9 sept. 2012

Natural Born to....

Il n'y a pas de mystère, nous vivons bien dans une ère de confort.

Je ne parle pas de confort matériel, mais de confort général, on aime prendre la voiture pour ne pas avoir à marcher trop longtemps et surtout pour gagner du temps, on fait ses courses sur le net, parce que c'est pratique, et encore pour gagner du temps, on va là où c'est facile d'accès, on prend l'ascenseur, moi la première, bref, on s’encroûte.

Et j'en suis arrivée à cette conclusion en Corse cet été.

(oui, je suis ENCORE allée en Corse, mais bon, je suis aussi allée en Calabre, comme chaque année ou presque depuis 30 ans et personne ne me dit jamais rien donc,.....! ok, fermons la parenthèse)

La Corse compte d'innombrables vasques de sources naturelles, de rivières, de torrents, magnifiques et là je vous entends réclamer une photo:


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Bref, magnifique vous l'aurez compris.

Sauf que pour y accéder, il n'y a pas de petit escalier délicat avec rampe d'accès au cas où on glisserait non non, pour y accéder, il faut être souple, agile et surtout ne pas avoir peur (ou alors être guidé par vos meilleurs potes qui disent "hop" "hop" "hop et hop""eh bein tu vois facile!" ce qui ne vous empêche pas d'avoir le coeur qui bat à 12000 et les larmes aux yeux)

Illustration:


Alors ça c'est le chemin par lequel nous (et moi donc) sommes descendus puis remontés pour pouvoir profiter d'un des sublimes plans d'eau naturels.

Mais il y a aussi le chemin où il fallait passer sur des rochers dans l'eau, comme Mowgli, et celui où il fallait passer sur des roches.

Je vous impressionne?

Et bien tant mieux!

J'ai eu peur, mais finalement je me suis dépassée.

En paréo, maillot de bain et nus pieds d'été, jusqu'à ce que ma cop's aie pitié et me prête ses baskets nettement plus pratique, j'ai escaladé ces passages étroits, sans doute parce que je n'avais pas le choix, mais aussi, parce que j'aurai loupé des choses extraordinaires, par peur, par conscience éventuellement que j'aurai pu me blesser, ou tomber, ou que sais je encore.

Bref, des émotions!

M'est dés lors apparue comme une évidence, cette évolution de l'homme dans le temps.

Il y a plusieurs milliers d'années, à cet endroit, les hommes marchaient pieds nus et sans cordages, ils pêchaient pour se nourrir, et leur corps, bien que nettement moins fort que le notre, était constitué comme celui dont nous disposons aujourd'hui.

Alors comment avons nous pu à ce point perdre nos instincts, nos repères, notre nature?

Je me posais la question une fois arrivée en bas, quand je faisais ce constat; par peur, car je n'ai pas l'habitude d'aller si loin, j'aurai pu rester dans l'ignorance de ces endroits magiques et ne connaitre finalement que ce qui m'était accessible sans efforts.

Or, vous le savez aussi bien que moi, ce sont bien les efforts qui nous permettent d'aller toujours plus haut, d'être fiers de nous.

Cet été, j'ai dépassé la facilité, j'ai escaladé la roche, nagé jusqu'à la bouée,  marché sur des pierres pour traverser le fleuve, fait du bateau (encore!), suis descendue par l'échelle, au milieu de la mer pour aller jusqu'à une vasque d'eau chaude, et sans trop d'incidents j'ai réussi à remonter sur le bateau, ai gravi plusieurs fois par jour les 60 marches qui me séparaient de l'appartement de ma tante, bref, j'ai réveillé mon corps.

On est tous fatigués, épuisés, après des efforts plus psychologiques que physiques, et surtout au moindre effort, on a tendance à s'écouter.

J'avoue que j'ai serré les dents pour m'empêcher de râler quand j'étais fatiguée, quand je n'avais qu'une envie, me reposer, dormir, je n'ai pas toujours effectué de bonne grâce ces exercices physiques mais au bout du compte, j'en tire une assez grande fierté.

Et des enseignements.

Mon corps s'est réveillé, il a compris qu'il existait, cette léthargie, ces constants parcours voiture parking l'ont épuisé et l'ont rendu sédentaire.

Et j'ai soudain repensé à Montréal, été 2010, ces kilomètres parcourus à pieds et à vélo, des heures durant sous le soleil, où j'avais déjà pris des résolutions.

Cette fois, je pense avoir compris, pour retrouver mon souffle, je dois le travailler.

J'ai remis mes baskets, et même si je sais que cela sera progressif, il faut quand même garder le cap, ce corps m'a été offert, il faut m'en occuper comme s'il s'agissait d'un cadeau.

Pas seulement pour l'aspect physique, mais aussi, pour qu'il soit toujours en activité, un peu comme un volcan:)

And you, are you alive?

4 commentaires:

Puck a dit…

Je suis extrêmement fière de toi.

Bisous plein

Je t'adore

Y a d'la joie! a dit…

Merci ma douce!!!!
moi aussi je t'adore:))

emilie a dit…

tres beau texte et si vrai au general, je suis une grosse faineante et je suis sur de louper bcp de jolie chose. bisous

Y a d'la joie! a dit…

tu en vis de trés belles aussi:)
bisous!et merci de venir lire mes bafouilles:))))

Y a des copains!