15 juil. 2013

Faux départ

C'est la saison des faux départs.

Vendredi, on a attendu presque 13 heures sur 12 les mains tordues de stress, la boule au ventre, la tension dans la gorge, incapables de se concentrer à plusieurs endroits du pays, du monde et du département.

C'était le jour annoncé des résultats du fameux concours, le jour le plus long de l'année je crois, mais je trouve que c'est plutôt bon signe, il est indéniable que les mauvaises nouvelles vont bien plus vite que les bonnes, enfin en général.

Il est rare qu'on attende 107 ans avant de nous mettre une bonne claque dans les dents, mais allons savoir.

Faux départ en vacances aussi, pour deux de mes amis qui se sont retrouvés deux jours de suite dans le même aéroport, mais qui finalement ont réussi à partir.

Que nous enseignent ces faux départs?

Que la peur n'évite pas le danger.....avant toute chose. Avoir peur de rater n'empêche pas de rater quoi.

J'ai longtemps eu ce comportement face aux examens, s'attendre toujours au pire, penser toujours qu'on a fait ce qu'on pouvait mais qu'on ne sait jamais, et puis j'ai regardé ce samedi soir le deuxième dvd du coffret de Florence Foresti (ça tient à peu de choses hein la vie des fois) vous savez le dvd de bonus que personne ne regarde.

Bon, celui-là donc, c'était "un dimanche à la maison", où Florence Foresti (ma comique préférée au cas où on n'avait pas suivi) répondait aux questions de Frédéric Lopez (ai-je encore besoin de le présenter?)

Elle expliquait notamment qu'elle n'avait jamais cherché la célébrité, mais qu'elle avait envie de faire rire, envie de faire ce métier et de procurer de la joie aux gens, et qu'avoir envie et faire tout pour y arriver, c'est déjà le début de la réussite et 50% du travail de fait.

J'ai vu les choses sous un autre angle soudainement.

La Positive attitude qui ne m'a jamais quitté en période d'examen se mue toujours en stress de fou, mélangé à pessimisme en chef.

Alors que je suis toujours dit "tout va bien se passer, respires" en temps normal, genre, ouverture d'une boite de thon avec le machin qui est sensé l'ouvrir (imposture! bachibouzouk!) en temps de compétition je suis concentrée certes, mais sans grande illusion.

Erreur fatale: voilà pourquoi ça ne fonctionne pas!

En réalité c'est le temps d'attente qui ici mue mes espoirs en oscillo-cardiogramme explosif.

En passant les épreuves, comme Florence Foresti, j'ai pris du plaisir, je savais que j'étais à ma place, j'ai aimé ce que je faisais, comme quand je fais rire mes amis, ça me faisait du bien.

Une fois les épreuves terminées, j'ai moi aussi pensé que je devrais peaufiner mes écrits, et qu'à la prochaine étape des oraux, sans doute ce sera mieux.

Mais je n'ai pas pensé à la victoire, j'ai pensé à faire ce que j'aimais.

Et la formule magique était là, sous mes yeux, ce samedi soir, chez Florence Foresti.

L'entendre gênée, presque intimidée, parler de son admiration pour Madonna (euh faut vraiment arrêter de me ressembler comme ça maintenant hein! :p ) la voir, ne pas oser se regarder à ses débuts, elle qui jouait comme Muriel Robin....

J'ai bien ri tiens, à la ressemblance qu'on me prête parfois à ce pti bout d'femme qui elle-même en admire une autre.

Spéciale dédicace: tu as bien raison tata Flo, il faut avoir envie de réussir, et j'ai envie, quoiqu'il arrive après ce faux départ, quelque soit l'issue du résultat, je sais que ma place est là, et je ferai tout pour atteindre cette place!

Je ne crains pas l'échec, ça retarde juste l'échéance et c'est chiant, mais quand on est vivant, on a le temps d'faire des trucs chiants!

Je vous dépose quelque part?

J'vous embrasse mes ptits chats.





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Y a des copains!