31 janv. 2013

Nancy Sinatra - These Boots Are Made for Walkin'

F***ing perfect

Nous avons trés tôt pour la plupart, appris à faire de notre mieux, à nous dépasser, à nous améliorer, des "peut mieux faire" des bulletins aux encouragements de nos "N +1" nous sommes sans cesse obligés, que nous le voulions ou non, de nous remettre en question.

Et dés lors une obsession, chez certains d'entre nous, toucher du doigt la perfection, s'en approcher si prés que rien dans nos comportements ne serait critiqué.

D'abord le comportement en société, quand on est petit, et qu'on expérimente la politesse, être poli, être sage, dire merci, dire bonjour, sourire, être propre, tenir sur sa chaise, ne pas se salir, et surtout, ne pas se servir sans avoir l'autorisation de le faire.

Acquiescer aux réprimandes, même les plus injustes, ne pas se rebeller, ne pas hausser le ton, ne pas répondre, ne pas être insolent, réprimer ses sentiments, ne pas parler trop fort, ne pas rire trop fort, ne pas pleurer en public, bref, accepter d'être formaté.

Ne pas tomber,ne pas se faire mal, oublier quand rien ne va, oublier les soucis, fermer la porte des souvenirs à double tour et les cacher dans une boite sous le lit, ne plus jamais en reparler.

Bien travailler à l'école, faire de son mieux ne suffit pas, être compétitif, se surpasser en permanence, au détriment de l'esprit d'équipe et du partage, avoir les meilleurs résultats, être aimable avec ses professeurs, ramener de bons bulletins, ne pas faire honte.

Et surtout, manger peu, ne pas se resservir, mais finir son assiette, manger proprement, et en silence, ne pas parler à table, ne pas poser ses coudes, rester discret.

Ne pas être gros, gras, bien portant. Ah oui, ça c'est important. Pour être accepté à l'école, pour être accepté par ses parents, pour être aimé peut être. 

Rester mince, sans faire d'efforts particuliers, ne jamais se plaindre, ne jamais montrer qu'on a mal.

Faire des études, les réussir, en silence, et être meilleur, passer des concours, se surpasser, pour....

Avoir un métier, un métier dont les parents seront fiers, mais porter des oeillères, ne pas se laisser distraire par la vie dehors qui nous appelle et nous encourage à profiter de nos 20 ans.

Etre sérieux, posé, calme, ne pas faire de vague, faire la fierté des siens, et tant pis si c'est dur, tant pis si ça fait mal, tant pis si on sent notre personnalité se débattre dans notre corps.

Etre bon, généreux, souriant, avenant, aimable et partager, donner aux associations caritatives, voter, aider la vieille dame à traverser, être bon au travail, être fort, tout supporter, tout savoir faire, ne jamais se plaindre de rien, ne pas être malade, ne jamais fléchir.

Aimer, mais sans attendre rien en retour, suivre sa route et son petit bonhomme de chemin, sans s'en écarter, sans se poser de questions.

Rester mince, bien habillé, classe, distingué, ne jamais se laisser aller, ne jamais lâcher prise, mais donner aux autres l'image de quelqu'un de cool et de détendu.

Avoir du temps pour sa famille, être disponible, ne jamais en avoir assez, tout partager, n'avoir aucun secret, n'avoir aucun avis bien évidemment, ne jamais critiquer, sourire, opiner, se résigner, mais avoir toujours l'air satisfait.

Et se réveiller un matin, une perfusion accrochée au bras, incapable de bouger, immobile sur un lit d'hôpital, se rendre compte que le temps est passé vite, qu'on n'a eu le temps de rien, qu'on a tout bien réussi, tout bien fait comme on nous a dit et que ça n'a servi à rien.

Que le corps, ce corps, le nôtre lâche un jour sous la pression, plie sous la dureté de ce qu'on nous a toujours obligé à enfouir au fond de nous, et nous laisse cloué là.

Se dire enfin qu'il est bien temps de vivre, qu'on veut voyager, où bon nous semble, qu'on veut se marier à Las vegas avec celui qu'on aime, faire des enfants, maintenant, tout de suite, aller au bout du monde, sauter à l'elastique, et se rendre compte, enfin, qu'à vouloir être parfait on s'est détruit la santé, détruit petit à petit de l'intérieur, pris des cachets pour dormir, longtemps, pour oublier, la dureté du monde, la pression des autres, la pression de l'enfer.

Et se réveiller de ce cauchemar, y penser toute la journée, comme dans la chanson de Téléphone, décider de se lever, de marcher, de courir, de se regarder dans le miroir, sans crainte, sans peur de mal faire, de trébucher, de ne pas plaire, de ne pas convenir, de ne pas être dans la norme, pourvu que dans ce fichu miroir notre image ne nous fasse pas peur et corresponde à ce que l'on est au fond de nous.

Personne ne dirige notre vie, nous sommes seuls maîtres à bord.

Peu importe les critiques, il existera toujours des gens qui s'ennuient pour s'intéresser plus à votre vie qu'à la leur, des gens incapables de faire leur propre bilan et qui s'enquièrent du vôtre.

Peu importe la perfection que le monde extérieur nous impose, l'important, en fin de comptes, c'est d'être heureux d'être soi.

Je commence seulement à comprendre que j'ai quelques qualités qui font, comme vous, de nous des êtres extraordinaires.

Uniques.

F***ing perfect.











21 janv. 2013

Who's that girl?

Qui sommes nous?

Vous êtes vous déjà posé cette question?

Quelle image renvoyez vous?Qui croyez vous être?A quel rôle jouez vous dans la rue, au travail, avec vos amis, avec les autres, avec vos amoureux, conquérants, soupirants, prétendants?

Au gentil?au méchant?Au mystérieux?Au comique? Au sérieux?

Comme quand on est enfant et que nos premiers jeux de rôles se dessinent innocemment, ce jeu se poursuit jusqu'à l'âge adulte et ne s'achève jamais....

Je pense aussi qu'on ne se pose cette question que lorsque l'on s'aperçoit que quelque chose cloche, d'une tache sur le miroir.

Ce n'est pas facile de se voir, et du même coup de savoir qui l'on est vraiment, si l'on est celui ou celle qu'on pense être, ou si on est vrai, sans se conformer au regard d'autrui.

C'est difficile parce qu'on croit être souvent.

En seconde, notre professeur de français nous a fait faire un exercice "Moi, qui suis je", il nous demandait de nous projeter dans l'avenir, et de nous définir, puis de demander aux gens proches de nous de nous définir, de donner leur description de nous.

Aujourd'hui, parfois, je suis surprise de ce que les gens peuvent me renvoyer comme image de moi.

On croit par exemple, que je suis une fêtarde, que je suis toujours en balade, à droite à gauche, que je sors tous les soirs.

Surpris seraient les gens de me trouver chez moi tous les soirs de la semaine, de ne pas me voir boire et danser sur la table et surtout de constater que finalement les petites choses suffisent parfois à faire mon bonheur.

Un bon livre dans un fauteuil sous un plaid, une carte de voeux reçue sans qu'on l'attende, une tasse de thé fumante, un repas improvisé entre amis, un message venu de loin, une fleur cueillie au hasard...une attention.

Et il en est de même pour le visage social, le masque que je tends au travail, nombreux sont ceux qui croient que j'ai un caractère fort, trempé, détonant, alors que je ne sais parfois même pas qui je suis.

A trop vouloir être humble on oublie qui l'on est.

Rappelez vous cette phrase du post précédent.

J'ai passé du temps à enlever mes masques, mon maquillage, mon costume de scène, plumes après plumes, pour savoir qui j'étais vraiment au fond.

J'ai fait en sorte de cesser de mentir, de cesser de jouer un rôle, ou tout du moins d'éviter que les rôles que j'endossais ne ternissent la véritable couleur de mon âme.

Ce n'est pas toujours facile de le faire, je vous le concède volontiers, parfois on se laisse envahir, pas trop comme si, pas trop comme ça, on finit par se perdre pour faire plaisir à nos guides et pour ne pas les décevoir, eux qui savent et nous qui apprenons d'eux.

Et un jour on se rencontre.

On se rend compte de qui l'on est et de tout le temps qu'on a mis à arriver sur cette croisée des chemins, où nous nous attendions.

Je me suis attendue et cherchée durant de longues années, dans l'ombre et loin de la lumière, par crainte et par respect.

Aujourd'hui je sais, et si demain je m'approchais de mes amis pour qu'ils écrivent ce qu'ils pensent de moi, je serai surprise, mais je sais qu'ils diraient vrai.

Parce que je ne revêts aucun masque quand je m'adresse à eux, comme quand je m'adresse à vous.

Et vous, qui êtes vous?





19 janv. 2013

Une étoile et un réverbère.

Vous me connaissez pour la plupart assez bien et vous savez quelles sont mes références musicales.

Il en est une assez récurrente, qui fatalement m'accompagne depuis plusieurs dizaines d'années, cette chanson de Francis (Cabrel bien évidemment) "encore et encore" dans laquelle il parle d'une femme qui espère le retour de l'homme qu'elle aime après qu'il l'ait quittée.

"Tu comptes les chances qu'il te reste Un peu de son parfum sur ta veste Tu avais dû confondre les lumières...D'une étoile et d'un réverbère"

Combien sont déçus, charmés par une personne puis, quand le charme se dissout, de réaliser qu'ils se sont....trompés.

Nombreux je pense.

J'en fais moi aussi partie, pour plusieurs raisons.

La première est attachée à mon enthousiasme légendaire, je pense toujours qu'il y a du bon en chacun de nous, qu'il n'y a pas de raison, enfin, qu'il est possible que cette fois le sort ait eu la main heureuse.

La deuxième, est sans aucun doute la plus importante.

J'ai soif d'amour, ah ça, on ne peut le nier, j'ai envie d'aimer, mais en disant "et d'être aimée", je me suis longtemps mentie à moi même.

Aimer m'a longtemps suffit.

Etre aimée, me paraissait plutôt accessoire, comme si ce qui comptait c'était ce que j'avais à donner et j'avais du stock.... il faut bien le dire.

J'aimais, j'aime, à 100%, comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma, enfin vous avez compris.

Sauf qu'en aimant à l'inconditionnel, on se brûle.

Et je vous jure qu'on a mal. Mais qu'à cela ne tienne, c'est ça ou rien, c'est aimer ou mourir, aimer ou être rejeté, par ceux qui acceptent - merci mon Dieu- de nous accorder un peu d'attention....

Voilà, on en arrive donc logiquement à la troisième raison. 

L'humilité n'est pas obligatoire à l'excès.Il existe un juste milieu entre Haute estime de Soi et conscience!

J'entends par là que nous devons être conscient de qui nous sommes, c'est à dire, des humains et rien que parce que nous avons vu le jour, notre vie a de l'importance!

Nous ne devons ni nous brader, ni nous dévaloriser, ni penser que nous ne valons "pas mieux", "pas plus", et que ce dont nous nous contentons, "c'est mieux que rien".

Oui, se contenter de ce qu'on a c'est gentil, mais nous valons plus que des larmichettes d'attention de gens trop occupés pour venir voir qui nous sommes pour de vrai, et tout ce que nous avons à offrir.

Voilà.

A trop aimer j'ai oublié d'être aimable. "apte à être aimée" 

Et nous sommes -trop- nombreux dans ce cas.

Si on dressait la liste de nos qualités et nos défauts, nous verrions à quel point nous avons du potentiel, et que nous sommes bien mieux que nous le pensons depuis des années, coincés dans un système qui fait de nous les jouets des autres, sans comprendre finalement que nous avons droit à un vrai bonheur authentique et que ce bonheur existe (si si je vous assure)

Finalement, à force de ne pas oser être ce que nous sommes et d'assumer enfin la belle personne que nous sommes, nous passons à côté de notre vie.

Sinon, on peut aussi attendre notre éloge funèbre pour entendre d'autres dire des choses qu'ils pensaient de nous, mais désolée d'être si terre à terre, il sera trop tard.

Exister pour être aimé, serait ce là une clé pour réussir et trouver enfin l'amour?

Etre célibataire pour avoir la paix, c'est franchement d'une hypocrisie sans nom.

On n'a pas la paix, on trouve des prétextes pour justifier notre solitude, et en pleurant dans le salon à 3h du matin on comprend qu'on se ment, mais où trouver le courage de casser les habitudes?

Il faudra bien le trouver, sous peine de donner l'impression aux gens qui nous rencontrent, qu'ils ont confondu les lumières, d'une étoile et d'un réverbère.

A nous de briller.



Jean Jacques GOLDMAN Tu es de ma famille

A tous mes amis, quelque soit leur façon de s'aimer, de m'aimer, et de vivre.

Vous n'êtes pas seuls.

Love

15 janv. 2013

Sagrada Familia

Je n'ai pas perdu la raison et ne m'attaque pas à l'étude de la Basilique en construction à Barcelone de Gaudi, rassurez vous.

C'est que je trouve ça extraordinaire une Basilique dont la construction a commencé en 1880 soit aujourd'hui encore en cours.

Je ne pense pas d'ailleurs que ce soit un hasard, qu'on n'ait pas encore réussi à finir une oeuvre appelée "la famille sacrée", dans un temps controversé comme le nôtre, où des gens qui prônent l'amour de l'autre en permanence, se permettent de condamner d'autres gens parce qu'ils s'aiment, à leur manière.

Non, décidément, la famille en ce moment, ça ne me plaît pas tant que ça.

Car bon sang, si on devait rester sur un modèle vieux de plus de 2000 ans, alors que depuis 2000 ans, d'autres modèles existent, qu'on le sait, mais qu'on fait comme s'ils n'existaient pas, il est temps de se transformer en banc d'autruches la tête dans le sable.

De quoi parle t on?

De cette famille, traditionnelle et tripartite, bien pensante, parfaite et extraordinaire, qui ne juge pas ses membres bien entendu, et qui instaure le dialogue?

Je ne connais pas cette famille moi.

Mes parents se sont séparés quand j'avais 5 ans, et je ne connais pas le schéma si génial et vanté par les manifestants de dimanche à Paris.

Mes frères sont issus de recompositions familiales, avec deux d'entre eux, je n'ai même pas de lien de sang.

Et alors?

Et ALORS?

Je devrai être moi aussi jugée? Parce que mes parents ont un choix et un parcours de vie différent, je devrai sortir du cadre parfait, avoir une étiquette?

Mais si pendant des années on ne pouvait même pas divorcer sous peine de poursuites pénales, et qu'aujourd'hui la case "divorcé" existe sur les formulaires, je ne vois pas pourquoi tout le monde ne pourrait pas vivre paisiblement de manière égale et EQUITABLE.

Je ne connais plus les grandes tablées, où tout le monde parle fort et s'aime comme on est, parce que dans ma famille, tout le monde a un truc à dire, et que finalement les chefs de clans ne font rien pour rassembler.

Dans ma famille, on ne vient pas comme on est.

Elle est loin d'être parfaite, certains ne se parlent pas durant des années, d'autres se jaugent et d'autres se jugent, voire les trois, ma génération a été sauvée.

Au prix de batailles et de sacrifices, de prises de tête et d'embrouilles, on réussit à être soi.

On réussit à faire comprendre qu'être différent n'est pas une forme de mépris, une forme de rébellion, ou que sais je, on réussit à s'accepter, tant bien que mal, à s'affranchir, à dépasser les préjugés.

Je n'ai jamais compris pourquoi les "adultes" n'appelaient pas les "enfants", et pourquoi c'était toujours aux enfants d'appeler leurs parents.

Je n'ai jamais compris en quoi le respect du aux anciens était supérieur à celui du à tout être humain, qui plus est dans une famille.

Qu'y a t il de plus cher? Que ceux qui nous élèvent, qui nous aiment et nous choient? 

Voilà pour la partie théorique.

Heureusement Maxime Le Forestier est passé par là et tous les psychanalystes et pédo psychiatres du monde aussi pour nous rassurer sur le fait qu'on ne choisit pas sa famille, et pour nous dire que rien n'est grave si ça ne se passe pas bien, on n'est pas "obligé" sous peine de torture d'aimer tout le monde, y compris dans sa propre famille.

C'est malheureux peut être, j'en sais rien.

Aujourd'hui je ne sais plus vraiment ce qui est normal ou anormal.

Ce que je sais en revanche, c'est que j'ai hâte de fonder ma famille, d'aimer, d'écouter, de choyer, de comprendre, d'écouter encore, d'entendre, de rassurer, de soutenir, de ne pas juger, de tolérer, mes enfants.

J'attends ce jour béni, où je pourrai réparer les erreurs de ceux qui ont fait de leur mieux mais qui l'ont fait suffisamment maladroitement pour qu'aujourd'hui aucune communication ne soit possible entre les membres d'une même famille.

Les torts des uns et des autres, les éducations ancestrales comme les défaillantes, l'amour compensé à grand renfort de nourriture, et la violence des coups et des mots, tout ça n'est plus modifiable.

Et aujourd'hui, alors qu'il est si difficile d'enfanter, qu'il est si compliqué de s'écouter vraiment et de s'aimer, par orgueil et par empressement de faire des choses bien plus importantes que d'aimer....on voudrait aussi empêcher ceux qui voudraient former une famille?

Oui, en ce moment j'ai un peu la boule au ventre (et la rage disons le clairement) de voir qu'on manifeste dans la rue contre l'amour.

Je suis fatiguée de voir ces gens se battre contre ce qui est le plus beau au monde, je suis triste de voir qu'on n'est accepté nulle part comme on est, noir, blanc, beur, homo, lesbienne, rebelle, étranger, différent, percé, tatoué, au profit de notions particulièrement abjectes: rejet et haine.

On n'a pas besoin d'aller dans la rue pour rencontrer des gens au coeur sec, incapables d'aimer et de le dire, incapables d'exprimer ses sentiments parce qu'il parait que c'est une preuve de faiblesse, faibles au point de croire ces niaiseries, niais au point de ne pas voir que le bonheur est simple comme bonjour.

Je ne dis pas que j'ai été malheureuse, non je n'ai pas une famille merveilleuse, formée de gens extraordinaires qui acceptent sans aucune difficulté la différence et laissent vivre chacun de ses membres comme bon lui semble.

C'est bien parce que ma famille n'est pas "parfaite" même si elle est "conforme" qu'aujourd'hui je voudrai que tout le monde ait la chance de vivre comme tout le monde.

Je l'aime comme elle est malgré tout, malgré les différences, les non dits, les silences, les haussements de ton, les éclats de voix, les jugements, les préjugés.

Je l'aime, et je les aime tous pour ce qu'ils sont, j'ai juste peur qu'aucun d'eux, à part ceux de ma génération, ne soit vraiment heureux.

Je les aime mais je ne suis pas obligée de tout accepter, de tout prendre pour argent comptant, de suivre leurs méthodes et d'oublier qui je suis.

Et dans la Société, c'est pareil.

C'est parce que je sais que faire un choix différent de sa famille peut choquer, diviser et sans doute nous'être préjudiciable que je voudrai que chaque enfant ait la chance un jour de vivre dans un foyer tolérant.

C'est parce que je sais que les autres et surtout les nôtres ont toujours quelque chose à dire, une remarque assassine, un vieux réflexe, une façon d'être des peurs, des phobies, des craintes et des remords, c'est parce que je sais tout ça que je crois et que je veux l'égalité pour tous.

Parce que même si je suis franco italienne, hétérosexuelle, chrétienne, de gauche, trentenaire, vaccinée, dans un pays en paix, tous les jours, moi aussi on me juge, on m'interdit d'être moi, on m'empêche de parler, et on me regarde de haut.

Et il est temps que ça cesse.

Il est temps de vivre libres et égaux en droits.

Qu'il est fou l'Homme qui fait la guerre pour empêcher ses semblables d'aimer.




8 janv. 2013

Happy You Year!

Bonjour les joyeux!

Retour (vers le futur) dans vos yeux et sous vos claviers pour ce 8ème jour de l'année, joyeuse et pimpante, le temps de se remettre des émotions que la nouvelle apporte toujours un peu.

Comment allez vous? Vous? pour de vrai je veux dire? Comment vous sentez vous?

C'est bien la seule question qu'il convient de se poser avant de prendre une quelconque résolution!

J'en avais un peu parlé avant de partir, mais aujourd'hui bien des choses ont changé, comme quoi il suffit de peu de temps pour qu'une situation se renverse.

Alors voilà ce que je nous souhaite à tous en cette première semaine de reprise.

Je nous souhaite de faire tomber les barrières qui nous empêchent d'avancer, je nous souhaite de couper le fil imaginaire qui nous lie sans doute depuis trop longtemps à d'autres individus, et qui nous oblige à freiner notre envol par excès de précaution.

Je nous souhaite de laisser parler, chacun et chacune d'entre nous, notre créativité, de trouver ce que nous sommes capables de faire, de kiffer chaque jour au moins trois fois, parce qu'on le vaut bien, et surtout de ne jamais laisser personne nous dicter ni notre conduite, ni notre direction.

Ecouter les conseils n'implique pas de les suivre, ne pas les suivre n'implique pas qu'on n'aime pas celui qui nous l'a prodigué.

Suivons notre instinct, faisons nous confiance, n'ayons plus peur de nous tromper, n'ayons plus peur tout court.

Rien ni personne ne doit nous empêcher d'être nous.

Nous sommes de joyeux lurons, hauts en couleurs, fiers de nous mêmes car cela fait quelques années que nous peuplons la planète Terre et que nous sommes encore là, solides, debout, et capables de respirer et de nous mouvoir par nous mêmes.

Savourons la chance d'être encore ici, voyageons, dépassons les frontières.

C'est une année qui se veut heureuse, et elle le sera!

Parce que si vous le voulez vraiment, rien n'est impossible.

Tout dépend de nous, de ce que nous souhaitons de notre comportement, de ce que nous sommes capables de faire et bien évidemment de ce que nous offrons au monde.

Sachons respecter les distances pour nous faire respecter tout court, mais ne refusons jamais la rencontre ou les papillons qu'un être aimé nous tend.

Vraiment, sincèrement et du fond du coeur, je vous souhaite et nous souhaite une excellente année 2013.

Relativisez! Et n'oubliez pas de sourire!

Vous êtes formidables:) 

Merci d'être vous!!!!

Happy You Year:)



Y a des copains!