12 août 2013

Mufasa

J'étais à la terrasse d'un restaurant amiénois, sur le port Saint-Leu, au cours d'une journée délicieuse et en trés bonne compagnie quand m'est venue cette réflexion "il est temps que nous acceptions l'idée d'être des hommes et des femmes, et non plus des adolescents"

Je ne sais pas si c'est la balade en barque aux Hortillonnages, le vin ou le moment que je passais qui m'a fait tourner la tête ou bien même les trois en même temps, mais cette réflexion que je n'ai pu garder pour moi m'est apparue évidente.

Quand grandit-on vraiment?Quand savons-nous qu'il est venu le temps de devenir adulte, de se comporter en adulte, quand passons-nous du statut de "fille" au statut de "femme"?

Dans notre société, où l'on fait des études et où le syndrome Tanguy guette (ça n'était pas sensé être drôle mais en fait, en le disant, ça peut le devenir) où l'on part de chez nos parents assez tard, mais pas pour se marier, pour vivre seul un moment (long trés long moment parfois d'ailleurs) il est difficile de savoir quand on devient un "grand".

Parce qu'avant c'était simple, on était chez nos parents à 19 ans on trouvait un gentil mari et on partait alors de la maison familiale sans transition pour aller convoler et créer une descendance.

Et l'avant dont je parle c'était hier, pas si loin de nous en fins de comptes même si aujourd'hui, quelqu'un qui se marie à 19 ans est condamné, décrié et montré du doigt, et que la norme maintenant c'est de se marier tard -si on se marie- et de faire des enfants aprés 30 ans -si on y arrive- voire même en fin de trentaine.

Ce qui à l'époque de mes parents était tout simplement INCONCEVABLE.

Bref, avant, y avait pas de transition.

Maintenant on fait des études, on traverse des phases, on se cherche, plus longtemps.

Parce qu'avant on n'avait peut être une autre façon de voir les choses et donc on se posait certes des questions avoisinantes aux questions actuelles, mais l'interrogation durait moins longtemps, la vie était différente, surtout après les années 30, et encore plus après la guerre.

Maintenant donc, on part de chez nos parents pour aller vivre "indépendamment" comme des étudiants bien que la plupart d'entre nous rentrent les week-ends pour les lessives et ravitailler le frigo du studio.

Puis on rentre de moins en moins, on espace nos visites, on trouve notre premier emploi et finie la coloc, on rentre dans une ère nouvelle, la vie active.

Un vrai appart, avec une chambre, on investit les lieux, et on se dit, "en attendant de trouver quelqu'un" qu'on est bien là, on reçoit nos amis, mais on continue à vivre comme d'éternels adolescents.

30 ans sonnent à notre porte....nos amis se marient, on assiste à leur bonheur mi rassuré mi tendu, en se disant qu'on a le temps....les années passent....ils font des enfants et nous? on a le temps, tranquille, on profite de la vie les gars mais bien sûr....

On va la passer quand en fait la frontière? Parce que finalement, les concerts, la vie pépère, et le fait qu'on a le temps, nous donne envie de vivre comme si tout était éternel, on reste des ados qui se cherchent et je sais un peu de quoi je parle puisque finalement je ne trouve ma voie qu'après avoir déjà vécu une vie "d'adulte".

Les études c'est fait, le boulot c'est fait et ça ne me plait pas alors je change, et j'entame une nouvelle période de transition.

Je suis une femme qui se comporte en demi-lionne.

Bien sûr, ce n'est pas le fait de poser ses valises et d'acheter un espace qui fait de nous des adultes, bien sûr faire des enfants et se marier ce n'est pas ça qui nous permet de devenir adulte, certains mariés et parents sont encore des gosses ça ne change rien.

Mais ma question c'est donc: qu'est ce que c'est?

L'indépendance financière ne change pas le cours d'une vie, quand allons nous nous comporter en Hommes et en Femmes? Quand allons nous nous assumer tels que nous sommes, nous accepter, aller de l'avant, être sûrs de nos décisions, les prendre sans l'avis de personne et accepter de nous planter et de tomber pour plus tard nous relever?

J'ai l'intuition que c'est ça être "grand".

J'ai l'impression que Simba ne devient Mufasa qu'une fois qu'il est capable d'analyser lui-même sa destinée, ses décisions et d'aller chasser lui même la Gazelle sans l'assentiment de qui que ce soit.

Oui, devenir Mufasa, c'est s'aimer et prendre conscience de qui l'on est pour s'apprécier à sa juste valeur, réaliser le chemin parcouru, se fixer des objectifs à atteindre et savoir faire de soi un allié.

Alors à ce moment là on deviendra des grands lions, ce n'est ni une histoire de crinière ou de poils au menton, simplement une histoire de calibrage de sentiments narcissiques (cf la chanson "je voudrais déjà être roi...." révisez vos classiques!)

Connais-toi toi-même disait le philosophe. Les philosophes étaient des hommes, vieux.

Mais grandir, vieillir, mûrir appelez ça comme vous voudrez ne veut pas dire arrêter de vivre ou oublier d'être un enfant. C'est juste se centrer, savoir qui l'on est et apprécier ça.

Dés lors, même si le chemin est long....j'ai bien envie de monter sur la falaise au coucher du soleil....

Je vous embrasse et.........Hakuna Matata




9 août 2013

Les 100 pas.

J'étais dans la salle d'attente de mon magicien préféré (les magiciens aussi ont des salles d'attente) sortant tout droit du cabinet de ma bonne fée (oui je vis dans un monde où existent au moins un magicien et une bonne fée, que voulez-vous, ma vie vend du rêve) quand j'ai pensé à vous.

Quand on rend visite au magicien, on se déchausse, et on prend le temps (le retard ça s'appelle dans le monde réel, mais tout dépend par rapport à quoi on est en retard, tout est relatif, ça se trouve j'étais en avance) on se laisse enivrer par la musique des petits oiseaux et des cascades qui nous titillent les oreilles.

Et il y a des revues juste pour nous faire passer le temps, et l'une d'elle m'a donné envie de la feuilleter tant et si bien que j'ai fini par dévorer l'article "Jouir de la vie". (accrocheur non?comment ça Non???)

En feuilletant avec gourmandise j'ai fini par tomber sur une interview de Florence Servan-Schreiber, vous la connaissez sans doute, qui a écrit ce formidable bijou "3 kiffs par jour", même si on adhère pas, avouons que le titre est déjà un moyen de se mettre en joie.

Et elle proposait de faire des listes d'objectifs, où serez vous dans un an? 

Et quelles sont les 100 choses que vous voudriez faire dans votre vie?

Quels lieux avez-vous envie de visiter? Quelles sensations voulez- vous éprouver? Quelles relations voulez-vous établir ou réparer? Quelles oeuvres voudriez-vous signer? Quels rêves, désirs brûlants fantasmes voulez vous assouvir?

Sympathique programme non? Et j'ai bien envie de me prêter au jeu....

Déjà de savoir où je serai dans un an....figurez vous que j'ai réfléchi à ça moins d'une heure avant de tenir cet article entre les mains avec ma bonne fée.

Evidemment, je sais ce que je ne veux PLUS faire à l'heure actuelle.

Evidemment, je sais où je ne veux PLUS être. C'est déjà pas mal.

Mais ces 100 pas que je voudrais parcourir pour être heureuse, je suis encore en train d'y réfléchir.

Et quand j'aurai la liste, je reviendrais vous en parler.

Chaque fin d'année je me fixe des objectifs pour l'année qui commence, je place cette petite liste dans mon portefeuille et je la regarde à mi parcours.

C'est ce que faisaient aussi Haley et Lucas dans One Tree Hill, mais c'est prescrit.

Je ne trouve pas ça si dénué de sens. Au contraire.

Savoir où l'on va et ce que l'on veut n'est pas un leurre, c'est du concret et par les temps qui courent, ça fait du bien.

Alors, vous êtes cap'?

J'espère bien!

Je vous embrasse et vous souhaite un superbe week end!


Y a des copains!