17 mai 2014

It's a little bit funny, this feeling inside....

Je tenais à venir partager avec vous l'avancée de cette folle épopée qu'on appelle communément ma nouvelle vie.

J'adore les gens qui me posent cette question tous les jours. (Si, les gens que je n'ai pas vu depuis longtemps me demandent SYSTÉMATIQUEMENT "Alors ta nouvelle vie?") 

Je ne sais pas si ces derniers me la posent par réel intérêt pour moi, par curiosité ou juste pour la forme, ou pire, si on pousse à l'extrême perversion, pour voir si j'y arrive vraiment.

Et bien je tiens à rassurer les anxieux, les curieux, et les autres, je vais bien.

C'est même mieux que ça en réalité, et là je vais être trés trés honnête avec vous.

En marchant dans la rue tout à l'heure alors que je rentrais de la piscine (alors je ne vais pas consacrer un article au potentiel social de la piscine mais je devrais quand même en reparler un jour), l'air chaud me caressait gentiment le visage (oui, aujourd'hui à Lille, il a fait minimum 25 degrés) et l'esprit festif du rugby avait envahi la ville.

Comme à mon habitude, j'étais en décalage avec le reste du monde (ménage/piscine/lecture versus rugby/boire des coups/rugby/boire des coups) mais j'ai ressenti le bonheur.

Oui, vraiment!

Et sans raison particulière en plus!

D'habitude on est heureux quand il se passe quelque chose, quand on rencontre un ami de longue date et qu'on passe de bons moments, et bien là, rien de tout ça: un bonheur simple, sans raison.

Et j'ai compris que ce qui m'envahissait depuis ces derniers temps était le bonheur.

J'avais appris une bonne nouvelle, mais aussi certains de mes projets étaient décalés, pour autant, n'étant pas vraiment une habituée du vrai bonheur simple qui te tombe sur le coin du nez, j'ai remonté au moment où je l'avais ressenti pour la première fois.

En fait, je suis une fille plutôt joyeuse, assez positive, mais j'ai aussi conscience que la poisse ne m'a jamais vraiment épargnée.

Dés lors, j'ai attendu des petits et grands moments de bonheur, les ai vécu, et les ai laissé repartir comme quand tu loues un smoking ou une robe de soirée, tu kiffes mais tu sais que ce bonheur ne t'appartient pas, tu le laisses repartir en te disant qu'un jour tu en auras un bien à toi.

J'ai entrepris de vider et de ranger mon appartement le jour même de la prise d'acte de mon omission du tableau de l'ordre des avocats.

J'ai commencé par ma chambre, j'ai détapissé, rangé, trié, vidé, jeté.

Puis, la salle de bains, la buanderie/cabinet de toilettes.

Puis le salon, et dernièrement la cuisine.

J'ai jeté. Quel bonheur simple de trier et de balancer ce qui nous encombre!

J'ai retrouvé des vestiges de ma vie d'avant, relu des passages de mes journaux intimes (de 1993 à 1998 c'est pas triste j'vous l'dis) me suis demandé comment j'avais pu vivre avec autant de b**** sous mon toit pendant autant de temps et surtout pourquoi j'avais gardé des trucs qui auraient du- à l'instar de certains de mes habits- s'auto-détruire eux-mêmes.

Bref, j'ai rangé, vidé, trié, fait de la place, embelli, et ça m'a apporté un grand sentiment de fraicheur, de liberté, de bien-être.

Outre le fait que mon alimentation ait radicalement changé, en un an j'ai tellement changé que j'ai oublié ce que je mangeais avant (sans pour autant oublier le goût d'un bon petit pain au chocolat ou d'une pizza au feu de bois, n'exagérons rien) et ça aussi, a contribué au bonheur.

J'ai repris possession de ma clé de boite aux lettres, ouvre et gère le courrier en temps réel, fait extraordinaire qui ne s'était pas produit depuis 2007 à peu près.( A ce moment précis de la compétition vous me croyez folle. Pas du tout, je ne suis pas la seule à craindre une clé et une boîte des milliers d'agents de la CIA peuvent témoigner)

Et j'ai aménagé mon petit nid douillet avec amour.

Bon, sinon, je suis retournée au ciné, j'ai vu mes amis, presque tous répondent aux textos que je leur envoie pour prendre de leurs nouvelles, je ne rate plus les anniversaires et j'arrive à l'heure aux rendez vous, vu que je ne perds plus 100 ans à me garer.....les transports en commun....ce bonheur de tous les instants. (surtout la ligne 12 qui passe par EURALILLE le samedi aprem à 14h30: battle de poussettes!)

Et j'ai surtout constaté qu'en remettant de l'ordre dans mon existence, en réussissant à ranger ma vie, j'avais plus de temps pour être bien.

Avant j'avais déjà été bien.

Maintenant je suis mieux, chaque jour.

Mon ostéo m'a écrit un beau message dont je vous livre un passage "remerciez vous chaque jour".

Aujourd'hui, je me suis remerciée par exemple, d'être allée à la piscine faire quelques longueurs, d'avoir pu en faire plus que d'habitude, tant mon corps aujourd'hui correspondait à qui je suis vraiment.

Dans "être heureux comme un danois" Malene RYDHAL (chez GRASSET) fait un beau travail en toute simplicité et humilité, avec beaucoup d'humour, d'auto critique sur son pays d'origine (elle vit en France depuis 19 ans, et est heureuse, grâce sans doute à ce qu'on lui a appris au Danemark)

Elle dit notamment que nous devons prendre conscience que nous sommes notre propre meilleur ami, et qu'on passe beaucoup plus de temps avec nous-mêmes qu'avec n'importe qui d'autre, autant dés lors apprendre à nous apprécier, et à savoir qui nous sommes.

Alors voilà, pas maquillée en sortant de la piscine, j'ai accepté les compliments que les merveilleux jeunes gens de la capitale des Flandres peut compter (eh la miss, tu m'files ton 06?) et aussi, ai inspiré à pleins poumons.

Je suis heureuse, gens qui vous posez la question.

J'ai quitté le personnage que j'avais fabriqué pour entrer dans la vie d'avant, celle que je n'aimais pas, j'ai quitté mon costume, l'ai fait nettoyer, l'ai rangé. 

Et ma vie est de nouveau à moi, je ne laisse plus personne l'approcher sans mon accord (d'ailleurs, je dois être vraiment super heureuse et accessible, je rencontre de nouvelles personnes à chaque fois que je fais quelque chose)

Et vendre ce qui ne me rend pas heureuse, comme dans la chanson "rue de la paix" ou "être ou avoir" de la sublime Zazie, m'a fait beaucoup de bien, donner, vider mon dressing , m'a permis de rencontrer des gens trés gentils, ouverts d'esprit, agréables.

Voilà, comme disait Baloo, il en faut peu pour être heureux.

Bientôt, avec mon premier salaire de nouvelle vie, je ferai l'acquisition d'une machine à coudre, j'ai envie de créer encore.....mais je ne vous abandonne pas, j'écume les salons, je prépare la suite des confessions, et si ça se trouve je finirais mon roman pour la fin de l'année....:)

D'ici là, n'oubliez pas d'être heureux, arrêtez vous 15 secondes par jour, regardez autour de vous, prenez conscience de là et de qui vous êtes.

Le bonheur n'attend pas. 

Depuis que je vous ai, il n'a cessé de croître, si ça se trouve c'est un peu grâce à vous?

Allez savoir.....

Je vous embrasse


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Y a des copains!