29 juil. 2013

Is it Love?

Le truc qui fait battre mon coeur....depuis toujours.

Qui m'écrit une lettre avec des gommettes, qui fout des dragibus dans une enveloppe et envoie le tout à mon Cabinet (et qui n'étonne pas les gens qui la mettent dans ma bannette, parce que j'ai les amis que je mérite)

Qui prend un abonnement à la plage d'Aubigny au Bac (et réalise un de mes rêves) m'emmène faire de la barque et sait exactement comment me donner le smile.

Qui m'envoie valser pardessus une table et me rafraîchit d'une bonne bassine d'eau froide quand je ne peux plus bouger (suite à la réception sur la terrasse en dur donc)

Qui se trompe d'horaire dans son billet d'avion et me fait pétiller les yeux rien qu'en me souriant....

Qui me garde à l'oeil depuis 15 ans en silence et bienveillance, mais qui ne recule devant rien s'il faut me venir en aide.

Qui dépose des cupcakes sur mon bureau pour me donner le sourire et ne me laisse jamais tomber, qui est aux aguets du moindre reniflement et est toujours prête pour une choré dans le couloir du bureau.

Qui m'offre des bonbons, des robes, des fleurs, des livres, des boîtes de thé, des milliers d'histoires et de souvenirs.

Qui me fout la honte internationale sur une place bondée de monde à Nice, mais déclenche le fou rire de l'année.

Qui danse dans le parking après le concert des Kool and The Gang alors qu'on est bloqués à l'arrêt....et m'offre un suppositoire parce que ça atténue les cernes....

Qui est capable de rafraîchir une page pendant trois jours juste parce qu'on est amies et me fait des crêpes quand je ne vais pas bien.

Qui me crée un blog, me rassure et me motive, et me démontre du courage tous les jours de la vie.

Qui a oublié ses clés sur sa porte et qui ne quitte plus mes pensées depuis.

Qui est parti trop tôt, mais se matérialise dans un coeur de soleil, un petit oiseau sur ma table ou un papillon, histoire de me raconter des potins pour me faire encore rire un peu.

Qui est prêt à m'engueuler au téléphone parce que je ne donne pas de nouvelles juste parce qu'on leur manque et qu'ils s'inquiètent pour moi.

Qui est là, fidèle au poste, prêt à tout pour que je sois bien, qui ne m'abandonne pas, même quand je me lâche la main, qui me sourit quand il pleut dans mon coeur, qui m'aime envers et contre tout, qui me le démontre quand je ne crois plus en rien, et qui vaut vraiment que la vie soit vécue.

Vous vous demandez encore qui?

Les amis.

Ce que j'ai de plus cher au monde.

Et ils méritent un post rien que pour eux.

Encore plus aujourd'hui.

Merci

24 juil. 2013

Quand mon humeur est down down down...

...je n'écoute pas Etienne Daho, parce qu'il est réservé aux grandes occasions, genre essai du nouveau maillot de bains quand j'ai perdu trois tailles ou bronzage arboré sous un paréo dans ma salle de bains.

Non, quand mon humeur est down down down, je m'efforce de voir du positif.

J'ai bien utilisé le verbe "s'efforcer", parce que parfois il faut fournir un bon paquet d'efforts pour décider de se bouger du canap', quand il fait HYPER CHAUD, qu'on a pas un rond et qu'aller travailler se résume à rafraîchir sa page "Tête de Livre".

Dans cette situation, quand tu ne peux décompter les jours qui te séparent de tes vacances, car tu ne PEUX PAS en prendre, faute d'avoir bossé 9 ans à la fac et d'être par exemple au choix avocat depuis quelques années (ah bah si, en fait), quand tes amis sont en vacances ou sur le point de l'être, quand tu économises tes nerfs pour ne tuer personne (surtout quand les gens se plaignent qu'il fait chaud, qu'il pleut, qu'il fait chaud et bah qu'il pleut hein), dans cette situation seulement tu peux écouter du Lorie sans pleurer des larmes de sang.

Oui, c'est la seule situation où Lorie n'abîme pas tes tympans.(non plus)

Car dans cette situation, tu tombes bas dans les expériences interdites: tu regardes de ton plein gré "Joséphine Ange Gardien" sur TF1, tu manges des Mister Freeze, tu ne vas ni à la piscine ni à la plage, ni nulle part, même si TRES HONNETEMENT tu te tâtes à essayer Lille Plage, et comble du comble, tu passes tes nuits à regarder les rediff de Nouveau Look pour une Nouvelle Vie, en te disant (et c'est ça le comble du comble clairement) "j'l'ai déjà vu en plus" tout en restant ventousé à ton coussin.

Boooooooon, mais rien n'est perdu, dans ces situations, restes positif lecteur. (et auteur hein si possible merci)

Tu peux trouver la fraicheur dans tellement d'endroits insolites: la Maison d'Arrêt et sa commission de discipline, le commissariat de Police de ton quartier, ou mieux, celui de la ville d'à côté à une heure avancée de la nuit, le Rez de Chaussée du Palais de Justice ou bien entendu, ton cabinet plongé dans le noir.

Sois joyeux: tu pourrais être détenu! Mais tu es LIBRE de faire ce que tu veux peux.

Sois reconnaissant, bien sûr tu n'as pas de rentrées d'argent, mais tu ne dois pas te faire rapatrier d'un pays où l'on ne parle pas ta langue à 10000 km de chez toi!

Sois pragmatique: tu as une bonne vue, tu peux donc encore....lire pour t'évader, un plaid dans l'herbe folle te suffira pour voyager au son des djembé :)

Non, je ne déprime pas. Je tourne en dérision les trucs qui me polluent l'existence et ça me donne de l'énergie pour trouver de nouvelles idées de sketches, pour aller de l'avant, pour rédiger mon mémoire, pour reprendre l'écriture de mon premier livre qui n'a pas encore vu le jour, pour faire des tas de permanences afin de prévoir le futur (comme la fourmi l'inverse de la cigale donc) 

Non je ne broie pas du noir parce que tout va bien en fin de comptes.(qui a utilisé ce mot??QUI?)

Mais j'en ai tellemin tellemin marre là, mais tellemin!

Que du coup je viens te voir, lecteur, espèrant te voir esquisser un sourire à la lecture de mes déconvenues futiles.

Tu peux maintenant réécouter Etienne Daho si ça te chante, moi je vais prendre mon élan (pas l'animal hein, l'autre) et tenter de trouver trente secondes de motivation.

Parce que quand la motivation s'en va, bein....tu rafraîchis plus les pages qui ne servent à rien que ton organisme si tu vois ce que je veux dire.

Des bisous et ....VIVEMENT DEMAIN!



22 juil. 2013

Cold Case

Information qui a du passer totalement inaperçue ce week-end entre l'allumage du barbec' et la partie de ventre glisse dans la pelouse, mais qui a attisé ma curiosité...

Celle de cette femme qui a été portée disparue pendant 50 ans...et retrouvée vivante au Canada.

L'histoire se passe dans le Surrey, au Canada, où en 1961 Lucy Johnson a brusquement disparu...laissant entre autre sa fille de 7 ans....

Cinquante ans plus tard, dans un journal local, la gendarmerie qui s'était occupée de sa disparition a publié son histoire et sa photo dans le cadre d'une série sur les cas irrésolus (cold case donc vous voyez où je veux en venir....)

Et comble de la surprise, une femme s'est manifestée....la photo: c'était le portrait de sa mère.

Je vous explique: Madame Johnson s'était fait la malle en 1961, son mari n'a déclaré sa disparition qu'en 1965, et avait même été suspecté de l'avoir éliminée. 

Mais que nenni, la douce s'était juste éclipsée, et avait reconstruit une nouvelle vie ailleurs, à 1695 kilomètres de sa petite fille de 7 ans qui a passé une grande partie de sa vie à la rechercher....

Et c'est la fille que Lucy a eu à Yukon qui a répondu à Linda, sa fille du Surrey....

L'histoire se "termine" bien, en tous cas sur le plan des recherches mais me pose (au moins) deux questions:

Je pense d'abord à ces gens qui quittent tout du jour au lendemain sans laisser d'adresse.

Vous savez l'histoire du type qui part acheter des clopes et ne revient jamais.

Combien de fois cela nous est arrivé de "vouloir tout plaquer pour partir au bout du monde sans laisser d'adresse"? de vouloir tout quitter, pour avoir la paix, de monter dans un bus ou un avion pour partir loin des problèmes du quotidien quand on a envie de vivre mais loin de tout ce foutoir?

Bein pour ma part, plus d'une fois j'avouerai.
Mais la deuxième question que je me pose à l'issue de cette histoire c'est "pourquoi ne pas avoir emmené sa fille avec elle?"

Mais j'ai la réponse à cette question.....Peut-être que Lucy Johnson n'en pouvait plus de sa vie, de son mari et de son quotidien, mais qu'elle a voulu préserver sa fille des déchirements provoqués par un divorce (on est en 1961...) et que par amour pour elle, elle s'est tout simplement sacrifiée.
Peut-être qu'elle a souffert toute sa vie, de cette séparation et de n'avoir pas le courage de la rechercher....se disant qu'il était sans doute trop tard....

Linda Johnson a déclaré avoir beaucoup de questions à poser et qu'elles commençaient toutes par "pourquoi", mais que la première chose qu'elle ferait en "re-voyant" sa mère, serait de la serrer dans ses bras.
Sa mère a refait sa vie sans elle, a eu quatre autres enfants, et elle n'a à son encontre aucune rancoeur....

Alors on pourrait croire que c'est romancé, qu'en réalité Linda a les boules et qu'elle en veut à sa mère de l'avoir délaissée tant de temps, on pourrait croire aussi qu'à quasi 60 ans, Linda qui a vécu sans mère a fait 20 ans de psychothérapie et souhaite en obtenir remboursement.
Mais qu'est ce qui pousse une femme à quitter sa vie sans crier gare?

Comment peut-on disparaître sans jamais être retrouvé, jamais trahi, jamais rongé par la culpabilité au point de craquer et de revenir en arrière?

Tenez, prenez Audrey Hepburn dans "Breakfast at Tiffany's".

C'est ni plus ni moins ce que fait son personnage. Elle se barre de sa petite vie qui ne lui correspond pas pour aller tenter sa chance à New York, incognito et pouvoir manger son donuts tranquille en matant la vitrine de Tiffany's.

Et revenir en arrière est pour elle inconcevable, c'est pourquoi elle fausse compagnie à son "mari" à la gare des bus, alors qu'il était venu la récupérer.

Oui cette histoire me fait bien sûr réfléchir, en écho avec une partie conséquente de ma vie, disparaître de la vie de quelqu'un ne doit pas être chose aisée pour la personne qui disparaît tout comme pour ceux que l'on laisse.

Bien sûr il y a des égoïstes dans le lot, mais il faut aussi se demander pourquoi les gens décident un jour de se barrer de façon aussi radicale....Y a sûrement de bonnes raisons de prendre de telles décisions, mais comment les comprendre, comment accepter le choix que d'autres, à tort ou à raison nous imposent?

Parce qu'on pense à Linda...mais que doit-on penser de Lucy?

La condamner ou essayer de la comprendre? Je dis bien "essayer", on n'est pas obligé d'y arriver.

Mais y en a qui y arrivent. 

L'espoir....c'est bien ça que les gens entretiennent en rouvrant des enquêtes jamais élucidées, en recherchant les gens qu'ils crèvent d'envie de revoir pour se construire et avancer.

L'espoir et l'instinct même je dirai, l'instinct de savoir que rien n'est terminé, qu'il faut toujours continuer de croire.

J'espère que toutes les Lucy auront la chance d'avoir des filles comme Linda....

Je vous embrasse :)


18 juil. 2013

Show Must Go On

Je ne me suis pas fait tatouer cette phrase du groupe mythique QUEEN sur le torse (ni ailleurs d'ailleurs je vous rassure, enfin si vous étiez vraiment inquiets!) mais c'est bien la devise du post-résultat.

Rien n'est grave. Et que le spectacle continue!

Comme je vous le disais dans un post trés récent, il s'agit d'un concours, qui plus est, hyper sélectif, et dés lors, j'ai décidé de ce que sera ma vie, alors je m'en donne les moyens, si ce n'est pas cette fois ci, ce sera la suivante, je ne suis pas non passée trés loin: voilà qui est encourageant!

Ce n'est pas la première fois que ça n'est pas linéaire, vous savez bien comment est la vie, elle nous réserve des tas de surprises, à nous de voir comment nous souhaitons les interpréter.

Hier, c'était le dernier renvoi de la publication des résultats aprés deux faux départs.

Mais c'était surtout l'anniversaire de ma petite étoile, un anniversaire particulier, un anniversaire unique, qu'on ne peut faire passer après rien d'autre tant il est précieux, un 17 juillet pas comme les autres, parce qu'on se réunit pour fêter sans elle, et qu'on lève notre verre vers le ciel.

Alors je suis allée la voir hier matin, pour lui offrir des fleurs, et pour la remercier d'être parmi nos coeurs, mais surtout, j'ai bu un verre à sa santé, en mesurant ma chance d'être si privilégiée que je pourrai retenter autant de fois que je le souhaiterai ce concours.

Dés lors, dans chaque étape, quelle soit ou non couronnée de succès, on peut tirer du positif, rien n'est dû au hasard, et de toute expérience garder le meilleur, être conscient des efforts restant encore à fournir.

Cette année, entre le livre, la première préparation et présentation de ce concours, le master et le changement de direction professionnelle, on ne peut pas dire que j'aie le temps de m'ennuyer.

Et vous êtes déjà venus à 22516 me saluer ici, comment ne pas être fier du chemin parcouru?

Non, trés sincèrement, rien n'est grave, on ne peut pas se plaindre, on a du temps, de l'énergie, de la chance et tout ça....ça donne de la joie!

Restons positifs et concentrés, soyons heureux de là où nous en sommes, on en sort grandi.

Et pour moi cette journée hors du temps, reste un moment important, celui de la mémoire, celui de tenir mes promesses, aller de l'avant.

Go folks:)





15 juil. 2013

Faux départ

C'est la saison des faux départs.

Vendredi, on a attendu presque 13 heures sur 12 les mains tordues de stress, la boule au ventre, la tension dans la gorge, incapables de se concentrer à plusieurs endroits du pays, du monde et du département.

C'était le jour annoncé des résultats du fameux concours, le jour le plus long de l'année je crois, mais je trouve que c'est plutôt bon signe, il est indéniable que les mauvaises nouvelles vont bien plus vite que les bonnes, enfin en général.

Il est rare qu'on attende 107 ans avant de nous mettre une bonne claque dans les dents, mais allons savoir.

Faux départ en vacances aussi, pour deux de mes amis qui se sont retrouvés deux jours de suite dans le même aéroport, mais qui finalement ont réussi à partir.

Que nous enseignent ces faux départs?

Que la peur n'évite pas le danger.....avant toute chose. Avoir peur de rater n'empêche pas de rater quoi.

J'ai longtemps eu ce comportement face aux examens, s'attendre toujours au pire, penser toujours qu'on a fait ce qu'on pouvait mais qu'on ne sait jamais, et puis j'ai regardé ce samedi soir le deuxième dvd du coffret de Florence Foresti (ça tient à peu de choses hein la vie des fois) vous savez le dvd de bonus que personne ne regarde.

Bon, celui-là donc, c'était "un dimanche à la maison", où Florence Foresti (ma comique préférée au cas où on n'avait pas suivi) répondait aux questions de Frédéric Lopez (ai-je encore besoin de le présenter?)

Elle expliquait notamment qu'elle n'avait jamais cherché la célébrité, mais qu'elle avait envie de faire rire, envie de faire ce métier et de procurer de la joie aux gens, et qu'avoir envie et faire tout pour y arriver, c'est déjà le début de la réussite et 50% du travail de fait.

J'ai vu les choses sous un autre angle soudainement.

La Positive attitude qui ne m'a jamais quitté en période d'examen se mue toujours en stress de fou, mélangé à pessimisme en chef.

Alors que je suis toujours dit "tout va bien se passer, respires" en temps normal, genre, ouverture d'une boite de thon avec le machin qui est sensé l'ouvrir (imposture! bachibouzouk!) en temps de compétition je suis concentrée certes, mais sans grande illusion.

Erreur fatale: voilà pourquoi ça ne fonctionne pas!

En réalité c'est le temps d'attente qui ici mue mes espoirs en oscillo-cardiogramme explosif.

En passant les épreuves, comme Florence Foresti, j'ai pris du plaisir, je savais que j'étais à ma place, j'ai aimé ce que je faisais, comme quand je fais rire mes amis, ça me faisait du bien.

Une fois les épreuves terminées, j'ai moi aussi pensé que je devrais peaufiner mes écrits, et qu'à la prochaine étape des oraux, sans doute ce sera mieux.

Mais je n'ai pas pensé à la victoire, j'ai pensé à faire ce que j'aimais.

Et la formule magique était là, sous mes yeux, ce samedi soir, chez Florence Foresti.

L'entendre gênée, presque intimidée, parler de son admiration pour Madonna (euh faut vraiment arrêter de me ressembler comme ça maintenant hein! :p ) la voir, ne pas oser se regarder à ses débuts, elle qui jouait comme Muriel Robin....

J'ai bien ri tiens, à la ressemblance qu'on me prête parfois à ce pti bout d'femme qui elle-même en admire une autre.

Spéciale dédicace: tu as bien raison tata Flo, il faut avoir envie de réussir, et j'ai envie, quoiqu'il arrive après ce faux départ, quelque soit l'issue du résultat, je sais que ma place est là, et je ferai tout pour atteindre cette place!

Je ne crains pas l'échec, ça retarde juste l'échéance et c'est chiant, mais quand on est vivant, on a le temps d'faire des trucs chiants!

Je vous dépose quelque part?

J'vous embrasse mes ptits chats.





8 juil. 2013

Keep calm and Strike a pose

C'est ce que j'aurai envie de me dire si je me croisais là maintenant en passant devant mon bureau aux lumières tamisées faute d'autorisation de découvert pour aller acheter des ampoules chez Ikea.

J'aurai envie de me dire: "allez cocotte, lèves-toi, marches, vas faire un tour, aère- toi, tout va bien se passer, rien ne va mal, tout est sous contrôle."

Non seulement les résultats sont dans moins de quatre jours, non seulement je deviens folle car pressée de partout au boulot, non seulement je n'ai pas de fenêtre dans mon bureau, mais en plus, je ne peux plus manger de pancakes.

Hommage à tous mes concitoyens, amis et confrères, collègues et lecteurs, potes et anonymes, qui aujourd'hui n'avaient ni envie ni courage, auraient préféré manger en terrasse et y rester pour la sieste, et que tant de torpeur a abattu.

Restons calmes, tout va bien.

La chaleur extérieure est due à la saison, même si on n'est pas habitué, les écoliers sont en vacances, tant mieux pour eux, arrêtons juste d'envier des gens qui voudraient déjà être dans la vie active et consomment des jarres de biactol.

Tout va bien donc, et pendant qu'on se le dit, et qu'on ralentit son rythme cardiaque, on desserre les mâchoires, on se redresse, on respire un bon coup, on boit un peu d'eau et on s'y remet.

Voilà, la pause est à présent terminée merci d'être venus vous calmer avec moi :)





5 juil. 2013

Mais pas comme avant...

On ne sait jamais vraiment comment faire, quoi dire ni comment même oser parler de ce qu'il y a après la vie, on ne sait pas si l'on doit se taire ou si l'on peut parler.

Cela fait maintenant trois mois et quelques jours qu'Elle est partie et pourtant personne ne veut encore y croire.

On se réveille chaque matin dans des millions de maisons en France, on continue à aller travailler, à rire même, à aller au cinéma, à manger, à dormir et à faire l'amour, à s'embrasser, à lire et à se plaindre.

Tous...mais un petit groupe d'irréductibles résiste encore et toujours à l'idée même de ne plus jamais la revoir.

Elle fait partie de nos vies, de nos conversations, de nos pensées quotidiennes, et j'avoue à titre personnel qu'il m'arrive de penser à elle ou de parler d'elle plusieurs fois par jour.

On interprète tout comme des signaux de là-haut, on rit pour elle, on trinque à sa santé, et on se dit qu'un jour on se reverra.

Oui, chez les autres, le temps passe et tout va trés vite, vous savez bien, la tristesse n'est pas à la mode.

Mais chez nous, c'est toujours là, au niveau du plexus solaire, on avance mais on n'oublie rien, on marche et on fait des projets, mais Elle en fait partie, on compte sur Elle pour veiller sur nous, elle a presque plus de boulot maintenant qu'avant, et on lui parle, on danse et on chante pour Elle.

Ma Biche est donc toujours là.

"Evidemment, comme le dit la chanson, on chante encore sur des accords qu'on aimait tant, évidemment, on rit encore pour des bêtises, comme des enfants, mais plus comme avant."

Rien ne sera jamais comme avant.

On regarde des photos, parfois on passe devant ou on tombe dessus et on s'arrête, on entend une chanson à la radio et on se dit que c'est Elle qui nous l'envoie, on en parle entre nous même si parfois on n'ose pas, de peur de sentir les larmes monter et de faire pleurer tout le monde, parce qu' Elle voulait qu'on ne soit pas malheureux trop longtemps.

Comment est-on sensé réagir quand on perd une amie, une personne qu'on aime et dont l'absence nous préoccupe, comment doit-on se comporter au quotidien?Quand a-t-on le droit de prononcer son nom, de reparler d'Elle normalement?

Personne ne nous apprend ce genre de choses, personne ne nous guide, personne ne nous répond.

Parce que face à l'absence, on est seul, pour gérer notre propre souffrance, notre propre manque, notre propre douleur.

Bien sûr ça s'estompe, évidemment, bien sûr on ne va pas passer notre vie à se morfondre puisque nous avons la chance d'être vivants, et que pour cette unique raison, il nous faut reprendre notre souffle et avancer, voir la vie du bon côté, sourire, cesser de ronchonner parce que rien n'est grave.

Mais il fallait bien qu'on en parle.

On allait pas faire comme si, ça ne nous ressemble pas.

Un jour, il fallait bien que quelqu'un se pose la question, de comment on gère tout ça?

J'vois des pubs à la télé et j'entends des sketches, j'écoute des chansons et je vais dans des musées d'art moderne où je n'y comprends rien, et ça me fait rire, parce que je pense à ma biche.

Mais à qui puis-je parler de tout ça? Je ne veux pas ennuyer les autres, tout le monde n'est pas forcément prêt ni n'a forcément envie de parler de mes états d'âme et de mes souvenirs.

Alors j'espère qu'elle est en paix, bien entourée, qu'elle a pu voir Michael et qu'il a pu chanter en live "do you remember the time" et qu'elle a pu faire un boeuf avec Aretha.

Y a pas de mots qui apaisent, pas de mots pour panser nos blessures, rien qui puisse remplacer le vide, à part nos souvenirs, il faut garder du courage, faire en sorte de ne garder que l'essentiel des jours que nous vivons, ne pas cèder aux morsures du quotidien, respirer tant qu'on peut le faire.

On me dira que c'est facile à dire, il faut s'entraîner à le faire, pour aller de l'avant et profiter de cette vie qu'on nous a offerte, pour prolonger les idées de ceux que nous aimerions serrer une fois de plus dans nos bras.

Ce post n'est pas triste. Il est chargé d'espoir, je ne suis pas la seule à avoir traversé une épreuve, mais je ne suis pas la dernière et nous sommes de passage ici, tout est éphémère, alors il faut en profiter.

Je pense à chacun et chacune de vous, jeune ou âgé, qui avez perdu comme moi quelqu'un d'important et d'indispensable à chacune de vos respirations et des battements de vos coeurs.

Aucune légèreté ne nous est concédée, aucune échappatoire, on a toujours l'impression de déranger, quand on veut parler de quelqu'un qui est parti, on a toujours peur de passer pour un fou, on va même jusqu'à inquiéter les gens autour de nous.

A Milan, un oiseau s'est posé sur ma table. Il y en avait beaucoup d'autres, ils allaient et venaient sur les terrasses et se posaient facilement sur les chaises et les tables alentours.

Quand il s'est posé prés de moi, j'ai envie de croire, si ça me chante, que c'est mon amie qui est venue me rendre visite, comme le coeur de soleil du 30 mars dernier.

C'est une façon comme une autre d'aller de l'avant, mais si parfois c'est difficile et triste, le reste du temps penser aux gens qu'on aime....c'est se sentir vivant.

Même si ce n'est pas comme avant....

Je vous embrasse.


4 juil. 2013

All Colors of Milano

Milan: capitale de la Mode, poumon économique de l'Italie, donc ville qui pourrait ne pas faire rêver, en tous cas pas pour sa beauté architecturale, son climat ou sa chaleur humaine.

On m'avait mise en garde, en me disant que c'était gris, que les gens n'étaient pas sympas, que l'ambiance était fort différente de celle de ma région et que je n'aimerais pas.

On s'est manifestement trompé: j'ai adoré Milan!

Quelle classe, quelle claque en sortant du métro, et en me retrouvant devant le Duomo, magnificence d'édifice, ses statues d'albâtre sur la façade, un chef d'oeuvre, on en a forcément le souffle coupé.



Quelle majesté!on se retourne et on se trouve face à la galerie la plus chic que j'aie vue en Italie, le soleil s'y reflétait à travers les vitraux, évidemment capitale de la mode, des boutiques partout, des terrasses ensoleillées, des initiatives, des expos....et un écrin de verdure derrière le Château, où l'on n'entend que la nature et les petits oiseaux....

Comment être déçue par tant de beauté et de raffinement? Comment être déçue face à la Scala de Milan,  aux façades enchanteresses de Brera, l'un des quartiers les plus chics de la ville?



Comment ne pas adorer les musées, le Corso Vittorio Emmanuele et le Corso Buenos Aires?

Non vraiment, cette ville a plus d'un tour dans son sac pour nous ensorceler, jeune, moderne, pleine de vie, des couleurs virevoltantes, on se demande surtout pourquoi les efforts mis en place dans cette ville ne sont pas dispatchés dans toutes les régions, et pourquoi on ne fait pas davantage profiter le Sud d'autant de bienfaits.

Bien sûr, j'ai vu la ville à travers des yeux aimants, ceux de ma cousine Manuela qui m'a montré "sa Milano" et dés lors bien entendu, je n'ai vu que du positif.

L'apéritif sur les quais des Navigli, quartier animé surtout le soir, où l'on trouve de nombreuses galeries de peintres (dont l'atelier de Sabrina Laganà, jeune peintre amoureuse de sa ville, au talent fou) et d'antiquaires, où tout est animé et éclairé, où l'on peut boire des verres jusqu'à l'aube et voir défiler les jolies filles (et les jolis messieurs :p).
                             

Se balader sur le Corso Vittorio Emmanuele, boire un jus de poire en terrasse, en lisant un bon roman et en se régalant d'un cannolo siciliano ricotta cioccolato......



Le Duomo, majestueux, imposant et magnifique, dont les vitraux laissaient passer les rayons du soleil....





La Piazza Duomo, et la galerie offerte à Vittorio Emmanuele, qui justement renferme les plus belles boutiques Gucci, Armani, qui font la réputation de cette ville aux milles facettes.









Le Castello Sforzesco, duquel on entre dans le Parc Sempione, où notre seule envie est de nous allonger dans l'herbe pour profiter de l'instant....








Le Musée du Novecento, où du dernier étage, on a une vue imprenable sur la Piazza Duomo et ses édifices somptueux, ainsi que sur le Palazzo Reale.....



 



Mon séjour, qui a suivi les écrits du Capes, a été essentiellement artistique, musées, librairies, et cinéma indépendant ont rythmé ces quelques jours et m'ont fait promettre de revenir trés vite.

La projection Samedi 29 juin, en compagnie de mes deux cousines, Milena et Manuela, au Cinema BELTRADE, l'un des derniers cinémas "monosalle" de Milan, d'un long métrage et de deux courts métrages, m'ont démontré s'il était nécessaire, que Milan n'est pas qu'une ville de mode ou un pôle économique, mais aussi une ville d'Art.

In Via Savona, al 57, film de Gregory Fusaro e Massimiliano Vergani, qui retrace le parcours du Cinéma "Mexico" autre cinéma de quartier rendu populaire par son gérant et par la projection du film Rock Horror Show, en présence de protagonistes du cinéma milanais, ainsi que "Uganda" de Luca Fuscaldi et "Un uomo Libero" de Riccardo Vicentini, m'ont démontré qu'il était possible d'accéder à des documentaires de qualité, dans une ville aussi riche (au sens propre et figuré) que Milan.

Les vieux trams qui passent à travers la ville, le caffè que l'on prend à n'importe quelle heure, les bruits des rires et la Milano Pride qui nous a fait danser sur le Corso Buenos Aires entre deux séances shopping, nous ont enchantées sous le soleil exactement.






                          


 La Chambre de Commerce et d'Industrie de Milan....













Leonardo....Da Vinci.


la Joie est vraiment....Partout :) Même dans le métro Milanais!
Le brunch dominical près du centre Garibaldi, futuriste et modernisé, qui offrait une vue imprenable sur les vieux quartiers et les édifices anciens....





















En un mot comme en cent, Milan est une ville dont on ne fait pas le tour en trois jours, mais qui donne envie de revenir, promesse que l'on fait au taureau qui trône dans la galerie du Duomo, revenir pour en connaître davantage, comme un film que l'on revoit et qui nous révèle encore de nouveaux passages inédits.

                         

Une heure et demi de vol depuis Charleroi, à des prix hallucinants (cette fois 35 euros AR!) j'ai même croisé des jeunes belges qui allaient y passer la journée ( :p) 

Les photos parlent d'elles-mêmes: Milan n'est pas grise, mais bien de toutes les couleurs!

J'espère vous avoir donné envie d'y aller, de découvrir cette ville, d'y passer quelques temps et d'aimer comme je l'aime, du Sud au Nord, l'Italie :)

A bientôt pour le prochain voyage....

Y a des copains!