Paradoxes

Les gens veulent être heureux.

Moi aussi, vous qui me lisez, aussi, bien sûr. C'est quand même plus rare de rencontrer des gens qui veulent être malheureux. C'est tellement plus courant le malheur....

Alors voilà, les gens veulent être heureux, ils le crient sur les toits, le revendiquent, s'époumonent en disant partout haut et fort qu'ils ne cherchent qu'une chose, être heureux, tout ça tout ça.

Mais manque de bol, un jour, ils sont aux portes du bonheur, et ça mes ptis amis, ça n'était pas prévu.

Eh non! Réclamer à cors et à cris le bonheur et se retrouver face à ce qui s'en approche d'assez prés....ça n'est pas prévu du tout, c'est tellement mieux de se plaindre et de se lamenter sur son sort.

C'est rassurant surtout au-delà de "mieux", et oui, tout le temps qu'on ne l'a pas trouvé, on peut continuer à dire qu'on le cherche tout en continuant à vivre notre train-train.

Donc un jour, ils se retrouvent dans une situation tellement étrange, nouvelle, improbable, qu'ils sont en panique, et ont peur.

Or que fait-on face à la peur? On fuit, bravo, au fond quelqu'un? oui, on sabote tout trés bien, quelqu'un d'autre?oui, on se raconte des histoires, trés bien je vois que vous suivez.

Oui, les gens qui cherchent le bonheur à cors et à cris et qui un jour y sont confrontés pour de vrai, flippent tellement que ce soit réel, et surtout -et encore pire- qu'ils puissent de nouveau être dans le même état qu'avant de l'avoir approché, qu'ils préfèrent ne pas y croire, ne pas en tenir compte, tout gâcher, pour pouvoir se plaindre encore et mieux cette fois, pouvoir regretter.

Quel paradoxe!

Chercher toute sa vie quelque chose qu'on finit par trouver (ou tout au moins dont on finit par trouver un truc approchant, mais comme on essaie pas et bien, ça capote n'est ce pas.) et qu'on laisse finalement parce qu'on avait pas vraiment envie en fait.

Nous sommes ces gens, ou nous en connaissons au moins un ou deux dans notre entourage, ou pire encore et là c'est vraiment pas de bol, nous tombons amoureux de gens comme cela.

Eh bien là mes amis, nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Et c'est faire preuve de malchance que d'être la clé d'une porte que personne n'ouvrira jamais, par peur, par appréhension, par fatalisme....

Mais le monde est rempli de paradoxes. Tenez ,prenez l'exemple de celui qui a tout mis en oeuvre pour tomber amoureux, qui se fait piétiner en douze mille morceaux inégaux et souffre atrocement. Alors qu'il a souffert atrocement lui-même, et qu'au départ c'était un bon gars gentil prés à faire confiance et tout et tout, après avoir souffert, il devient imperméable à l'amour. Et fait souffrir atrocement.

C'est vraiment pas de chance.

Non, ce n'est pas de chance, quand tous ces paradoxes se retrouvent chez une seule et même personne et que votre coeur vous fait faux bond...."je promène/souvent/mon coeur/en laisse/sinon c'est/en courant/que mon coeur/ me délaisse" (M. A celle qui dure)

Mais bon, des fois, ça se finit bien.

Il n'empêche qu'on ne peut pas échapper aux paradoxes. Et que je n'ai pas trouvé l'antidote.

Peut-être est-il en chacun de nous et qu'on ne parvient à le trouver qu'en acquérant de la sagesse....?

Alors à mon sens, pour le moment, il ne reste qu'une chose à faire.  Oser. 

Oser aimer, y croire, tenter, être soi-même.(liste non exhaustive)

Oser vivre en fait....

En l'état actuel de la science, je n'ai rien trouvé de mieux pour guérir un paradoxe.

Je vous embrasse.




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