26 févr. 2014

Play or not to play?

La saison de la chasse se termine, et le Bachelor débute, comme quoi dans la vie il n'y a pas de hasard.

Bien entendu ça coïncide aussi avec la fin imminente des Princes de l'Amour...finalement on reste sur ces variations sur le même thème.

Sur fond de scénarii plus ou moins bien dirigés, on peut avoir l'impression que tout cela est en carton, et qu'il n'existe pas de sincérité chez les candidats.

Je crois qu'il y a deux façons d'aborder les choses, concernant ces programmes et dans la vraie vie bien entendu.

La première consiste à se dire que tout cela n'est qu'un jeu.

On nous caste, pour notre beauté plastique ou nos qualités de cœur (big up les prétendants de LPDLA) on nous met en compétition, le pompon sur la pomponette, c'est le Prince, la Princesse ou le Bachelor.

Un célibataire riche et intelligent qui cherche la femme de sa vie, des beaux mecs séducteurs prêts à tomber amoureux s'ils rencontraient la femme de leur vie, des prétendants aux grandes qualités de cœur qui n'ont jamais connu l'amour ou bien une princesse canon qui a été déçue par des beaux mecs qui l'ont baladée et qui recherche finalement un beau mec avec des qualités de cœur (un ami gay donc) 

Bref ces gens quittent leur vie de tous les jours pour nous prouver que, comme le disait Céline Dion, l'amour existe encore.

Enfin l'amour.... L'attachement en fait.

Comment peut-on vraiment tomber amoureux sous l’œil bienveillant de 2000 caméras et de 15 autres personnes, en compétition, et en plus à IBIZA, lieu de toutes les tentations?

Depuis 2001, on a finalement multiplié à l'infini le LOFT, au cours duquel nous avons pu être émus par les amours naissantes et aquatiques de Loana et de Jean Edouard (sans déconner, c'est pas possible?) 

Tout est possible pour tomber amoureux, et si on n'y arrive pas (cf toutes les éditions du Bachelor qui nous montraient surtout comment un mec canon et riche pouvait grâce à la production d'une émission de télé réalité se taper plein de nanas canons sans dépenser un cents, ce qui est ceci dit pratique pour emballer enfin bref) on peut le fabriquer.

Donc soit on joue le jeu, et on le prend comme tel (un jeu donc) soit on se fait happer par notre nature d'être humain et on repart meurtri d'avoir porté à l'écran nos sentiments enfouis parce qu'on était pas prêt.

Bon si c'est bien fait, on peut se marrer (pas sûre que Thomas et Nabilla soient trés heureux aujourd'hui, heureux oui, pas riches, non non je parle de bonheur sincère et réciproque.)

Différence flagrante (euh?ou pas) avec l'Ile de la Tentation, qui ne m'apparait plus si flagrante en fait, au temps pour moi.

Et dans la vie alors?

Dans la vie, la tendance est à ....cette capacité de ne pas s'attacher.

Voilà, on n'est pas un couple, on est des potes, on n'est pas ensemble et on n'est pas non plus un one shot., mais on se comporte comme si on était un couple aux yeux des tiers.

Du coup, on casse un peu tous les codes de ce qu'on connait déjà jusqu'alors.

Exit les sentiments et le romantisme, liés forcément à une vie à deux (même si ce n'est pas nécessairement le cas mais bon, y a des choses difficiles à surmonter hein, niveau clichés) exit la pureté des sentiments, l'idée c'est de prendre un truc en rayon (un humain) le consommer durant un certain temps, et le jeter aprés sans état d'âme. (et je ne parle pas ici des larmes de crocodiles qui ont évidemment fait la joie de nombreux manipulateurs)

"Mais non, personne ne souffre" nous dit W9.

Regardez les émissions dont je vous ai parlé plus haut, les prétendantes s'en remettent un jour de ne pas avoir reçu la rose.

Bon et bien là c'est pareil, on est hermétique à la souffrance, on maîtrise les sentiments naissants, on a une carapace, et on finit par devenir des monstres d'égoïsme, dans la vraie vie.

Où est la limite entre le jeu, la séduction et les véritables sentiments?

Difficile à trouver en fait.

On nous abreuve de confusion des genres, comment savoir alors quels sont les codes aujourd'hui pour séduire?

Hier, les troubadours chantaient des chansons, les chevaliers caressaient la main, inventaient des poèmes, cueillaient des fleurs ce qui démontrait leur virilité. (et oui!)

Puis, il a fallu être à la page, regards, sourires et longues lettres enflammées ne suffisaient plus, il fallait être galant, prendre des initiatives, etc.

Les hommes ont pris peur à l'arrivée de la libération féminine croyant, à tort, qu'ils perdraient leur capacité d'action.

Donc les femmes ont profité de la brèche.

Les hommes sont certainement perdus, ils sont sans doute incapables aujourd'hui de savoir ce qu'ils veulent, pauvres bichons.

Ce qui peut expliquer la présence de 25 prétendantes entre 21 et 29 ans, qui mûres, sûres d'elles, présentées comme des killeuses séductrices, et d'un seul Bachelor.....Au final, contrairement à la Belle et ses Princes, qui se retrouvait devant un cas de conscience évident, (un mec pas super beau mais attachant ou un mec beau mais euh comment dire, qui veut juste **** en fait, comme t'en rencontres 20 par mois en soirée?) le Bachelor est bien emmerdé, elles veulent TOUTES (sauf une apparemment) se caser, fonder une famille, vivre ensemble tout ça.

Ouais, sauf que maintenant les hommes qui veulent ça, il faut attendre qu'ils aient eu le déclic, ou un divorce minimum dans les 4 ans. (comptez vers 35-40 ans) 

Pourquoi alors ce mode de vie: le jeu?

Pourquoi ne pas se laisser aller à aimer, ne pas vouloir s'attacher, faire tout son possible pour être détaché, ne pas dire de mots doux, ne pas être câlin, prévenant, ou alors, pire, l'être, le gendre idéal, pour finalement déguerpir à la moindre initiative, quelle qu'elle soit?

J'avoue que "la peur de souffrir" ne suffit plus.

Parce que si on a peur de souffrir, on ne fait plus cuire de pâtes, de peur de se brûler avec l'eau en les égouttant, on ne fait plus de frites, par peur de s'ébouillanter avec l'huile, on ne s'épile plus, par peur d'avoir mal et ainsi à l'infini.

Personne n'a dit que le jouer était chose aisée.

Je me rappelle d'être allée à l'Inquest il y a longtemps et d'en avoir pleuré tellement j'avais peur. 

Bon finalement je l'ai fait, et je suis là pour en parler. Pourtant c'était chaud, et j'avais hyper peur du vide.

Aujourd'hui, aller au devant de l'autre et lui envoyer des signaux mais sans s'attacher vraiment c'est comme aller au mac do pour commander une salade composée. 

C'est à dire ne pas assumer.

Alors je dis stop.

Les filles qui prennent des "sex friend" sont meurtries, attendent, et en attendant, elles finissent par se contenter de ce qu'elles peuvent avoir, jusqu'à ce que l'homme idéal se pointe et leur déclare sa flamme.

Le pourcentage infime de nanas qui ne ressentent rien pour leur sex friend n'est pas réel, ce sont des hologrammes.

On s'attache forcément, faut arrêter de se voiler la face.(s'attacher ne veut pas dire aimer follement et vouloir s'épouser hein les hommes toujours, non je ne fais que traduire pour que vous compreniez! je sais c'est compliqué)

Nous avons été conçues pour l'attachement. Et un geste tendre, une attention, un baiser, voire même une partie de pump it up, forcément, on y pense, on y repense, on y re-re-re-re pense même dans le pire des cas.

Il faut qu'en face la porte se claque sur nos doigts vite pour qu'on comprenne que si on veut recommencer il ne faut pas réclamer d'attentions.

Et les hommes sont HYPER BALAISES pour créer un VIDE, que dis-je un grand canyon.

Les hommes sont conçus pour détacher. Et quand ils se lassent, ils disparaissent, puis réapparaissent, prennent mal le fait qu'on ne veuille plus se re-coincer les doigts dans la porte, insistent, disparaissent, réapparaissent, deviennent lourds, déploient des trésors d'inventivité pour revenir, (et là: comme dans tous les films où on dit PLUS JAMAIS on les laisse revenir) et re disparaissent au moindre signe d'attachement (et je ne parle pas de menottes messieurs)

Je ne sais pas quand cette tendance au flou va cesser, quand on prend la main d'un humain pour se balader dans la rue, et qu'on l'embrasse fougueusement, cet humain, non, désolé, n'est pas juste un pote.

Quand on dit des mots gentils, on doit les assumer, quand on dit des mots d'amour, on doit faire gaffe, parce qu'en face, à moins de tomber sur un pervers narcissique, la personne reçoit ces mots et RISQUE de les interpréter comme un gage de ce qu'elle veut d'ailleurs.

Donc en résumé, si on :

- embrasse quelqu'un fougueusement (en public et en privé) 
- va au restaurant et qu'on invite par exemple, genre en mode Bachelor mais pas payé par M6 (en public)
- prend la main d'une personne (en public)
- envoie des messages langoureux (en privé)
- pense à l'autre six fois par jour en le lui démontrant par moultes expressions (en privé et en public)
- fait l'amour tendrement (si possible seulement en privé)

NON ON N'EST PAS POTES.

Donc ça va suffire de faire genre "ah bah non, on est potes" quand on remplit ces critères, "mais c'est pas juste un plan d'un soir" non, puisqu'on fait durer le truc, sans faire gaffe à l'humain en face de nous, conquis et déjà prêt à être anéanti dans 5, 4, 3, 2 trop tard

Et même si on prend des précautions d'usage: "au fait, tu sais, il ne faut pas qu'on tombe amoureux hein, on est potes. Non parce que jt'aime bien hein, mais bon tu vois, c'est juste comme ça."ça n'est pas incompatible avec le fait d'être un(e) enfoiré(e) affectif(ve).

NON, encore une fois, ce mélange des genres n'est pas possible humainement.

J'ai cru à de rares occasions qu'il eut pu s'agir d'un compromis intéressant. Fausse Bonne Idée.

Après ça, si on l'a été, on n'est plus potes.

Quoiqu'il en soit, j'assume mon besoin d'attachement, et ma nécessaire propension aux sentiments.

Maintenant j'annonce la couleur.

Sans villa à Ibiza, sans concurrentes, sans caméras.

Certains jeux devraient être interdits, en-dessous d'une limite d'âge, et en-dessous d'un certain potentiel émotionnel et psychologique.

Comme ces émissions sont d'ailleurs interdites aux moins de 10 ans....(de thérapie?)

Je me demande si on ne devrait pas d'abord consulter un psy et un médecin cardiologue pour être sûr d'être bien armé pour ce genre de relations.

Comme toutes les modes, celle-ci finira par s'estomper (et oh malheur de revenir, comme le fuseau) , mais en attendant, comme on ne peut pas encore mettre nos cœurs, hommes ou femmes d'ailleurs, dans des pansements imperméables, je pense qu'il serait judicieux d....'éteindre la télévision.

Je vous embrasse.

ps: j'ai ajouté des kleenex, à vous d'en voir l'utilité...ou le symbole







24 févr. 2014

Conditionnés.

En écrivant ce titre je n'ai pas pensé (et pourtant) au délicieux refrain de Cyril Hanouna qui, voilà, je le savais a maintenant pollué votre cerveau. Désolée.

Pourtant c'est bien de conditionnement dont je veux vous parler ce matin, de celui qui ne nous permet pas de sortir du chemin déjà tracé pour nous depuis toujours.

J'y ai réfléchi il y a quelques années mais aujourd'hui il m’apparaît davantage clairement,  alors que je dois revoir entièrement mon alimentation.

J'ai découvert grâce à un ostéopathe de génie -  qui, s'il me lit, va certainement se demander si c'est bien de lui que je parle (Dominique, je ne répondrais pas à cette question) - une intolérance au gluten.

Nouveauté, choc, ou bien encore surprise, je n'ai toujours pas réussi à choisir entre les trois, parce que c'est quand même une substance qui constitue plus de 60 % facile de notre alimentation quotidienne.

Enfin, de ce qu'on nous propose...

Eh oui, avant de le rencontrer (Ostéo hein pas le gluten) j'ignorais jusqu'à l'existence même de certains aliments.

Et pour cause, ils ne nous étaient pas proposés de manière spontanée, au contraire, ce qui nous est présenté à nous, pauvres mortels du système de consommation hexagonal, c'est l'industrialisation.

Non je n'ai pas mué en Jean Pierre Coffe, rassurez-vous, mais quand même le problème mérite qu'on s'arrête un instant sur la question.

J'ai éliminé le pain (farine de blé), les pâtes (à qui dois-je rappeler que je suis d'origine italienne???) la semoule (de blé) les biscuits (de blé) les quiches et autres pizze (oui une pizza au pluriel enfin zut quoi!) et tout ce qui de près ou de loin en contient.

J'ai éliminé les produits laitiers (sauf les glaces, je crois que c'était une question de vie ou de mort) et ça fait déjà un paquet de trucs en moins.

Bientôt (dans très exactement 3 semaines) j'éliminerais pour trois mois les glucides.

Au revoir pommes de terre, riz, produits sucrés.....(sauf le chocolat sinon je pense devenir violente, mon Ostéo m'a cernée rapidement)

Bon il reste quoi dans l'alimentation traditionnelle?

Les protéines (œuf, viande, poissons) et les fruits et légumes.

Bon à première vue ça craint.

Mais enfin c'est impossible, me suis-je écriée dans un instant de lucidité.

Oui je vous rassure, l'alimentation dans le monde entier ne se réduit pas à cela!

D'abord outre la farine de blé, il y a la farine de lin, de seigle, de maïs, d'aubergine même, de petit épeautre....

Ensuite, il y a le quinoa, et même si j'élimine le riz, devenu la base de mon alimentation depuis 8 mois, il existe des milliers de possibilités pour survivre à la société de consommation.

Parce que ces produits là, sans gluten, sans glucides, où peut-on en trouver et surtout pour quel budget?

On commence seulement à se rendre compte qu'on ingurgite des aliments nocifs, alors quand ont commencé à émerger les magasins bio, qu'on a montré du doigt les gens qui se tournaient vers ces nouveaux produits (très anciens en réalité et utilisés partout ailleurs sauf euh bein chez nous) les "bobos" qui rejetaient l'alimentation traditionnelle "pour se faire remarquer".

Mais en fait....s'ils avaient raison? (je connais déjà la réponse à cette question)

Souvenez-vous,quand on a commencé à dire que les produits bio n'étaient pas forcément bons pour la santé, à grands coups de matraquage médiatique et de phrases choc, on a pu se rassurer en se disant, pour ceux qui avaient failli se laisser tenter, qu'on avait bien fait de ne pas succomber....vu le prix exorbitant des produits.

Pourquoi est-ce si cher? si ce n'est pour nous décourager d'en consommer et pour se rabattre sur le bon vieux paquet de chips et le saucisson en batterie?

Quand j'ai su que je devais commencer ma journée par des protéines (œuf, jambon, dinde, saumon (!!!!) ) j'ai eu peur.

J'avoue c'est bien la peur qui m'a saisi en premier. J'ai eu peur de ne pas aimer, de ne pas supporter et je ne sais plus de quoi d'autre j'ai eu peur tant c'est loin derrière moi.

Le matin c'est la fête dans ma cuisine, alors qu'avant je mangeais (si je mangeais hein, je préférais souvent troquer quelques minutes de sommeil supplémentaires contre le petit déjeuner) un gâteau vite fait, et un café si j'avais trente secondes de plus.

Aujourd'hui, œuf à la coque ou omelette, jambon, saumon, ou blanc de poulet, jus de fruit, salade de fruits, compote de pommes, et thé vert.

La grosse teuf quoi.

Je vous prie de croire que je n'ai plus faim, jusqu'au déjeuner. Alors qu'avant, même avec les céréales et le lait, les tartines et la confiture, je crevais de faim à 10h.

Aujourd'hui, j'ai faim à l'heure du déjeuner.

Quand j'étais à Montréal en 2010, j'ai passé beaucoup de temps à regarder les gens, leurs habitudes alimentaires et ma première source d'inspiration était mon amie Lison qui m'accueillait chez elle.

Un aprés midi pluvieux, j'étais dans le salon et j'ai eu faim. De sucre bien entendu.

Je me suis donc raboulée dans la cuisine (oui le terme choisi n'est pas élégant mais quand j'ai faim je ne suis plus tellement moi-même) à la recherche de sucre.

J'en n'ai pas trouvé. Non à la place de ce qui chez moi composait les placards, gâteaux, fondants, biscuits, et autres produits délicieusement industriels, Lison avait des graines de tournesol, des bananes séchées, des amandes.

J'ai pensé 1. quelle drôle d'idée. 2. mais que vais-je devenir? 3. tiens c'est pas si mauvais en fait 4. mais comment fait ma pote en cas de coup de déprime????

Quand elle est rentrée je lui ai posé la question.

Sa réponse m'a fait l'effet d'une bombe: quand j'ai envie d'un truc sucré je descends en ville m'offrir un smoothie ou un truc dans le genre, ça m'évite d'en avoir trop envie, et surtout, j'en ai pas BESOIN!

Mais bien entendu!

Moi non plus!

J'ai vidé mes placards dernièrement (dans l'élan de la tornade nouvelle/vie nouvel appart) et en effet, dans mon placard dit "sucré" il n'y a plus de biscuits, plus de gâteaux, plus de bonbons.

Du chocolat, des fruits secs, des amandes. Tiens donc....j'ai gardé de la levure et du sucre vanillé, de la farine aussi, quand mes amis viennent et que je leur prépare des gâteaux, dont je n'ai pas envie.

Pas un seul craquage pour une part de moelleux au chocolat depuis juillet dernier.

Oui 4 ans pour y arriver vous allez me dire c'est long. Mais comment résister quand tout va vite, quand rien ne fonctionne comme on veut, quand notre vie ressemble à un champ de bataille? qui nous tend les bras de façon plus tentante qu'un paquet de cookies crunch aux pépites de macadamia?

Bon voilà.

L'an dernier, quand j'ai pris conscience que j'avais un corps et que je ne me sentais pas toujours très à l'aise avec lui, que je n'avais qu'une vie et que l'important c'est la santé, j'ai fait la rencontre de mon Ostéo.

Et si j'avais déjà commencé à réfléchir sur ces sujets il y a 4 ans, il me les a remis au goût du jour en peu de temps.

Graisses saturées, comme le devenait ma vie, saturée, j'étais à bout de nerfs, à bout de souffle, incapable de monter les escaliers sans être essoufflée pendant des heures à mon âge et sans n'avoir jamais fumé.

On ne regarde pas assez ce qu'on mange et on rejette ce qui nous fait peur.

Alors qu'en Chine, au Canada, en Suède par exemple, il est évident de consommer quinoa, pain de seigle et lait de soja, on craint encore de ne pas aimer ça et on se rabat - par facilité- sur ce qu'on connait.

On croit que le matin on n'aura pas le temps de préparer le petit déjeuner, alors qu'il faut en fait 5 minutes pour tout préparer, et 10 pour déjeuner.

On déjeune devant nos écrans ou devant la télé, au lieu de prendre le temps et le calme pour apprécier nos repas, on les avale sur le pouce. Personnellement cette expression ne me donne qu'une relative confiance en ma capacité à tenir le coup.

Et tout ceci n'est qu'une question de conditionnement.

Par les pouvoirs publics, par l'industrie, par les lobbys, par qui on veut, pendant que l'exode rural continue, et que s'arrêter à la ferme pour acheter ses produits fait très "hype" , on réussit à se convaincre que tout va bien.

Mais changer son alimentation ne doit pas être un parcours du combattant, même si c'est encore peu répandu, le diabète et les intolérances alimentaires sont bien présentes et obligeront tôt ou tard les gens à se réveiller.

Et l'alimentation n'est qu'un exemple.

On est aussi conditionnés sur la façon de voir la famille.

C'est donc avec stupéfaction que j'ai revu Tanguy.

Vous savez le film du mec qui vit chez ses parents jusqu'à ce qu'il se fasse mettre dehors parce qu'il gagne plus de thunes qu'eux.

En fait, il doit prendre son indépendance, parce que c'est comme ça qu'on perçoit les choses dans notre société.

A un certain âge, les enfants doivent quitter le nid, comme une date de péremption.

Si personnellement j'ai un désir d'indépendance chevillé au corps depuis très longtemps et que j'ai quitté la maison parentale à 24 ans (ce qui est déjà vieux j'en conviens) pour prendre mon envol, et que je suis heureuse de cette vie, pourquoi obliger les gens à partir?

Ce film qui se veut comédie, est pourtant profonde. Un mal réel guette les gens :ne plus se supporter.

A la fin du film, on voit Tanguy avec sa femme, enceinte, ses parents, et ses grands parents.

Trois bientôt quatre générations vivent ensemble sous le même toit, "la présence de Tanguy est un délice de tous les instants"alors que chez ses parents, sa présence devenait anxiogène, surtout pour sa mère.

Cherchez pas, c'est une question de philosophie de vie.

Impossible à transposer chez nous.

Vivre avec ses parents et ses beaux parents? euh non merci.

Pour le couple, pour les enfants, pour chacun des habitants du foyer, vu la Société dans laquelle on vit, ceux qui y arrivent sans s'écharper, sans piétiner l'espace vital des uns et des autres, sans se sentir mourir et sans rendre de compte, bravo.

Mais combien sont-ils?

Non, ce n'est pas dans notre conception de la vie et le monde montre du doigt ceux qui osent rester tard chez leurs parents.

Ils ne sont pas capables de s'assumer, de quoi ça a l'air, ils n'arrivent pas à couper le cordon et autres idées préconçues.

Et s'ils étaient juste bien là où ils sont?

Ces gens-là ne sont pas forcément des jeunes dont les parents font tout et qui mettent les pieds sous la table en attendant que leur linge soit lavé et repassé par môman.

Chacun fait juste ce qu'il veut en théorie non?

Non.

Encore une fois, le conditionnement.

"mais jt'trouve pas d'refrain à notre histoire, tous les mots qui m'viennent sont dérisoires" comme dirait Patrick.

Non, là tout de suite je n'ai pas la solution, trop attachée à la liberté, je n'imagine pas ma vie avec toute ma famille sous le même toit, question de philosophie de vie encore une fois.

Mais serons nous capables de réinventer notre vie et d'adapter notre "originalité", celle de choisir les aliments que nous voulons manger et non de faire des non-choix, serons nous capable d'assumer notre "différence" en faisant des choix de mode de vie, d'habillement, de destination de vacances?

Dans un pays où chacun regarde ce qu'il se passe chez le voisin pour le critiquer et surtout ne supporte pas d'entendre la souffrance parce qu'il est de bon ton de hiérarchiser les intérêts, si quelqu'un souffre de sa couleur de peau, il n'a pas à se plaindre comparé à .....choisissez ce que vous voudrez pour remplir les pointillés, comment sortir son épingle du jeu pour respirer?

Dans un pays où les gens consomment des non-informations, s'abreuvent de réalités dégoulinantes de haine et de mépris des uns et des autres, apprennent 1515 sans savoir où se situe Marignan (je connais aussi la réponse à cette question: truc de fou, j'ai un dico et comme j'ai vieilli je regarde Secrets d'Histoire pour m'instruire) il est je le sais, difficile de ne pas baisser les bras pour suivre la masse.

Mais il faut tenir bon, écouter son corps, soigner son esprit, cultiver son jardin d'amis, son cercle vertueux.

Commencer un article avec Cyril Hanouna et le terminer avec Stéphane Bern, j'avoue c'est audacieux, mais il y a sans doute un fil conducteur derrière tout cela, peut-être celui d'aller au-delà des apparences, des préjugés, de ce qui a été tracé pour nous, et nous défaire de nos emballages pour devenir ce que nous sommes.

Nature, avec juste un filet d'huile d'olive et un peu d’aromates.(ah vous aviez réussi à oublier la chanson? Désolée :) )

Je vous embrasse.

11 févr. 2014

Drop (but not dead) diva

Vous connaissez sans doute la série du même nom (enfin même....) où un sublime top model décède et se retrouve coincée dans le corps d'une autre (laquelle est en plus avocat, brune et ronde ça fait beaucoup de points de comparaison j'avoue)

Pendant longtemps, j'ai espéré être différente physiquement, avoir telle ou telle tenue pour que le reflet que me renvoyait le miroir soit celui que j'attendais.

Pendant longtemps, en croisant mon regard dans les vitrines ou les miroirs des magasins je me suis trouvée fatiguée, mal fagotée, négligée, alors même que je passais du temps à me préparer.

J'étais toujours en décalage et je ne sais comment me l'expliquer.

Dimanche, je m'apprêtais à sortir pour fêter mon anniversaire et ai jeté un dernier coup d'oeil dans le miroir.

Je me suis sentie comme Deb dans le corps de Jane, une autre.

Mes cheveux brillants, mon maquillage impeccable, ma frange qui retombait parfaitement, mon trench tombait bien, ma tenue me plaisait, mes chaussures étaient comme je les espérais.

On aurait dit quelqu'un d'autre, celle que je voulais être avant, en me croisant dans le miroir.

Ce moment a été fugace, n'a duré qu'un court instant, mais suffisamment pour que je ressente une impression étrange, je crois que ça s'appelle la paix intérieure.

Je me vois, heureuse, épanouie, et du coup mes yeux - qui souffrent de "dismorpho- phobie" depuis un certain nombre d'années, alternant périodes de "ok ça passe" à "nan là c'est juste interdit" face à moi - semblent s'être alignés gentiment.

Des fois je repense à ces princesses de contes de fées qui d'un coup de baguette magique changent d'apparence, quel choc pour Cendrillon, Peau d'âne de se découvrir dans le miroir!

Pour arriver là où mes yeux m'ont mise dimanche, j'ai tellement lutté, perdu du poids, fait des sacrifices, dormi, évolué, accepté qui j'étais, on ne peut pas dire que ça ressemble à un "coup de baguette magique".

Rien n'est simple quand on parle d'apparence, car il faut faire avec ce qu'on a, modifier son apparence ne suffit pas, il faut évoluer intérieurement pour que ça soit efficace.

Et en fait, ce n'est pas du maquillage, ce ne sont pas de jolies tenues qui nous mettent en valeur qui changent notre regard, notre reflet ou notre perception par nous-mêmes et par les autres.

C'est surtout la façon dont nous nous sentons, intérieurement.

En réalité, je n'ai rien changé volontairement physiquement.mais le bonheur transpire de tous les pores de ma peau, comme dirait la pub pour les yaourts, le petit truc à l'intérieur qui se voit à l'extérieur.

Comme quoi!

Des heures de shopping et de lamentations car rien n'allait jamais, alors qu'il "suffisait" d'être heureux!

Bobby Brown a raison, le bonheur est le meilleur cosmétique!

Alors bien sûr il y aura des heures difficiles encore, des moments de découragement sans doute, et peut-être même des larmes.

Je me verrais peut-être encore avec mes yeux d'avant, mais au moins, je sais qu'un jour j'ai été heureuse et que je l'ai vu.

Et c'est la différence entre hier et aujourd'hui.

Rien à voir avec les artifices et le relooking, que Cristina me pardonne, en l'occurrence c'est surtout se sentir bien qui rend les gens beaux.

Et c'est bien avant Drop Dead Diva, que j'avais entendu Mc Solaar me prodiguer ce conseil sage dans "victime de la mode " : prendre ou perdre quelques kilos, l'essentiel est d'être vraiment bien dans sa peau"

Chez moi, on dit "chi va piano va lontano".

Assumer qui l'on est ce n'est pas toujours évident.

Accepter d'avoir une personnalité n'est pas chose aisée, accepter d'être différent, et je ne parle que de notre "intérieur" pas de notre apparence, demande patience et sang-froid.

Ce n'est qu'à ce prix, qu'un jour, le miroir nous renvoie l'image que nous espérions un jour voir avec un sentiment mélangé d'envie et de désespoir.

Finalement, quelque chose a changé, d'imperceptible, d'intérieur, de sous jacent, et pourtant, d'essentiel.

"Be Yourself", c'était donc ça la clef du bonheur?

Happy to not be dead to be a Diva!

Happiness is the new real.


2 févr. 2014

It's a new life, it's a new day, and I'm feeling good....

Voilà une semaine que j'ai découvert une nouvelle façon de vivre.

Comme à chaque période de changement, j'imagine que c'est ainsi pour tous, on a envie de modifier notre environnement.

Détapisser, faire le vide, jeter, donner, vendre, modifier, changer, décorer, et se sentir bien chez soi.

Je découvre donc une nouvelle vie, et une nouvelle façon d'aborder le jour qui se lève, le jour qui s'étire, la pluie qui tombe et même le soir qui arrive.

Ce changement est imperceptible, enfin, pas tant que ça.

Certains ont déjà remarqué cela, mon visage est détendu, mon corps a changé, sans doute décontracté, je me sens libre.

Vendredi matin, j'ai remis un album dans ma voiture et en écoutant les paroles d'une des chansons, je me suis aperçue qu'il s'agissait de cette mélodie, de ce texte, qui me parlait l'année dernière.

Cet album, je l'ai reçu en cadeau, l'an dernier pour mon anniversaire à Rome, de ma cousine adorée qui m'y avait accompagnée.

Cet album, et cette chanson, qui prend tout son sens pour moi aujourd'hui "Danses seulement sur ta musique", vis ta propre vie, prends tes décisions, existes, assumes tes choix.

Cette décision que j'ai prise il y a maintenant 3 ans, voilà, j'y suis.

Et quand dans quelques jours je fêterais mon anniversaire, je réaliserai combien de chemin j'ai parcouru, quelle femme je suis devenue.

Certains envient ceux qui prennent des décisions, certains même croient pouvoir les juger.

Mais ils le font pour éviter de se poser des questions sur leur propre existence.

Cette nouvelle vie, ne sera pas plus simple, moins compliquée ou plus aisée à vivre.

Mais elle sera plus adaptée à ce que nous sommes et surtout à qui nous voulons être...

Comme j'ai coutume de vous l'écrire ici, la vie est celle qu'on décide qu'elle soit, et la porter comme un fardeau ne peut pas la faire devenir facile.

Ce choix a été difficile à prendre, puis, petit à petit il s'est révélé évident, bénéfique, logique, clair et salutaire.

Rien n'a vraiment changé, mes amis, que j'ai connus grâce à ce métier durant 6 ans, sont toujours à mes côtés, chaque jour, mais lorsque nous nous voyons, nous parlons plus des uns et des autres que du métier.

Mon appartement est toujours au même endroit, mais je l'ai modifié, je l'ai vidé, j'ai fait du tri, du rangement.

J'ai ouvert ma boîte aux lettres, pris les décisions en conséquence de ce que j'y ai trouvé et il n'y avait aucun monstre ni aucun péril imminent.....

J'ai un agenda, et j'y note ce que je fais, pour éviter d'oublier.

Mon téléphone sonne moins, c'est vrai, mais quand il sonne ce sont des gens qui prennent de mes nouvelles qui m'appellent.

Et je débute plusieurs nouvelles aventures, une avec le livre et les dédicaces qui se préparent, une avec ma nouvelle carrière professionnelle qui démarre, et une avec mes projets qui doivent maintenant se concrétiser.

Comme on dit, on démarre sa 2eme vie quand on réalise qu'on n'en a qu'une.

Voilà.

J'ai commencé la deuxième..

Et si j'en parle ici, aussi librement, même si la gorge parfois se noue, même s'il n'est pas évident de terminer quelque chose dans lequel on a investi tant de temps, de fougue, de plaisir et d'amour, c'est juste que :c'est fait.

Alors maintenant allons de l'avant.

Ensemble.

Et faisons en sorte que nos décisions soient celles qui nous rendent heureux et nous permettent de passer du temps avec ceux qui comptent et qui nous aiment tels que nous sommes, ni plus beaux, ni plus riches, ni plus prestigieux, ni plus acceptables.

Non, juste tels que nous sommes.

A trés vite pour de nouveaux billets :)

Et en vrai!

Je vous embrasse




Y a des copains!