29 mai 2014

Prescription.

Non, ce n'est pas juridique, c'est plutôt "médical" enfin en tous cas c'est quelque chose qui à titre personnel m'a filé le sourire jusqu'aux oreilles, et dont j'ai du mal à me remettre.

Les "confessions d'une accro du stylo" sont prescrites par mon Ostéo à ses patients :)

En cure de bonheur gentes dames et gents damoiseaux? Procurez vous cette tranche de bonheur, à lire plusieurs fois par mois! 

Je suis fan!

Forcément une telle information ne pouvait qu'être partagée avec vous mes joyeux lecteurs et lectrices.

Oui, je prône le bonheur, malgré les peines et ce qu'on voudrait nous faire passer pour de la poisse collante: le bonheur n'est pas impossible, nous devons être le changement que nous voulons pour le monde et rien ne peut nous empêcher de nous réaliser: nous sommes notre meilleur allié, il faut juste le réaliser!

Cette "prescription" surprise est la preuve que se faire du bien au coeur et au corps n'est pas une chose de peu d'entre nous, mais une chose précieuse que nous devons propager pour désintégrer la haine et la mauvaise foi, l'individualisme et la lâcheté, et les autres armes de Vol de Mort.

Je suis heureuse, des retours que vous m'apportez comme des petits macarons au caramel beurre salé pour mon petit coeur en mousse, je suis heureuse que cet homme que je respecte énormément et qui a changé ma vie, ait aimé ce qu'ai écrit, ait su lire entre les lignes, ait su voir au-delà de la fraicheur et de la candeur de ces quelques confessions roses, la réelle authenticité de ce que j'ai voulu y mettre.

Je suis ravie d'avoir rencontré de nouvelles personnes sur le Salon Nomades de Béthune, qui m'ont passionnée et m'ont souri, en emportant avec elles les idées que je me fais du bonheur et de la joie.

Et je suis heureuse de savoir que quelque part, dans le monde, la joie se propage....ici en bas de chez moi, doucement mais sûrement :)

Pour tout cela, merci à tous, à toutes, à lui, à vous, et puis à cette coccinelle qui vient de se poser sur ma fenêtre à l'instant, ça porte bonheur ça non?

Allez, n'oubliez pas de lire quelques pages aujourd'hui, quelque soit ce que vous lirez, ça fera du bien à votre âme!

Je vous embrasse et vous donne rendez vous trés vite, dans ma tête, il y a plein de projets qui se préparent.....to be continued!




21 mai 2014

Y (encore)

J'avais écrit un micro article sur la question, mais je pense que ça mérite qu'on s'y attarde un peu plus.

Qu'est-ce que la Génération Y?

Et bien mes amis, lecteurs, de tout âge et de tout poil (oui, les animaux de compagnie parfois, lisent le blog, enfin ils regardent l'écran, j'ai déjà vu mon chat faire ça), je m'en vais détricoter un peu l'imbroglio dans lequel nos amis médias souhaitent nous faire entrer.

La Génération Y, d'abord, c'est un concept, super intéressant, inventé (oui INVENTE) pour nous désigner, nous, enfants nés entre 1980 et 1990.

Selon le philosophe contemporain Wikipédia (je déconne) (pour philosophe) trois origines sont possibles à ce terme.

La première, le Y que forment les "écouteurs du baladeur" (WTF?) que les "jeunes"trentenaires arborent tels des bijoux de grands joalliers.

La seconde, à cause des jeans taille basse, que les "jeunes"portent et qui laissent entrevoir le sourire du plombier le haut du fessier.

La troisième (et de loin ma préférée) c'est phonétique: Y en anglais se prononce "wai" donc en français, "pourquoi" oui, pourquoi chercher de tels concepts pour définir les gens?(je viens de réduire ma ligne de points d'interrogation, mon exaspération, je le sais, est palpable, même hors ponctuation)

Wiki nous dit que ce concept est occidental (sans déc?) et qu'en gros, pour nous (je fais un résumé lecteur, ne me remercies pas c'est bien naturel) tout ce qui a eu lieu avant (les guerres, l'avancée des droits, les acquis sociaux et j'en passe) est évident, qu'Internet et les médias en général sont nos références premières et que tout nous est acquis.

Les gens sont fous, si si mon bon Wiki, les gens sont fous.

Alors comme ça on serait des êtres blasés, vivant tout sur écrans, coupés du monde et incapables de relativiser les événements qui ont jalonné notre Histoire?

Ce serait oublier un peu vite que, pour la première partie de la "décennie Y", rien n'était si gagné d'avance!

Je me souviens de la première fois où internet avec ce bruit caractéristique a fonctionné chez mes parents, j'avais 19 ans, on ne pouvait pas téléphoner si internet était connecté, on s'écrivait encore des lettres et des cartes postales et on débriefait, comme aujourd'hui, après des heures passées ensemble au bahut, des heures durant le soir en rentrant.

Si les femmes peuvent voter, si elles sont respectées, si elles arrivent à se faire entendre aujourd'hui, bien sûr que nous savons que tout cela ne va pas de soi.

En revanche, nous n'avons pas la chance de connaître une stabilité professionnelle, même les catégories les plus "hype" sont touchées, il n'est pas facile de joindre les deux bouts, regardez depuis trés longtemps, les gens vivent à crédit!

Oui, il y a des jeux vidéo, bien entendu, on y a tous joué une fois, mais de là à nous faire passer pour des geeks insensibles au monde extérieur, c'est un peu exagéré!

La crise du logement, le montant pharaonique des loyers, on doit composer avec tout cela nous et avec un salaire minimum tout petit!

On nous stigmatise en nous collant une étiquette sur le front, dés qu'on prend une décision relative à notre vie, dés qu'on se remet en question, ce que nos parents ont finalement fait trés tard, (la quarantaine) et que nous faisons avec 10 ans d'avance, mais cela a sans doute un rapport avec le Y?

Balivernes et billevesées (oui, en 2014 ces mots existent encore!) nous évoluons dans un monde où tout va trés vite!

Pour vous rassurer, gens nés avant 1980, nous non plus, nous ne sommes pas nés avec une manette dans les mains, mais nous aussi, nous sommes allés à l'école, avons appris à lire et à écrire, (et j'ajouterai que certains de mes "contacts" facebook qui ne savent pas écrire et font des économies d'orthographe ont PLUS de 30 ans!et toc!) et savons où se situe une bibliothèque, une mairie etc....

Pour vous rassurer, quand nous étions petits, il y avait Dorothée à la télé l'après midi, et on jouait dehors, on avait des copains etc...rien n'a changé!

Les petits chatons nés en 1992 que j'ai eu la chance de voir chaque jour en cours à l'Université de droit, ont des amis, mais simplement d'autres moyens de communiquer avec eux.

Oui, mes références cinématographiques sont éloignées des leurs et ils n'ont pas toujours compris mes blagues, mais ne sommes nous pas en train de répéter des choses qui se passent depuis toujours?

Étiez- vous au fait de tout ce que savait votre professeur de philosophie quand vous étiez au lycée? Il me semble que le décalage existe de tous temps , nous avons tous des choses à nous apporter les uns aux autres.

Affiche de Mai 68



Oui, aujourd'hui, les trentenaires, dont je suis, ont la capacité, le courage, la prise de conscience nécessaire, pour arrêter une activité qui ne leur convient pas, pour mieux recommencer ailleurs, là où nos parents n'ont tout simplement pas osé dire stop, ou même n'y ont pas pensé. (parce que ça ne se faisait pas!)

Pourquoi nous montrer du doigt?

Nous sommes des jeunes gens dans l'air du temps, comme chacune de ces personnes qui aiment mettre autrui dans des cases l'a été (même si elles ne s'en souviennent plus) nous aspirons aussi au bonheur, et nous mettons tout en oeuvre pour y arriver.

Parfois trés diplômés, nous n'arrivons pas à trouver notre place, là où certains secteurs ne sont pas mis en valeur, et où certains autres sont bouchés, le système éducatif n'est il pas à revoir plutôt que de tirer à vue sur les "jeunes" terme qui dénigre plus qu'il ne désigne?

Les conseillers d'orientation que nous ne voyons qu'une fois dans notre vie aux alentours du bac français, au lieu de le rencontrer chaque année, à une période de notre vie où nous changeons d'avis comme nous tombons amoureux, toutes les 10 minutes, ne sont ils pas, bien à l'aise dans leur bureau, responsables de ne pas en avoir fait plus pour nous?

Vendre du rêve aux étudiants, leur enseigner des matières optionnelles qui ne servent à rien, vu le temps qui leur est consacré, au lieu de consolider les bases, n'est il pas aussi une cause des surpopulation dans certains secteurs???

Oui, je dénonce ce soir!

Après avoir vu comment fonctionne dans notre pays la recherche d'emploi, et le nombre de sur-diplômés qui sont prêts à prendre un job alimentaire pour manger, mais qui ne sont jamais convoqués en entretien faute de "titres", ou "trop diplômés", évidemment qu'ils restent chez leurs parents!

Enfin quoi?

Va-t-on reprocher à nos parents d'avoir utilisé le minitel ou la machine à laver?

Alors pourquoi nous reprocher à nous de vivre avec notre temps et les outils qu'on met à notre disposition? Ou de faire des choix pour limiter la casse?

Dire que les femmes de 30 ans d'aujourd'hui ne savent plus cuisiner, ne savent pas tenir une maison et ne sont plus capables d'aimer ou d'enfanter n'est ce pas un tantinet réducteur?

La fainéantise n'est pas l'apanage d'une génération ou d'une autre, c'est une question de tempérament.

Mai 68
Notre génération est inquiète voilà le problème.

Comment se loger? comment évoluer dans la Société? Comment trouver un job qui nous épanouisse?

Sont-ce des questions superfétatoires? B**** de m*****!

On nous jette la pierre parce qu'on ne veut plus se laisser faire c'est donc ça?

Mai 68
Parce qu'on n'accepte plus d'être malmené au travail? Eh bien, pourquoi n'avoir pas milité pour que les lois ne changent pas pour l'amélioration des conditions de travail? Il fallait rester à l'époque des 49 heures par semaine sous payées!


Ah non, je vous entends d'ici râler, ça ne va pas, ça risquerait de vous faire perdre votre suprématie.

Après qui suis-je en train de râler?

QUI ÊTES VOUS gens qui ne nous aimez pas?

Nous, on est facile à repérer: jeunes gens intelligents et souvent formés,(intellectuellement j'entends) (non mais je vous vois venir) mais lâchés dans la nature dans un imbroglio de paperasse (vive l'administration), avec des vraies préoccupations sur l'écologie, l'état de la planète, l'alimentation, l'éco-diversité, l'égalité entre les peuples (oui Madame Christine B.!) avec des vrais soucis de fertilité (et la difficulté d'avoir des enfants, en faire ou pas vu comment on galère?vous êtes vous déjà un jour posé cette question? nous tous les jours) aimer ou pas? vu qu'on risque d'attraper le SIDA?quel métier choisir et pourquoi?

Voilà qui nous sommes, des gens sensibles, des gens qui ont envie d'être heureux, des gens timides qui ont plein de choses à dire, mais n'osent plus prendre la parole sans entendre un "ah bah ça, la génération Y, vous êtes des éternels insatisfaits" sous prétexte que l'un d'entre nous a créé un réseau social il y a 10 ans et qu'on y passe beaucoup de temps, alors on ne serait pas capable d'aider nos voisins?

Merci pour Mai 68, merci Simone Veil, merci Robert Badinter, merci les gars vous avez géré.

Personne ne dit que le passé n'a servi à rien, sauf les gens avides de pouvoir qui ont oublié d'où ils venaient, et ça ne vient pas de nous, que je sache!

Et pour conclure, je voudrais ajouter, que toutes ces appellations sont juste des prétextes pour se rassurer quand on vieillit.

Chaque génération a eu un truc à dire sur les suivantes et sans doute, ce qui vous fait peur, à vous les étiqueteurs en folie, c'est que nous n'avons plus envie de jeter l’opprobre sur les suivantes.

Nous sommes tolérants et moins enclins à suivre un dogme ou à croire aveuglément une théorie ou une autre.

Nous sommes curieux de tout et c'est une qualité, nous nous informons, parce que, bande de jaloux, aujourd'hui nous pouvons accéder à l'information plus vite que vous ou vos parents n'ont pu le faire.

Nous sommes seuls parfois, et aspirons au bonheur et c'est pourquoi retrouver nos amis, nos collègues et nos copains de classe sur le réseau du bon Marc Z est une chance, et vous aussi vous y êtes connectés. (Ne mentez pas!on vous voit!)

Nous voulons nous marier, nous caser, faire des enfants, et leur laisser un monde propre, un monde plus respectueux de la nature.

Nous avons des défauts, mais voulons tellement ne jamais être seuls, que nous oublions de lever la tête de nos écrans parfois, pour contempler ce qui nous entoure, d'où vient cette peur?

Nous voulons juste être heureux.

Mais comment voulez vous qu'on y parvienne si à la moindre voix qui s'élève on nous jette des pierres dans les dents, on nous ferme des portes et on nous montre du doigt?

Mai 68 -slogans
Rappelez vous, si on est à la lettre Y, c'est que vous devez avoir été une des 24 lettres qui précédent.

Des jeunes quoi.

Affiche de Mai 68





20 mai 2014

Dear Carrie B.

Puisque tu ne t'en sers plus, peux tu m'envoyer par colis la tonne de fringues de ton dressing, ton carnet de relations presse et le numéro de Samantha Jones?

J'aimerais bien que quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait quelqu'un qui est dans les relations presse s'intéresse aux Confessions.

Et aussi, faire un clip vidéo, faire la couv' d'un magazine, féminin ou pas d'ailleurs, et qu'on ait enfin envie d'être joyeux.

J'attends ton retour.

Merci.

Bisous.


17 mai 2014

It's a little bit funny, this feeling inside....

Je tenais à venir partager avec vous l'avancée de cette folle épopée qu'on appelle communément ma nouvelle vie.

J'adore les gens qui me posent cette question tous les jours. (Si, les gens que je n'ai pas vu depuis longtemps me demandent SYSTÉMATIQUEMENT "Alors ta nouvelle vie?") 

Je ne sais pas si ces derniers me la posent par réel intérêt pour moi, par curiosité ou juste pour la forme, ou pire, si on pousse à l'extrême perversion, pour voir si j'y arrive vraiment.

Et bien je tiens à rassurer les anxieux, les curieux, et les autres, je vais bien.

C'est même mieux que ça en réalité, et là je vais être trés trés honnête avec vous.

En marchant dans la rue tout à l'heure alors que je rentrais de la piscine (alors je ne vais pas consacrer un article au potentiel social de la piscine mais je devrais quand même en reparler un jour), l'air chaud me caressait gentiment le visage (oui, aujourd'hui à Lille, il a fait minimum 25 degrés) et l'esprit festif du rugby avait envahi la ville.

Comme à mon habitude, j'étais en décalage avec le reste du monde (ménage/piscine/lecture versus rugby/boire des coups/rugby/boire des coups) mais j'ai ressenti le bonheur.

Oui, vraiment!

Et sans raison particulière en plus!

D'habitude on est heureux quand il se passe quelque chose, quand on rencontre un ami de longue date et qu'on passe de bons moments, et bien là, rien de tout ça: un bonheur simple, sans raison.

Et j'ai compris que ce qui m'envahissait depuis ces derniers temps était le bonheur.

J'avais appris une bonne nouvelle, mais aussi certains de mes projets étaient décalés, pour autant, n'étant pas vraiment une habituée du vrai bonheur simple qui te tombe sur le coin du nez, j'ai remonté au moment où je l'avais ressenti pour la première fois.

En fait, je suis une fille plutôt joyeuse, assez positive, mais j'ai aussi conscience que la poisse ne m'a jamais vraiment épargnée.

Dés lors, j'ai attendu des petits et grands moments de bonheur, les ai vécu, et les ai laissé repartir comme quand tu loues un smoking ou une robe de soirée, tu kiffes mais tu sais que ce bonheur ne t'appartient pas, tu le laisses repartir en te disant qu'un jour tu en auras un bien à toi.

J'ai entrepris de vider et de ranger mon appartement le jour même de la prise d'acte de mon omission du tableau de l'ordre des avocats.

J'ai commencé par ma chambre, j'ai détapissé, rangé, trié, vidé, jeté.

Puis, la salle de bains, la buanderie/cabinet de toilettes.

Puis le salon, et dernièrement la cuisine.

J'ai jeté. Quel bonheur simple de trier et de balancer ce qui nous encombre!

J'ai retrouvé des vestiges de ma vie d'avant, relu des passages de mes journaux intimes (de 1993 à 1998 c'est pas triste j'vous l'dis) me suis demandé comment j'avais pu vivre avec autant de b**** sous mon toit pendant autant de temps et surtout pourquoi j'avais gardé des trucs qui auraient du- à l'instar de certains de mes habits- s'auto-détruire eux-mêmes.

Bref, j'ai rangé, vidé, trié, fait de la place, embelli, et ça m'a apporté un grand sentiment de fraicheur, de liberté, de bien-être.

Outre le fait que mon alimentation ait radicalement changé, en un an j'ai tellement changé que j'ai oublié ce que je mangeais avant (sans pour autant oublier le goût d'un bon petit pain au chocolat ou d'une pizza au feu de bois, n'exagérons rien) et ça aussi, a contribué au bonheur.

J'ai repris possession de ma clé de boite aux lettres, ouvre et gère le courrier en temps réel, fait extraordinaire qui ne s'était pas produit depuis 2007 à peu près.( A ce moment précis de la compétition vous me croyez folle. Pas du tout, je ne suis pas la seule à craindre une clé et une boîte des milliers d'agents de la CIA peuvent témoigner)

Et j'ai aménagé mon petit nid douillet avec amour.

Bon, sinon, je suis retournée au ciné, j'ai vu mes amis, presque tous répondent aux textos que je leur envoie pour prendre de leurs nouvelles, je ne rate plus les anniversaires et j'arrive à l'heure aux rendez vous, vu que je ne perds plus 100 ans à me garer.....les transports en commun....ce bonheur de tous les instants. (surtout la ligne 12 qui passe par EURALILLE le samedi aprem à 14h30: battle de poussettes!)

Et j'ai surtout constaté qu'en remettant de l'ordre dans mon existence, en réussissant à ranger ma vie, j'avais plus de temps pour être bien.

Avant j'avais déjà été bien.

Maintenant je suis mieux, chaque jour.

Mon ostéo m'a écrit un beau message dont je vous livre un passage "remerciez vous chaque jour".

Aujourd'hui, je me suis remerciée par exemple, d'être allée à la piscine faire quelques longueurs, d'avoir pu en faire plus que d'habitude, tant mon corps aujourd'hui correspondait à qui je suis vraiment.

Dans "être heureux comme un danois" Malene RYDHAL (chez GRASSET) fait un beau travail en toute simplicité et humilité, avec beaucoup d'humour, d'auto critique sur son pays d'origine (elle vit en France depuis 19 ans, et est heureuse, grâce sans doute à ce qu'on lui a appris au Danemark)

Elle dit notamment que nous devons prendre conscience que nous sommes notre propre meilleur ami, et qu'on passe beaucoup plus de temps avec nous-mêmes qu'avec n'importe qui d'autre, autant dés lors apprendre à nous apprécier, et à savoir qui nous sommes.

Alors voilà, pas maquillée en sortant de la piscine, j'ai accepté les compliments que les merveilleux jeunes gens de la capitale des Flandres peut compter (eh la miss, tu m'files ton 06?) et aussi, ai inspiré à pleins poumons.

Je suis heureuse, gens qui vous posez la question.

J'ai quitté le personnage que j'avais fabriqué pour entrer dans la vie d'avant, celle que je n'aimais pas, j'ai quitté mon costume, l'ai fait nettoyer, l'ai rangé. 

Et ma vie est de nouveau à moi, je ne laisse plus personne l'approcher sans mon accord (d'ailleurs, je dois être vraiment super heureuse et accessible, je rencontre de nouvelles personnes à chaque fois que je fais quelque chose)

Et vendre ce qui ne me rend pas heureuse, comme dans la chanson "rue de la paix" ou "être ou avoir" de la sublime Zazie, m'a fait beaucoup de bien, donner, vider mon dressing , m'a permis de rencontrer des gens trés gentils, ouverts d'esprit, agréables.

Voilà, comme disait Baloo, il en faut peu pour être heureux.

Bientôt, avec mon premier salaire de nouvelle vie, je ferai l'acquisition d'une machine à coudre, j'ai envie de créer encore.....mais je ne vous abandonne pas, j'écume les salons, je prépare la suite des confessions, et si ça se trouve je finirais mon roman pour la fin de l'année....:)

D'ici là, n'oubliez pas d'être heureux, arrêtez vous 15 secondes par jour, regardez autour de vous, prenez conscience de là et de qui vous êtes.

Le bonheur n'attend pas. 

Depuis que je vous ai, il n'a cessé de croître, si ça se trouve c'est un peu grâce à vous?

Allez savoir.....

Je vous embrasse


13 mai 2014

La Joie est Nomade!

Je serai super fan de vous voir les 23 et 24 mai prochains à Béthune au Stand 11 de mon Editeur Persée :) 

Venez donc les amis!!!
 

Because I'm Happy!

Tadaaaaaaaaa! On est 30000! On est même trés exactement 30013!

Et les "confessions d'une accro du stylo" sont en vente au Furet du Nord de Lille, d'Arras, à la Librairie Autour des mots de Roubaix!

On fait un moon walk ou quoi? Allez! debout tout le monde!

Bon je suis heureuse et c'est d'abord grâce à vous, alors merci beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Et la 3ème bonne nouvelle: j'ai eu le JOB! donc on est re-content, on re-danse autour de la table hop hop hop.

Le proverbe dit jamais deux sans trois, et pas jamais trois sans quatre, mais on sait jamais avec un peu de bol, sur un malentendu, je pourrai être admissible (à l'un ou l'autre des CAPES ne soyons pas trop gourmands non plus)

Enfin bref, ce petit post pour vous manifester ma joie, ma gratitude immense, mon bonheur, et puis peut-être que j'arriverai un jour à poster une vidéo de moonwalk.

A ce propos, petite anecdote qui devrait vous donner un aperçu de ma folie douce.....

Il y a un an et demi à peu près, je défendais un gamin de 19 ans qui mentait comme un arracheur de dents, certes, mais dont la procédure était un peu pourrie de l'intérieur, ce qui m'amenait, sur un plan strictement juridique, à demander trés naturellement qu'on enlève certaines infractions (pour les juristes, j'ai plaidé une relaxe partielle)

J'ai commencé ma plaidoirie, après que Gugus ait dit 100 fois "moi j'ai rien à voir" merci Gugus pour ton intervention, par ces mots "Madame le Président, Mesdames du Tribunal, je suis l'avocat de ce jeune homme de 19 ans, qui indique n'avoir pas participé aux faits. Vous allez penser, elle défend quelqu'un qui nie, elle va donc faire des claquettes, d'habitude, je fais un moon walk"

La Présidente, toujours trés encline à faire des blagounettes m'interrompt à ce stade pour me dire "on aimerait bien voir ça" ce à quoi, sans me démonter je répliquai: "eh bien Madame le Président, comme je ne peux rien vous refuser, en fin d'audience, je m'exécuterai volontiers."

Je finis ma plaidoirie où je sue sang et eau, retour de délibéré où Gugus est bien sûr condamné, "Monsieur, malgré l'excellente et convaincante plaidoirie de votre avocat, VOUS ne nous avez pas convaincu Monsieur, par votre comportement" réponse de Gugus (applaudissements d'abord puis) "ouais ouais, bein payes ma b**** ouais" je n'ai toujours pas compris.

Et là, la Présidente: "Maître et notre Moon Walk?"

Qu'ai je fais à votre avis?

Bien sûr!

Je suis descendue, en robe noire, exécuter sur le parquet de la Salle des comparutions immédiates un moon walk comme je n'en avais aussi bien réussi depuis la communion de mon cousin David dis donc.

Alors, je vous rassure, l'audience était finie, mais bon, faut pas me lancer des défis.

On m'avait demandé de plaider en québécois. J'ai pas eu le temps.

Pis j'suis pas bien sûre que les juges ils auraient aimé ça là.

Tout ça pour dire, vous voulez une vidéo? Comptez sur moi, ça viendra!

Bisous les amis!

ENJOY LIFE!



2 mai 2014

Be Patient...they said.

Bon c'est long d'attendre.

Je crois que je n'aime pas trop ça, les psys qui venaient témoigner à la barre du Tribunal appelaient ça l'intolérance  à la frustration je crois, ils me faisaient bien marrer tiens, je suis plutôt tolérante à la frustration moi je trouve, célibataire (vous voyez!) sans emploi (hein!), sans gluten( bon!) sans glucides (alors!) sans thunes (c'est bon ou je continue?)

Non ça n'a rien à voir avec la frustration.

C'est juste que je n'aime pas attendre sans savoir, j'aime être fixée. 

Savoir où je vais, pourquoi, comment.

Et je crois n'avoir jamais supporté d'attendre des résultats. 

Les résultats des contrôles, du brevet, même si avec le contrôle continu je l'avais déjà, j'avais peur de l'infime probabilité de risque que je puisse ne pas l'avoir.

Je n'ai pas confiance en moi tout simplement.

Il vient juste de là le souci.

Mais, bien que je sois consciente que le résultat d'un concours, d'un examen, d'un entretien d'embauche (car c'est bien l'objet de mes tracas actuels vous l'aurez compris) n'est nullement comparable à l'attente de résultats de scanner ou d'un test de dépistage, je ne peux m'empêcher d'angoisser.

Comme il y a quelques temps je vous écrivais que je me projetais à l'allure d'une comète, aujourd'hui, comme quasiment chaque semaine, chaque mois de ma vie depuis trés longtemps, je retiens mon souffle au moindre silence que j'estime suspect s'il dure plus de quelques secondes.

Trop peu de confiance en soi.

Oui, je sais.

Mais même si nous nous plaçons sur un autre terrain que celui de la santé et des conséquences bien plus importantes que des résultats médicaux peuvent engendrer, il n'en demeure pas moins que dépendre de la décision des autres, est particulièrement angoissant.

Quand cela dépend de nous, on sait à peu prés jauger si ce que nous avons dit ou fait était positif ou non, on est ou non fier de soi même.

Mais comment savoir si l'examinateur, le juge, a été convaincu?

Oui, c'est moi, l'ancien avocat qui vous le demande humblement.

Si le recruteur a dit qu'il appelait tel jour, faut il le rappeler pour lui montrer notre motivation ou au contraire attendre de crainte de l'effrayer et de faire peser la balance dans l'autre sens?

Se ronger les sangs, pour de toutes manières une réponse qui, en soi, n'est pas lourde de conséquences en réalité, mais qui à l'image d'un battement d'ailes de papillon peut tout modifier dans notre vie.

Si j'ai un travail, mes plans sont possiblement réalisables: je pourrais reprendre mes études à la rentrée, et préparer sérieusement l'examen.

Si je n'en ai pas, je devrais recommencer à chercher du travail encore et toujours, mais les mois défilent, alors que faire?

Et si par extraordinaire j'étais admissible, ce qui serait toutefois surprenant mais bon, réussirai-je à être admise? 

Je me pose tellement de questions tant que ceux qui doivent me répondre ne le font pas.

Bien sûr, l'attente normale, chez le médecin, à la poste, à la pharmacie, ne me met pas dans ces états là (et heureusement j'aurai le temps de faire plusieurs arrêts cardiaques avant qu'on vienne me secourir)

Mais celle d'une réponse qui engendre du suspens, beaucoup trop.

Quand je me présentais aux castings de chant, j'avais une trouille bleue du résultat final, j'avais peur des différents tours, tellement sûre d'avoir échoué.

Même plus tard, en regardant la télé, les émissions de télé crochet comme on les appelle, je sentais (et sens encore mais j'ai arrêté de regarder j'ai des pics de tension sinon) le stress monter en moi quand un choix devait être fait! Alors que je n'y participe même pas! C'est dire!

Quand j'ai passé le concours d'entrée, et de sortie de l'école des avocats, j'ai pleuré avant même que les résultats ne soient proclamés, sûre que j'étais de ne pas entendre mon nom, m'agrippant au bras de ma meilleure amie, bien moins inquiète que moi mais plus pour ma santé mentale.

En fait, j'ai toujours été comme ça.

Et même si je tente de me calmer, même si je ne suis nullement paralysée pendant l'épreuve par le trac ou autre chose, c'est l'attente qui me rend fébrile et j'essaie de me canaliser.

Là, ce soir, alors que j'ai passé une journée à attendre, à écouter mon répondeur, à trembler au moindre bip, et à voir les heures défiler, je ne peux m'empêcher de penser au pire.

"on n'a pas retenu votre candidature" 

Mais aussi à basculer dans le meilleur, en me raccrochant à des signes qui "ne trompent pas" tu parles.

Tout ça ne sert strictement à rien, je le sais, ne fera pas basculer un avis ou un autre en ma faveur ou en ma défaveur.

Mais c'est quelque chose de constant.

Peut-être que si j'échoue en ce moment, une bonne nouvelle m'attend quelque part?

Et votre présence ici, toujours plus nombreuse, me prouve que tenter n'est jamais vain.

J'ai eu peur de me lancer, peur que personne ne vienne me lire, peur de ne vendre qu'un seul livre, et de l'acheter de surcroît, je n'ai pas hésité.

Mais quand les journalistes ne me répondent pas, que la promo du livre ne se fait que de bouche à oreille sans aucun coup de pouce de la presse, que j'attends des nouvelles qui ne viennent pas grrrrr ce que ça m'agace!

Cette attente interminable à se manger les mains! Vous aussi vous la connaissez je le vois!

Pourquoi est-ce si long de donner son avis, quel qu'il soit, alors que la vie est si courte, et qu'il nous faut toujours rebondir?

C'est insensé!

Allez, je vous tiens au courant (on vous rappelle....on a votre mail, on fait comme ça)

Grrrrrrr

Y a des copains!