert la fonction "je ne veux pas voir ça " un peu tardivement -  j'étais à fleur de peau.

Si préoccupée par l'amour de mon prochain, la tolérance et le respect que beaucoup de discours m'horripilaient.

Mon intérêt pour les vrais problèmes s'est alors éveillé: 

Et si pour nous éviter de penser à ce qu'on met dans nos assiettes et dans nos verres, on agitait le spectre de l"étranger" pour nous faire peur, nous faire manger, nous faire boire, nous faire fumer, nous faire oublier qu'en fait tout cela est construit de toutes pièces alors que l'important, l'urgence, est ailleurs?

Qu'y a t il de plus important que la Planète sur laquelle nous vivons et qui a épuisé toutes ses réserves naturelles? Qu'y a t il de plus nécessaire que l'eau potable? qu'y a t il de plus quotidien que la nourriture que nous ingérons?Comment continuer à vivre de la sorte?

Et j'ai découvert qu'on pouvait vivre différemment, que des acteurs citoyens existaient, qu'ils étaient zébrés et qu'on pouvait leur faire confiance car ils agissaient au lieu de parler à 10000 euros la minute dans l'hémicycle pourtant élu en notre nom.

Je ne suis pas une révolutionnaire, je suis d'une nature plutôt optimiste et je crois que tout peut être amélioré.

Oui tout. A condition de le vouloir.

Sinon on peut rester comme ça et attendre que ça se passe. Quand il n'y aura plus rien, on pleurera. A moins que nous ne manquions d'eau potable pour créer des larmes.

C'est du bon sens, c'est un cerveau parfaitement irrigué et sans aucun sucre ajouté ou toxine quelconque qui le pense, je ne suis pas moins
humaine ou plus forte. Je suis juste réveillée, et décidée à ne pas laisser vivre ma vie par d'autres que moi même.

L'impact de mes mots/maux ne peut pas aller au delà de ce qu'ils sont, je ne suis responsable que d'eux. 

Pas du ressenti de ceux qui m'écoutent. Mais je suis disponible pour en discuter. Quand même.

J'avais besoin de partager ces réflexions avec vous, j'aspire au calme intérieur et à l'énergie décuplée, j'espère chaque jour meilleur, et je continuerai à être tolérante envers mon prochain. 

Parce que je ne refuse pas qu'on pense différemment de moi. J'aimerai juste dire que ce que je vis n'est pas une vérité absolue qui s'applique à tous. Juste à moi. Et j'aimerai tellement que cela soit entendu, assimilé, compris et respecté. Comme je le fais pour chacun d'entre vous même quand ça me chiffonne.

Je vous souhaite de pouvoir en faire autant, d'être sûrs de vos choix, de vos convictions, de ne pas avoir peur de qui vous êtes ou voulez devenir. Je vous sais forts, je vous sais capables, je vous devine volontaires mais timides, j'ai confiance en vous pour prendre en mains votre propre destinée.

Je vous embrasse chacun et chacune trés fort car je sais que vous avez hoché la tête plus d'une fois en me lisant.

Prenez bien soin de vous, c'est un conseil, pas un ordre.

A trés bientôt!


12 oct. 2015

One week honey

Oyez Oyez les amis joyeux! Je viens vous donner des nouvelles du front!

Quand j'ai évoqué mon arrêt des sucres raffinés j'ai obtenu un soutien assez surprenant de grand nombre de mes amis, comme si j'arrêtais la cigarette ou que j'entrais en cure de désintoxication.

Pas mal pour un début....:)

Une semaine vient donc de s'écouler et je n'ai jamais été aussi fière d'avoir pris ma vie en main.

Pas d'envie de sucre,aucune sensation de manque visible, pour éviter la faim, j'ai remplacé le sucre industriel par des fruits à coque,des graines et des fruits (deux par jour dans le smoothie du matin) et légumes.

La viande et le poisson existent toujours dans mon alimentation mais une fois par semaine chacun. 

En me documentant j'ai découvert que cette façon de manger s'apparente au flextarisme.

J'aurais appris quelque chose de plus comme quoi, on ne s'ennuie jamais sans télé ni sucre!!

Pour approfondir le sujet,je vous mets un lien intéressant sur le sucre.http://youtu.be/8iV1ocpTPtU

Sinon côté cerveau, je suis calme et moins fatiguée. Et j'ai perdu 1,2 kg donc je vais plutôt bien.

Maintenant que j'ai décidé de prendre soin de moi, j'ai commencé le yoga....en plus du footing et du vélo.

On est plutôt bien parti là non?Je trouve aussi!

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour le point des 15 jours!

D'ici là prenez soin de vous et souvenez vous que vous seuls savez ce qui est bon pour vous 😍

Je vous embrasse!





4 oct. 2015

The sweetiest thing

Après avoir débranché la télévision, et survécu (oui oui la preuve), et après toutes les péripéties alimentaires jusqu'à aujourd'hui, il est temps de passer un cap supplémentaire.

Nous sommes le 4 octobre 2015 et ça va plutôt bien. Mais ça peut encore aller mieux, vous allez voir.

Je suis traitée pour une hypothyroïdie congénitale, ce qui signifie que je suis née sans thyroïde et que pour que les fonctions de cette hormone de croissance continuent à avoir de l'effet, je dois la remplacer artificiellement par le biais du lévothyrox. 

Sur mon organisme, pour ce que j'en sais, ça n'a pas déréglé grand chose, à part mes humeurs évidemment, mais aujourd'hui, elle est contrôlée tous les six mois par un bilan sanguin total où l'on surveille le taux de tsh.

Visiblement je pourrais procréer (ouf!) et ma croissance s'est parfaitement bien déroulée, tant sur le plan physique que psychique.

Pour autant deux observations sont d'ores et déjà nécessaires:

1. Vu le bin's, les contrôles, les prises de sang, les bilans, les visites chez l'endocrinologue et tutti quanti, il eut été intéressant d'adapter un régime alimentaire à tout ce capharnaüm.
J'en ai suivi un , mais j'ai l'intuition que le pain (grrr) mélangé aux pâtes (re grr) et aux Pommes de terre (RE RE GRR) comme base de mon alimentation, tout ceci sans pratiquer d'activité sportive (RE RE RE RE GRRR) ont aidé le surpoids, les problèmes gastriques et alimentaires, les ballonnements, la digestion difficile et je vous passe trés gentiment les détails moins glam.

2. On m'a dit que j'avais une hypothyroïdie. Voilà. C'est tout. Ah si on m'a dit aussi " n'oubliez JAMAIS de prendre votre médicament'.
Oui moi aussi je trouve cela un peu lég' comme explication, sachant que c'est pour toujours, au mieux expliquez moi les gars. 
Alors on ne m'a rien expliqué, donc je vais aller chercher les infos. Enfin je vais savoir ce que j'ai ce que je dois faire, ce que je ne DOIS JAMAIS manger pour ne pas me créer de maladie parallèle et/ou mortelle puisque tout le monde trouve que ça suffit largement comme informations.

Mon désir de comprendre vient -surtout- de la violence des crises intestinales quand j'ingère certains produits que je dois lister pour ne plus jamais avoir aussi mal.

Au début, j'avais mal au ventre quand je mangeais du pain. J'étais malade à chaque mariage (moment si joyeux où on boulotte du pain entre chaque jeu/plat/diapo/danse  et j'ai  longtemps cru que c'était psychologique. (rapport à mon CLD = célibat longue durée)

Tu parles! J'avais juste une violente crise liée à mon allergie au gluten! Parce que je ne le savais pas, ce qui aurait pu être une simple intolérance liée à l'hypothyroïdie s'est aggravée pour devenir aujourd'hui une crise terrible dès la fin d'un compte à rebours de 15 miinutes pétantes (roooo c'est pas joli joli ça mademoiselle!) après l'ingestion de l'aliment empoisonné.

Ensuite, j'ai eu une loooooongue  période de trois ou quatre mois de douleurs violentes accompagnées de leurs feux d'artifice au petit coin (je suis poètique ce soir) que chacun a pu analyser comme du stress.

Tu parles!!!!!! toujours le même problème! Mais PERSONNE n'a voulu chercher! j'ai donc allégremment joué au yoyo pour enfin prendre 30 kilos en quelques mois, puis années. Jusqu'au poids de 112 kgs, magnifique non? Alors que tout cela aurait pu être évité juste avec l'alimentation.

Donc aujourd'hui, après avoir rencontré LA PERSONNE qui m'a sauvé la vie, juste en cherchant au bon endroit (mon ostéo bienaimé) je suis aujourd'hui en mesure de passer un nouveau cap.

Je viens de finir ma dernière bouchée de crumble poire amandes sans gluten de l'année.

J'arrête le sucre.

Ce gentil poison adorable qui m'a bousillé l'intestin pendant des années, c'est fini, over, walou, keutchi.

Terminés les desserts, les merveilleux que j'aime tant, le chocolat qui m'expédie aux toilettes à peine avalé, terminée la crème fouettée sur le latte, les m&m's au travail, les petites douceurs de m**** qui me rendent malade pour RIEN juste par faiblesse parce que je suis complétement droguée!

Mais terminés aussi sucres cachés: pâtes, pommes de terre (oui encore désolée les filles) fruits et autres produits à base de fruits (jus ou yaourts)

Déjà le fait de ne plus avoir de télévision va beaucoup m'aider, et mes lectures aussi (je vous recommande le charme discret de l'intestin!!!)

Ainsi, retour des fruits à coque, noix, noisettes, amandes, ça devrait bien se passer, d'ici la fin de l'année, j'ai clôturé mon rapport au sucre, je dois me sevrer, je pars en désintoxication de mon addiction au sucre.

Je ne suis pas une gloutonne (j'ai quand même, je le rappelle, à la date d'aujourd'hui perdu 33 kilos) 

Ma journée type se résumerait ainsi: petit déjeuner: oeufs brouillés, galettes de riz, fromage frais, confiture, thé vert, compote et fruit, déjeuner: sardines ou filets de thon avec filet d'huile d'olive, riz et légumes, puis en dessert un yaourt soja au chocolat , au goûter, un petit milkshake ou un thé (et des m&ms deux fois minimum par semaine) et au diner par exemple deux tomates et du fromage avec des galettes de riz et un yaourt nature au soja ou un peu de polenta.

De temps en temps, je mange un merveilleux. Et des fois je craque complètement et je grignote les seuls trucs autorisés rapport à mon allergie au gluten c'est limité, un snickers ou un gâteau sans gluten.

Je sais c'est mal. Je ne mange plus de pain, et les pâtes sans gluten une fois par semaine et j'essaie de m'y tenir mais il y a encore trop de sucres. Et trop de coups de barre.

Alors vous allez me demander, comme pour la télé "mais comment vas tu faire?" et bien je vais m'adapter les gars, je vais m'adapter.

J'ai une particularité, et j'ai besoin de savoir si mon système digestif en pâtit, je veux être en bonne santé, ne pas nourrir de cancer ou autre bestiole pourrie, je veux vivre en pleine conscience, je veux rendre hommage à la vie qui m'a offert ce corps et arrêter de me mentir, en faisant comme si prendre un médicament chaque matin pour être une femme comme les autres était parfaitement normal.

Je vous donne rendez vous à ce propos dans 15 jours pour faire le bilan des deux premières semaines sans sucre.

Et puis quand j'aurai passé le cap, couru des kilomètres, et tenu bon, je continuerai ainsi jusqu'à la fin de l'année 2015.

Pour commencer l'année 2016 sereinement.

Et pour m'occuper....j'ai la déco de l'appart à finir, des tas de livres à lire, des films à voir, des photos à trier et imprimer., des amis à voir..... une vie à vivre quoi.....avouez que mon automne hiver 2015 envoie du bois!

D'ici là, je vous embrasse tout plein et vous souhaite une belle soirée.

Je teste plein de trucs, qui sait peut être que ça vous aidera vous aussi à aller mieux.....!

Et si vous êtes intéressé par ce que je raconte, je vous conseille de vous procurer ce livre:


Et mille mercis à mon amie Mél qui a quand même réussi à tenir où j'ai craqué après trois mois l'an dernier à ce rythme. Tu gères! A mon tour :)



28 sept. 2015

Running with Great Body

Depuis deux années maintenant, j'ai commencé à m'occuper de ce que la vie m'a donné de plus précieux, un corps.

D'abord, j'ai cherché à comprendre ce qui l'empêchait d'être en bonne santé, et j'ai trouvé le salut dans une nouvelle forme d'alimentation, en éliminant ce qui l'empoisonnait, le sucre du blé.

J'ai réduit les apports en sucre, ce qui m'a donné un regain d'énergie, un sentiment de satiété plus facilement atteint, et j'ai découvert de nouvelles céréales, même de nouveaux aliments!

Ensuite, j'ai pris soin de ma peau, alors j'ai commencé à boire plus d'eau, pour hydrater mon corps de l'intérieur et à l'extérieur.

Dormir est devenu un vrai plaisir, un besoin et une activité saine.

Et bien entendu, après avoir perdu près de 33 kgs, j'ai ressenti le besoin de bouger ce corps qui avait tant souffert de son inertie.

Il me réclamait de bouger, c'était trés impressionnant! On ne peut pas dire qu'on m'ait donné le goût du sport et de l'effort dans ma famille.

Je n'ai jamais fait de sport en club et j'étais toujours la dernière au cross du collège et j'étais nulle en sport en général, le saut de haie a fait partie de mes meilleurs souvenirs, je faisais tomber toutes les haies au lieu de les sauter, bon et alors, c'est aussi une prouesse.

Des années se sont écoulées jusqu'à ce que My Hamy Coach ne s'occupe de moi en 2009 et heureusement que c'était mon ami de toujours qui m'obligeait à me lever à 7 h pour aller courir, et se laissait copieusement insulter quand il me demandait de bouger ah la la c'est bien vieux tout ça.

Maintenant, j'ai des vraies baskets, un équipement complet, et je me lève de moi même pour aller courir.

Oui courir. J'en ai besoin psychologiquement et physiquement.

J'ai commencé par une course au profit de Ludopital pour les enfants malades. Quel défii n'est ce pas?

3 kms au parc barbieux de Roubaix, sous un beau soleil, avec ma cousine Graziella. Je n'avais personnellement pas couru depuis facilement 5 ans.

On a couru sur quelques centaines de mètres pour prendre le départ avec tout le groupe puis marché vite parce qu'on ne savait pas trop comment on allait survivre, pour la première fois.

Mais on n'a pas arrêté, on a fait les trois kilomètres en 30 minutes, à un rythme assez rapide, qui nous a valu quelques courbatures à l'arrivée et une immense fierté.

C'était une belle expérience et ça m'a donné envie de recommencer, le dimanche suivant.

Mon amie Annie est venue me "coacher" et soutenir, celle que les américains surnomment Great Body....tout un programme n'est ce pas?

Quatre kilomètres. Un don de soi, une générosité à l'état pur, une vraie belle personne, qui décide de se lever un matin pour m'insuffler sa passion pour le dépassement de soi, pour le corps sain et l'esprit qui va avec, pour le plaisir de partager. Je suis encore plus fière de moi et j'espère pouvoir un jour recevoir un aussi beau compliment.

Dimanche, j'ai enfilé mes baskets et je suis sortie seule, courir trois kilomètres. Trois merveilleux, extraordinaires kilomètres. J'ai tellement ressenti de liberté, de joie quand j'ai rejoint l'arrivée!!!

J'entendais la voix de mon "great body" qui me disait, "je n'ai pas décidé que tu t'arrêterais! allez! montes l'escalier pour ne pas perdre le rythme" comme un petit gimini cricket dans ma tête excellent moyen pour me faire avancer!

Alors voilà, c'était le bon moment, mon moment. J'ai compris. J'ai de la chance. Je suis assez en forme pour faire aller mes jambes et courir, j'ai des poumons qui me permettent de respirer et de ne pas souffrir à chaque foulée, des chevilles qui malgré le poids soulevé, ont le courage de soutenir mon nouveau corps, dans les derniers 15 kilos.

Je suis en bonne santé, parce que je l'ai décidé. Et je ne laisserai plus rien se mettre sur mon passage.

Et courir, surtout ça me donne l'impression de voler. De m'élancer dans les airs et de m'envoler. Comme jamais je ne l'avais ressenti auparavant. Alors je cours, une fois par semaine, j'espère bientôt deux fois, puis trois.....j'ai un objectif, courir dix kilomètres en septembre prochain à la braderie.

Je pense que je peux y arriver, j'en suis même sûre. J'ai des regards bienveillants, je crois en moi, c'est possible.

Et mon corps deviendra celui qu'il n'aurait jamais dû quitter: a Great Body.

Ce moment, je l'ai gravé dans mon carnet de gratitude, où je remercie ceux qui me font du bien.

Et j'ai ajouté quelqu'un en dessous d'Annie, de Jeanne, de Dominique Herlin, de Mélanie, d'Amandine, d'Eva , de Caroline, de Leila, de Carmela, de Manuelle, de Marina et de Benjamin ainsi que de chacun de mes amis .....je me suis ajoutée. Je n'en suis pas là par hasard. Je l'ai décidé. Et je m'en remercie.

Je vous embrasse.



16 sept. 2015

TV off.

Chère ALTUS HD, 

Je t'écris ce soir, pour te souhaiter une belle nouvelle vie dans ton nouveau foyer.

Car oui, enfin, j'ai décidé de te rendre ta liberté.

Je suis consciente du vide que ton absence va créer dans mon salon, mais je ne suis pas triste, moi qui d'habitude suis si sentimentale, avec les gens, les animaux et les objets.

Tu es arrivée dans mon foyer douillet en janvier 2008, j'ai pu m'offrir tes services suite à l'obtention de mon diplôme,  moyennant quelques deniers récoltés à cette occasion.

Je suis trés heureuse que tu m'aies accompagnée tout ce temps et je ne regrette pas ces heures passées affalée dans le canapé, passive, à regarder les conneries que tu projetais dans mon iris innocent.

D'ailleurs, tu fonctionnes parfaitement et je sais que tu donneras entière satisfaction à ta nouvelle propriétaire.

Je suis juste lasse. Fatiguée. Je bascule du côté obscur, le côté des intellos, ceux qui lisent des livres et écoutent la radio, ceux qui réflechissent au lieu de s'abreuver de ce que tu leur proposes, de ceux qui occupent leurs soirées à faire autre chose qu'à zapper.

Je sais qu'en le faisant, je me coupe d'une partie du monde non négligeable. La partie des gens "normaux" qui aiment Jean Pierre Pernault, et adorent regarder Arthur le vendredi soir sur Tf1.

Je me souviens avoir réfléchi longuement quand, à Montréal, j'ai découvert que Lison n'avait pas la télé. J'ai été surprise. Puis je me suis souvenue que mon prof de Philo non plus n'avait pas de télé, mais vu l'étendue de sa culture générale j'ai fait un calcul rapide et me suis dit qu'il n'en avait pas besoin. (mais bon, lui il était prof donc...)

Comment diantre faisait il pour savoir tout ça sans BFMTV, la chaine télé réalité de l'info? Bon c'est vrai, en 1997, cette chaine n'existait pas. Mais quand même? Peut on imaginer vivre sans regarder le journal télévisé?

Oui chère ALTUS HD, on peut.

Je survivrai sans voir les séries sur m6 les après midi, je pourrais respirer sans voir la millième rediffusion des mystères de l'amour et j'arriverai sans doute à concevoir mon avenir sans voir n'oubliez pas les paroles.

J'ai arrêté de regarder le journal télévisé il y a quelques années. Le flash info à la radio me suffisait.

J'ai arrêté de regarder les émissions en rapport avec les enquêtes, les crimes, les meurtres, la police, la délinquance, le racolage et tutti quanti il y a deux ans, hasard du calendrier sans doute, soit environ 98% des émissions télévisuelles actuelles.

Parfois, j'allume. Parfois, je zappe. Et souvent j'entends des mises en scène scabreuses, je vois des émissions sans saveur, je me rends compte qu'on essaie de me manipuler entre une pub pour le coca cola qui apporte de la joie (et du cholésterol roooo chut) et des magnums qui foutent du gras au bide de ceux et celles qui aiment ne rien faire devant la télé.

Ah ça , ça va me manquer. J'adore la publicité. Je pourrais zapper des heures à sa recherche pendant que les autres vont aux toilettes. Tu vois, c'est mieux qu'on se sépare. C'est psychologiquement mieux je veux dire. 

Se détendre en regardant la télévision. C'est un concept.

J'ai cru moi aussi me détendre. Quand on sait que pour un sommeil de qualité il faut arrêter tout contact avec un écran deux heures minimum avant de dormir (et qu'en général on s'endort sur le canapé, tout habillé, pour ne se réveiller, hébété, que quatre heures après, pour finalement, zapper, et tomber sur une rediff et enfin se coucher vers 2H30 du mat non sans s'être empiffré parce que t'as un pti creux....oui oui....j'ai déjà vécu cette scène)

Bref, saches que tu n'y es pour rien. Toi, tu fais ce qu'on te demande.

Tu émets des ondes quand on t'allume et tu la fermes quand on t'éteint.

Au final on pourrait trés bien continuer à vivre comme ça, mais ce n'est pas possible car l'humain est ainsi fait qu'un beau jour, ou peut être une nuit, je serai tentée de t'allumer, par flemme, parce que je m'ennuie, alors que j'ai mille trucs à faire, mais juste pas de courage, alors que je pourrais courir, danser, draguer, vivre, manger, dormir, lire, sortir, aller au musée, rencontrer mes amis, appeler mes amis, faire des enfants, voire même écrire un nouveau roman ou un article sur ce blog.

J'ai la faiblesse d'être née dans les années 80 et d'avoir connu la télé allumée non stop, d'avoir connu la télé comme membre à part entière de la famille qui partageait nos seuls repas en famille du dimanche, la nounou le mercredi après midi, le samedi soir, j'ai toujours cru que tu étais indispensable. 

Je t'aime tu sais. Mais là c'est trop.Tu ne le sais peut être pas, mais EN PLUS, les guignols de l'info ne seront plus diffusés en clair sur canal plus.

Ce n'est pas - seulement-  pour ça que je te quitte rassures toi. C'est plus profond.

J'en ai ras le bol qu'on choisisse à ma place comment je dois consommer, où je dois aller en vacances, quel mobilier je dois acheter, quel téléphone je dois utiliser.

Je suis fatiguée de voir des gens s'écharper à la télévision, et en même temps sur les réseaux sociaux pour raconter des inepties, des conneries, des idioties, des non sens, des contre sens, des balivernes, je suis navrée, je suis triste.

Je suis préoccupée, chère ALTUS HD.

Oh que oui.

Il y a 60 ans, mes grands parents ont émigré en France, depuis leur pays ruiné par la guerre et où on n'offrait rien, ils sont venus travailler ici, dans le nord, les macaronis, les ritals.

Evidemment, l'accueil qui leur était réservé était sensiblement le même que celui que les simples d'esprit, les peureux, les ignorants - sans doute les mêmes qui regardent les émissions spécialisées à base de chtis et de marseillais lessiveuses de cerveau et qui oublient de voter mais donnent leur avis truffé de fautes d'orthographe sur les réseaux sociaux hein, parce qu'y en a marre - réservent aux syriens, qui fuient la guerre et le terrorisme qui sévissent dans leur pays.

Mais tu vois, j'ai naïvement cru qu'en 60 ans, vu les progrès que le monde a connus, on pouvait s'attendre à mieux.

Et ce que je vois sur ton écran, ma petite Télé, c'est moche. T'y es pour rien, je le répète, mais si c'est pour te faire la tête , autant que tu ailles égayer le quotidien d'autres gens qui passeront outre. Qui s'en fouteront quoi. 

A la place de larver sur le canapé rouge du dimanche après midi, moi, l'enfant de la télé, j'ai pris la décision d'aller aider les réfugiés, les sans abris aussi tiens, vu qu'on en parle, d'agir, de sortir de chez moi, de me documenter, de me les bouger en clair.

Je sais que ça paraît assez étrange dit comme ça et que ça fait un peu bobo prof ou pire, intello, mais j'ai passé un cap. En plus j'écoute France Inter et Classic 21. Tu vois, on ne peut plus vraiment discuter toutes les deux.

Sur internet, il paraît qu'on peut regarder des émissions en replay, si j'ai besoin de ma dose de pubs, un jour de faiblesse.

Mais dans la vie, à l'extérieur, dans le monde, il y a tant de choses à voir que je n'ai pas vues ni vécues.

J'en peux plus que quelqu'un vive à ma place. J'en peux plus que quelqu'un soit sur la Terre et pas moi.

J'ai envie de connaître, de savoir, de comprendre, d'explorer.

Mon corps réclame de l'action, mon cerveau me supplie. Si ça se trouve, en sortant de mon train train, je ferai du bien autour de moi et je changerai (un peu) le monde.

Qui sait.

En tous cas toujours plus qu'en restant assise ici, et en déplorant que rien ne bouge, et que rien n'aille comme je veux.

Alors voilà, chère Altus HD, toi et moi, on a bientôt fini notre route ensemble. Je pense fort à toi quand même, on se sera bien marrées, mais là j'ai une vie à vivre, et avant qu'elle ne passe à la télé, j'aimerai en profiter.

Je t'embrasse, sans rancune, sois forte, tu as encore de belles heures devant toi, il y a encore tant de gens qui vivent par procuration, devant leur poste de télévision.

Moi je vais t'éteindre, et reprendre une activité normale. Voilà voilà.

Bisous.



1 sept. 2015

Rentrée et classe

Les vacances sont terminées et avec le mois de septembre est arrivée la rentrée, ce moment que j'attendais, que j'ai toujours attendu, espéré, aimé  et qui ne m'a jamais déçue.

J'adorais l'odeur des cahiers neufs, les crayons, les stylos, toutes les aventures que nous allions découvrir et vivre, écrire et colorier, j'adorais recouvrir mes livres et coller les étiquettes, j'adorais découvrir ma classe, recommencer à m'instruire, retrouver mes amis et partager avec eux et mes professeurs ces moments feutrés d'insousciance et de savoir.

Alors ces jours ci, je m'interroge, la rentrée a-t-elle tant changé? Pour que des publicitaires proposent tel ou tel produit pour l''affronter"? Pour que des parents désespérés de voir le temps qui passe pleurent et traumatisent leurs enfants d'aller à l'école, ou pire d'aimer ça?

Je ne vous cache pas que je rêve secrètement de ces jours bénis où j'irai avec mes enfants faire les achats de fournitures scolaires, je m'imagine presque aussi excitée qu'eux à l'idée de remplir le caddie de nos achats neufs du jour, des moments de joie à préparer la rentrée des classes, de l'amour de l'école que je leur transmettrais, moi qui l'aime tellement que j'y ai passé 25 ans, moi qui l'aime tellement que je suis prête à y retourner enseigner pour revivre cette ivresse.

Je suis impatiente de vivre ces moments, de les voir tracer des lignes, des courbes, des lettres, des mots, je rêve de les accompagner, de les motiver, de leur dire que c'est une chance d'avoir le droit d'aller à l'école, de leur expliquer ces enfants qui doivent traverser le désert pour y accéder, que savoir est merveilleux, qu'apprendre est fantastique, qu'il n'y a d'autre lieu plus magique qu'une salle de classe, et de métier plus extraordinaire que d'enseigner, tant la tâche est rude.

Je sais que cela paraît incroyable aux parents qui me lisent, mais croyez moi, j'aime l'école, j'aime apprendre et enseigner, ma vie prendra tout son sens quand cette étape de ma vie sera franchie: enseigner à mes enfants l'amour de la connaissance et la curiosité. Je suis impatiente de vivre ça.

Alors, ces gémissements, ces tremblements, ces pleurs, ces déchirements, je ne les comprends pas.

Je ne vois que du positif à aller à l'école, pourquoi certains l'entreprennent comme une torture? Pourquoi transmettre de telles peurs ???

Nos propres parents ont ils eu de telles angoisses? Quelle est elle? le temps qui passe? La séparation? Pourquoi avoir la hantise d'apprendre?

Je serai parent un jour, je me souviendrai de ces interrogations. Mais je me promets d'être la même qu'aujourd'hui, convaincue qu'apprendre est une chance, que l'école est une fête, que l'enseignement est un jeu.

D'ici là, je vous souhaite une belle rentrée, digne, joyeuse, pleine d'entrain et de classe.

Je vous embrasse.



31 juil. 2015

Happy Summer Holidays

Un petit post avant de partir vers quelques jours de repos au soleil de mon petit village dans les collines calabraises pour vous apporter quelques nouvelles toutes fraîches de l'accro du stylo que je suis.

Le dernier né de l'aventure littéraire est sorti de l'imprimante la semaine dernière, il nécessite quelques retouches bien entendu, mais il me semble qu'il est possible, probable, envisageable, qu'il sorte cette année en librairie.

J'ai souhaité retracer l'année du changement, du tournant qui a bouleversé ma vie et qui a donné à mon existence un nouveau souffle, une nouvelle naissance, avec la chance d'être accompagnée par celui qui m'a guidée et épaulée, j'aime dire "sauvée", je parle bien entendu de Dominique Herlin.

Mais ça ne s'arrête pas là!

La vie m'envoie des ondes positives, du renouveau à chaque instant! Et j'ai la chance aujourd'hui de collaborer au magazine Lemon, un magazine gratuit sur Lille, qui a été intéressé par mon travail, qui m'a fait confiance, et qui publie désormais également des bouts de joie, tous les deux mois!

D'autres projets sont en cours, des lectures en amenant d'autres, des tas d'idées germent dans mon esprit et notamment celui qui m'est cher, de revenir sur les origines d'un départ, celui de mon grand père paternel, de sa terre natale il y a 63 ans pour venir travailler en France, quel état d'esprit a fondé la famille dont je suis membre, la communauté à laquelle j'appartiens par mes origines, quel impact ce destin particulier a t il eu sur ma vie de citoyenne française?

Il est des choses, quand on avance dans la vie, qu'il convient d'explorer. Peut être la lecture des ouvrages d'Alexandre Jardin a-t-elle ouvert la vocation d'exploratrice?

Je viendrai vous parler de tout cela ici, bien entendu, mais d'ici là, je vous souhaite à tous des après midis oisifs et doux, de ralentir le rythme, des citronnades à l'ombre d'un saule pleureur, des soirées entre amis, des déjeuners sur l'herbe, des rafraichissements à la mer ou dans la piscine, des pieds sur le gazon, de la joie, de la lenteur, du bonheur.

Prenez soin de vous et de cet été éphémère qui a encore de beaux jours à vous offrir.

Je vous embrasse.


6 juil. 2015

Come sarà ?

Les vacances approchent à grands pas, et annoncent dès lors mon retour après deux ans et demi d'absence en Calabre, la région d'origine de ma famille, au Sud de l'Italie.

Deux ans et demi. 

C'est peu bien entendu, mais j'ai tellement avancé durant cette période, que j'ai l'impression d'y aller pour la première fois, tout en ayant une connaissance du lieu.

Et cette sensation est connue par les cellules de mon corps. Quand je suis allée à Montréal, il y a 5 ans, sans n'y être jamais allée auparavant, j'avais l'impression de connaître le lieu, mais de le découvrir pour la première fois.

Come sarà? Comment cela peut il se passer?

Je suis partie en avril 2013, le lendemain de Pâques, pétrie de sentiments contradictoires, dus au mariage de mon amie Katia et de la perte de mon amie Jeanne, j'étais obèse, fatiguée, en colère et résignée, triste et malheureuse et en même temps hors du temps pendant une journée de joie et de paillettes.

J'étais l'ombre de moi-même, j'étais une autre.

Comment seront les oliviers avec mes nouveaux yeux? Quel parfum auront les embruns avec mon nouveau nez? Quelle sera la couleur du ciel, la sensation de chaleur des rayons du soleil, la sensation de fraîcheur de Campodorato, le goût de la sopressata avec mon nouveau palais?

Comment seront les gens? Comment m'accueilleront ils? C'est certainement trés étrange de se poser ce genre de questions de la part de ces personnes qui connaissent "Lauretta" depuis toujours, cette personne que je suis à leurs yeux, joyeuse et turbulente, différente et singulière.

Mais aujourd'hui, après mon virage à 190°, comment vont se passer nos rencontres?

Il ne s'agit même pas de retrouvailles, je suis vraiment moi et personne ne m'a jamais vu comme ça, ma famille proche en France ne voit rien de différent à part mon poids peut être et mon allergie plus ennuyante qu'autre chose pour eux.

Je reviens de tellement loin, comme si je m'étais réveillée d'un coma de 20 ans, comme si je découvrais un monde plein de possibilités, plein de promesses, plein de sagesse aussi.

Je suis heureuse. Pas seulement d'être là où je suis, pas seulement de respirer, pas seulement de sentir les battements de mon coeur, je ressens ce bonheur vraiment. Et c'est tellement nouveau, que parfois je me surprends à rire toute seule sans raison apparente.

Et du coup je n'ai plus RIEN de commun avec Lauretta.

Ce qui signifie que les gens que je connais depuis 25 ans, vont me découvrir pour la première fois. Et que je vais les voir avec mes nouveaux yeux, leur parler en assumant tout ce que je dis, vivre l'instant vraiment, c'est assez émouvant quand on y pense, rien qu'en écrivant ces mots je sens ma gorge se serrer d'émotion.

Alors j'ai ressenti le besoin de l'écrire. Aujourd'hui, j'aime la femme que je suis devenue, j'aime l'idée de réussir une chose par jour, j'aime la densité, alors qu'avant je prenais de la place physiquement, aujourd'hui je ressens être pleine et entière avec 35 kilos de moins sur les épaules. 

Et là je vous livre cette anodine anecdote:

Avant hier, samedi 4 juillet 2015, c'était la fête de l'indépendance américaine et l'anniversaire de mon amie Marion. 

Je changeais les draps. Occupée à enfiler la deuxième taie d'oreiller, j'ai réalisé que je ne l'utilisais jamais.

J'ai compris subitement que depuis 10 ans, je ne dormais que d'un côté du lit, laissant l'autre côté vide, libre pour .....qui?

Samedi soir 4 juillet 2015, à 22H35, je me suis allongée au milieu du lit. J'ai empilé les coussins sous ma tête et j'ai découvert l'espace entier de mon lit. Pour la première fois.

Je sais que cette anecdote anodine vous fait sourire.

Je me suis imposée. Chez moi. J'ai investi chaque pièce, j'y ai laissé mon empreinte, je vis ici. Oui, j'y vis, moi toute seule avec mon chat. Et depuis dix ans, j'occupais le dressing en entier, l'armoire de la salle de bains en entier, le verre à brosse à dents, la cuisine, le canapé, mais la moitié du lit. 

Voilà, le fantôme à qui je cèdais la place de droite n'est plus.

J'ai maigri et c'est maintenant que je me sens entière, que je me reconnais le droit de vivre entièrement, d'exister, d'avoir un avis, de ne pas en avoir, de faire des choix, de ne pas en faire, d'aller et venir, de disposer de mon corps, d'être moi.

Voilà comment en quelques lignes je peux vous résumer mon état d'esprit. 

Et je n'ai pas peur d'arriver à Campodorato, à Nocera, à Falerna, non, ce n'est pas de la peur, c'est autre chose, comme si je partais en terre mi connue, irai je jusqu'à dire méconnue?

Je vous raconterai tout ça, il y a encore un mois avant ce voyage!

D'ici là, j'ai mille et une choses encore à vous faire partager, et notamment ma grande joie de voir mon amie Lison il y a quelques semaines, d'apprendre des naissances et de m'en réjouir pour de vrai, de retrouver ces joies simples de la vie, dont le plaisir de voir 40165 clics sur cette page.....par exemple.

Prenez soin de vous.

Je vous embrasse.



15 juin 2015

Y a d'la joie! : Let it down

Y a d'la joie! : Let it down

Let it down

J'ai pris une grande décision aujourd'hui.

Après des heures à me demander comment je pouvais améliorer davantage mon existence, finalement, j'ai besoin d'une pause pour apprécier ce que j'ai déjà entrepris jusqu'aujourd'hui.

J'ai le sentiment gênant d'être perpétuellement en train de vouloir quelque chose que je n'ai pas.

Aujourd'hui, alors que j'ai changé de vie, osé fermer la porte de mon cabinet d'avocat, osé aller vers une vie simple qui me comble, épuré les kilomètres de dettes laissées par le naufrage, perdu 32 kilos, assumé mes choix, écrit un livre, le temps de la gratitude est arrivé.

Le temps de se remercier, de se dire que c'est déjà bien, qu'on revient de loin, qu'on aurait pu y rester et moins bien s'en sortir, il faut être fier, il faut être content, oui voilà, contentes toi, sois heureuse ma fille!

En m'entendant parler récemment, j'ai senti quelque chose de gênant: il ne me manque plus que.....

Il me manquera toujours quelque chose, pourquoi ne pas savourer le moment présent, en attendant que la vie ne m'envoie la suite, cet appétit de la vie est positif mais épuisant.

Ce stress continu du toujours plus m'a fatiguée. Voilà.

Un jour j'aurai un amoureux, un jour j'aurai des enfants, un jour ma situation économique sera meilleure, un jour j'irai courir le marathon, un jour.

Tout vient à point à qui sait attendre disait la fable, et mon besoin de croquer la vie l'emporte parfois trop sur le moment présent: RALENTIR voilà, il le faut.

J'ai mis en place de nombreuses actions pour que la vie soit belle, et elle l'est objectivement, alors pourquoi en vouloir encore plus tout de suite?

La réalité est que cela demande de nombreux efforts d'être en constant flux tendu, pour aller plus loin plus vite.

Il est temps de ralentir. De respirer de savourer ces résultats épatants déjà obtenus.

Comme si je reprenais mon souffle en haut d'une côte, avant de continuer mon ascension.

La vie a besoin de ce moment de calme pour m'envoyer de nouvelles bonnes ondes, de nouveaux projets florissants.

Et moi aussi.

Je vous embrasse.

7 juin 2015

Little & Tall

C'est en parcourant un magazine local que j'ai découvert cette petite boutique cosy cachée derrière une lourde porte bleue de la rue Masurel à Lille....j'ai du coup commencé à suivre le compte instagram, puis la page, et le concept m'a bien plu.

L'histoire est celle d'une passionnée, d'une jolie blonde qui a fait de sa passion son quotidien, décoratrice d'intérieur de formation, elle propose un univers haut en couleurs, pour les little et de la déco pour les tall 

Un bon équilibre qui part d'une idée simple, venir dénicher le petit cadeau pour nos pitchounes et en profiter pour jeter un oeil sur le papier peint, les cadres, les affiches et les cartes postales pour la déco du salon.

Tout est choisi avec soin et donne envie, oui, absolument tout, le textile enfant, la déco, les doudous, les peluches, les jouets, c'est un petit paradis pour ceux qui ont des enfants, ou pour ceux qui aiment les enfants (et leurs mamans!)

Bien évidemment, comme c'est la tradition ici, j'ai fait des photos, parce que les images parlent plus que les mots quand il s'agit de déco, et vous laisse découvrir cet environnement enchanteur.

Cette idée est tellement géniale qu'elle donne envie d'avoir des enfants (oui en ce moment, je suis trés branchée enfants. Comment ça on avait compris?)

Blague à part, je vous invite à aller y faire un tour et plus si affinités :)) 

Des jolies cartes pour faire plaisir à ceux que l'on aime, pour décorer....

Des belles affiches qu'on a envie de collectionner!

J'en connais plus d'une qui va craquer :))











Je suis FAN!!!




Y a des copains!