30 nov. 2013

Paradoxes

Les gens veulent être heureux.

Moi aussi, vous qui me lisez, aussi, bien sûr. C'est quand même plus rare de rencontrer des gens qui veulent être malheureux. C'est tellement plus courant le malheur....

Alors voilà, les gens veulent être heureux, ils le crient sur les toits, le revendiquent, s'époumonent en disant partout haut et fort qu'ils ne cherchent qu'une chose, être heureux, tout ça tout ça.

Mais manque de bol, un jour, ils sont aux portes du bonheur, et ça mes ptis amis, ça n'était pas prévu.

Eh non! Réclamer à cors et à cris le bonheur et se retrouver face à ce qui s'en approche d'assez prés....ça n'est pas prévu du tout, c'est tellement mieux de se plaindre et de se lamenter sur son sort.

C'est rassurant surtout au-delà de "mieux", et oui, tout le temps qu'on ne l'a pas trouvé, on peut continuer à dire qu'on le cherche tout en continuant à vivre notre train-train.

Donc un jour, ils se retrouvent dans une situation tellement étrange, nouvelle, improbable, qu'ils sont en panique, et ont peur.

Or que fait-on face à la peur? On fuit, bravo, au fond quelqu'un? oui, on sabote tout trés bien, quelqu'un d'autre?oui, on se raconte des histoires, trés bien je vois que vous suivez.

Oui, les gens qui cherchent le bonheur à cors et à cris et qui un jour y sont confrontés pour de vrai, flippent tellement que ce soit réel, et surtout -et encore pire- qu'ils puissent de nouveau être dans le même état qu'avant de l'avoir approché, qu'ils préfèrent ne pas y croire, ne pas en tenir compte, tout gâcher, pour pouvoir se plaindre encore et mieux cette fois, pouvoir regretter.

Quel paradoxe!

Chercher toute sa vie quelque chose qu'on finit par trouver (ou tout au moins dont on finit par trouver un truc approchant, mais comme on essaie pas et bien, ça capote n'est ce pas.) et qu'on laisse finalement parce qu'on avait pas vraiment envie en fait.

Nous sommes ces gens, ou nous en connaissons au moins un ou deux dans notre entourage, ou pire encore et là c'est vraiment pas de bol, nous tombons amoureux de gens comme cela.

Eh bien là mes amis, nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Et c'est faire preuve de malchance que d'être la clé d'une porte que personne n'ouvrira jamais, par peur, par appréhension, par fatalisme....

Mais le monde est rempli de paradoxes. Tenez ,prenez l'exemple de celui qui a tout mis en oeuvre pour tomber amoureux, qui se fait piétiner en douze mille morceaux inégaux et souffre atrocement. Alors qu'il a souffert atrocement lui-même, et qu'au départ c'était un bon gars gentil prés à faire confiance et tout et tout, après avoir souffert, il devient imperméable à l'amour. Et fait souffrir atrocement.

C'est vraiment pas de chance.

Non, ce n'est pas de chance, quand tous ces paradoxes se retrouvent chez une seule et même personne et que votre coeur vous fait faux bond...."je promène/souvent/mon coeur/en laisse/sinon c'est/en courant/que mon coeur/ me délaisse" (M. A celle qui dure)

Mais bon, des fois, ça se finit bien.

Il n'empêche qu'on ne peut pas échapper aux paradoxes. Et que je n'ai pas trouvé l'antidote.

Peut-être est-il en chacun de nous et qu'on ne parvient à le trouver qu'en acquérant de la sagesse....?

Alors à mon sens, pour le moment, il ne reste qu'une chose à faire.  Oser. 

Oser aimer, y croire, tenter, être soi-même.(liste non exhaustive)

Oser vivre en fait....

En l'état actuel de la science, je n'ai rien trouvé de mieux pour guérir un paradoxe.

Je vous embrasse.




20 nov. 2013

Valeur ajoutée

"y en a des qui se donnent donnent des bijoux dans le cou, c'est beau mais quand même ce ne sont que des cailloux, moi je m'en moque, j'envoie valser, les trucs en toc, les cages dorées, car quand tu m'serres très fort, c'est là mon trésor, c'est toi, toi qui vaux de l'or."
 
Zazie. J'envoie valser. 
 
Quelque soit la forme que cela prend, être aimé, et sentir que l'on compte pour quelqu'un c'est magique.
 
Passer des moments d'exception, parce que chaque moment passé à être aimé est exceptionnel, non par sa rareté, au contraire, mais par sa qualité extrême, ça embellit la vie, ça embellit le monde.
 
Mais parfois ça ne suffit pas.
 
Oui, l'humain est perfectible et il cherche toujours à rendre les choses parfaites de son point de vue, dès lors il ne se satisfait pas, en tous cas très rarement, de ce qu'il a déjà.
 
Il est difficile de lutter contre ça, difficile de ne pas vouloir -attendre- plus de ceux qui nous font sentir si bien, qu'on voudrait rester au creux de leur peau pour toujours.
 
Pour toujours c'est exagéré, mais en tous cas c'est ce qu'on ressent quand on est aimé.
 
On a envie que l'instant perdure, on ne veut rien perdre, rien rater, on pèse, on sous-pèse les mots qu'on emploie parfois, pour ne jamais fissurer la perfection.
 
Alors on s'interroge.
 
Comment faire de ces moments magiques des moments parfaits en eux-mêmes? Comment ne pas attendre plus, comment ne pas être trop gourmand?
 
La réponse est dans le moment lui-même, chez nos amis, chez ceux qu'on aime, on perçoit quelque chose d'unique, de fort, d'exceptionnel.
 
Et c'est cela la valeur ajoutée du moment.
 
Vouloir plus est humain, la peur de perdre ou de manquer d'attention est normal, quand on est bien on voudrait que cet état de béatitude dure toujours.
 
Mais ce qui nous manque déjà, ce n'est que le sentiment de béatitude, rien ne préfigure que cela ne durera pas.....à part notre imagination.
 
Ce petit truc qui rend les choses merveilleuses, cette capacité à apprécier l'instant, cette étincelle qui fera de nous des gens comblés de bonheur, personne à part nous ne peut l'ajouter au moment que nous vivons.
 
C'est un exercice à faire chaque jour, une subtilité qui nous appartient et n'appartient qu'à nous.
 
Laisser quelqu'un qu'on aime, après avoir passé du temps ensemble, ne doit pas nous plonger dans le désarroi et la crainte, mais au contraire nous regonfler de joie pour nous permettre de mieux respirer et d'apprécier chaque instant suivant de la vie quotidienne.
 
Plus facile à dire qu'à faire j'en conviens et pourtant....c'est la seule vraie façon de ne rien gâcher, la seule vraie clef de la valeur ajoutée.
 
Je vous embrasse.
 

 
 
 

2 nov. 2013

The Company

Les effluves de vin et de bière pur malt nous parviennent dés l'entrée, mélange de chocolat, de pizzas, de chips en tout genre, dés que l'on pousse la porte.

Là où je vous emmène dans ce post, c'est une des répèt', un de ces moments d'exception qui pourtant nous occupent parfois des semaines entières, répeter, écrire, s'engueuler, s'énerver pour des détails, mal communiquer, boire un coup, se remettre au travail.

On est 41...que de couleurs, que de personnalités, que de chances de faire un spectacle hors du commun.

Oui, ce spectacle que l'on prépare sera différent. 

Il y a toujours les anciens, qui ont besoin de montrer qu'ils connaissent, qui ont apporté déjà énormément d'investissement dans les précédentes éditions, qui ne veulent pas qu'on les oublie, qui sont attachants, parfois chiants, mais toujours présents.

Il y a les nouveaux, dont je fais partie, les nouveaux qui débordent d'énergie, d'idées, qui doivent apprendre à vivre en groupe, en meute, en réalités, en budget, en faisabilité, et ménager leur susceptibilité...

Il y a les absents, notamment une, qui m'a poussé sur scène et qui me donne une autre vision des choses, s'amuser, être pro, se souvenir, vivre l'instant.

Il y a notre Dédé, notre metteur comme il dit, metteur en scène de génie, rencontrer des gens comme ça c'est assez rare, c'est encore une chance.

Tiens, les musiciens entrent en piste et montent leur matériel, Daphné au synthé, la perfectionniste qui a toujours tout géré et veut faire entendre sa voix, les magiques guitaristes et Odette au saxo, et le petit Batteur de compét derrière ses percu.

On n'est pas chanteurs, on n'est pas danseurs, on n'est pas comiques, mais on y met notre coeur et ça donne un ensemble fou et homogène à la fois, ça donne envie, ça donne le smile, ça donne la pêche.

Dans 14 jours, on sera dans les starting blocks, tendus comme des arcs avant de monter sur scène, fous d'impatience et de stress et puis tout ça sera fini.

Ces répéts jusqu'au bout de la nuit ces afters jusqu'au bout du bout de la nuit, les complicités qui se nouent, les amitiés qui se renforcent, les séductions qui se précisent, les animosités qui s'accentuent ou au contraire s'amenuisent.

On a souvent tendance à croire qu'on écrit ce spectacle pour nous faire marrer nous....mais y a du vrai.

On va jouer plus d'une heure quarante sur la scène du  théâtre Sébastopol de Lille, ensemble, alors que pour certains on ne se connaissait pas il y a tout juste six mois.

On est chanceux, et si on nous a prédit le "blues post-revue", si on nous a prédit des problèmes avec des magistrats, si on nous a prédit des problèmes avec des confrères et même un budget fleurs, en tous cas ce qui est sûr, c'est qu'on aura partagé des moments forts, on aura créé ensemble du lien, on aura bâti un spectacle qui mériterait presque une tournée.

Et cette chanson, celle que vous pouvez écouter ci dessous, me fait tellement penser à nous.

A cet élan qui nous emporte au bout de l'aventure, au tomber du rideau de fin sous les applaudissements, aux préparations dans les loges, à la générale de la veille, aux milliers d'hectolitres de bière et de jus de fruits en tous genres ingurgités à chaque répét et after répét, aux différends, aux fous rires, aux perruques, aux achats, aux folies, au bonheur, aux claquements de portes, aux haussements de ton, au harlem shake, à la précédente soirée post revue qui a du donner pour qu'on en soit là aujourd'hui.

Pour le moment patience, tout ceci viendra bien assez tôt.....

Confidence pour confidence, ça me fait du bien de me faire chier à préparer ce spectacle alors que j'ai envie de dormir ou d'aller au ciné, que je suis bien au chaud chez moi et qu'il drache dehors et puis faudra encore une heure pour me garer.

Oui ça me fait du bien, de danser, de chanter, de voir mes potes, de débriefer, de jouer la comédie, de cancanner, de craquer, de manger des chamallows, et tant de choses que selon l'adage "ce qui se passe à la revue, reste à la revue".....je ne peux vous raconter ici.

Mais c'est simple, si vous voulez en savoir plus, Vendredi 15 novembre 2013 Théâtre Sébastopol, entrée 50 euros avec la soirée après au Palais des Beaux Arts.

Sur scène, des avocats. Si je vous jure.

Et pour cette première au Sébasto avant le one-woman show que vous me réclamez depuis des années, je pense que vous ne serez pas déçus du voyage....

Je vous embrasse, et dédie ce post à ceux qui croient qu'on est fou, on l'est, à ceux qui ne nous trouvent pas drôles, à ceux qui croient que les avocats sont coincés, à ceux qui ont envie de se marrer, à Jeanne, qui m'a envoyé aux répét plus vite que la lumière, à Dédé, à chacun des troupistes, même toi oui, et puis à vous, qui serez dans la salle pour nous applaudir.

Hasta la vista :)


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Y a des copains!