29 juin 2014

Cry me a river


La plupart du temps, c'est la tristesse qui fait couler les larmes.

Les moments de douleur et ceux d'abattement, les moments difficiles que l'on doit inexorablement traverser, ceux auxquels nous serons toujours et tous confrontés au cours de la vie.

Mais cette expression de notre corps recouvre d'autres situations.

Pleurer quand nous sommes émus, d'un compliment, d'une marque d'affection, ce que l'on appelle aussi pleurer de joie.

Quand nous sommes heureux parfois nous sentons notre gorge se serrer alors même que nous pensions que cet écoulement oculaire n'était réservé qu'à la douleur.

Il y a à l'inverse des gens qui ne pleurent jamais quand ils ont mal.

Solides comme des rocs, on les pense insensibles....mais c'est souvent l'inverse.

Ils se retiennent, par pudeur sans doute, montrer leurs sentiments leur semble bien trop personnel.

Et puis....il y a cette émotion incompréhensible, celle qui s'attaque à nous devant un film ou une série, à l'écoute d'une chanson, un de ces morceaux improbables enfouis dans notre passé de jeunes gens, ces situations télévisuelles absurdes qui recouvertes d'une chanson des Snow Patrol nous rend plus coulants qu'un coeur fondant au chocolat.

Ce que Gad Elmaleh décrit si bien dans son spectacle "l'autre c'est moi", "dans un film américain, un gosse se brosse les dents, avec la musique, tu arrives à chialer".

Exact.

Je fais donc partie de la grande famille secrète des hyper-sensibles.

Ceux qui sentent leur gorge se serrer quand quelqu'un pleure au restaurant, ceux qui sont touchés par un regard, ceux qui ont les larmes aux yeux quand ils sentent leur interlocuteur sincère.

Je suis de ces gens qui pleurent devant une vidéo de chatons et rient devant des quadruplés de 6 mois qui ont un fou rire, qui fondent devant une demande en mariage en musique, rien que parce que tous les amis ont joué le jeu, qui pleurent à la simple évocation d'un compliment en public.

 "je pleure comme je ris, si maman si, maman si tu voyais ma vie...." dit France Gall dans sa chanson.

Mais c'est bien là le coeur de cet article.

Pleurer lorsque l'on est à bouts de forces, que l'on est fatigué, las, débordé, qu'on ne sait plus vers qui se tourner, que l'on n'a plus de ressources suffisantes, de recul, pour affronter une situation qu'avec sang froid on saurait gérer, cela arrive à tout le monde et nous ne devrions pas avoir besoin de nous en excuser.

Pleurer ça fait du bien.

Toute notre frustration, notre difficulté, notre souffrance, tout sort dans des rivières de larmes.

Et cette expression est naturelle, les larmes de la mariée à l'église, l'émotion d'une mère à la découverte de son enfant, pleurer n'est pas anormal et chacun devrait savoir qu'il est naturel, sain même de nettoyer son âme par ce moyen.

Je n'ai pas cité Amel Bent, la chanson peut paraître un peu niaise mais finalement "ne retiens pas tes larmes" est un texte simple, efficace, qui dit tout assez clairement.

La seule chose qui importe c'est de calmer ce chagrin, il faut se débarrasser de toutes ces larmes, de tout ce flux, de toute cette émotion qui fait déborder nos coeurs par nos yeux, pour faire la paix avec nous-mêmes, et faire de la place pour de nouvelles émotions.

Ne pleurons pas sur nous-mêmes, il y a toujours du soleil après la pluie, et je vous dirais même mieux, pour avoir eu la chance d'avoir voyagé en avion, au-dessus des nuages, le ciel est bleu.

Les larmes sont nécessaires, mais un jour ou l'autre elles cesseront de couler, pour autre chose que pour des moments de joie.

Ce qui est rassurant en fin de comptes, c'est que ces petites gouttes de pluie salées qui roulent sur nos joues sont l'expression de nos sentiments, ce qui prouvent que nous avons un coeur....même ceux dont les larmes ne se voient pas....

Je vous embrasse et retourne purger mes pupilles devant un bon film de nanas.

Rien de tel pour faire de la place avant la semaine qui commence.

Je vous embrasse.



28 juin 2014

Les Confitures.

Le matin, elle se réveille avec le sourire, alanguie d'une bonne nuit de sommeil, peuplée de rêves amusants dont elle ne se souviendra que dans l'après midi.

Elle se fait penser à l'héroïne de ce film "Pas son genre" qui virevolte avec le sourire et ouvre chaque matin ses rideaux arc-en-ciel sur le monde.

Heureuse dés le lever du jour, même si parfois ses jambes sont lourdes d'avoir changé de rythme, de sédentaires elles sont devenues actives, il faut qu'elles s'habituent.

Choisir sa tenue avec soin, c'est son credo, elle devra l'assortir à son accessoire quotidien, alors les couleurs doivent être jolies et gaies pour illuminer les journées des passants.

Après le petit déjeuner, une dernière caresse avant de partir à son petit chat ronronnant, et un dernier sourire à son reflet dans le miroir, elle descend la rue, puis une autre, d'un pas léger, aussi léger que son coeur.

Un arrêt pour prendre son petit expresso, toujours à emporter, un premier sourire lui est offert et elle le prend, en échange un autre, et reprend sa route: dix minutes top chrono!

La clé tourne dans le mécanisme du volet roulant, le volet se lève jusqu'à la moitié de la porte et elle entre dans sa maison de poupées, son manège enchanté.

"Salut les filles!" lance-t-elle aux confitures alignées sagement sur les rayonnages.

Elle rit en le disant, elle sait que si quelqu'un l'entendait faire cela, elle serait prise pour une folle, mais c'est devenu un petit rituel, et en secret elle est certaine que les confitures lui sourient toutes en retour.

Un tour en réserve pour déposer ses affaires, nouer son tablier rouge avec la ceinture liberty, un peu de framboise sur les lèvres, un sourire et c'est parti.

Une à une, les confitures dans les pots de dégustation entrent dans les conteneurs qui vont leur faire faire le voyage jusqu'à la boutique, alignées, parfois facétieuses, elles se cachent et elle les retrouve à l'autre extrémité, mais elle sourit, avec bienveillance à ces petites farceuses coquines et délicieuses.

Les agrumes d'hiver d'abord, les fruits d'hiver ensuite, toutes fraîches et dispo, prêtes à accueillir le client comme il se doit, pour des moments de poésie et de douceur.

Les fruits noirs, rouges et jaunes d'été, puis les fruits de printemps entrent en scène, il faut parfois jouer des coudes pour que ces demoiselles veuillent bien se donner la peine d'être en rang, mais pour un grand ballet de saveurs il n'y a pas de secret: "la discipline jeunes filles!" elle sourit encore, vraiment il va falloir consulter!

Les confits à fromages rejoignent les gelées aromatiques, qui ont passé la nuit à veiller sur la boutique, elles supportent mal le froid, et la gelée de thym ne veut même pas en entendre parler, elle se figerait à peine après avoir posé son pot dans le réfrigérateur

Les exotiques prennent place, les friponnes elles aussi, saluent d'un clin d'oeil les bougies et s'alignent, puis les miels se réveillent, assoupis après une bonne nuit de sommeil au calme, enfin, pâte à tartiner et caramels se placent sur leur étagère.

Elles sont prêtes, bombant le pot, pleines d'énergie, de saveurs, de parfums, de souvenirs, de promesses de plaisir qu'elles sauront tenir.

Leur chef d'orchestre du jour va allumer les lumières, comme au théâtre.

D'abord les ampoules, puis les spots, enfin les led, qui leur donnent une allure de stars sous les feux de la rampe.

Il est l'heure d'ouvrir, elle remonte le rideau métallique, ouvre la porte en grand, pour accueillir les passants qu'elle peut voir, observer, entendre chaque jour.

Qui seront-ils aujourd'hui? Quelles seront leurs envies?

Elle les entend passer devant la boutique, dire le titre à voix haute comme s'ils commençaient un conte de fées, sur le ton de l'émerveillement.

Secrètement elle sait qu'en entrant dans la boutique, leurs papilles en vivront un aussi et peut-être, sans doute, ce conte de fées arrivera jusqu'à réchauffer leurs coeurs.

Il lui est arrivé depuis les quelques semaines où elle est entrée dans ce pays des merveilles, de voir entrer dans la boutique des gens aux traits tirés, fatigués, agacés, qui lui parlaient sèchement, refusaient même de goûter aux potions magiques distillés par la fée créatrice de ces saveurs hors du commun, de peur de perdre leur mauvaise humeur sans doute?

Il lui est arrivé d'entendre des compliments, des gentillesses, des ravissements, de voir des yeux s'écarquiller de bonheur.

Car elle fait goûter les confitures aux personnes qui entrent, qui n'en reviennent pas et repartent trés rarement les mains et le coeur vides.

"Bonjour Mademoiselle"
"Bonjour Messieurs-dame, bienvenue"
" Merci beaucoup"
"En quoi puis-je vous être utile?"
"Nous sommes passés tant de fois devant votre boutique sans jamais y être entrés, c'est une trés bonne idée, c'est la première fois que nous voyons une boutique de confitures"
"Oui, c'est la première en effet, sa créatrice a eu une idée originale, et grâce à elle les gens apprécient le goût du fruit, puis je vous faire goûter quelque chose?"
"Avec plaisir"
Elle prend un pot sur l'étagère, l'ouvre, se saisit de deux petites cuillères de dégustation, les trempe dans le mélange onctueux et le remet au couple.
 "Oh mon Dieu mais elle est délicieuse!"
"Ah oui, ça c'est de la confiture!"
La gariguette a beau entendre ça tous les jours depuis trois ans, elle ne s'en remet toujours pas et rougit plus qu'à son habitude, on croirait qu'elle est fluo.

"cela fait plaisir, voudriez-vous goûter autre chose?"
"avez-vous des confitures aux abricots, j'imagine que oui?"
"Oui, l'abricot est mis en valeur, soit seul, soit bien accompagné, je me permets de vous faire sentir celle-ci"

A peine le pot ouvert, les yeux des deux amoureux s'ouvrent en grand 
"On entendrait presque les cigales dans votre pot! on sent bien la lavande!"
"Mais on les entend, mais plutôt vers midi"
Le couple sourit.
"Je vous en prie- dit-elle en leur proposant une cuillerée chacun.
"Mon Dieu, mais si elles sont toutes comme ça, vous allez nous garder tout l'après-midi Mademoiselle!"
Elle sourit, et pense à l'abricot et à la lavande qui se regardent amoureusement, heureux que leur union plaise autant.
Elle pense aussi à la créatrice de ces douceurs hors du commun. Quelle idée de génie! Quelle meilleure façon de donner du bonheur aux gens, si ce n'est en leur faisant du bien d'abord avec leurs sens?

"Nous allons vous prendre deux pots de celles que vous nous avez fait goûter et nous reviendrons sans aucun doute vous en reprendre!" disent en choeur les amoureux, qui la tirent de sa brève rêverie.

"Avec plaisir, vous êtes les bienvenus".
"Merci Mademoiselle, merci pour votre accueil et à bientôt"
"Merci à vous, bonne journée"

Après qu'ils aient réglé leurs achats, elle leur tend le petit sac en papier kraft avec l'emblème de la boutique et les raccompagne sur le pas de la porte.

Elle remet en place les colonnes, toujours en souriant, félicite les gagnantes, qui relèvent la tête avec fierté, et fait un tour d'horizon.

C'est vrai qu'elle est jolie cette boutique, et qu'on s'y sent bien.

Et le plaisir de faire goûter, d'apporter de la joie aux gens à travers des produits de qualité ajoutent quelque chose de gratifiant.

Oui, vraiment, la créatrice a eu une belle idée, combien de petits-déjeuners sont enchantés chaque matin, combien de repas se terminent avec un dessert original, combien de personnes sont heureuses de recevoir une confiture en cadeau?

Elle réajuste son tablier en souriant à son reflet dans les surfaces dorées prés de la caisse, et déjà un nouveau gourmand entre dans la boutique," la journée commence bien" se dit-elle.

Elle, sa nouvelle vie, son nouveau départ, elle qui mesure sa chance d'avoir trouvé une place, et de l'avoir trouvé là où elle peut être elle-même.

Elle qui termine ses journées fatiguée mais heureuse, qui apprend de nouvelles choses, de nouvelles saveurs, et de nouveaux bonheurs.

Elle que j'ai la chance d'être.

Je travaille à la Chambre aux Confitures.






26 juin 2014

Et ça dure!

Le bonheur serait-il durable?

Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien, aussi épanouie, heureuse, et le truc étonnant avec le bonheur c'est que ça doit sans doute se recharger à l'énergie, solaire ou humaine voire les deux.

Même les jours de pluie je souris.

Des fois même sans savoir pourquoi.

J'en viens à me demander s'il faut vraiment une raison pour être heureux.

Tout m'enthousiasme, tout m'intéresse, j'ai envie de savoir, de comprendre, d'apprendre, d'imaginer, de tester, de transmettre, d'inventer, de créer.

J'ai même commencé à croire que quelqu'un pouvait potentiellement tomber amoureux de moi pour une raison loufoque, tout est absolument possible.

Ce n'est pas un état de grâce destiné à durer 15 jours.

Non, quand je décide un truc je m'y tiens, et là, j'ai décidé d'être heureuse il y a quelques temps, et je tiens toujours mes promesses.

Les sceptiques diront qu'il ne suffit pas de décider d'être heureux pour l'être, qu'ils essaient pour voir?

Le constat est en plus assez surprenant: je transforme l'essai en produisant de l'énergie positive et en la distillant autour de moi.

Sans doute cela a-t-il un rapport avec les choses qui rentrent dans l'ordre?

Mon cœur est joyeux, et je n'ai pas l'intention de voir cela s'arrêter.

D'autres bonheurs peuvent tout à fait suivre, c'est bien simple, on ne m'arrête plus j'ai toujours le sourire.

Mais pas un sourire de façade.

Un vrai, un authentique, un solide, un perçant.

D'ailleurs regardez-moi un peu ce post, on dirait une chanson de la compagnie créole!

Le bonheur....ce n'est pas juste un mot, c'est vraiment quelque chose que l'on ressent.

J'en parlais il y a quelques temps, je ne sais pas d'où il vient vraiment, mais c'est exquis.

Alors je me dis qu'en vous en parlant, vous serez sans doute amenés à sourire, méfiez-vous, vous risquez d'être heureux à votre tour, le bonheur est contagieux!

En effet, pourquoi voir les choses avec pessimisme quand être heureux fait tant de bien?

Je ne sais pas non plus.

Alors j'ai choisi l'option positive, et je m'y tiens.

Je vous embrasse et vous souhaite....enfin bon vous avez compris.

 Et puis en plus, ça fait rire les oiseaux....

11 juin 2014

Ami- Amie

Nouveau préjugé à combattre? Non pas si nouveau que ça!

Vieux comme le monde est ce sujet d'anthologie, l'amitié est elle possible entre homme et femme, entre femmes, entre hommes ou y a t-il toujours un vieux sous-entendu qui plane?

N'est il pas possible de bien s'entendre, d'avoir des points communs, de s'accorder, sans qu'il existe une dimension sexuelle à la chose?

Ne peut-on pas juste apprécier la compagnie des gens, sans avoir d'idées forcément liées à des envies, des pulsions, du désir?

Dans mon ancien métier, tout était net: tu parles à un homme, on te voit déjeuner avec lui, ou prendre un café à la machine de l'Ordre = vous couchez ensemble.

Ah si si je vous assure, j'entends des gens protester dans l'assemblée: je vous confirme que ça marche comme ça.

Tu bois un café avec un collègue: il te drague
Tu bois un café avec un collègue marié mais tu es célibataire : tu le dragues et tu es une trainée
Tu déjeunes avec le même collègue: tu couches avec lui
On te voit une deuxième fois avec lui au restau: vous avez une liaison.

Ce n'est pas caricatural, mais oui c'est du vécu, on m'a prêté tellement de relations dans mon ancien travail que si j'avais fait le quart de ce qu'on me flanquait aux trousses, je serai épuisée.....!

Enfin, tout ceci pose un sérieux problème.

Les commérages sont les premières raisons qui mettent à mal les relations entre les gens.

Avoir des amis c'est extraordinaire, c'est un cadeau du ciel, une bénédiction.

Quand vous allez voir votre copain Thomas, que vous connaissez depuis la primaire, dont vous savez tout, de sa taille de sweat au classement de son top 5 des meufs les plus canons qu'il ait connu, pour manger une pizza ou voir un dvd, pour vous, et pour lui, c'est cool, c'est une soirée entre potes.

Pour vos copines, qui vous sms durant la soirée: "tu fais quoi ce soir?" à qui vous répondez "suis chez Thom on s'fait pizza - games of thrones" c'est tout de suite la réponse: "ok bonne soirée, soyez sages"

Oui, soyez sages, sous entendu : pas de bêtises entre vous petits galopins assoiffés de luxure et de stupre!

(il faut que j'arrête d'urgence d'écouter des émissions de Taddei j'ai trop de vocabulaire)

Bref, si vous êtes toujours ensemble les filles, que vous vous déclarez votre flamme d'amitié sur les réseaux sociaux, que parfois vous dites "ma femme" en parlant de votre meilleure amie, soyez certaine que des ragots circuleront. Ragots dont vous vous foutez aujourd'hui mais qui auront leur importance demain, quand ils auront eu raison de votre "best for life", que l'autre aura pris des distances, quand vous critiquerez son petit ami, et qu'elle croira que c'est parce que vous êtes en fait jalouse et amoureuse soit d'elle soit de lui.....si si ça arrive.

Et pour les garçons alors?

Deux potes qui s'embrassent pour se dire bonjour (entendez 2 bises sur les joues) comme c'est le cas par chez moi en Italie (et sachez qu'ils sont assez virils, même s'ils sont trés soignés, je n'en dirais pas plus) (oh pis zut!non se laver et être un homme ce n'est pas incompatible, les gens qui se lavent ne sont pas tous homosexuels en fait, ouuuuuh scoop!) qui vont à la piscine ensemble, qui boivent des coups, jouent à la play, s'entendent bien et draguent, tout va bien l'honneur est sauf dans les esprits judéo-chrétiens.

Mais s'ils décidaient d'aller voir un opéra?

Rappelez vous cette scène d'anthologie dans le "Prénom" où les personnages découvrent que "la prune" Claude, chef d'orchestre, fin, délicat, amateur de musique classique, de mets délicieux et de grands crus, n'est pas homosexuel.....malgré LEUR SENS des apparences!

Extraordinaire scène à mon sens.

Et je ne suis pas hors sujet du tout, au contraire, il s'agit bien là des apparences.

Donc de la méfiance.

"Je ne veux pas qu'on croit que nous sommes ensemble", "cela me mettrait mal à l'aise qu'on nous voie tous les deux" "on pourrait jaser" pourquoi pas, "tiens faisons cela, on a qu'à mettre un cadre avec la photo de ta famille sur la table du restau" ne serait-ce pire? Cela n'attirerait il pas davantage l'attention des paparazzi?

Insupportables préjugés!

Je me faisais cette réflexion, chanceuse que je suis d'avoir de nombreux amis, hommes, femmes, joyeux, mélancoliques, où nait l'ambiguité?

Je pense sincèrement que l'ambiguité nait dans le regard de l'autre.

Si tout est clair pour vous et la personne concernée, et que votre amitié est solide et sincère il n'y a pas de difficulté, mais si l'un ou l'autre croit percevoir des choses qui n'étaient absolument pas prévues au programme, cela se corse.

J'ajouterais que ceux qui aiment répandre des rumeurs, le font comme s'ils étendaient sur eux-mêmes une couverture de survie....ne vaut il mieux pas détourner l'attention?

Il est évident que voir le mal (ou la femelle) (oui, elle est nulle et ALORS?) partout, surtout là où il n'existe pas, c'est surtout une projection de ce que le détracteur ferait en pareille situation.

Plus clairement: une personne qui croit déceler une relation plus qu'amicale en regardant deux individus discuter et rire ensemble, pense que dans une situation similaire, il aurait une relation plus qu'amicale.....you know what I mean?

Enfin, dernière configuration; déguiser une relation amoureuse sous le costume de l'amitié proclamée.

Soyons clairs: quand deux personnes ont des relations intimes, ça se voit.

Quand deux personnes ont des relations intimes, ils peuvent devenir amis plus tard, mais sur le moment ils ne le sont pas.

Ainsi, quelqu'un qui ne comprend pas , qu'après six mois de relations intimes et de partages rapprochés subitement et délicatement interrompus par un couperet sanguinaire et glacial, ne plus entendre le son de votre voix, n'est pas un ami.

Non.

Ni hier, ni demain, ni jamais.

Mais bien entendu, il est vain de le lui faire comprendre...

En résumé, les relations intimes sont nocives à l'amitié.

C'est si clair que ça pour vous? Je fais entrer dans relations intimes le baiser échangé à la sortie d'un bar complètement torchés et la main qui se frôle de façon tout à fait volontaire dans une soirée.

Alors? Toujours clair?

Ok, parfait.

Cela s'applique à tous, quelques soient nos préférences sexuelles, l'amitié c'est sacré, le désir n'y entre pas.

Non vraiment jamais.

Ressentir du désir pour un ami? Bien sûr que ça arrive, et que c'est possible, mais dans ce cas, si c'est un ami, il faut le lui dire, s'expliquer, décider ensemble de ce qu'il convient de faire, avec deux mots à l'esprit, confiance et respect.

Et en tissant des liens étroits et solides avec les autres, on apprend le vrai sens de la solidarité, on cesse de se méfier de ses semblables, on efface les ragots, les craintes, les doutes et les mauvais esprits.

C'est la seule condition pour être ami(e)/ami(e)



God Bless Friendship!

Y a des copains!