23 avr. 2013

Poppy Milton - Collection spring & summer 2013

En images, une super jolie vidéo sur la collection printemps été que je vous avais présenté il y a quelques jours de nos Poppy Girls.
C'est juste Dé-li-cieux!

Régalez vous, bonne dégustation :)

16 avr. 2013

Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.

Qui n'a jamais rêvé de changer de vie?

De se lever un matin et de décider qu'il faut cueillir l'opportunité comme elle vient, qu'il faut changer d'air pour savoir ce qui se passe hors de chez nous, que peut être il conviendrait de s'éloigner pour prendre du recul et évoluer?

De changer de région, pour voir, de tenter sa chance ailleurs, que la misère serait moins pénible au soleil?

Je fais ce rêve trés souvent, devrai je dire en permanence car ma volonté de vivre, de voyager et de profiter de la vie est sans limite.

Je rêve souvent que le monde, si vaste, si grand, s'ouvre à moi et qu'il m'est offert d'explorer ses moindres recoins.

Je me dis aussi, que rien n'est figé, personne ne nous impose de rester là où nous sommes et que si l'on se sent mal quelque part, rien nous oblige à y rester.

C'est ce qu'ont fait mon frère et ma belle soeur.

Changer de région, quitter un travail qu'ils avaient tous deux en CDI, quitter leur appartement avec vue sur la zone commerciale d'Aulnoye pour un chalet de Haute Savoie.

Ils ont décidé de vivre différemment, ils ont tenté leur chance, ils ont gagné,un appart meublé, chacun d'eux a déjà un travail, alors qu'ils sont partis il y a 15 jours.

En fait, il suffisait d'essayer.

Et tant qu'on n'a pas tenté sa chance, on ne peut pas savoir si l'on va perdre ou gagner, tout ce que l'on risque, c'est de n'avoir jamais osé.

Et c'est ça le pire, ce n'est pas de se tromper, ce n'est pas de devoir revoir ses plans, ce n'est pas de faillir, c'est de ne pas oser, de céder à des peurs infondées, de craindre l'échec et de rester immobile.

Je suis très fière de ce qu'ils ont fait, cette décision de quitter ce qu'ils avaient ici, pour voir si l'herbe était plus verte ailleurs et pour respirer un autre air, voir autre chose, et ouvrir ses yeux sur d'autres horizons, à leurs âges, me donne de l'espoir.

L'espoir de réussir quand on ose, l'espoir de ne jamais abandonner ses rêves, l'espoir d'aller de l'avant, de ne jamais renoncer, et que tout est possible quand on est en bonne santé et qu'on en veut.

Leur dédier un post sur mon blog, c'est bien le moins que je puisse faire, et à tous ceux qui comme eux ont tenté une autre vie que celle dans laquelle il est si confortable de s'enliser, puisque tout est déjà acquis pourquoi risquer de tout perdre en reconstruisant ailleurs?

C'est en effet un risque, comme il est risqué de sortir de chez soi, de prendre sa voiture, de monter dans un train ou dans un avion pour traverser les villes, les continents, les océans et le monde.

Mais la vie, unique, se nourrit d'expériences.

S'ouvrir au monde permet de trouver sa place et de réaliser qui l'on est et quelle valeur a notre vie.

Le deuxième enseignement que cette nouvelle vie m'inspire est que rien n'est acquis dans la vie, ils ont dix ans de moins que moi, l'âge des étudiants auxquels j'enseigne, et sont libres comme l'air, indifférents aux codes moraux que nous nous imposons, pour un motif que j'ignore encore aujourd'hui.

On a toujours besoin d'un plus petit que soi, et je ne paraphraserai pas LA FONTAINE en le soutenant, leur  courage et leur motivation, comme celui de tant d'autres qui ont fait ce pari également, est une source de joie et d'inspiration pour moi.

Si ça ne marchait pas, ils bougeront, dans tous les cas je ne m'inquiète pas pour eux, ils ont la méthode pour être heureux.

Et font un pied de nez à l'immobilisme, aux conservateurs et aux sceptiques, ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.



12 avr. 2013

C'est un cap, que dis-je, c'est une péninsule!

On a dépassé les 20000 visites!

De 314 visites d'ailleurs! c'est tellement incroyable que je ne m'en remets pas!

Merci de votre confiance, de votre assiduité et de votre engouement pour ce blog rythmé aux battements de nos coeurs.

Merci mille fois d'être au rendez vous, ou devrai je dire merci 20000 fois!

Un cap vient d'être franchi, et grâce à vous, je souris.

On va continuer à faire de cette aventure une divine idylle, grâce à vous tous et à l'étoile qui brille au dessus de nous.

En attendant la suite, soyez toujours très heureux :)


9 avr. 2013

Poppy Spring

Une belle collection qui aurait plu à ma Janou, des papillons et des petits oiseaux, des couleurs acidulées, qu'on aurait regardé les larmes aux yeux mais sans jamais oser les essayer.

Voici en images cet air printanier qu'a pris notre petite boutique de Lille, qui arrive à pic pour notre plus grand plaisir et parce qu'on a décidé qu'il fallait tout faire pour être heureux.

Alors régalez vous, et allez y surtout!

Pssst: jeudi pour tout achat chez poppy, pose de vernis offerte:)
















Merci à nos poppy girls:)

4 avr. 2013

Cuor di Sole

Il en aura fallu du temps pour que je reprenne mes esprits et mon clavier pour venir vous parler mes amis, et je m'excuse de cette absence, mais sans mes idées et sans mon coeur je n'aurai pu écrire grand chose...

Ces dernières semaines ont été en demi teinte, de douleur et de joie, et d'amour tout le temps.

Alors que je devais partir pour fêter un événement joyeux, le mariage de mon amie d'enfance, dans mon paradis tyréennéen, je quittais une autre de mes chères amies, consciente qu'à mon retour les choses auraient pris une triste tournure.

Et c'est ainsi qu'au lendemain de mon arrivée, j'apprenais que cette étoile resplendissante, souriante, brillante, avait quitté la Terre pour rejoindre le Ciel.

J'ai pleuré ça oui, j'ai pleuré, je pleurais de la savoir souffrir, je pleurais sur mon impuissance de pouvoir la guérir, je pleurais de ma crainte de la voir partir, et je pleure aujourd'hui de ne plus l'entendre rire, de ne plus raconter de potins, mon amie des premières fois, mon amie de dix ans.

Elle m'a tenu la main quand j'avais mal, elle m'a fait rire quand je pleurais, j'ai essayé d'en faire autant, aujourd'hui, que son âme a quitté son corps, le mien a décidé de souffrir, de m'empêcher de respirer, en exultant ses allergies qu'on devine liées aux nerfs.

Pendant ces jours où ses proches souffraient, à son chevet, je préparais la salle du mariage de mon amie d'enfance, toue à ses préparatifs....

Pendant ces journées interminables où l'on souffre, à plus de 3000 kilomètres, je coupais du ruban, j'imaginais des papillons et je décorais les tables....

Mon coeur scindé en deux, comme il a été dur de ne pas être aux deux endroits à 100%, comme j'ai lutté contre mes émotions pour être la plus joyeuse possible pour mon amie et la plus présente possible par la pensée pour ma petite étoile....

Aujourd'hui d'avoir tant résisté mon corps se relâche, il a mal, et je le comprends, mon coeur et mon esprit le rejoignent, la fête a été belle, il n'a pas fallu un moment de relâchement tant la larme venait facilement se poser sur ma joue.

Il fallait que je sois là, et j'étais là.

Le jour du mariage était aussi le jour de l'enterrement.

A l'heure prévue, je préparais la salle du vin d'honneur, je gonflais les ballons, et j'imaginais mes amies, toutes serrées les unes contre les autres, pleurant dans ce moment terrible, ce moment tragique, ce moment inouï où l'on ne veut pas réaliser que c'est réel.

Vers midi, un rayon de soleil est venu se poser sur la barrière de bambou qui séparait la route de la terrasse du restaurant.....et avec les ombres des feuillages a formé un coeur, que j'étais la seule à voir et que j'ai pris en photo.



Personne n'a prêté attention à ce coeur, alors que j'attendais un signe, pour être sûre que mon étoile sache que je pensais à elle trés fort à cet instant.

J'imagine, dans mon monde, qu'elle s'est posée là un instant pour me dire aurevoir, et je garderai pour toujours cette image au fond de moi.

Le mariage a été parfait, l'amour et la joie étaient au rendez vous, et mon amie et son mari tout neuf étaient heureux, au milieu de ceux qui leur étaient chers.

J'ai été wedding planner, au moment où je m'y attendais le moins, pour rendre hommage à ces deux amoureux qui en avaient vu eux aussi de toutes les couleurs, qui avaient tenu à ce que je sois à leurs côtés en ce jour important, ce qui m'a profondément touchée, alors,  j'ai mangé à leur table, bu à leur santé, dansé avec eux, comme si j'évoluais dans un rêve, comme si tout allait bien.

J'ai bu du champagne, moi qui ne bois jamais, mais je lui devais bien ça, et j'ai savouré chaque gorgée comme si je buvais pour deux.

Et puis je suis repartie, le bouquet de la mariée dans la main, pour rentrer chez moi.

Beaucoup d'appréhension, beaucoup de tristesse dans ce départ, et de ce que je ressentirais à mon retour..

J'ai quitté la table, au cours d'un repas de départ, trop triste et sentant déjà mon corps m'échapper.

J'ai peu dormi, peu rêvé, beaucoup pleuré, mais sans m'apitoyer sur mon sort, ma souffrance n'est rien du tout comparée à la sienne, mon étoile si courageuse, si battante qui brille maintenant sur nous.

Je suis allée la voir, pour danser en son honneur, pour lui raconter des choses et lui dire que, comme à mon habitude j'étais en retard, mais que j'avais bien reçu son coeur de soleil en Italie.

Et lui ai fait la promesse de revenir bientôt, boire de l'eau chaude avec des plantes dedans, quand subitement j'aurai envie de bouder un peu pour rien.

Aujourd'hui alors, que faire? Vivre, manger, boire, savourer chaque moment, relativiser, cesser de se plaindre, ne pas se fâcher pour rien, mais dire les choses avant qu'il ne soit trop tard.

Un hommage lui sera bientôt rendu et je dirai j'espère quelques mots en son honneur, j'espère être assez forte, assez digne d'elle, qui voulait bien qu'on pleure, mais pas trop quand même.

Je lui dédie ma clé de sol, la première fois qu'on a vu plaider notre Ténor du Barreau, la musique du Parrain alors qu'il fumait son cigare dans la salle du restaurant, le fusible qu'elle a changé quand Bianca avait explosé les plombs de mon appartement, les moments de fous rires devant Florence Foresti, le mot laissé en amphi pour le prof de pénal, les chansons qu'on chantait quand on était à la fac et qu'on voulait un jour chanter sur scène, ce fou rire quand elle a dit qu'elle voulait qu'on passe du Marvin Gaye à son enterrement, et qu'on pensait qu'il serait dans 150 ans, ces garçons qu'on idéalisait sur les bancs de td, la première fois qu'on s'est vues en td de droit civil, avec cette barge de chargée de td qui ne m'avait pas fait peur, le cidre qu'on a bu avant d'aller en cours d'histoire contemporaine à l'Ubu, et puis et puis.....ces heures passées à refaire le monde, nos engueulades, notre temps perdu sur facebook, notre réussite au Barreau, notre embrassade dans la salle des actes, nos premiers pas en robe, si fières d'avoir réussi à rejoindre notre idéal, nos désenchantements, nos moments difficiles, notre fou rire dans la voiture en cherchant un restaurant improbable et en chantant "do you remember" avec l'accent kurde, notre croisée des chemins, notre dispute réconciliée, nos retrouvailles, nos nouveaux fous rires et nos potins....

Tout cela  et tout le reste vit en moi pour toujours, et comme elle est maligne, comme ces grandes stars du cinéma parties trop tôt, elle ne vieillira jamais et sera jeune et belle pour l'éternité comme dirait Alec, et se moquera bien de nous quand on se retrouvera, vieilles et ridées.

Rien n'est jamais lié au hasard, ce mariage et ce voyage, juste cette semaine, m'ont permis d'une certaine manière de comprendre les choses, à ma façon, de me dire, "ma poule, vis, ris, chantes, toi qui encore le peux" même si aujourd'hui je souffre d'avoir trop gardé en moi les émotions qui auraient du sortir en temps voulu.

Pour toujours ce coeur de soleil au milieu de l'ombre, cette étoile chantante, la plus brillante d'entre nous au sens propre et figuré, cette amie vraie.

Ce que j'ai tenté d'être, de toutes mes forces et de tout mon coeur, le 30 mars 2013, ici et là bas.


Y a des copains!