Obsession....

Quelle sensation dérangeante.....

Etre l'objet d'une obsession.

Quand c'est un être cher, quelqu'un qui nous aime, qui s'occupe de nous et nous met au centre de sa vie, c'est étouffant, mais ça ne dérange personne.

Mais quand c'est un illustre inconnu qui décide un beau matin de juin, que vous êtes une proie idéale pour cultiver sa folie, ça devient nettement moins facile à supporter..

On se sent traqué, on ne se sent plus libre, on se sent sans cesse sous le joug de quelqu'un.

Quelqu'un qui nous fait peur, qui ne nous veut à l'évidence pas du bien, quelqu'un qui nous choisit sans nous demander notre avis, quelqu'un qui pense que nous ne pourrons rien dire, que nous serons de faibles choses entre leurs mains.

Une personne qui ne connaît rien de nous, mais pense qu'on peut lui appartenir, une personne qui va faire de notre vie un enfer, juste pour son bon vouloir.

Et la folie, qui n'est pas intentionnelle, la folie à laquelle on ne peut rien, cette folie va nous conduire à vivre et revivre un cauchemar éveillé.

Cycliquement.

Et le temps passe, on croit s'être débarrassé de notre étiquette, on pense avoir tourné la page de l'obsession.

Mais l'obsession revient.

On n'est jamais débarrassé d'une folie humaine, on revoit toujours réapparaître les fantômes du passé.

Et ça se vérifie dans les relations amoureuses, dans les relations amicales, dans les relations de travail, dans la vie de tous les jours.

Partout et tout le temps, nous ne savons pas pourquoi, nous pouvons devenir les objets d'une obsession.

Ce n'est pas ce qui est le plus agréable dans la vie, on en est rarement flatté.

Au contraire, on n'ose plus sortir, plus partir, plus s'éloigner, on se retourne à chacun de nos pas.

On déménage, quelques mois, le temps d'être retrouvé, par l'obsédé.

Obsédé par des idées dans sa tête, par des pulsions non maîtrisées, par des peurs et des démons dont on est totalement étranger.

On le rappelle à l'ordre, il dit qu'il a compris.

Mais il ne comprend pas.

Et le temps passe, un an, deux ans, trois, bientôt quatre.

Rien ne change.

La folie est cyclique et tourne en rond.

Que faire?

Rien.

Tout a déjà été tenté.

On n'a rien fait pour être l'objet de l'obsession, elle partira d'elle même pense t on.

Il le faut.

Parce qu'en bougeant on donne de l'importance à la folie, on l'exacerbe, on l'intensifie.

Il faut au contraire l'enfouir, sans pour autant avoir la naïveté de croire qu'elle a complètement disparu.

Rien n'efface l'obsession.

A ce tarif là, le plus dur, c'est de ne pas perdre la raison.

Et la raison heureusement, j'en ai tapissé ma maison.

Ecrire permet d'exulter, permet d'être fort, permet d'aller mieux, permet de garder le lien avec la raison de ne pas perdre pied, de savoir ce qui compte, ce qui est la réalité.

Vous écrire à vous, c'est ça qui est la raison.

Je vous embrasse.....





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