31 déc. 2013

Enjoy the Last Day.....

Hop hop hop, dernier jour de l'année!

Une bonne raison de s'écrire non?

On ne cherche plus trop de raisons pour se donner rendez-vous ici, vous avez raison mes amis, d'autant plus que bientôt, nous pourrons nous voir, nous parler en vrai, enfin si vous voulez....peut-être que, timides et au chaud devant votre écran, vous préfèrerez commander le livre sur Internet et venir me lire sur le blog, et j'en serais tout aussi heureuse, rassurez vous!

Comme chaque fin d'année, les gens font des bilans.

Les rétrospectives ne manquent pas, et regarder dans le rétro pour se remémorer les événements les plus marquants de l'année qui s'achève est la règle.

Pour ma part, j'ai le sentiment que cette année a duré plus que 365 jours.

Il y en a eu des tristes, des pluvieux, des orageux, des doux, des calmes, des chargés, des amoureux, des brûlants, des coquins, des fous, des moins fous, mais je les ai tous vécus. 

Et ça c'est quand même ce qu'il y a de plus positif.

Les défis ont marqué cette année, j'ai avancé, et vous avec moi.

Elle s'achève trés différemment de la façon dont elle avait commencé.

On est face à une totale révolution.

Les choses ont changé, ont été réglées, remises à leur place, c'était l'année des ajustements.

Arrive donc dés demain, l'année de la concrétisation. L'année d'être soi.

De nouveaux projets, le livre qui voit le jour entre vos mains, la vie qui prend un nouveau virage, un nouveau chemin, mes activités changent, mes amitiés demeurent et se renforcent, d'autres nouvelles se créent.

Oui, j'ai le sentiment que 2014 sera l'année du renouveau.

Et surtout que le meilleur reste à venir.

Vous savez, on entend souvent dire et on le dit soi-même, vivement ce soir, vivement demain, vivement dans un jour ou dans un mois, ou dans un an ou dans dix ans.

Mais chaque jour valait le coup d'être baigné de lumière, même les pires, même ceux qu'on aurait voulu différents, même.....le jour où les étoiles ont rejoint le firmament, même quand on aurait voulu changer le monde.

Chaque jour, chaque minute, chaque seconde a valu la peine d'être vécu.

Il ne faut jamais l'oublier, être en vie est une chance, un cadeau, une magnifique opportunité, à nous d'en faire chaque jour une merveilleuse expérience et de la partager avec ceux que nous aimons et qui nous aiment en retour.

Je vous donne rendez-vous....l'année prochaine, demain donc, pour commencer notre nouvelle année pleine d'espoir ensemble.

Je vous embrasse, profitez en, et célébrez la nouvelle année comme il se doit! Avec le sourire.

A demain :)

24 déc. 2013

Esprit (de Noël) es-tu là?

Voilà, c'est Noël dans quelques heures, on a fait notre sapin, on a tout bien décoré, les paquets sont jolis et brillent de mille feux, le repas de ce soir est sans doute déjà dans le four en train de mijoter, il faut que tout soit parfait, et pour cause, nous sommes dans l'esprit de Noël.

A part une tempête, je ne vois pas ce qui pourrait nous empêcher de profiter de ce moment magique.

Eh bien justement il y a une tempête, des grèves, des avions qui ne décollent pas, des gens qui vont passer un extraordinaire Noël dans les aéroports, et d'autres, coincés chez eux sans électricité.

Il faudra s'armer de patience, oui s'armer c'est le mot juste, vu ce qui nous attend.

Mais il est aussi l'heure de regarder dans le rétroviseur pour se dire les choses et en partager d'autres, quelle année venons-nous de passer mes amis!

2014 regorgera sans doute de surprises, d'éléments déclencheurs, de nouveautés, de joies et de peines, mais nous qu'avons-nous traversé!

La chose que je ressens aujourd'hui en y repensant, moi qui ai toujours vécu des choses sympa en fin d'année aussi loin que je me souvienne, c'est que chaque année je ressors plus forte, je franchis des caps.

Et pas seulement moi.

Replongeons-nous ce 24 décembre quelques années en arrière....

Je ne vais pas remonter trop loin, 2007 suffira amplement.

2007 : 24 décembre. Je venais de prêter serment. Tout allait pour le mieux, Noël a été festif, la famille élargie était réunie c'était vraiment joyeux.

2008: 24 décembre. Je descendais des marches chargée de cartons, aprés avoir déposé sur le bureau de mon maître de stage et sur le bureau de la secrétaire, un assortiment de chocolats. Je quittais le cabinet où j'étais collaboratrice, pour m'installer sur un coup de poker. Noël bizarre, personne n'en savait rien chez moi, je n'avais plus de boulot.

2009: Noël différent, une chose en plus sur mon électro cardiogramme.....

2010: un Noël assez joyeux, encore différent!

2011: 24 décembre: on repeignait un bureau que j'avais connu quelques années avant, c'était le début des résolutions, et du changement.

2012: encore une année décisive dans le changement, un Noël somme toute classique, mais une nouvelle année chaud cacao.

2013: en demi-teinte.

L'esprit de Noël n'a pas l'air décidé à arriver en moi. Je ne comprends pas vraiment pourquoi.

Des années à faire en sorte que ça se passe le mieux du monde, des années à faire avancer la locomotive du bonheur et à mettre de l'eau sur les braises pour garder la chaleur, je suis peut-être simplement fatiguée.

Cette année, j'avais envie de réunir la famille, et ça n'a pas fonctionné.

Et du coup je me sens lasse et je voudrais m'enrouler dans un plaid avec mon chat devant mon sapin et regarder un film de Noël où les gens s'aiment et chantent et se disent des mots d'amour.

Je renonce à ça je le ferais aprés Noël, il ne faut pas exagérer, mon sapin n'est même plus visible tant il y a de cadeaux devant à distribuer.

Alors je vais fêter Noël.

Autour de moi aussi les situations ont changé d'année en année, des enfants sont arrivés pour égayer les maisonnées, des décisions et des caps ont été franchis chez mes amis, et des départs ont aussi eu lieu, toujours et immuablement, en cette journée de réveillon de Noël.

Vous allez dire que je suis obsédée par le temps qui passe en ce moment.

Et vous aurez peut-être raison. Je suis en tous cas plus attentive aux choses et aux événements qui m'entourent, je relève plus de choses que je n'avais pas vues.

Aujourd'hui, mon coeur se demande comment appréhender la déférlante d'amour qui coule comme la pluie qui s'abat sur nos fenêtres en ce moment même.

Le temps d'une tempête, l'incertitude a pu fausser les projets de chacun de nous, il y a des gens qui devront rebrousser chemin, et se contenter d'un repas chez eux loin du faste habituel, et d'autres qui seront séparés en se disant que c'est dommage, mais en vérité,  ne le dites à personne, ça devrait être un peu Noël tous les jours....

Oui décidément cette année, je sens le vent tourner, peut-être cette lassitude vient-elle seulement du fait que j'ai mille trucs à faire et que je change bientôt de vie.

Peut-être, on ne le saura sans doute jamais, et sans doute que cette façon d'être en dehors des choses se tarira dans la soirée, mais quelque chose manque cette année....et je ne sais pas vraiment quoi.

Ou qui?

En attendant, j'espère que vos coeurs sont plus légers, que vous êtes prêts à fêter comme il se doit l'arrivée du petit Jésus, les cadeaux, les enfants émerveillés, le père Noel en habit de lumière et la bûche traditionnelle.

Je vous souhaite de merveilleuses fêtes de fin d'année, le meilleur reste à venir, le meilleur sur quelques 121 pages avec une couverture rose pour commencer et vous voir, vous embrasser, vous avoir prés de moi.

De nouvelles choses extraordinaires nous attendent, il suffit juste d'être patient et observateur.

Je vous embrasse de tout mon coeur.

Et ça me redonne déjà le sourire, en fait, l'esprit de Noël ne devrait plus tarder, je pense qu'il est en chemin.




21 déc. 2013

Surprise!

Je sentais qu'un truc se tramait, des choses qui allument l'instinct du détéctive qui sommeille au fond de moi....

Mais je dois bien avouer qu'ils ont fait fort!

Hier soir, dans une cave voûtée du Centre ville de Lille, alors que je pensais aller récupérer des places pour le spectacle du soir même, avec ma meilleure amie, on m'attendait....

Une soirée surprise! 

Dans quelques jours je quitte la profession que j'exerce depuis aujourd'hui six années.

Aujourd'hui oui; aujourd'hui 21 décembre, cela fait 6 ans que j'ai prêté serment, je m'en souviens comme si c'était hier, il neigeait, et à Douai, dans la petite mais non moins extraordinaire salle du Parlement, nous étions tous beaux comme des sous neufs, avec nos belles tenues d’apparat, robe qui aura été mon armure, et le sera encore une fois d'ici la fin, prêts à embrasser notre destin....

Dans cette salle, il y a six ans, certains de ceux qui étaient là hier soir, et d'autres qui n'avaient pu être là.
Et ma Jeanne.

Hier soir, il flottait dans l'air un renouveau.

Une idée de déjà vu m'envahissait depuis quelques semaines quand j'ai rédigé ma lettre d'omission du Barreau, une idée qui remonte à un autre 21 décembre, quelques jours avant mon départ de ma collaboration.

En vidant mes armoires, en préparant la suite, je me rappelais de ça aussi. Ce mois de décembre si particulier juste avant Noël où je m'apprêtais à prendre mon envol.

J'avais longtemps retourné le problème dans tous les sens, que dois-je faire, m'installer ou quitter la profession? Nous étions un an pile après ma prestation de serment.

Mais j'ai choisi l'action. Alors quand j'emballais mes affaires en 2008, une chose était commune à 2007.

La même qui est commune à celle que je ressens aujourd'hui. 

L'espoir.

J'irai toujours de l'avant, c'est mon caractère impétueux qui le veut.

Mais aujourd'hui, contrairement à hier ou avant hier, je ne suis plus seule.

Je me demandais souvent , quand j'ai pris la décision de changer de vie, ce que m'avait apporté ce métier en fin de comptes.

J'ai la réponse depuis quelques semaines. 

Au Palais, quand les Magistrats et les Greffiers, les Confrères que je croise, avec qui j'ai croisé le fer, discuté, parfois même jusqu'à l'affrontement, me disent qu'ils vont me regretter.

Au pot du Bâtonnier, quand Madame le Bâtonnier m'a rendu hommage devant tout le Conseil de l'Ordre et les Anciens Bâtonniers, en m'encourageant, et en me disant que je serais toujours la bienvenue.

Hier soir....quand dans cette cave voûtée du centre ville de Lille, une bonne trentaine de copains étaient réunis pour m'applaudir alors que je ne voyais pas trop ce que j'avais fait de si bien pour mériter tant d'égards, à part être moi.

Alors voilà, cette profession qui m'aura fait souffrir, qui m'aura fait pleurer, qui m'aura fait comprendre que je ne trouverais pas mon bonheur, en tous cas qu'il était trop tôt pour ça pour moi, a fini par m'accepter par le biais des amis que j'y ai rencontré.

Des amis avec qui j'ai partagé de nombreux moments, de joies, de doutes, d'émotions, d'adrénaline, et que je sais, j'emmène avec moi.

Oui, cette amitié là, ne restera pas bien jolie dans un carton pour prendre la poussière avec mes diplômes et mes photos souvenirs.

Elle fait partie de moi, .je serais sans doute triste et nostalgique à l'idée de ne plus les voir chaque jour, mais je serai heureuse et dés lors, ils le seront avec moi.

Hier, j'ai reçu des cadeaux, des cadeaux somptueux, des petits mots d'amour qui m'ont fait pleurer, des attentions à ma vie d'après, le soutien de chacun d'eux, ils ont compris.

Alors il n'y a aucun doute.

Ce sont mes amis.

La soirée d'hier m'aura en tous cas donné encore plus de confiance, encore plus de crédit, encore plus de tout ce qui me manquait d'assurance pour aller sereinement vers mon avenir.

Nous devons être le changement que nous voulons pour le monde.

Je suis reconnaissante,je ne regrette rien.

Cette expérience professionnelle est comme la vie, riche, facétieuse, imprévisible, parfois crue et douloureuse, mais.....c'est juste ma robe que je range dans l'armoire d'ici quelques semaines, aprés mon dernier "combat" dans l'arène judiciaire.

Cette date est à jamais une date gravée, le 21 décembre.....2007, 2008, 2013. 

Rappelez vous mes amis, tout ce que vous faites, soyez en fiers.

Il n'y a pas de hasard, il n'y a que Dieu qui voyage incognito.....Albert Einstein.

On a encore des choses à vivre et à écrire ensemble n'est ce pas?

Tenez vous prêts alors, parce que, en ce qui me concerne, je suis archi méga prête!

Je vous embrasse :)))

Best is coming soon.


19 déc. 2013

Insatiable.

Je suis différente.

Ce n'est ni ma couleur de cheveux, ni mes origines qui me rendent différente.

Ce n'est pas ma particularité, ni mon prénom, ni les choses que je fais qui me distinguent des autres.

C'est une chose que je n'ai en commun qu'avec peu de gens.

Mon insatiabilité.

Mon appétit de la vie.

La vie, l'amour, les plaisirs, la nourriture, les amis, la joie, le monde, les voyages, le bonheur, les expériences, les gens.

Je n'ai qu'une obsession, connaître, goûter, savoir, apprendre, enseigner, transmettre, comprendre, donner, recevoir, à l'infini, multiplié.

J'ai des limites, d'abord car je ne suis pas anarchiste, contrairement à ce que de nombreuses personnes croient,et surtout parce qu'il ne faut pas confondre insatiable et glouton.

Mais ces limites ne me sont imposées que pour des raisons morales, d'éducation, le strict minimum, la décence.

Au-delà de cela, pourquoi brider l'imagination, brider les envies, ne pas écouter la voix au fond de nous qui nous emmène là où nous sommes nous-mêmes, enfin?

Pensons un instant à ce que nous voudrions faire mais que nous ne faisons pas, à ce que nous voudrions réaliser, et que nous n'osons pas.

La gourmandise de la vie n'est pas un défaut!

Certaines tentations, promettent de nous enivrer de bonheur et de plaisir, et il convient parfois de savoir s'écouter....

Je ne m'empiffre pas, je me délecte.

Je ne me goinfre pas, je goûte à tout et en tire un plaisir certain et infini.

Je n'abuse pas des plaisirs, je jubile des expériences que je fais, tant qu'elles sont clairement exprimées et qu'elles ne procurent que du bien.

On peut avoir mille idées à l'esprit en lisant ce billet, et on aura raison.

Les plaisirs des sens, respirer le parfum sur une peau, ou le nectar d'une fleur, l'odeur alléchante d'un gâteau qui cuit dans un four, ou regarder par la vitrine d'une pâtisserie, les merveilleux s'étaler devant nos yeux émerveillés, se régaler d'un café voluptueux, d'une glace à l'italienne aux parfums différents, céder à un baiser langoureux ou à la douceur d'un simple regard échangé....sont-ce là des choses auxquelles nous devrions toujours résister?

L'épicurien écoute ses sens, écoute le bonheur s'ouvrir à lui.

Et cette façon d'être rend différent.

Différent aux yeux des autres.

Ce que l'extérieur perçoit comme une forme d'insouciance, n'est ni plus ni moins que la joie d'être en vie, et dés lors, de profiter de chaque minute, à juste titre comme s'il s'agissait d'un cadeau.

C'est aussi bien sûr et avant tout, une forme de générosité, de don de soi, que de vouloir participer, d'être réceptif à ce que le hasard nous offre.

Des gens ont essayé de modifier ma vision des choses, ont voulu me modeler à leur façon, pour que je ressemble davantage à ce qu'ils auraient voulu que je sois.

Peine perdue. Le naturel revient toujours, et le naturel en l'occurrence est original.

Vous êtes vous aussi, uniques, originaux, inclassables, irréductibles.

Vous l'êtes même si vous ne le savez pas.

Aimer être ce que l'on est, c'est dur, j'ai mis du temps à apprécier ma différence et à l'assumer aux yeux du monde, car après tout, nous avons beau nous en cacher, la vérité est que nous n'existons rarement hors du regard d'autrui.

Mais finalement, apprécier qui l'on est nous permet de voir les choses avec clarté, ne pas s'effacer en permanence et oser donner son opinion, ne pas rejeter notre fantaisie mais au contraire en faire un atout, créer, vibrer, donner, écouter, apprécier.

Il n'y a qu'une seule façon de faire entendre sa voix, de faire de notre différence une force.

L'apprivoiser, apprendre à se connaître, aller au fond des choses, et se demander, chaque soir, ce qui nous rend fier de nous, ce que nous avons accompli, ce que nous avons réussi, ce que nous avons éprouvé de positif.

Combien de joies s'offrent à nous chaque jour?

Vous êtes des conquérants.

Devenez insatiables.



16 déc. 2013

Transition.

Ils étaient amis depuis quelques années déjà, sans vraiment entrer dans le détail de chacune de leurs particularités, mais ils s'aimaient bien, riaient souvent quand ils étaient ensemble, ça faisait plaisir à voir.

Au gré des saisons, ils ont partagé leurs états d'âmes, se sont vus, moins vus, entrevus, au cours de leurs péripéties amoureuses, et puis un jour, se sont perdus.

Une année environ, alors que lui traversait le désert et les tempêtes, et qu'elle bataillait pour sortir la tête de l'eau.

Revenu de son long périple intérieur, il revenait vers ses amis,et reprenait contact, notamment avec elle.

Combien de temps s'était écoulé entre la dernière fois qu'ils s'étaient vus et cette fois là, combien de temps avait coulé sous les ponts....mais ils retrouvaient leur joie, leur enthousiasme.

Et se retrouver ensemble, encore plus intensément qu'avant,  leur donnait des ailes, des idées, des projets, des façons d'envisager leur amitié autrement.

Au détour d'une promenade, leurs mains se sont frôlées, laissant ouverte la porte d'une éventuelle embellie dans leur vie, un petit plus à leur amitié, renforcée, améliorée, une sorte de béquille pour vivre le quotidien, ce quotidien qui ne les avait pas épargnés, cette vie en laquelle ils croyaient mais qui ne leur avait pas toujours souri.

De fil en aiguille, et au fil de l'eau, leurs corps toujours se rapprochaient inévitablement, comme si cela coulait de source, un baiser, puis un autre, puis cette sensation d'être moins seul parmi la foule, ces heures passées à rêvasser, ces papillons dans le ventre à l'idée de se revoir.

Des échanges, des baisers, des mots doux, des balades, des plaisirs, des joies....des jours qui ne se ressemblent pas, des moments où la raison refait surface pour se demander "et toi?comment tu vis tout ça?" ils se comprenaient, s'entendaient à merveille, chacun cherchant à surprendre l'autre, déjà si surpris de pouvoir s'autoriser cette parenthèse, eux, les amis qu'ils étaient.

On avait envie d'y croire en les voyant ensemble, en les voyant rayonner, en la voyant elle, joyeuse, enthousiaste, se transformer de chenille en papillon, simplement sous le regard doux de celui qui lui faisait tant de bien.

Enfin, elle n'était plus seule, enfin elle vivait, enfin elle sentait battre son coeur d'une nouvelle musique, celle du bonheur.

On ne parlait pas d'amour en les voyant, on était juste heureux de les voir heureux et rayonnants.

Bien sûr, il y eut des doutes, bien sûr des moments d'absence incomprises, et surtout cette peur de l'engagement qui le tiraillait, cette envie d'avancer qui la faisait vivre et espérer.

Avancer ensemble?Avancer comment?

Des échappées belles, on ne se promet rien, une rééducation sentimentale comme ils l'appelaient, et on met nos coeurs au chaud en attendant la prochaine grande histoire d'amour, tiens et si c'était maintenant....?

Et puis elle eut cette idée, dans son enthousiasme débordant, l'emmener en voyage dans un pays qu'il n'avait jamais vu, jamais avec personne, une nouveauté en somme, surprenons nous nous mêmes.

Il n'avait pas fêté cet âge charnière de tous les possibles, emprisonné dans un donjon gardé par une sorcière déguisée en princesse.

Elle, en bonne fée qu'elle était, avait décidé d'effacer les nuages gris de son coeur, et puis ce faisant elle faisait du bien au sien.

Les voilà donc à préparer leur voyage, la surprise, l'émerveillement dans ses yeux, les voilà donc s'organiser, profiter de chaque instant ensemble, faire des projets à court terme certes....mais quand même.

Les voilà la veille du départ, blottis l'un contre l'autre.

Les voilà dans le train, dans l'avion, survolant plusieurs pays vers le grand Nord.

Les voilà dans la ville danoise, où le soleil s'était déjà éteint dans la mer aux pieds de la petite Sirène.

Les voilà, marchant main dans la main, pour elle c'était nouveau tout ça, une première escapade à deux.

C'est vrai que ses nombreuses mises en garde freinaient sa propension à se laisser aller, c'est vrai.

Mais c'était si agréable, les réveils à deux, les baisers langoureux, la douceur, se sentir vivant, elle savait que l'avenir ne serait pas commun mais rien ne la pressait....vraiment. 

L'envie lancinante d'être mère, l'envie constante d'être aimée, le besoin criant de liberté, toutes ces choses aussi elle les lui avait dites.

Malgré cela, ils continuaient, main dans la main à arpenter la ville, à rire ensemble de leurs réflexions philosophiques sur la vie et le mauvais temps, la gentillesse et l'accueil des gens, les voyages qu'il restait encore à faire, leur jeunesse....

Et là, sur la route vers la petite sirène, il lui dit, pour la première fois clairement, qu'entre eux deux, sans vouloir lui faire de peine, ça n'irait pas plus loin, qu'il ne voyait pas l'avenir ensemble.

Rien de nouveau en fait....sauf, pourquoi le dire à nouveau?

Peut-être ces quelques lettres qui forment un prénom, ce prénom qu'elle entend pour la première fois, ce prénom qu'elle pensait n'entendre que dans quelques mois peut-être.....peut-être que son empressement à lui à modifier le quotidien doux et paisible qu'ils avaient bâti ensemble venait de là.

Même si quelques heures plus tôt il disait que ce qu'ils vivaient lui allait trés bien comme ça.

Même si quelques jours plus tôt, il disait qu'il avait hâte de vivre ce voyage avec elle, qu'il avait hâte de se blottir dans ses bras.

Même si quelques messages plus tôt, il disait vouloir aller à tel ou tel endroit ensemble, qu'ils avaient le temps....

Le coeur a ses raisons parfois.

Le coeur a donc parlé. 

Là, dans le froid venu du Nord, face à cette petite sirène majestueuse, les remous calmes de la mer lui faisaient entrevoir un avenir différent, la ramenaient pourtant à une vérité glaciale, la solitude, celle qu'elle avait réussi à chasser grâce à cette parenthèse inattendue entre eux.

Il tentait de la faire rire, de la faire sourire, de la rassurer, de l'entourer.

Le voyage continuait, trois jours, trois jours qu'elle n'avait pas envisagé sous cet angle, et qui pourtant sonnaient comme une transition.

Il y avait bien eu un avant et un après, même si l'on se raisonne et qu'on tente de garder la tête froide, on s'attache forcément, on s'habitue au bonheur, faibles humains que nous sommes.

En refermant la porte sur lui, après des aurevoirs et des promesses de ne pas s'oublier, elle se demandait si elle avait rêvé. 

Avait-elle vécu ce voyage?

Avait-elle bien refermé cette parenthèse entre le passé et l'avenir?

La thérapie était donc déjà finie.

Son cœur était prêt à vivre la grande aventure de l'amour de sa vie. Mais où se cachait cet être mystérieux, qui serait fou d'elle au point de ne plus savoir vivre une seconde sans elle?

Où se cachait celui qui avait besoin d'être avec elle pour voir la vie en rose et pour la vivre chaque jour, ensemble? Où se trouvait celui qui ne renoncerait à elle pour rien au monde, conscient d'avoir la chance d'être aimé à ce point?

Elle ne le savait pas à l'instant présent, tant accablée par sa solitude retrouvée que c'est les yeux embués qu'elle voyait s'étendre le jour d'après.

Mais un jour suivant arriverait, puis un autre, puis des semaines.....puis des années.

Le meilleur restait donc à venir, à écrire, à vivre.

Et comme chaque voyage prépare le suivant, cette histoire préparait la suivante.

Sans doute qu'elle se préparait déjà dans son cœur à lui, et qu'il se sentait désormais libre complètement, grâce à elle, et aux choses qu'ils s'étaient apportées.

Maintenant il leur fallait apprendre à vivre pour de bon, sans peur du lendemain, sans peur de l'engagement ou du reste, assurément.

"De cette parenthèse, vous ne devrez retenir que le meilleur"leur dit la petite sirène, "le meilleur de vous, le meilleur de ce que la vie vous réserve, cette histoire vous a permis de grandir, cette histoire vous a permis de vous connaître vous à travers l'autre".

Voilà une histoire que n'a pas écrit Andersen, un conte de fées moderne, qui ne se termine pas par un mariage et de nombreux enfants, mais quand même par un Happy End.

Je vous embrasse.



11 déc. 2013

Dans mes mains.

La couverture est souple et les pages sont toutes belles.

Il est arrivé.

"Confessions d'une accro du stylo". 

Je n'en reviens pas et pourtant...

Nous y sommes parvenus, mais combien de semaines, de travail, de retouches, de création...

Un an s'est écoulé depuis que j'ai eu cette idée folle d'envoyer mon manuscrit aux Editions PERSEE.

Un an depuis qu'ils ont accepté de me publier, et des mois à travailler, des mois à plancher sur le style, la couv', ce qui vous plairait le plus.

Bientôt, vous aussi vous le tiendrez dans vos mains, bientôt, nous partirons à la rencontre les uns des autres et nous nous verrons en vrai.

Bientôt, il vous plaira et vous l'offrirez aux gens que vous aimez.

Et ce livre, c'est le vôtre, car c'est vous qui m'inspirez.

C'est le mien, parce qu'il rassemble les plus belles pages que nous avons écrites ensemble, vous avez été les moteurs de cela.

Je pense bien sûr à ma Lison.

Sa venue n'a pas été anodine puisque c'est le jour de son retour au Canada que j'ai trouvé un carton au pied de mon bureau.

Vous le savez elle m'a lancée, m'a inspirée et m'a donné confiance en moi.

Grâce à cette femme talentueuse, mon amie de 17 ans (aîe!) nous avons réalisé un rêve.

Le premier d'une série de rêves que je veux encore faire avec vous.

Vos amis sont donc vos meilleurs alliés pour la réalisation de vos projets les plus fous, ne vous refusez rien, profitez de ce que vous savez faire, réalisez vous, osez, lancez vous!

Je vous tiendrai bien sûr informés de sa sortie nationale et des lieux où vous le procurer, des dates et des lieux de dédicace.

Et pour que l'aventure continue, rendez vous ici, trés vite, pour la suite des aventures de votre accro du stylo dévouée :)

Je vous embrasse et vous dis: BRAVO et MERCI!!!



5 déc. 2013

Casse-tête Chinois.

Dés que j'ai entendu parler du dernier Klapish j'ai tout de suite pensé à trouver la soirée de libre qui me permettrait d'aller le voir.
 
La suite des aventures de Xavier, Martine, Isabelle et Wendy, je n'aurai raté ça pour rien au monde et j'ai fait la groupie, le jour de sa sortie.
 
Pour m'accompagner, j'ai testé testé testé, mais je savais que mon acolyte numéro 1 serait de la partie quoiqu'il arrive, ma ptite jumelle aux vrais airs d'Audrey Tautou.
 
Et hop, sortie de boulot, nous v'là à prendre nos places, un p'tit repas rapide et un bon film comme quand on était étudiantes et insouciantes, sauf qu'à cette époque là la place de ciné coûtait 6 euros, mais bon soit.
 
Quand on aime, on ne compte pas.
 
Et nous on s'aime, et surtout, on aime Klapish, on aime Romain Duris (oh que oui) et notre Audrey adorée.
 
Et puis Cécile de France, vraie, drôle, touchante....et puis Kelly Reilly, magnifique....
 
Enfin bref une bonne soirée en perspective. Et comme je ne lis jamais les critiques je ne risquais pas d'être polluée.
 
Salle bondée à 20h00 dans ce cinéma lillois où j'ai passé des heures merveilleuses depuis 8 ans.
 
Quel bon moment nous avons passé!
 
Ce Cédric est fort. Il a réussi à nous faire grandir en même temps que les héros de son film, Erasmus quand nous étions étudiants, l'entrée dans l'âge adulte, et puis là, la vie qu'on mène aujourd'hui.
 
Même si on n'a pas encore 40 ans, on y est pas très loin, entre deux âges, la génération qui attend de savoir à quelle sauce on sera mangés.
 
Les problématiques de couple, d'enfants, de séparation, toutes ces choses de notre quotidien.
 
Et puis on touche à des sujets forts, qui nous parlent, avoir un enfant quand on est deux mamans, le don de soi, les parents et notre rapport à eux, savoir d'où on vient pour savoir où on va....
 
Avec humour, auto-dérision, tendresse, tout ceci nous donne un casse-tête chinois qui ne peut s'adresser qu'à ceux qui comprennent où ils en sont aujourd'hui, qui sont lucides.
 
Et finalement ce film, c'est la vie qu'on vit. Tous et toutes. Un jour ou l'autre.
 
Et Romain DURIS. Quel formidable jeu d'acteur, et quel personnage!
 
Des papas qui suivent leurs enfants au bout du monde, y en a pas tant que ça. Et qui s'investissent autant non plus. Et qui aiment leurs amis, les amis de leurs amis....
 
Et qui écrivent un bouquin, se trouvent à la croisée des chemins, retrouvent la force d'aimer encore, de façon plus mûre bien sûr mais avec un grain de folie complétement assumé...y en a pas tant que ça non.
 
Romain sublime Xavier, il rend ce personnage depuis le début de la "trilogie" humain, touchant, attachant, Xavier, même si c'est un homme, c'est chacun de nous, avec ses forces et ses faiblesses et on l'aime forcément.
 
Enfin si on arrive à se remettre en question deux secondes et qu'on prend suffisamment de recul sur sa propre vie pour concevoir d'où l'on vient et où on va bien sûr.
 
Les dialogues et l'intrigue sont drôles et très bien menés, les costumes, la lumière, et cette ville magique qu'est New York, nous emmène tellement loin tout en nous rapprochant.
 
Oui, la touche positive qu'amène ce film m'a et nous a fait du bien, on est sorties avec le sourire, avec l'envie d'assumer nos âges et notre force, de nous sentir en vie et heureuses.
 
Je vous le recommande vraiment, c'est comme ça que j'ai modifié légèrement ma wish list.....et que dés sa sortie en dvd, ce film sera un des piliers de ma vidéothèque, de ceux qu'on se mate quand on a besoin de se ressourcer, dans une bulle rien qu'à nous, ou avec ceux qu'on aime.
 
Je vous embrasse!
 

3 déc. 2013

Christmas is coming soon!

Une fois n'est pas coutume, vu le franc succès de ma liste au Père Noël de l'an dernier, (j'ai quand même eu TOUS les cadeaux de la liste!) je renouvelle l'expérience cette année encore et vous encourage à faire de même!
 
Alors premièrement, ce que je voulais pour Noël c'était 25000 visites sur le blog, non mais sérieusement en plus et tenir mon livre dans les mains avant le 31 décembre.
 
Vous avez déjà réalisé le premier de mes rêves alors MILLE FOIS MERCI!
 
Quelle nouvelle époustouflante! 25000 visites sur un blog qui n'a que 2 ans et qui n'est pas vraiment connu (même si bientôt, il le sera j'imagine...au moins un peu!)
 
Après ces émotions hautes en couleur, voici venu le temps d'écrire ma wish liste...en images!
 
Le film de l'année pour moi! du rire du rire et du rire :)
 


J'ai la chance d'avoir un Pola ...mais je n'ai pas de films! nul! alors...

vu que je m'injecte un roman par semaine en intraveineuse, cette carte cadeau ne pourra que me donner le smile!
 


je ne vous fais pas de dessin...:)
Le numéro 1 :)
le numéro 2 ;)

le deuxième film de l'année :) oui oui...



 
 
Voilà. Pas de folies, juste de quoi passer de bons moments au chaud dans ma bulle, garder des souvenirs de mes amis, et me trouver jolie....
 
Et vous? Vous avez fait votre liste?
 
Je vous embrasse les amis!
 
ET ENCORE MERCI!!!!!

Y a des copains!