26 mars 2014

Do you remember....one year later....

Ma biche, 

Nous nous écrivons trés souvent, toi avec des rayons de soleil (ou des grosses draches aux moments opportuns...) moi avec mes petites touches numériques et mon stylo, et parfois aussi avec des signaux et des allumettes, mais ça marche moyen.

Un an s'est écoulé depuis ton départ précipité pour une destination inconnue (même pas une carte postale en un an, non non, mais je constate c'est tout) et je dois dire que ce n'est pas évident tous les jours de ne pas te voir en vrai.

Pourtant, et je ne suis pas la seule dans ce cas, nous sommes nombreux à sentir ta présence par le biais de signes magiques invisibles à l’œil nu, et pour ça je dois te remercier (même si là, tout de suite, ça fait couler mon mascara qui lui, contrairement à toi et moi, n'est pas waterproof, enfoiré) 

Un an....depuis que, malgré moi, malgré ma douleur, malgré mes pourquoi et mes cris de colère, je me suis réveillée de ma condition qui me poussait inexorablement vers un endroit qui lui aussi était inconnu, mais sans doute pas très accueillant, un peu glauque et froid, un an , que "grâce" à toi, qui m'accompagne chaque jour sur mon chemin tortueux, je réagis.

J'ai la chance de continuer à faire chier le monde sur Terre, et ça c'est grâce à toi, et je pèse mes mots.

J'ai réalisé cette chance et qu'il ne fallait pas la gâcher, qu'il fallait être digne d'être là, et que si je ne le faisais pas pour toi, par peur qu'un jour tu reviennes de je-ne-sais-où me botter les fesses, il le fallait pour moi.

Aller de l'avant, faire des projets, rire, pleurer, faire rire, vivre, faire l'amour et pas la guerre (et pourtant des fois quand même ça mériterait), continuer à espérer, mettre les bouchées doubles, faire attention aux autres, faire chier, tomber amoureuse, me prendre des baffes, en donner, tomber comme d'hab en pleine rue sans qu'on sache pourquoi, boire de l'eau chaude avec des plantes dedans, refaire la déco, tout changer (en plus d'une semaine je te rassure), changer de taf, et être tous les jours consciente de la chance que j'ai de pouvoir le faire.

Je te dois tout ça. Si si j'insiste, ne sois pas si modeste.

Sans ta force, ton courage, ta ténacité, je n'aurai jamais compris toutes ces choses, aujourd'hui, un an après que tu aies fait tes valises à l'arrache pour le paradis, où tu sirotes des cocktails avec Amy Winehouse et Nelson Mandela, ici, pas un jour ne se passe sans qu'on pense à toi.

Je dis on, pas seulement Bianca et moi, non, tous tes amis pensent à toi, tes parents, mais sans trop chialer puisque tu ne voulais pas qu'on soit tristes longtemps, fin faut quand même être lucide ma biche, là tout de suite, on peut pas être trop foufous non plus, tu l'admettras.

J'aurai tellement préféré faire tout ça avec toi.....(j'arrête sinon je sens que je vais re-chialer)

Voilà, je sais quel jour on est, et je sais que je suis -exceptionnellement- en avance, mais je n'ai pas l'intention de commémorer, j'ai juste envie de te prendre dans mes bras, pour te remercier de veiller sur nous, pour te remercier d'avoir fait de nous ce que nous sommes, de nous avoir permis, parfois, de nous retrouver, de nous rapprocher de nous connaitre, d'être présente et de ne pas nous avoir oublié, même si là où tu es c'est mieux que les Ch'tis à Ibiza ou les Marseillais à Rio.

Je voulais te dire que je t'aime aussi, chose que je ne dis pas tous les jours à tout le monde et là, tu réalises à quel point t'as du bol, et que je vais continuer à être forte, digne, courageuse et debout.

Pis si tu veux je te garde un exemplaire de mon bouquin, et si j'en écris d'autres, de chacun d'eux, histoire de te les dédicacer tous d'un coup, jsuis pas sûre qu'ils distribuent les chronopost là haut.

Embrasses Michael J. pour moi, et chantes lui un coup notre chanson en kurde, qu'il se marre lui aussi deux minutes.

Je suis revenue à l'essentiel grâce à toi, merci de veiller sur moi.

Big kiss.

Ps: j'espère que tu auras la délicatesse de pointer ton nez si je monte un one -woman, et que tu ne t'amuseras pas à trafiquer les micros comme à la Revue UJA :)

18 mars 2014

Il est venu le temps des....Dédicaaaaaaaces!


Rendez vous Samedi 22 mars à 15h à Arras au Furet du Nord!
Je vous attends, anxieuse, excitée, heureuse, impatiente et même euh.....pressée!

Je vous embrasse fort et vous dis à SAMEDI!

15 mars 2014

J.F. Trop sympa cherche thérapie connassière désespérément.


 WARNING/ AVERTISSEMENT: pour lire ce post, sens de l'humour obligatoire.

Guide de survie conseillé par mes lectrices et qui s'avère INDISPENSABLE

Je me pose souvent cette question, qui revient sans cesse depuis un certain temps.

Y a t-il une méthode pour devenir une authentique "connasse"?

Vous savez de quoi je parle, de ce genre de nanas à qui personne ne résiste, qui râle pour le principe, est contre tout ce qu'on lui propose mais réussit à mettre le monde à ses pieds.

Moi, en fait, je fais partie de la catégorie "sympa" de la population.

Je suis la bonne pote, la gentille gaie-luronne du groupe, la généreuse, pire que ça même, la maman dans une bande de copains.

Résultat, j'ai beaucoup d'amis, de copains et de connaissances en tout genre, mais surtout, ô rage, ô désespoir, je suis (encore et toujours)célibataire.

Et donc, des heures de thérapie plus tard (enfin plutôt des kilomètres, que dis-je des MILES de thérapie plus tard) j'ai découvert que j'avais un vrai problème: je manque de connasserie.

J'ai cherché un mot plus politiquement correct, et je n'ai vraiment pas trouvé, un mot qui convienne et qui en même temps fasse aussi vite mouche.

On comprend tout de suite où on veut en venir.

Je suis hétéro et j'ai compris tardivement qu'en fait les hommes aimaient passionnément souffrir.

Ils aiment être malmenés, critiqués, chambrés, humiliés, clairement ils adorent qu'on les titille, sauf en public évidemment. (alors là ils deviennent hyper chochottes, allez savoir pourquoi???)

J'ai fini par comprendre que pour eux, les critiques de leur "aimée" étaient une preuve d'attachement.

Ils se plaignent que leurs copines respectives leur en fassent voir de toutes les couleurs, mais ils restent quand même.

Alors face à cette contradiction, je me suis mise en situation.

Quand un homme auquel je tiens me dit qu'il veut faire une soirée avec ses potes alors qu'on ne s'est pas vus de la semaine, je suis face à trois options sans doute:

a) ok bonne soirée salut
b) quoi????????????tu vas me laisser toute seule?c'est une blague j'espère!
c) franchement t'es un sale égoïste tu ne penses qu'à toi. Comment ça t'annules?Ah nan mais je veux pas que t'aies pitié de moi, tu dégages allez vas la faire ta soirée à la con.

Evidemment, vous l'aurez compris, je choisis toujours et invariablement depuis que je suis en âge de choisir ce genre de choses, l'option a. Et pour être honnête, pour moi y a que cette option.

Mais en fait, j'ai compris qu'en choisissant l'option a, parce que ça ne me dérange pas qu'il fasse une soirée avec ses potes et que je ne vois pas l'intérêt de râler, je ne lui démontre pas assez que je tiens à lui (logique masculine) et donc je ne suis pas digne d'être respectée.

J'imagine que c'est pour ça que je me fais larguer, ou qu'on ne me choisit jamais quand un choix se présente.

Oui, je suis trop "pote" alors que pour moi c'est aussi une preuve d'amour que d'être tolérante et ouverte d'esprit, et que je profite de ce moment pour faire un truc pour moi.

Alors nouvelle situation:

Quand un homme auquel je tiens, a plus de deux heures de retard à un rendez-vous qu'on avait pourtant fixé de longue date, et qu'en plus il me dit "je sais qu'il est tard, mais si tu veux, on se rejoint à mi-chemin" je devrais sans doute choisir entre: 

a) y aller, après tout, c'est quand même con de se fâcher, j'ai envie de le voir.
b) qu'il aille se faire voir, il est tard, et j'ai plus envie.
c) PARDON?que JE fasse le chemin?mais TU es en retard mon pti bonhomme. SALUT! et je raccroche.

Bien sûr que j'ai choisi le a.

Evidemment qu'à force d'être sympa je me suis fait encore larguer.

Alors en retournant voir ma psy pour lui raconter ma déconvenue, elle m'a dit que je devais ABSOLUMENT entreprendre une nouvelle thérapie, une thérapie connassière  et qu'il y avait du boulot certes, mais que c'était dans mon cas, indispensable.

J'entends autour de moi, de nombreuses femmes se plaindre de tout faire à la maison mais ne pas voir leur chéri lever le petit doigt, pire, ne pas les considérer, les ignorer.

OUI! c'est parce qu'ils n'en attendent pas tant de nous.

Non, ils n'attendent pas qu'on lave leur linge avant même qu'ils en aient éprouvé le besoin, ni qu'on reluise la maison, ils ne nous demandent RIEN.

Ils veulent qu'on soit là, mais ils veulent aussi avoir besoin de demander quelque chose, de sentir une résistance, ils doivent lutter, conquérir, entreprendre.

Je ne comprends pas toujours.(cette perte de temps, quoi?ah zut, vous l'avez lu.)

J'avoue être une de ces femmes qui devancent les besoins des gens qu'elle aime.

J'avoue, mea culpa, aimer faire plaisir aux autres et qu'en plus je n'ai pas l'impression de me "sacrifier".

Mais une chose est sûre, là-bas tout au bout du tunnel, il y a une grande pancarte CELIBAT qui clignote.

Je dois donc passer par une période obligatoire, celle de me forcer à râler.

Je dois m'opposer, m'énerver, râler, crier, faire des caprices, taper du pied, exiger, bouder.

Sans ça, pas de mec, pas de mariage, pas de gamins.

Ah si je vous jure, toutes mes copines ont trouvé un mari. Et pour ce faire, elles ont du elles aussi, réussir à devenir un peu "connasses". Pas tout le temps, juste avec leur chéri.

Mariées, quelques enfants, une maison, une vie stable, voilà , mon rêve, elles l'ont toutes réalisé mais à quel prix?

Modifier leur comportement (bon pas toutes, y en a qui ont déjà un terreau, faut bien l'avouer, on est pas toutes égales face à la connasserie)

Alors d'un côté, j'aimerais qu'on m'aime pour ce que je suis, mais d'un autre je sais que je n'arriverais pas à attraper un homme si je ne me montre pas telle qu'il veut que je sois: chiante.

Après, une fois la cible ferrée, rien ne m'empêchera de faire revenir le naturel que j'aurais chassé.

Au pire, il me quittera pour une autre plus chiante que moi (enfin vraiment chiante pour le coup) au mieux, je serais une sorte de "kinder surprise".

Mais bon sang comment faire pour le devenir? Où faut-il s'inscrire????Qui peut me dire où on apprend ce genre de truc?

Comment faire pour être la connasse dont les hommes rêvent?

Je suis sérieuse en plus, j'imagine bien que vous devez croire que je blague, mais mon avenir sentimental en dépend! 

Je crains de finir vieille fille si je ne fais pas d'urgence une thérapie à l'envers.

Je me force déjà un peu, à embêter le monde pour voir.

Mes amis sont parfois surpris, et mettent ça sur le compte de la fatigue passagère.

Ils me demandent si tout va bien, si quelque chose me rend nerveuse en ce moment.

Alors ....force est de constater que ça fonctionne hyper bien!

Quand je suis un peu chiante, on s'intéresse plus à moi!

Vu que tout va toujours très bien, que je souris, que je fais face, pourquoi s'inquiéter? 

Quand je change de comportement, ça désarçonne, alors on m'interroge....

C'est donc ça le secret?

Eh bein.....y a du boulot en effet, parce que sincèrement, ça me coûte.

J'ai un caractère et n'ai besoin de personne pour dire ce que je pense, mais suffisamment diplomatiquement et sur le ton de l'humour pour ne blesser personne.

Mais il faut se rendre à l'évidence, la gent masculine (hétéro) aime être malmenée.

La preuve de notre attachement réside à leurs yeux dans notre propension à les maltraiter (ou à ne pas trop bien les traiter au choix) et surtout, leur permet de ne pas s'ennuyer.

Oui, car jeunes femmes, sachez-le, être trop sympa, bein c'est ennuyeux.

Il y a bien plus d'action avec quelqu'un qui crie, devient hystérique, vous rend dingue et vous fait tourner en bourrique.

Tout en ayant quand même un peu d'humour pour comprendre le second degré décalé de nos-amis-à-poils- sur- le -torse.

Donc, ni mère, ni "trop" connassière, la femme de leurs rêves a certes du caractère, mais pas trop, histoire de se la fermer quand même pendant la Champion's league et de faire à manger quand on rentre du boulot. (et j'entends les ayatollahs de la modernité masculine crier au scandale de les traiter avec tant de dédain, pardon, vous représentez 1% de la population masculine hétérosexuelle du monde les gars, désolée de ne parler que du plus grand nombre)

Quitte à râler après pour leur faire plaisir, histoire de se réconcilier sur l'oreiller.

Alors qu'à titre personnel je ne vois absolument pas l'intérêt d'avoir besoin d'en arriver là...

Do you know what I mean?

Fi de gentillesse et de flatterie, la technique connassière est une technique très savante: une dose conséquente de mauvaise foi, une pincée de flatterie, un zest de minauderie, et quelques secouages de cheveux par ci par là. (et cette conclusion est rendue à l'issue d'heures d'enregistrements oculaires et de documentation sur le terrain)

Bien, Bien, Bien....(well, well, well)

Eh bein....souhaitez moi bon courage, je crois que j'ai encore de bonnes années de célibat devant moi.

Je n'ai pas envie de trop bien réussir mon intégration à l'école connassière au risque d'en devenir une pour de vrai.

Histoire de, sait-on jamais, ne pas être trop différente de ce que je suis, si l'homme de ma vie, celui qui m'aimera sans condition et m'acceptera telle que je suis, on peut encore rêver, débarque sans crier gare dans ma vie.

Donc, si vous avez une adresse de thérapie connassière,ou que vous connaissez des spécialistes en la matière, n'hésitez plus, écrivez moi. 

Et si vous êtes vous aussi célibataire et trop sympa, n'hésitez plus, venez avec moi.

Je vous embrasse d'ici là.

Courage les filles! 






Y a des copains!