12 déc. 2014

And one day.....Christmas became Merry

Qu'il est loin le temps où je pleurais à chaudes larmes sur mon sort les semaines précédant Noël (Fucking Christmas'Eve)!!

J'ai laissé cette période derrière moi, c'était il y a trois ans, bientôt quatre, que je clamais mon désespoir face à ces fêtes de fin d'année qui laissent toujours les gens malheureux, insatisfaits, où les familles règlent leurs comptes, où les enfants sont parfois (souvent) tristes.....car écartelés entre tous ceux qu'ils aiment et victimes de choix qu'ils ne font pas mais que l'on fait pour eux.

Tout ceci existe. 

Qui peut le nier? Je l'ai tellement ressenti que je ne peux pas le nier aujourd'hui.

Mais j'ai découvert que le monde est aussi tel que nous le regardons, et donc tel que nous le voulons.

Avoir le coeur serré est naturel, mais les émotions négatives ne doivent pas prendre le dessus sur les petits bonheurs, sinon ces moments de vie seraient perdus pour toujours.

Je l'ai compris quand des bonnes nouvelles sont arrivées en cette fin d'année (et rassurez vous des moins bonnes aussi je suis un humain pas un bisounours) 

J'ai prononcé les mots suivants : 'cette année Noël sera joyeux" j'ai mis un grand sapin chez moi avec des guirlandes lumineuses, j'ai sorti ma machine à coudre et me suis transformée en lutin du père Noel, j'ai remis mon tablier et ai distribué des sourires à des tas de gens derrière mon comptoir de la Chambre aux Confitures pour ces fêtes de fin d'année.

Incroyable.

INBELIEVABLE!

Moi, oui oui, moi.

J'ai toujours eu le coeur lourd, mais maintenant qu'il est délesté de ces poids insurmontables, du passé, des douleurs, des difficultés des choses insupportables qu'il a rencontré sur son chemin jusqu'à moi, il est comme neuf.

Aujourd'hui, je n'oublie pas que ce n'est pas toujours simple, bien sûr ça peut toujours être mieux, mais je vis aujourd'hui, je profite de ce que j'ai maintenant.

Alors certains de mes amis seront loin de leur famille pour Noël, mais seront néanmoins entourés de gens qui les aiment, certains autres qui ont perdu quelqu'un n'auront pas le coeur à la fête et on l'imagine bien, je pense à eux, mais aussi à ceux qui ont accueilli un nouvel enfant, si désiré si attendu, à ceux qui ont retrouvé une personne qui leur manquait, à ceux qui sont enfin réunis après des années sans pouvoir fêter Noël ensemble, c'est pour toutes ces raisons que je me dois d'aimer ce que la vie m'offre.

Comment me plaindre alors que j'ai tout fait pour que la vie me sourie, et d'ailleurs, elle me sourit enfin?

Vous savez comment j'ai fait?je lui ai souri aussi.

Je l'ai acceptée, je l'ai remerciée, je l'ai aimée, je l'ai appréciée.

Nous vivons dans un monde où tout est jugement, où l'on ne pointe que le mauvais, le grave, le difficile, le scandale, où tout est sans cesse révélé, scruté, pillé, dans les moindres recoins de l'intimité.

Où est la solidarité?

Rien qu'un coup de fil, un geste gentil, bien sûr qu'on ne pourra pas sauver tout le monde, les gens doivent aussi vouloir être sauvés (et c'est une vérité universelle) ça ne coûte pas si cher que cela d'aimer les autres.....

Voilà, un jour, Noël est devenu joyeux.

C'est décidé, et je suis assez têtue dans mon genre, c'est aujourd'hui.

Je vous embrasse trés fort. 

4 déc. 2014

Demande à la vie....

Voilà le conseil le plus judicieux qui m'ait été donné depuis de nombreux mois, voire de nombreuses années.

"Demandes à la vie si tu veux quelque chose, et la vie te le donnera"

De quoi as tu envie? Que voudrais tu faire au plus profond de toi? Quelles sont ces choses simples dont tu as besoin pour vivre et qui te manquent?

Demandes à la vie!

J'ai suivi ce conseil et la vie m'a souri.

La vie, ce n'est ni le hasard, ni la chance, ni l'horoscope ni la superstition ni le génie enfermé dans une bouteille.

Pourtant certains sont sceptiques. 

Moi qui crois aux signes depuis toujours, je peux vous dire que je suis servie.

J'ai demandé à la vie des choses possibles, des choses justes, la vie me les a données, dans un trait de temps imbattable, le jour même.

Tout a débuté par "je veux une bonne place" pour me garer, et je l'ai trouvé "Merci la Vie" et depuis, de cette petite chose anodine, 

La vie en fait c'est nous. En demandant à la vie, on semble s'adresser au destin, à l'éternel ou que sais je encore comme divinité suprême. En réalité, la vie c'est nous, c'est nous qui créons les conditions pour que ce que nous souhaitons se réalise.

On ne peut pas attendre que les choses nous tombent du ciel, mais si on ne demande pas de coup de pouce à la vie, si on ne la traite pas correctement, si chaque jour on dit que notre vie est pourrie, que nos journées se ressemblent que rien ne va, rien n'ira jamais mieux.

Ce n'est qu'un jour, où vous aurez le sentiment que votre vie s'améliore, que vous serez enfin positif, que les choses iront mieux.

Ce n'est pas en tirant à boulets rouges sur la vie que celle ci vous sourira, ce n'est pas en disant à votre corps qu'il est moche, gros, gras trop ceci ou trop cela, que votre corps se sentira beau grand fort et en pleine forme.

Si chaque matin vous vous regardez dans le miroir en vous disant "quelle tête je suis horrible" vos yeux, votre visage, ne verront que le reflet de votre âme, ce que vous pensez de vous mêmes.

Soyez indulgents. Soyez patients et aimants.

Ne tombez pas dans l'excés du trop moche ou trop beau. Justesse.

Voyez vous tels que vous êtes.

Je l'écris ici, parce que je l'ai fait.

Je n'ai pas la prétention d'être merveilleusement belle, mais je suis bienveillante à mon égard, j'aime ce que je suis aujourd'hui, et je sais que tout peut s'améliorer, si au fond de nous, nous le voulons vraiment.

35019 visites sur ce blog, n'est ce pas là un beau cadeau que la vie m'offre?

Vous rencontrer dans les librairies, n'est ce pas là un cadeau inestimable?

N'y a t il pas des choses autour de vous qui soient extra ordinaires, et que vous pouvez juste constater pour être heureux d'être en vie?

Une chose est sûre, la clé est en nous.

Tant que vous sentez votre pouls, c'est que la vie, c'est vous.

Merci d'être là à lire mes petites jasettes comme dirait Lison, je vous embrasse trés fort




21 nov. 2014

Soapea with me :)

C'est en remontant une toute petite rue (rue des bouchers à Lille juste avant Chez Paulette) en cette fin d'après midi frisquette que j'ai été attirée par cette petite boutique aux couleurs acidulées.

Alléchée par toutes ces petites bulles de savon, je suis entrée par gourmandise, et je n'ai pas pu résister à vous faire partager ces jolies créations, toutes sans paraben, sans test sur les animaux, en provenance principalement de Belgique, d'Angleterre, d'Allemagne et de France.

Des box surprises sont proposées, avec des différents parfums, fruités et gourmands, des boites en édition limitée, et d'autres pour les fêtes :)

Il y en a pour tous les goûts: des bulles de savon, des savons, des crèmes pour le corps et aussi des gels fondants (mmmh!) des bougies, des produits cosmétiques, des huiles essentielles.....

Et bien sûr pour tous les budgets: de 0.50 cents à 25 euros!

Plus aucune raison d'hésiter, c'est mignon, ça sent bon, on a envie de se blottir dans un bon bain tout doux et de s'enrouler dans une serviette personnalisée quand les jours raccourcissent et que les températures descendent.

Et la cerise sur le gâteau? des produits personnalisables pour les grandes occasions (ou pour le plaisir tout court :))

Je vous assure que c'est vraiment une bonne raison de buller :)

Je vous embrasse les joyeux!









17 nov. 2014

Keep calm and carry on

Les mois se suivent et apportent leur lot de surprises, de déconvenues ou de petits bonheurs en tous genres.

Rien n'est semblable à la vie que je menais il y a à peine un an.

Les jardins fleurissent et perdent leurs feuilles aux couleurs d'automne, la ville se pare de ses atours festifs, bien sûr, comme l'an dernier.

Pourtant, tout semble différent.

Ma conception du monde et des choses, des événements et de leurs conséquences, mes rapports aux gens, mes réflexions, on dirait que la métamorphose s'accélère, après avoir tant d'années stagné.

Les rapports de force disparaissent, car je décide de me faire respecter.

Les tensions s'amenuisent, car je décide de les dompter.

Se réapproprier sa vie, son corps et son esprit, si longtemps dominés par des peurs et d'autres personnes que soi: tel est le sens de mon quotidien aujourd'hui.

Rien n'est facile dans un changement, rien n'est jamais évident.

On dérange, on perturbe, on sort du cadre, on agace même parfois par cette audace qui explose au visage des peureux.

Aujourd'hui ,plus rien ne m'arrêtera dans ma quête d'une vie qui me ressemble, et qui n'a nul besoin de briller, ni par les titres, ni par les dorures qu'elle semble projeter.

Bas les masques, à bas les faux semblants, adieu vie de celle qui semblait, bonjour vie de celle qui est, n'en déplaise aux gens avides de pouvoir et de domination.

Parfois on se retourne et on regarde dans le rétroviseur le chemin parcouru, mille fois j'ai écrit ces mots sans savoir pourquoi je les écrivais.

Que de chemin aujourd'hui vers la reconstruction!

Alimentation,matériel, mode de vie, vie sociale, travail, santé.

Tout est si différent.

Pourquoi?

Parce qu'aujourd'hui, je suis fière de moi.

Fière de m'être relevée là où mille fois j'ai chuté, fière d'avoir conservé mon logement, malgré les difficultés financières qui forcément nous fragilisent, mais auxquelles nous ne devons donner plus d'importance qu'elles n'ont, 

Fière d'avoir persévéré et d'avoir obtenu le titre qui me manquait, fière d'avoir su tirer mon épingle du jeu.

Et c'est tellement nouveau, tellement....récent.

Et vous voir sur mon chemin m'apporte tant de choses, d'humanité, de gentillesse, de douceur, de détermination.

Les surprises là aussi sont nombreuses, les liens qui se créent échappent parfois à la raison, mais c'est doux, et c'est à vous que je le dois.

Enfin, je peux me voir telle que je suis, enfin je n'entends que ce que je choisis, enfin je suis capitaine de mon navire.

Vous pouvez en faire autant. Vous le faites souvent déjà. Rien n'est impossible tant qu'on ne le croit pas impossible.

Alors merci de continuer à y croire et à espérer!

Vous êtes ma source d'inspiration et mon bonheur ne serait pas complet sans vous.

Je vous embrasse et à trés vite pour de nouveaux billets :)



19 oct. 2014

Incomplete (in progress)

Cet article devait au départ s'intituler "parents, mode d'emploi" , à l'usage des "enfants" qui essaient de comprendre leurs parents, leur fonctionnement, leur manière de nous témoigner leur amour, leurs réflexes, leurs manies, leurs petits défauts, leurs gros défauts aussi parce qu'ils en ont, et puis cette constante perpétuelle à vouloir nous donner des conseils quand on aimerait pouvoir se planter tous seuls.

Je me suis demandé mille fois au moins, pourquoi je ne comprenais pas le fonctionnement de mon père, sa logique se heurtant sans arrêt à la mienne, ses conseils qui, bien que bienveillants, ressemblaient toujours à une forme de mise en garde ou de mode de conduite à suivre, quand mon indépendance toquait à la porte de mon cerveau comme des flics à 6h du mat' avec un bélier pour enfoncer la porte de pseudos malfrats.

Je me suis fait aussi cette réflexion en entendant mes amis parler de leurs parents, et de cette propension infinie qu'ils ont à se mêler de tout, même quand on ne leur demande pas leur avis, et qu'ils font ça "pour notre bien" , et croient sincèrement qu'ils ont raison, alors que nous considérons leur avis comme une intrusion insoutenable pour notre libre arbitre chéri (surtout à plus de 25 ans) (enfin surtout après 30 ans) (enfin, tout le temps en fait)

Mais j'ai changé d'avis. 

J'ai décidé d'écrire sur ma dernière découverte: prendre ce problème à l'envers, d'un tout autre angle.

En réalité, j'ai déjà écrit sur le sujet que je m'apprête à vous dévoiler, c'est une constante chez moi, et chez tous les trentenaires de ma génération, ceux que vous êtes ou bien ceux que vous connaissez: ceux qui craquent, décident de tout plaquer, de tout reprendre à zéro, de sortir du rang, de changer de voie pour s'accomplir et se connaître.

A titre personnel, je dois bien le confesser, j'ai le sentiment de ne pas avoir été enfant, et de ne pas vieillir.

J'ai l'impression d'être la même. Certes le temps passe, je le vois bien.

Je le vois grâce aux saisons, aux calendriers, aux âges que je fête.

Mais au fond de moi, rien ne change. Je suis toujours la même, même si j'évolue intellectuellement, que j'apprends, je ne bouge pas....comme si j'avais arrêté le temps.

C'est ainsi que je suis la mode, mais en décalé, que j'ai fait des études, mais qu'elles ne m'ont pas suffi, que j'ai fait mille boulots, mais que tout cela me semble si lointain, que pour moi les années 90 semblent être assez proches alors que c'était il y a 24 ans (en années calendaires du monde occidental)

Très sincèrement, et comme je le disais dans mon article précédent, mon corps change, se tend et se détend, mais je ne vois pas la marque du temps sur mon visage.

Des éléments de réponse m'ont été apportés récemment, surtout chez mon ostéopathe,(décidément!!!) mais ce n'est que vendredi matin que cela m'a sauté aux yeux.

Je n'ai pas vieilli.

Le temps lui, a passé.

Moi, j'ai l'impression d'avoir fait un voyage dans le temps dans un tardis, en mode "Doctor Who".

Je ressens cela tellement fort, que j'ai besoin aujourd'hui de rééquilibrer les choses, d'être en adéquation avec mon époque, cela va au delà des considérations sur les enfants et la vie de famille, non, vraiment, il faut redescendre au moment présent, et vivre dans cette époque ci.

Suis-je la seule?

Suis-je un élément isolé sur la planète à ne pas avoir eu l'impression d'avoir été enfant, ado, jeune femme puis femme?

Ce décalage, ce côté "visionnaire", cette avance sur le temps, d'autres l'ont eu avant moi, et sont devenus savants, ou fous, ou savants fous.

J'espère vraiment que d'autres humains tout à fait équilibrés ressentent la même chose que moi.

Les gens ne voient pas ça , tout le monde trouve que je suis en phase avec mon époque, tout en faisant "jeune" physiquement.

Chassée l'obésité, je commence à muer dans mon corps définitif.

Chassés les démons du passé, je commence à évoluer mentalement à mon rythme et à faire ce qui me plaît viscéralement, qui me rend heureuse, qui me correspond.

Est-ce parce que nous serons toujours les "petits" de nos parents que nous ne nous sentons pas devenir adultes?

Je pense à mon cousin Rinaldo en Calabre dont c'est l'anniversaire aujourd'hui.

Il vit seul, à plus de 40 ans maintenant, il n'est pas marié, pas fiancé, n'a pas d'enfants.

Certes sa famille joue un rôle important dans sa vie, et le materne plus que de raison, l'empêchant de prendre son envol, sans doute par amour mais surtout par peur.

Mais quel est son frein à évoluer tout seul? A briser ses chaînes et à quitter ce cocon sécurisant?

Il est exactement comme je me sens, mais sans en avoir conscience.

A présent, j'ai compris ce qui clochait. Et ça n'a rien à voir avec la vision que mon père a de moi, ma grand mère paternelle considère encore mon père comme un enfant, et sans doute sa mère avant elle également.

Ce que je ne sais pas en revanche, c'est pourquoi je suis comme cela.

Je me sens indépendante et réellement capable de beaucoup de choses, d'efforts, de sacrifices, de renouvellement perpétuel et en même temps, figée à un âge incertain où le temps passe sans me toucher.

Si physiquement j'ai l'apparence d'une personne de 33 ans, je ne saurai déterminer mon âge, comme dans "la ligne verte" je ne souhaite pas voir tout le monde disparaître autour de moi, condamnée à une vie éternelle, même si j'aime beaucoup vivre, là n'est pas la question.

Alors voilà.

Je suis actuellement en reconversion de moi-même, en mutation, en changement, pour compléter cette partie de moi qui me manque: la réalité de mon temps.

J'étais sur le point de désespérer quand je suis retombée sur cet album d'Alanis Morissette, et cette chanson que vous pourrez découvrir en cliquant sur le titre, "incomplete".

Les paroles de cette chanson sont fascinantes en ce moment. 

Elles auraient pu être mes mots ce soir.

Je vous les livre tels qu'elle et moi les ressentons.

Bientôt je serai totalement complète.

Je n'ai plus le moindre doute sur la question.

Le plus dur est fait me semble-t-il, se confronter à la réalité....et descendre du tardis.

Trente quatre mille baisers à chacun de vous. 

Merci de compléter mon âme! 



3 oct. 2014

Eh madame! Euh, Mademoiselle!

Il y a un vraiment un souci avec ça.

Les gens ne savent pas ce qu'ils veulent.

Aujourd'hui encore, à la fac où je donne des cours  depuis quatre ans, j'ai senti qu'il fallait que je justifie ma présence de grande fille dans le bureau de l'administration.

Pourquoi?

On voit bien que vous ne m'avez jamais vue!

Pour qu'on me donne 26 -27 ans, je n'ai qu'une seule solution-arme fatale: le rouge à lèvres.

Le premier jour de mon premier cours en tant que prof, une étudiante m'a dit, dans le couloir: " allez dépêches toi d'entrer et de t'asseoir, la prof va arriver".....je me suis exécutée, et comme ils commençaient à râler du retard du prof je me suis levée et suis allée m'asseoir à mon bureau.

Stupéfaction.

J'avais l'air d'avoir leur âge (physiquement parlant, pas au vu d'une quelconque éventuelle tenue indécente, je n'ai aucun complexe lié à l'âge ce serait franchement un comble!) alors que j'avais 11 à 12 ans de plus qu'eux.

Bon, bein c'est tout, c'est comme ça.

J'ai donc 33 ans. J'en parais 25, que je me maquille ou pas, que je sois en talons ou pas, que je sois en costard, en robe, en tongs, en short, en jean, on peut retourner le problème dans tous les sens!

Tant mieux, me dis-je confiante en l'avenir, à 40 ans j'en paraîtrais 30, comme Vanessa Paradis.

Alors mes étudiants m'appellent madame, bien entendu, hiérarchie oblige, alors que je pourrais être leur soeur.

Mais je trouve ça finalement plutôt logique.

Dans la rue, à la sortie d'une soirée au Palais des Beaux Arts il y a presque un an maintenant, après des prouesses sceniques improbables au Théâtre Sébastopol et parée de mes plus beaux atours, j'entreprends de reprendre le chemin jusqu'à ma voiture.

Sauf qu'à quatre heures du mat, place de la république à Lille, c'est pas super secure.

Tu parles.

Un jeune homme d'une vingtaine d'années, fringant et pimpant le bob relevé sur la tête me sort " eh madame! franchement, si j'avais ton âge, comment j'te draguerai!"

Merci. C'est si touchant.

Je n'ai pas épilogué, j'ai tracé ma route.

Mais sérieux, il me donnait quel âge le bougre?

A Palavas les Flots en 1999, on m'a demandé mes papiers d'identité à l'entrée du casino.

Admettons j'avais 18 ans.

Mais dans une boîte de Cambrai, on a laissé passé le couz de 17 ans, et on m'a cherché des noises, à moi, alors que j'en avais 24 et que j'avais conduit pour venir!

Tout ceci est totalement subjectif.

En fait, c'est vrai que je n'ai pas de rides (merci qui?merci mon ancienne obésité quand même elle aura servi à quelque chose!) et que j'ai toujours un visage relativement lisse.

Mais tout dépend de celui qui nous regarde.

Dans les boutiques, on ne me donne pas du Mademoiselle, mais c'est juste parce que ça n'existe plus (on se rassure comme on peut hein) 

Mais les hommes dragueurs eux, utilisent "Mademoiselle"?certains de mes amis risquent même un "jeune fille", je ne suis pas contre, c'est affectueux.

Je voudrais juste qu'on s'accorde : appelez moi par mon prénom si vous voulez, sauf si je suis votre chargé de cours, dans ce cas, vous et vous seuls pouvez m'appeler Madame.

Madame ça fait vraiment femme installée dans la société, et même si certaines mauvaises langues prétendent que les demoiselles sont des vieilles filles, je regrette mais ça aussi c'est dépassé les gars!

Demoiselle renvoie à une image tellement douce, qu'on en mangerait, comme un macaron.

Où avez vous vu qu'on appelle un macaron madame? (je ne suis plus vraiment tout à fait maître de mon clavier pardon d'avance pour ce qui précède)

Aujourd'hui, je n'ai plus peur de l'âge, du temps qui passe, de l'avenir.

J'ai confiance, et c'est peut être la sérénité qui me donne l'air de ne pas vieillir.

Je ne saurai vraiment le dire....

Mais s'il le faut, je veux bien chanter le blues comme Patricia Kaas.

Ok....je vois que vous, contrairement à moi, vous n'avez pas un animateur de Nostalgie dans la tête en boucle toute la journée.

Bref, passons et intéressons nous plutôt à ce terme auquel j'attache une tendresse particulière.

Notre ami Wiki nous dit que "Le terme français mademoiselle est un titre de civilité , donné à une femme sur la base de critères subjectifs et pouvant souligner le statut non marié, non pacsé, sans enfants ou simplement le jeune âge de cette dernière. Au Québec il est réservé aux « très jeunes filles ». En France le terme mademoiselle étant connoté, le titre de civilité « madame », donné aux femmes indépendamment de leur statut, est plus approprié pour désigner une personne non familière"

Mais ce que vous ignorez sans doute, (et c'est bien dommage, mais je suis là rassurez vous), c'est que demoiselle était à l'origine un titre de noblesse, oui monsieur, car étymologiquement parlant, il provient de "dominus" soit, le seigneur (clap clap clap merci pour vos applaudissements, il ne fallait pas voyons)

"Mademoiselle, sans plus de précision, était un titre porté par la fille du frère cadet du roi, qui portait le titre de Monsieur"

Vous voyez que j'ai raison d'insister!

Nous étions donc considérées comme des princesses....jusqu'à  ce que ce mot disparaisse de nos écrans, quasiment en même temps que le minitel, et comme dirait ma copine Julie V. "j'ai beau le savoir, ça me fait toujours quelque chose de l'apprendre"

Alors voilà, comme ça n'est plus autorisé de garder sa particularité, j'utilise le Miss.

Classe, rétro, un brin british et très  représentatif.

Et c'est éternel. Voilà, l'essentiel c'est de ne rien laisser paraître d'autre que sa nature.

Et puis là, j'ai une chanson qui me vient.....je vous en fais cadeau.

Ps: Même si ça ne me dérange pas, à choisir, j'préfère qu'on m'appelle mamzel.....:)




2 oct. 2014

Ici et maintenant

Le personnage principal de ce film est une femme, la trentaine, bien dans ses baskets aujourd'hui.

On la voit de dos, elle cuisine, debout, elle choisit ses aliments, avec précaution, pèse ses pâtes au maïs et retourne ses lardons dans la poêle, la musique ambiante est l'album des London Grammar, l'ambiance est calme, cosy, la cuisine est baignée de lumière.

Ses cheveux bruns sont relevés en chignon et font apparaître quelques mèches plus claires ça et là, elle incline sa tête pour se laisser caresser par un rayon de soleil qui entre la chatouiller alors qu'elle verse la crème soja sur la préparation.

Elle n'est pas seule, un petit chat noir vient se frotter à ses jambes, pour lui témoigner de l'amour sans doute, pour la remercier des courses et de son régal quelques instants plus tôt.

Elle est de dos, mais on sait qu'elle sourit.

On peut le ressentir, le deviner, elle n'est pas seulement de bonne humeur, elle est heureuse, ici et maintenant.

Flash back à ce moment du film. On la voit, l'année précédente, plus forte, différente, presque méconnaissable, les traits tirés, rongée par le doute et l'angoisse, on la voit franchir les obstacles, mettre un terme à une carrière qui la rendait malheureuse, ces dernières heures, tremblante, en larmes, qui mettent fin à la souffrance face à un système qu'elle ne parvient pas à dompter.

On la voit, dans sa chambre, arracher des laies de tapisserie, jeter frénétiquement des documents, remplir des sacs poubelles, des valises, on la voit respirer, imaginer, une nouvelle couleur, un nouvel horizon.

On la suit dans ses démarches pour trouver un petit boulot, tout reprendre à zéro, les heures d'inquiétude mais la certitude d'avoir fait les bons choix. 

On voit les livres qui s'entassent, la bonne nouvelle enfin! un travail! 

On la voit avec ses amis, ceux qu'elle ne voyait plus, ceux qu'elle a découverts, ranger ses documents dans des pochettes, avancer, donner des sacs de vêtements à la croix rouge et en sortir grandie....que de chemin parcouru!

Retour dans la cuisine, elle s'avance vers la fenêtre et regarde au loin, pardessus les toits.

Le ciel est bleu pour un mois d'octobre c'est plutôt positif pense-t-elle.

Elle attend que les pâtes cuisent, une carbonara, ça doit faire au moins un an et demi qu'elle n'en a pas mangé, c'est un jour de fête, un jour spécial.

Elle regarde avec minutie chaque chose qui l'entoure, sa machine à coudre toute neuve qu'elle trépigne d'utiliser, ses feutres et ses crayons dispersés sur la table, son ordinateur qui résiste encore, son salon, les plantes, chaque chose à sa place, ses magazines, elle sourit.

Ce sourire ne la quitte plus, même quand il ne se voit pas physiquement ses yeux sourient pour elle.

Cette sérénité qui se dégage de ces plans séquence c'est la sienne, elle est revenue de si loin.

Ses yeux se posent sur une photo encadrée, une autre jeune femme, brune, y sourit en baissant les yeux.

Tout ce qui se passe aujourd'hui a commencé avec la vie de cette femme sur la photo, avec cette photo, avec le Holstee Manifesto encadré à ses côtés, qui trône en bonne place dans le salon jusqu'aux Quatres accords totlèques dans un cadre au dessus de l'armoire vidéo.

Cette femme sur la photo est éternelle, elle existe dans chaque action du personnage principal, dans chacune de ses étapes.

Elle est sur le siège d'à côté quand elle monte dans le train, elle lui tient la main quand elle passe un obstacle, elle veille sur elle quand elle sent que la fatigue est grande, attentive, bienveillante, facétieuse.

L'héroïne de notre film est émue, elle sourit avec tendresse et reconnaissance, puis repose la photo et part se laver les mains avant de passer à table.

Elle n'allume pas la lumière, elle croise son regard dans le miroir et là, dans l'obscurité de sa salle de bains, elle se regarde et voit deux points briller dans le clair obscur: ses yeux qui sourient.

Elle est bien cette fille dans la cuisine, cette fille qui réussit, cette fille qui croit en elle et est déterminée à réaliser son idée fixe : être heureuse. chaque jour à commencer par aujourd'hui.

Elle sait maintenant qui elle est, où elle veut aller, consciente de ses particularités et de ses qualités, de ses défauts, de ses allergies, de ses contradictions, elle connait son histoire, elle écrit son présent.

Elle est bien celle qui va se régaler avec une carbo revisitée et continuer son travail d'arrache pied.

Elle est la preuve que la peur de l'échec n'est rien, comparée à l'échec de l'immobilisme.

Qu'il faut tout tenter pour être heureux, à chaque instant de notre vie.

Elle peut être vous, ou même moi, ou même quelqu'un que vous connaissez.

Elle est réelle, vivante, elle est ici et maintenant.

La suite du film? à vous de l'écrire!



30 sept. 2014

Le truc qui coince.

Vous voyez de quoi je parle, sans savoir encore où je veux en venir.

Dans la vie, on aime quand c'est fluide, que tout se passe comme prévu, "qu'un plan se déroule sans accroc" comme dans l'agence tous risques.

Pis des fois,y a un accroc dans ta maille, un caillou dans ta basket alors que tu fais un jogging, une mouche dans ta cabine à UV, un bout de sésame coincé entre tes dents.

Pis des fois encore, y a un clou dans ton pneu, un cheveu dans ta soupe, un filet dans ton collant alors que t'arrives au boulot.

Pis des fois, un tout petit truc prend une importance de ouf alors que ce n'est pas si grave mais que ça gâche ton plaisir.

Bon, vous voyez parfaitement de quoi je parle maintenant.

Ma nouvelle vie me remplit de joie, vu que c'est moi qui l'ai choisi comme une grande en toute possession de mes moyens et en sachant qui je suis, d'où je viens et où j'ai envie d'aller.

Jamais je n'avais pensé être là où j'en suis aujourd'hui, et comme la vie réserve des surprises à chaque instant, je dois vous dire que depuis jeudi 25 septembre, date de ma révélation ultime (qui fera l'objet d'un autre billet) (teasing de fou) (entretenir la flamme entre nous est un métier jeunes gens) les surprises se succèdent.

Donc tout va bien (à part certains petits détails insignifiants, du genre refaire ton mémoire de M2 en une semaine, Valérie Damidot refait une maison en une semaine donc tout est envisageable)

Mais y a quand même un petit truc qui coince.

Le livre est joli, il fait rire, il plait, il est original.

La couverture et le titre sont sympas.

Mes amis, mes fans l'ont acquis et l'ont même fait dédicacer.

J'ai eu un article dans la presse de ma ville d'origine.....

Ok.....mais un, c'est peu.

Comment faire pour qu'il soit connu?

Créer une vidéo, comme une "bande annonce" du livre et la claquer sur youtube?

Devenir Miss Météo sur Canal ?

Embrasser Cyril Hanouna?

Je ne sais pas trop.

Il manque un truc, le truc.

Quelqu'un qui le remarque, quelqu'un qui aurait assez d'influence pour changer les choses.

Une émission de radio? Ok mais comment?

L'investissement est si important confronté à ce que mes efforts apportent.

Alors voilà, ce petit truc me travaille, il me fait tourner en bourrique.

La solution est proche, mais je ne la trouve pas, des fois y a un truc qui coince, un bitonio de rien du tout, une fois que tu l'as trouvé tu te dis mais oui mais évidemment enfin, comment ne pas y avoir pensé.

Bon bein, là je me trouve juste avant.

Et j'aimerai que mon cerveau trouve la réponse à ce problème.

D'ici là, si un truc coince chez vous aussi, on peut monter un club.

Sauf si c'est un impact auquel cas appelez carglass.

Je vous embrasse mes chatons.


11 sept. 2014

Back to the 50's

Un dimanche d'août, à Béthune, j'ai fait un grand retour en arrière, dans une époque fascinante, que j'ai toujours aimé sans l'avoir jamais connu (et c'est très étrange comme sentiment)

Des cheveux gominés et des bananes qui rappellent Fonzie dans Happy Days, des voitures chromées et des jolies filles aux formes généreuses et aux larges sourires, du rockabilly, et des jolies couleurs.....

Soyez les bienvenus dans les années 50!

Je suis arrivée des années 2014, smartphone et compagnie, aux années vintage que j'aurai vraiment voulu vivre, 

De "Populaire" à "Grease" il n'y avait qu'un pas à franchir, pour me retrouver derrière l'objectif d'Ophélie, jolie brunette belge, photographe spécialisée dans le relooking rétro, accompagnée de ses fidèles accolytes, Liduina et Bérénice.

En entrant dans la petite pièce, Elvis dans les oreilles, on se faufile derrière le paravent Marilyn, on enfile les robes rétro, on choisit sa tenue, on passe ensuite entre les mains de Liduina pour la coiffure et de Bérénice pour le maquillage, oeil de biche et bouche à croquer sont de rigueur.

Et là, devant le miroir, surprise: une métamorphose!

Le shooting sur 10 cm de talons sur les pavés béthunois dans la chaleur de ce dimanche après midi: un régal, les gens nous arrêtaient, prenaient des photos, alors que pour moi, c'était parfaitement naturel d'être une pin up....

Jugez plutôt:






Tentées par un relooking de Pin up?

Prenez rendez vous! Le 29 septembre à Noyelles Godault dans un dinner en plus, sensations de flash back assurées!



En attendant, je vous embrasse et vous remercie d'être toujours plus nombreux (et nombreuses!!!) à venir me lire ici: on a dépassé les 33000!!!!





26 août 2014

Comment survivre par temps de pluie (Dans le Nord et ailleurs)

A la vue du temps qu'il fait dehors, vous avez envie de vous recoucher, et de ne vous réveiller que lorsque que la pluie aura cessé?

Je vous comprends mais votre sommeil a intérêt d'être profond, vous en avez pour un moment.

Alors à moins de retrouver le fusain empoisonné sur lequel se pique Aurore (la Belle au Bois dormant donc) il m'a semblé urgent de vous écrire ces quelques lignes pour survivre en cas de précipitations prolongées.

Hier, premier jour de la semaine, j'ouvre grand mes yeux noisette (couleur chocolat au lait bio 38%) et mes oreilles: une douce mélodie m'arrive, les gouttes de pluie sur le bitume.

Premier réflexe, comme tout le monde je suppose, j'ai ouvert le volet et la fenêtre pour humer l'air.

Oui je fais des trucs comme ça, sans doute parce que dans une vie antérieure, les australopithèques en faisaient autant, j'en sais rien, mais j'aime sentir le temps.

Qu'aurais-je pu faire à la place ami lecteur? Pleurer, m'arracher les cheveux, me lamenter et commencer la journée d'une si horrible façon que mes concitoyens visiblement, en tous cas ceux que j'ai vu passer sous ma vitrine toute la journée durant.

J'ai pourtant entendu une chanson d'amour extraordinaire qui faisait "moi je t'offrirai, des perles de pluie, venues de pays, où il ne pleut pas".

Oui, lecteur, il y a des pays où il ne pleut pas.

Alors, estimons nous heureux. La vie est ainsi faite que veux tu que je te dise, à certains endroits du globe, il ne pleut pas, dans le Nord Pas de Calais, il drache.

Cette constatation faite, que faire?

On peut se mettre en étoile et allumer le gaz, mais c'est encore plus moche de faire ça un jour de pluie.

Non, résistes, restes positif.

Il pleut. Il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut, il pleut.

Voilà, tu te sens mieux à présent?

La journée peut commencer, tu as épuisé ton quota de phrases déprimantes (oui, derrière il pleut se cache souvent une phrase voire plus du genre déprimant "quel temps pourri", "c'est vraiment moche", une phrase à la con peut en cacher une autre, la méfiance est de mise)

A présent, lèves toi, allumes la MUSIQUE et non la radio sauf si tu veux absolument te jeter par la fenêtre, il faut dire que ces jours ci, à part les belges sur France Inter, personne n'a le moral, encore moins à Matignon.

Donc, tu mets un cd ou une playlist joyeuse sur ton ipod (et si tu n'en as pas, p***** mais il était vraiment temps que j'écrive cet article!) tu te prépares un bon café, un bon petit déjeuner et tu SOURIS.

Cet exercice consiste à étirer ta bouche, de façon à créer une demi lune croissant vers le haut. Avec un peu de bol tu verras tes dents, et retrouveras l'usage de tes canines pour croquer dans ton croissant pur beurre (ce qui m'est totalement interdit, tu vois tu t'en sors pas si mal)

Ensuite, une douche, une jolie chemise propre et repassée (homme ou femme tu DOIS savoir repasser ta chemise toi même arrêtes de chialer parce que tu te trouves célibataire, ce statut a beaucoup plus d'avantages que tu ne le crois, et comme cette paix royale ne durera pas profites en) (de toutes façons, même en couple TU DOIS SAVOIR REPASSER TA CRISS DE CHEMISE!) un jean qui te rend indestructible, un sourire colgate ultra brite (c'est l'astuce beauté de Karine Ferri je crois, mesures ta chance) et te voilà fin prêt.

N'oublies pas ton parapluie. Et n'oublies pas de ne pas sauter dans les flaques, cette exagération est excessivement énervante. Petit point, approches: ok ce temps pourri te mine le moral mais ne tombes pas dans le versant opposé, celui de l'ultra euphorie à la Gene Kelly. L'idée est bonne, sur le fond, de là à dégueulasser ton "falzar"(spéciale dédicace) il y a une limite attention.

Tu rencontreras des visages moroses. C'est évident, nous sommes en France, dans le Nord qui plus est, donc les tronches de dix pieds de long parce qu'il pleut, comme c'est nouveau pour eux, ça pousse à tous les coins de rue.

Souris-leur.

Oui, souris aux inconnus, pas un sourire pourri un brin vicieux, un vrai sourire pour dire qu'on s'en fiche du temps qu'il fait pourvu qu'on soit en vie. (tu avais bien arrêté la musique avant de partir?)

Tu seras surpris, les gens sont trés touchés quand on leur sourit. Et tu pourrais tomber sur un légendaire chti qui "s'en fout qu'ça drache", ou même mieux, sur un authentique citoyen de la couronne britannique en goguette qui trouve que la ville est "so lovely" que ton accent est "amazing" et que tu es "so kind".

Et là, heureuse coïncidence, tu seras heureux d'être sorti de chez toi avec le sourire (et tu remercieras Karine Ferri mentalement) Enfin une journée qui commence bien! Ah il pleut, ah bon, j'avais pas fait attention, maintenant que vous le dites.

Tu travailles? Super, tu seras à l'abri pour la journée, sauf si tu travailles sur un chantier, mais tu seras muni de ton casque et de tes chaussures de protection, fais attention de ne pas glisser, et conserves toujours ta bonne humeur. La journée passera plus vite.

Au chaud dans ton bureau, ta boutique ou ta bibliothèque, tu pourras de temps en temps regarder par la fenêtre en tenant une tasse de café ou de thé (earl grey avec un nuage de lait pour moi merci) brûlante entre tes mains, et te dire, j'en ai de la chance, je pourrais vivre au Sahara.

Tu es encore en vacances? VEINARD! tu as mille possibilités, ce ne sont pas trois gouttes qui vont t'empêcher de vivre si?

Cinéma, expositions, musée, piscine (couverte c'est tellement logique) tu as l'embarras du choix, pourquoi pas bibliothèque, ou même fnac ou furet pour chiner un petit livre de derrière les fagots?

Tu as la flemme? Ok, chez toi, tu vas pouvoir faire des crêpes, et pendant que la pâte à crêpes repose au frigo, trier tes photos, les envoyer pour les imprimer sur internet, te constituer un livre photo, en écoutant tes morceaux préférés.

Ou te caler sous le plaid pour regarder une émission en replay que tu aurais raté. Ou lire un livre. Ou prendre un bain, te faire un masque, te poser du vernis, Lire un magazine, faire du coloriage anti-stress de Mandalas, regarder encore ce film mythique que tu aimes, passer un coup de fil à des amis qui te manquent, écrire des lettres, GRAND DIEU! tout ça?

Et la journée sera si douce....si tranquille.

J'ai la conviction intime que les jours de pluie sont faits pour nous permettre de recharger nos batteries, nous reposer, nous recentrer sur nous mêmes, réfléchir,prendre le temps.

Et dés lors je ne comprends pas pourquoi tout le monde se plaint quand il pleut.

Pourquoi, qui a dit qu'il fallait être de mauvaise humeur et muer en Evelyne Dhéliat dés qu'une goutte tombe sur le sol?

Ronchonner fait il arrêter la pluie?

Voilà, maintenant que tu as passé une belle journée, penses à demain et à toutes ces choses super que tu vas pouvoir faire, prévois toi des pauses avec tes amis, un rendez vous pour un café, un déjeuner, ou même un appel en plein aprés midi.

Penses à la belle sieste que tu vas pouvoir faire, aux Reines du Shopping, regardes un peu ta boîte mail, fais des choses pour toi et surtout ne te laisses pas abattre.

Tu auras des épreuves dans la vie, des vraies.

En attendant profites de ces temps d'accalmie pour prendre la vie avec philosophie, et transformer ces jours de précipitations climatiques en jours de joie intérieure.

Tu es le seul à pouvoir décider de faire cela. Pluie ou pas.

C'est le moment d'étrenner tes jolies bottes de pluie, de guetter l'arc en ciel, de sortir ton smartphone et de faire des photos.

C'est le moment pour se dire qu'on a du bol, il pleut sur nos vitres et on est là pour le voir.

Ne me remercies pas, c'est bien naturel.

Je t'embrasse. Mais si mais si. J'insiste.

23 août 2014

Dear Cristina

Ma chériiiiiie!!!!

Il était grand temps qu'un article te soit consacré sur ce blog.

Merci.

Oh oui, vraiment de tout mon cœur je te remercie ma belle.

Ta bienveillance, ta sympathie, ta bonne humeur, ton professionnalisme,ta patience et tout ce qu'un seul post ne pourrait jamais contenir.

Je suis heureuse de vivre dans un monde où tu existes.

Tu es généreuse et sincère, une chose est sûre toutes les femmes de ce pays rêvent de passer entre tes mains (et celles d'Andrea, mais c'est une autre histoire)

Comment aurions nous appris à nous maquiller,à appliquer la poudre de soleil en forme de 3, que les collants couleur chair étaient interdits et l'eyeliner bleu un délit?

Comment aurais je pu savoir autrement que grâce à tes conseils que j'étais un"ouit poulpeux"?

J'ai appris à m'habiller et à me maquiller grâce à toi, je t'entends dans les magasins quand je m'apprête à franchir (rarement mais quand même)un fashion faux pas.

Cristina tu es notre bonne fée, notre petit miracle brésilien.

Certains diront que la mode est futile,qu'elle n'est pas nécessaire à la vie.

Certes,moins que la nourriture ou la paix mais ce que tu fais pour les gens,c'est plus que nécessaire!

Tu leur redonnes confiance en eux, grâce au relooking et à tes conseils francs mais toujours bien amenés, tu réussis tes défis et en ces temps tourmentés,tu nous fais du bien.

Et des gens comme toi,il y en a peu.

Si un jour tu croises ma route je serais la plus heureuse 

Ne changes pas et surtout ne quittes pas la télé française


Je t'embrasse très fort ma soublyme!


22 août 2014

Les gens qui passent

De mon écrin fruité, j'ai une vue trés claire sur la rue Esquermoise.

Cette rue passante où toute la ville s'agite, où les touristes allongent le pas, sur le chemin de la Pâtisserie Meert.....cette rue que l'on remonte au pas de course pendant la pause déjeuner, pour rejoindre la Grand Place....

Les gens qui passent me fascinent.

Pendant que je range les pots, que je prépare les boîtes, que j’époussette les étagères, la porte ouverte, je les entends, je les écoute, ils me surprennent, ils me font sourire quand ils s'extasient devant la boutique, quand ils commentent la vitrine, quand ils donnent leur avis , en oubliant que la porte est ouverte....

Je les vois, sourire, pleurer, s'embrasser, se rejoindre, se disputer, parler au téléphone, se bousculer quand ils ont le nez dans leur smartphone et les pensées ailleurs.

Je les entends, à haute voix raconter leur vie, découvrir un endroit qu'ils n'avaient jamais vu auparavant, se dire que c'est nouveau.

Je les aime quand ils disent à haute voix le titre du conte qu'ils liront s'ils passent la porte de la boutique.....

Et je les renseigne, quand ils sont perdus.

Les gens qui passent parfois sont sur des échasses, sur les pavés lillois, pourraient perdre l'équilibre à tout moment mais font l'effort de bien se tenir.

Je vois leurs looks, je devine leur personnalité à travers les styles qu'ils aiment se donner.

Parfois les gens qui passent sont tristes, renfrognés, grognons, agacés, creusent les sillons autour de leurs yeux froncés, au creux de la ride du lion qui pointent leurs sourcils vers le bas.

Parfois ils me sourient, sans raison, de ce sourire qui fait ressortir l'humanité.

Et quand ils entrent, 9 fois sur 10, ils ressortent en souriant, fiers d'eux-mêmes d'avoir écouté leur curiosité, fiers d'avoir osé, entrer dans cette boutique aux allures de maison de poupées.

Parfois quand ils entrent, ils parlent trés doucement, ne veulent pas être dérangés dans leur découverte du lieu sucré.

D'autres fois, quand les gens qui passent deviennent des clients, ils posent des tas de questions....et ont les yeux qui brillent quand on leur propose de goûter à tout.

C'est un fait, les gens qui passent ont tous des histoires à raconter, ont tous des destins différents, extraordinaires, particuliers.

Les gens qui passent devant ma bulle enchantée, sont comme les héros d'un film qui m'est projeté en continu, comme si j'avais sous les yeux une diapositive, ils ne sont pas des figurants, ils sont tous des vrais personnages, et ce n'est qu'en s'approchant qu'on devine quel est leur rôle dans le court métrage de leur passage sur ce trottoir.

Même quand la boutique fourmille de gourmands, j'ai en fond sonore les gens qui passent dans les oreilles, ce bruissement de feuilles qu'on tourne, ces talons qui font deviner le pas décidé, l'employée en retard, les chaussures de ville des banquiers qui pressent le pas pour reprendre leur poste, la cigarette libératoire que l'on finit avant de rejoindre un ami ou son lieu de travail.

Les langues étrangères se délient, et racontent la nouvelle étape d'un séjour dans la jolie ville qu'ils ont choisi pour telle ou telle raison, de visiter aujourd'hui.

Où irons nous manger, que voulez vous visiter? Des bribes de vie arrivent jusqu'à moi, que je le veuille ou pas.

Ces gens qui passent sont aussi les personnages de mon quotidien, en arrière plan des héroïnes, envoûtantes et sucrées qui peuplent mes journées.

Il parait qu'en hiver, quand le trottoir revêt son costume sombre, la boutique resplendit, et que les gens qui passent deviennent nos spectateurs, que les rôles sont inversés.

En attendant de jouer ce rôle, je continue à endosser celui de faiseuse d'histoires, de distributrice de sourires, d'épicière de plaisirs fruités.

Et j'entends les murmures de la ville, des gens qui passent sur ce bout de trottoir en guise de scène de vie.

Je vous embrasse.




17 août 2014

Poètes Disparus.(et réapparus)

Vous allez trouver ça étrange, voire même incroyable, mais j'ai vu pour la première fois cet après-midi, le Cercle des Poètes disparus (en anglais, sous titré en anglais, ça fait du bien)

Non pas parce que Robin Williams a quitté ce monde pour des cieux plus cléments (car quoi qu'on en dise, la richesse, le talent, la fortune, l'argent ne font résolument pas le bonheur) mais parce que l'occasion m'était proposée par un ami cher et que nous avions du thé à en revendre en cet après midi pluvieux.

Et parce que la curiosité me titillait depuis de nombreux mois, voire de nombreuses années.

Il y a 1 an, juste avant les vacances de Pâques, je suis entrée dans la classe dans laquelle j'étais supposée faire cours, à des étudiants de 4ème année de droit.

Dévastée, déstabilisée par le départ précipité de mon amie Jeanne, j'ai tenu néanmoins à retourner en cours, les étudiants, la naïveté, la candeur, cette fac où nous nous sommes connues, cette salle où nous avons pouffé ensemble au fond à droite prés du radiateur, tout ça ne pouvait que me faire du bien.

Je suis donc arrivée, moins enjouée que d'habitude, j'ai salué ma classe, qui s'attendait à une pirouette, un moon walk ou des claquettes, et j'ai écrit en majuscules sur le tableau : V I V R E.

Ils m'ont regardé avec des yeux ronds bien sûr.

Je ne suis pas montée sur le bureau ce jour là en clamant "Oh captain, my captain" mais je leur ai dit qu'il fallait vivre, profiter, qu'avoir les meilleures notes, les mentions, les honneurs, ne sauve personne de la maladie, qu'il fallait décrocher des cours parfois pour s'oxygéner le cerveau, qu'ils devaient être là parce qu'ils le souhaitaient et non parce qu'on les y obligeait.

Je les ai ensuite invités à me rejoindre durant les vacances scolaires, à la mer.

Nous avons pris les agendas, bloqué une date. "Rendez-vous devant le casino de Malo les Bains, le 17 à 10h30. J'y serai. Et vous?"

La veille je me demandais s'ils viendraient.

Je suis chargée d'enseignement en droit pénal dans une fac de droit, quel intérêt pour eux, de me rejoindre à la plage, auront ils pris mon rendez vous au sérieux? Auront ils saisi l'intérêt?

Le jour J, le coeur battant je remontai la digue de Malo jusqu'au Casino: ils étaient là. Une petite quinzaine d'entre eux avaient fait le déplacement.

Pas forcément les "têtes de classe", pas forcément les plus loquaces.

Mais ils étaient là.

Comme ceux qui se sont levés debout sur leurs pupitres à la fin du film. 

Quand j'ai raconté cette anecdote à mes amis, certains m'ont dit "tu te la joues "cercle des poètes disparus"?"

J'ai souri. Je n'avais pas la moindre idée de ce dont ils me parlaient.

J'ai compris cet après-midi.

Devant le film, sous la couverture, en sanglots, j'ai compris, la comparaison est plus que flatteuse, mais ce qui se déroulait sous mes yeux, c'est ce que j'essaie à mon échelle, de reproduire dans mes cours.

J'aime enseigner, et plus que cela, j'aime apprendre, déceler en chacun de ceux que je rencontre, le potentiel, la capacité à émerveiller, le rebond nécessaire quand on croit que c'est fini.

J'ai lu des ouvrages, dont Chagrin d'école de Pennac, qui m'a beaucoup appris, mais n'ai nullement appris la pédagogie dans un cours ou une Université.

J'enseigne le droit depuis 5 ans, à ma manière, au feeling, et si parfois j'ai du hausser le ton, si parfois j'ai pleuré d'épuisement en corrigeant les fautes d'orthographe, les copies par centaines, j'ai aimé chaque année, chaque minute passée avec eux.

Ma tristesse de quitter l'Université à la fin de mes études a été compensée, en y retournant de l'autre côté du bureau.

Le déclic a enfin eu lieu. Pour atteindre de nouveau mon objectif (enseigner le français, la littérature) que je ne peux préparer sans franchir un dernier obstacle me reliant à ma vie d'avant, il faut que je valide la seconde partie de mon diplôme.

Voilà, c'est parti.

Mon désir, mon envie, que dis je ma passion dévorante pour l'écriture et l'enseignement, ont eu raison de mon talent pour la procrastination.

Un dernier pont à franchir.

Pour pouvoir monter sur un bureau un jour et faire sortir des coeurs et des tripes de mes futurs élèves, le meilleur d'eux-mêmes, humainement parlant.

Je reprends les cours à la rentrée, et maintenant je sais comment et pourquoi j'ai hérité de ma réputation.

Je suis ravie d'avoir pu quelques fois, aider ces jeunes gens en pleins doutes, en pleine recherche d'eux-mêmes, ravie d'avoir pu les éclairer, les accompagner, et je ferais tout ce qui est possible pour continuer.

Ce que l'on a au fond de nous doit sortir pendant que nous pouvons le réaliser, parler,  communiquer, ouvrir son coeur, non, ce n'est pas vain.

Il faut y croire, encore et toujours, il n'y a pas de bon ou de mauvais moment, d'âge, ou de situation qui puisse être un obstacle, à moins qu'on le décide.

J'ai envie de croire, que les poètes disparus réapparaîtront, à chaque fois que cela sera possible pour nous d'accepter de leur ouvrir les portes de nos coeurs.

Je vous embrasse.



8 août 2014

Take This Waltz

Assise à la table d'un restaurant japonais, attendant que mon ami revienne de s'être lavé les mains, je regardais autour de moi quand un détail (pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup) me saute aux yeux.

A une table sur ma gauche, un couple était attablé.

Ils ne se parlaient pas.

Le silence total, pas le silence poétique des gens amoureux qui n'ont pas besoin de se parler pour se comprendre, qui se devinent en se regardant, qui n'ont besoin de mots que pour se dire des choses douces et vraies.

Non, je parle bien de ce silence qui à titre personnel me crispe, m'indispose, me met tant mal à l'aise que je dois partir quand mes mots tombent dans le vide intersidéral.

Il lui tenait la main, et mangeait de l'autre.

Elle, regardait dans le vague, son corps était là, mais son âme, ses pensées, elles, étaient loin....far far away....

Quand mon ami est revenu, je lui ai fait remarquer que cela doit être difficile de ne pas se parler du tout, de n'avoir plus rien à se dire, d'être là, deux inconnus face à face au bout du chemin parcouru ensemble, arrivés à une fourche où il était temps de se dire aurevoir.

Il n'a pas eu à chercher trop longtemps pour comprendre pourquoi je lui tenais un tel discours, et a ressenti lui aussi le silence pesant de la table de gauche.

De là est partie notre discussion sur les rapports humains, amoureux en particulier et ce quelque soient nos préférences de genre.

Que faire quand le silence s'installe?

Que faire quand l'autre que nous connaissons par coeur n'est plus l'objet du désir mais notre meilleur ami, ou pire notre colocataire?

Comment faire revenir le désir?

Et comment s'empêcher de porter notre regard ailleurs, sur des choses mille fois plus désirables par l'attrait du renouveau?

Certains essaient néanmoins, essaient de ne pas faire souffrir l'autre, essaient de lutter contre leurs envies, l'envie de vivre quand le feu de l'amour s'éteint.....

Et c'est ce qui est au coeur du sublime "Take this Waltz"de Sarah Polley.....

Dans ce film, beaucoup de lenteur, de silences, de plans tournés au ralenti comme pour montrer petit à petit la poussière qui s'installe dans nos coeurs quand la passion s'étiole, entraînant l'amour et le désir avec elle.

Quel autre but dans la vie de Margot que celui de vivre, d'aimer, de jouir, de sentir dans le regard, dans les gestes, dans les mots de l'autre, le même désir de vivre?

Ce personnage, magistralement interprété par une Michelle Williams éblouissante de sincérité et de beauté fragile, malgré les difficultés à quitter son présent, fait de complicité, de mots d'amour, mais dont elle sent que la matière première en est absente, fait la rencontre d'un jeune homme, qui s'avère être son voisin, au croisement des chemins de sa propre vie.

Ces deux-là se comprennent, s'apprivoisent, même si l'attachement de Margot à Lou est indéniable et qu'elle redoute plus que tout de le faire souffrir.

Un repas d'anniversaire de mariage silencieux, le même que celui qui se jouait prés de moi au restaurant japonais, a eu raison des efforts surhumains de Margot pour enfouir son désir d'évasion.

La lutte interne est dure, difficile, 5 années de mariage, sans histoire bien sûr, mais au fur et à mesure sans rien d'autre que des je t'aime, sincères, mais insuffisants......et un jour, après l'aveu de ces heures tourmentées, de ces tergiversations, Lou lui rend sa liberté.

C'est là que Margot reprend le cours de sa vie, et va au bout des choses, y compris au bout, on le devine, de son idylle avec Daniel, avec qui elle va concrétiser ce besoin de vie.

Et là, dans leur jolie complicité, dans leurs je t'aime à tout bout de champ, comme si le dire suffisait à recréer la magie des débuts, on entendait le mieux la signification de cette phrase.

Je t'aime, je m'aime dans ton regard, je m'aime dans ce que tu me renvoies de moi, j'aime ce que je vois dans tes yeux quand tu me regardes.

Un jour je ne vois plus rien, je ne me vois plus comme avant, et je suis triste, et cette tristesse me détache de toi.

Je vois de nouveaux yeux, dans lesquels je me vois si jolie, si neuve, si douce, si désirable....alors je suis ces yeux du regard, mais dans les tiens je ne vois que l'attachement, plus la vie.

Alors je ferme les yeux devant les tiens, pour les ouvrir là où un regard m'accueille pour creuser des sillons autour des miens, je revis, je renais dans un autre iris.....jusqu'à ce que la lumière m'y rende jolie, désirable, douce, vivante.

Quand la lumière se ternira, je chercherai sans doute, dans le miroir, mon regard, le mien, pour voir si j'y vois ce que j'aime y voir, si je me vois comme je voudrais être vue.

Voilà ce que ce film m'a inspiré. Ce que la poésie de ces images parfois impudiques, m'a amené à analyser.

Le silence peut être doux, poétique, reposant......ou bien lourd, gênant, embarrassant.

Je repense à ces deux là. Que s'était il passé?

En étaient ils arrivés à l'érosion des sentiments ou bien tout simplement étaient ils tristes pour une toute autre raison?

La chanson de Léonard Cohen revient dans mon esprit alors que Margot et Daniel se rejoignent, irradiant leurs visages respectifs de sourires de vie.

Danses cette valse.

Vas où ton coeur te mène, comme le dit cette publicité pour les voitures "si vous vous apprêtez à faire quelque chose sans amour, ne le faites pas".

Il y a toujours une forme d'amour en nous, même le pire des égoïstes est capable d'aimer (de s'aimer lui, ce que le commun des mortels ne sait plus faire du tout)

Ce film, ce couple à la vie, cette fille à l'écran, ce titre, ce n'est qu'une seule et même idée: vis.

Danses, vis, souris, pleures, ressens, mais ne perds pas un instant.

Tu douteras, tu seras silencieux, tu seras perdu, mais vas y, fais des choix.

La vie est là.

J'ai été bouleversée par ces images, par cette poésie, par ces phrases clés "ce qui est nouveau deviendra vieux" "j'ai peur des regrets"......et leur rendez vous en 2040 en France près d'un phare quand "je serai digne de recevoir un baiser de toi" quelle puissance....

Je vous recommande ce film, je vous recommande surtout de profiter de ce que la vie vous offre, et de ne pas vous empêtrer dans une relation, sur un chemin, sur des rails, qui ne sont pas les vôtres.

Regardez vous dans les yeux. La réponse à toutes vos questions est là, en vous.

L'amour propre n'est pas l'égoïsme, l'amour-propre est nécessaire pour se sentir libre partout, jamais enchaîné, jamais supplicié ou sacrifié.

Je reste persuadée que savoir être bienveillant envers soi-même permet d'ouvrir plus facilement et plus justement son coeur à celui  ou celle que nous choisirons pour le faire battre.....vraiment.

Je vous embrasse.

Et surtout n'oubliez pas de tomber amoureux.....



Y a des copains!