30 juil. 2012

Don't need your opinion

Cette phrase, on devrait l'apprendre par coeur: je n'ai pas besoin de votre avis.

Dans toutes les langues, dés l'enfance.

Je ne parle pas des conseils avisés qu'on détecte rapidement, ceux qui nous serviront pour le restant de notre vie.

Je parle de ces gens qui nous donnent leur avis alors que personne ne leur a demandé quoique ce soit mais qui se sentent obligés quand même d'intervenir dans nos vies.

Nos vies que nous avons déjà du mal à gérer nous mêmes.

Et alors que la leur n'est pas terrible non plus mais dont on se garde bien de faire le moindre commentaire.

Les gens qui vous demandent "ça va" sans attendre la réponse, parce qu'au fond, ils s'en tapent le coquillard (ils n'en ont que faire pour les non initiés), les gens dont la vie se résume  à leur train train qui aprés "ça va", demandent "et le boulot".et se resservent un ricard.

Les gens qui ont un avis sur tout mais qui ne savent pas conjuguer un verbe au présent de l'infinitif.

Les gens qui ont déjà tout vu et tout connu, mais en 1940 et qui de toute évidence n'ont pas vu que le monde avait changé.et que la télé était en couleur, et avait plus de trois chaînes.

Et qui sont à mille lieues de comprendre, eux qui ne font rien d'autre que d'attendre la fin de la journée en tournant dans leur maison, que nous nous levions le matin, vers 6h parce qu'il faut travailler, pour gagner une misère et rentrer le soir harassés par un boulot qu'on aime moyen, parce qu'il est ingrat et ne nous apporte sans aucun doute rien de ressemblant avec nos ambitions, nous soyons fatigués, et désireux de partir en congés à rien foutre pendant deux semaines.

Quitte à y laisser ce qu'on a réussi à économiser pendant des mois.

Non, eux en vacances ils s'ennuient.

Et comme je les comprends, ça ne change pas du reste de l'année, sauf qu'il faut faire la route....

Bref, un proverbe est écrit sur un rond de bois chez ma grand mère, ne me donnez pas de conseils, je sais me tromper tout seul.

Et bein c'est bien ce que je dis.

Il ne faut pas confondre discuter et se plaindre et bien entretenir la poutre qu'on a dans l'oeil.

C'est compliqué de ne pas se transformer en paparazzi de la vie des autres, scrutant les moindres détails, s'accaparant le moindre évènement.de notre vie pour en faire un soap de bas étage.

Bref, on a déjà assez à faire dans nos vies, tant qu'à faire, qu'ils nous oublient, on a pas besoin de leur avis.

Non. 

Vraiment pas. Merci. 

26 juil. 2012

Obsession....

Quelle sensation dérangeante.....

Etre l'objet d'une obsession.

Quand c'est un être cher, quelqu'un qui nous aime, qui s'occupe de nous et nous met au centre de sa vie, c'est étouffant, mais ça ne dérange personne.

Mais quand c'est un illustre inconnu qui décide un beau matin de juin, que vous êtes une proie idéale pour cultiver sa folie, ça devient nettement moins facile à supporter..

On se sent traqué, on ne se sent plus libre, on se sent sans cesse sous le joug de quelqu'un.

Quelqu'un qui nous fait peur, qui ne nous veut à l'évidence pas du bien, quelqu'un qui nous choisit sans nous demander notre avis, quelqu'un qui pense que nous ne pourrons rien dire, que nous serons de faibles choses entre leurs mains.

Une personne qui ne connaît rien de nous, mais pense qu'on peut lui appartenir, une personne qui va faire de notre vie un enfer, juste pour son bon vouloir.

Et la folie, qui n'est pas intentionnelle, la folie à laquelle on ne peut rien, cette folie va nous conduire à vivre et revivre un cauchemar éveillé.

Cycliquement.

Et le temps passe, on croit s'être débarrassé de notre étiquette, on pense avoir tourné la page de l'obsession.

Mais l'obsession revient.

On n'est jamais débarrassé d'une folie humaine, on revoit toujours réapparaître les fantômes du passé.

Et ça se vérifie dans les relations amoureuses, dans les relations amicales, dans les relations de travail, dans la vie de tous les jours.

Partout et tout le temps, nous ne savons pas pourquoi, nous pouvons devenir les objets d'une obsession.

Ce n'est pas ce qui est le plus agréable dans la vie, on en est rarement flatté.

Au contraire, on n'ose plus sortir, plus partir, plus s'éloigner, on se retourne à chacun de nos pas.

On déménage, quelques mois, le temps d'être retrouvé, par l'obsédé.

Obsédé par des idées dans sa tête, par des pulsions non maîtrisées, par des peurs et des démons dont on est totalement étranger.

On le rappelle à l'ordre, il dit qu'il a compris.

Mais il ne comprend pas.

Et le temps passe, un an, deux ans, trois, bientôt quatre.

Rien ne change.

La folie est cyclique et tourne en rond.

Que faire?

Rien.

Tout a déjà été tenté.

On n'a rien fait pour être l'objet de l'obsession, elle partira d'elle même pense t on.

Il le faut.

Parce qu'en bougeant on donne de l'importance à la folie, on l'exacerbe, on l'intensifie.

Il faut au contraire l'enfouir, sans pour autant avoir la naïveté de croire qu'elle a complètement disparu.

Rien n'efface l'obsession.

A ce tarif là, le plus dur, c'est de ne pas perdre la raison.

Et la raison heureusement, j'en ai tapissé ma maison.

Ecrire permet d'exulter, permet d'être fort, permet d'aller mieux, permet de garder le lien avec la raison de ne pas perdre pied, de savoir ce qui compte, ce qui est la réalité.

Vous écrire à vous, c'est ça qui est la raison.

Je vous embrasse.....





25 juil. 2012

Fabuleux....

Je ne sais pas comment vous expliquer l'effet que provoque ce film sur moi.

Je l'ai vu au cinéma, à sa sortie.....et j'en suis tombée en amour immédiatement.

Comme s'il avait été écrit sur mesure en pensant aux gens qui comme moi, rêvent et vivent dans leur monde fabriqué juste pour eux.

Je n'ai jamais vu de film semblable, un conte de fées moderne parce qu'il commence et se déroule comme une fable, avec un conteur qui nous raconte la vie de notre héroïne.

Joyeux, heureux, doux, ce film provoque en réalité le même effet sur moi qu'un baume apaisant et je ne le regarde qu'une ou deux fois par an, quand j'estime que je le mérite ou que le moment est venu.

Chaque détail est soigné, chaque angle est ressemblant, on se croirait dans mon coeur à chaque chapitre c'est extraordinaire.

L'émotion, l'ambiance même de ce film réalisé par Jeunet est une ode au bonheur.

On se sent bien, on se sent heureux et léger, on a envie d'aider son prochain, de semer le bonheur autour de nous, on a envie d'être vrai sincère, en écho au petit prince, de revenir aux choses essentielles.

Plonger sa main dans un sac de grains, casser la croûte des crèmes brûlées avec la pointe de la petite cuiller.....aimer les gens pour ce qu'ils sont, punir les relou avec des sortilèges d'enfants, redonner l'espoir à ceux qui croyaient l'avoir perdu.......

La musique, magnifiquement choisie et distillée, et bien sûr la présence de mon amie Karine à la fin du film font de ce chef d'oeuvre un baume apaisant qui vient me réconcilier avec la vie quand elle me joue des tours.

Voilà quel est le monde que j'ai construit, de jeux de pistes en clichés polaroid, des couleurs et de la joie.

Quelle surprise de le voir fixé sur la pellicule d'un film si enjoué....

Les questions qu'Amélie se pose mais dont tout le monde se fout, je me les pose aussi, et ce besoin viscéral d'aider là où on ne nous a rien demandé, je connais.

Et l'amour....

Voilà, quelqu'un a filmé l'histoire que j'attends, elle n'est pas si dure à comprendre, elle est là, simple, évidente, douce et enivrante. 

Quelqu'un d'aussi imaginatif que moi, qui vivrait à peu prés dans une galaxie voisine, et qui serait comme moi poète et rêveur.

Nino, dans le film, c'est mon homme idéal.

Celui qui comprend, celui qui connaît celui qui ressent.

Voilà, ce fabuleux moment, cette superbe histoire je l'attends.

Pour être la belette de quelqu'un.

Et vivre à mon tour, un fabuleux destin.







Mary Poppins - Un Morceau de Sucre

Juste un morceau de sucre.....

Quand vous êtes souffrant et que votre médecin vous donne un traitement qui ne fonctionne pas, vous retournez le voir pour changer de traitement ou alors, vous changez de médecin.

Et ça se vérifie pour tout ce qui ne fonctionne pas, on change quand ça ne va pas, on remplace, sauf les conservateurs ou les sentimentaux qui rafistolent et font en sorte de refaire marcher ce qui est détraqué.

C'est normal.

On change de voiture, de frigo, de machine à laver, de cafetière, de four, de gazinière.

On change de maison, on change de mari, de femme, de conquête.

Voilà c'est le cours normal des choses, le remplacement par du mieux, du neuf, du solide.

On se dit que ça sera forcément mieux quand on aura changé, que ce qui n'avait pas marché la première fois ne sera plus qu'un vieux souvenir.

Voilà.

Et bien figurez vous que pour nous c'est pareil.

On peut se donner du mal pour réussir à aider les gens, faire de notre mieux, faire tout ce qui est humainement réalisable, si on échoue, on aura fait de notre mieux mais on sait qu'on sera remplacé.

Peu importe le temps qu'on aura passé à s'agacer, à s'enflammer, à prendre fait et cause, à plaider, peu importe ce qui en est résulté.

On sera remplacé.

Il y aura toujours quelqu'un de meilleur, de plus fort, de plus brillant, objectivement ou non d'ailleurs, peu importe que ce soit vrai.

Mais en toute logique, il faut parfois passer le relais.

Et faire preuve d'humilité.

Etre remplacé, ça finit toujours par arriver. Partout et tout le temps.

Etre choisi à la place d'un autre, ou qu'on choisisse l'autre à notre place, ce n'est finalement que justice.

Et puisque c'est le jeu ma pov'lucette, on est content finalement d'avoir pu apporter notre petite pierre à l'édifice.

Ce n'est pas grand chose, mais si on nous remercie, qu'on sait qu'on a fait ce qu'on était capable de faire, qu'on aurait pas réussi à faire mieux, et qu'un autre sans doute, parce qu'il aura un regard neuf, y arrivera mieux, et que le résultat recherché sera obtenu,ça, c'est le morceau de sucre qui aide la médecine à couler.....ça vous rend la vie plus belle.....






23 juil. 2012

Just a smile

C'était étonnant cette fin de journée ensoleillée, on aurait dit qu'on était ailleurs.

J'ai pris un chemin que je ne prends jamais, une rue perpendiculaire à chez moi, de nouvelles maisons, de nouvelles perspectives....

Et pendant que je me laissais effleurer par les rayons du soleil, et alors que j'avançais, un miracle comme il n'en n'existe que dans les moments magiques.

Un jeune homme, pas mal du tout, cheveux bruns, a croisé mon chemin, m'a souri.

Un vrai sourire, gratuit, furtif, mais l'un des plus sincères et réjouissants que j'ai pu voir ces dernières années.

Je lui ai rendu son sourire.

Et j'ai vraiment eu l'impression que les rayons du soleil me réchauffaient deux fois plus.

Un simple sourire?

Et si l'horoscope avait raison?

Pour un sourire comme celui ci je veux bien me mettre à croire pour de vrai aux étoiles.......:)



And we don't know why....

Des fois, je me demande si les gens comprennent bien à qui ils ont affaire quand ils me côtoient.

Je me le demande quand je vois les réactions parfois étonnantes de mes interlocuteurs....

Certains doivent sans doute penser que je suis ingénue, ma gentillesse peut être perçue comme de la naïveté.

Certains peuvent aussi croire que je ne suis pas nette, se méfier, puisque faire des choses pour son prochain est mal perçu, ou alors on s'attend au retour de manivelle.

Le vrai don de soi n'existe pas. 

En en discutant avec mon grand ami au soleil tout à l'heure on en est arrivé à cette conclusion.

On n'attend pas une compensation.

On attend un sourire, un contentement dans le regard de l'autre.

Voilà pourquoi on rend service, pourquoi on choisit d'être agréable plutôt que pénible, pourquoi on aime être  gentil.

Et à ceux qui pensent que je suis bête et que je me fais avoir parce que j'agis sans attendre des autres quoi que ce soit je répondrai simplement.....

Que je sais ce que je fais, et que je n'ai pas besoin de me forcer.

Qu'il me faut faire un réel effort si je me contiens d'aider quelqu'un, même un parfait inconnu.

Et pour ceux qui pensent que c'est moi qui ai un problème, il serait fort temps d'ouvrir les yeux......

L'amour est partout.

L'amour est omniprésent, et il nous entoure.

L'amour est tout ce qu'il nous faut, et si vous lisez ce message, c'est que soit vous avez compris, soit vous faites semblant de ne pas comprendre.

Vous êtes contaminés à la vie. A l'amour. 

Ne luttez plus, laissez vous faire.

Osez ouvrir votre coeur au bonheur......ça vous donnera un aperçu de ce que la vie fait de mieux:)

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22 juil. 2012

27 Robes - Trailer VF

Ubiquité

C'est un mot que je n'ai pas su écrire durant des dizaines d'années.

J'ai récemment appris sa signification et ce n'était pas en regardant dans un dico.

Ma vie à elle seule a suffi à expliquer ce mot.

Nombre de soirées où je n'ai pas su faire de choix entre mes amis je n'y arriverai sans doute jamais d'ailleurs, où j'ai commencé la soirée avec les uns et terminé avec les autres.

Combien de fois ai je assisté à deux soufflages de bougie à deux endroits différents du département le même soir.....

Combien de fois suis je apparue sur des photos dans la même journée à deux évènements réunissant des gens totalement inconnus les uns pour les autres.

Et ça m'amuse.

Parce que le hasard a fait que je sois l'amie de gens nés le même jour, qui ne se connaissent pas et pour lesquels j'ai pourtant une place privilégiée dans mon coeur.

C'est ça, l'ubiquité.

Et on se demande comment on fait pour faire toutes ces choses dans un trait de temps si restreint?

Il fallait être là hier aprés midi, à Wimille, quand mes amis m'ont remerciée d'être venue à leur mariage, et à Lille, quand mon amie Chacha m'a vue entrer dans le bar à cocktails, et le soir, aux alentours de minuit, quand mes amis ont crié de joie en me voyant débarquer dans le salon.

C'est bien pour cette raison que je fais tout ça.

Pour les voir sourire.

Un enterrement de vie de jeune fille à Lille au mois de mars, en même temps que l'anniversaire de mes cousins à Lens, qu'à cela ne tienne je choisis le 50/50.

Une journée à la plage en Belgique avec les copains et une soirée à Louvroil au coucher du soleil, pas de problème.

Au volant du campi bolide, je sais ce dont je suis capable pour un sourire.

Je le fais pour ceux que j'aime, quand je le peux, quand j'y arrive, quand la campi bolide ne me lâche pas, et surtout quand j'arrive encore à ouvrir les yeux.

Ce mode de vie à 100 à l'heure, c'est vrai que c'est crevant, mais on aura l'éternité pour dormir.(cf ma totally marraine)

Ce n'est pas toujours possible.....mais c'est rarement la volonté qui faiblit.

Je me souviens de ce film, 27 robes avec Katherine Heigl, où en tant qu'organisatrice de mariage, elle se retrouve dans des situations incroyables, à deux célébrations, deux soirées et repas en même temps dont vous verrez le trailer ci aprés.

Et hier, quand j'ai dansé avec les filles au Zango, pour une heure aprés danser avec les potes à Marcq, sur la même chanson, je me suis sentie un peu, mais un tout petit peu, Katherine Heigl.

C'est trés bizarre.

C'est drôle en même temps, c'est comme si le temps ne passait jamais, comme quand j'étais à New York, qu'il était 18h en France et que j'avais le sentiment qu'une nouvelle journée débutait.

Le plus dur, c'est l'atterrissage.

Le retour à la réalité.

Le silence assourdissant qu'on remplit de musiques, de chansons, de films, de rires et d'écriture.

Parce que finalement, je pourrais tout aussi bien décliner les invitations, mais qu'y a t il au monde de plus précieux qu'un ami?

La vérité, c'est que cette histoire d'ubiquité m'est fort confortable.

Au moins j'en profite pour voir tout le monde en même temps, et je ne perds aucune miette de leur présence.

En fait, je pense que je vais proposer une nouvelle définition de ce mot à l'Académie.

Ubiquité: n,f, se dit du fait de ne rater aucun moment avec ses amis.

Je vais me reposer maintenant......il est l'heure de faire sécher ma cape:)

Si vous faites un after appelez moi:)




19 juil. 2012

Médaille

Comme vous tous et toutes je l'imagine, je déborde d'énergie pour aller travailler ces jours ci.

Mais alors une envie de bosser incroyable, j'ai tellement envie de travailler que je me demande parfois si je ne ferai pas mieux de dormir au bureau, vu que de toute évidence, c'est la seule activité digne de ce nom à laquelle on a envie de s'adonner quand il pleut et qu'on a rallumé le chauffage un 19 juillet.

Bref, je ne suis pas juillettiste.(si si ce mot existe)

Le réveil sonne à 6h30....et j'ouvre les yeux à 7h30.

Je m'extirpe du lit à 8h10.

Première victoire.

Je regarde ma couette avec tristesse en pensant à ce soir.....euh comment vous dire.....c'est moche une telle séparation de bon matin. (sauf que de bon matin c'est quand il est au moins 7h et que tu es prête, pas quand il est 8h10, ah nan 11 maintenant et que tu as envie de retourner dans ton lit.)

Bon étape suivante, le chat.

En bonne fille à chat qui se respecte, je commence chaque journée par donner à manger à ma bêêêêêête.

Mais la bête en question a chaud ces temps ci, si chaud qu'elle tourne autour de moi la nuit et le jour, me permettant quoiqu'il arrive d'avoir une bouillotte ronronnante non stop.

Si elle ne m'a pas mordu les pieds en guise de réveil vitaminé c'est jour de chance, j'ai couru plus vite qu'elle dans le couloir.

Deuxième victoire.

Et je fais plein de trucs qui ne servent à rien à 8h du mat' et qui en tout état de cause, servent à retarder le moment tant attendu du tournage de clé dans la serrure direction boulot.

La vaisselle, le ménage, oh tiens si je repassais un truc que je ne mettrai pas puisque je changerai encore d'avis concernant ma tenue une bonne vingtaine de fois avant de partir.

Chouette idée!

Puis finalement, une fois entrée dans ma douche, j'ai réfléchi ce matin aux gens qui obtiennent la médaille du travail.

Décorés d'une médaille en bronze pour avoir trimé 40 ans dans la même entreprise.

Ne serait ce pas légèrement disproportionné?

Ne pourraient ils pas inventer quelque chose de plus "gratifiant", qu'une simple médaille?

Genre des vacances à vie payées par la boite pendant la retraite, ou un objet électroménager, ou encore un lot à retirer chaque année pour l'anniversaire du départ en retraite.

J'sais pas moi, quelque chose de plus ouf qu'une toute petite médaille.

Les exploits sportifs sont récompensés d'une médaille pour avoir accompli une action dans une discipline donnée mais leur boulot ce n'est pas de trimer dans une boîte à vie, c'est de faire du sport.

Je suis bien sûr pour la récompense du travail, mais bon, autre chose qu'un objet dont personne ne se servira jamais.

Inscrire le nom du retraité sur une grande plaque à l'entrée de l'entreprise, en hommage aux travailleurs de la boite, un truc qui claque quoi.

Je veux dire, bosser autant pour une médaille....parce qu'il ne faut pas se leurrer, qui aujourd'hui, peut se targuer d'aller travailler en sifflotant d'amour pour son patron?

Aujourd'hui on travaille plus pour payer ses factures que pour en profiter vraiment, on est jamais trés heureux finalement, alors tout ça pour une médaille franchement....ça me paraît un peu lég'.

J'imaginais ces gens fiers à la cérémonie de remise des médailles du travail, qui ne profiteront peut être pas de leur retraite, tant leur travail justement les aura abîmés.

J'imaginais le sacrifice de toute une vie d'avoir consacré des heures qu'on ne récupérera jamais et l'amertume de voir finalement le résultat.

Comme celui qui s'arrache les cheveux pour inventer un brevet ou qui crée une loi, se réjouit que son travail porte son nom, je trouve qu'on pourrait faire mieux.

Et pendant que je me perdais dans mes pensées, l'heure tournait évidemment, et prise d'un coup de panique, du genre, oh mon dieu je suis en retard, j'ai réalisé que vu la chandelle, ça n'en valait pas vraiment le jeu, qu'il n'y avait aucune urgence réelle, qu'on était en plein mois de juillet (eh si jvous assure) et qu'il était 9h02 certes, mais que rien ne m'empêchait de boire un thé.

Alors je me suis assise.

Je n'aurai peut être pas la médaille du travail, mais j'aurai petit déjeuné.




16 juil. 2012

Balayer les feuilles sur le chemin.

C'est en discutant ce matin de tout autre chose que je me suis rendue compte que dans chacun de nos métiers ou chacune de nos activités, nous étions interprètes.

Et je ne le dis pas forcément en rapport avec le théâtre, même si évidemment tout ceci n'est pas anodin.

Je le dis surtout, parce que nous avons un rôle important en qualité de professionnels, que les autres n'ont pas.

Exemple, quand nous recevons des gens en rendez vous.

Quelque soit notre profession, le psychologue à ses patients, le médecin à ses malades, et l'avocat à ses clients.....

Ils arrivent dans notre bureau et jettent leur détresse, leurs problèmes, leurs pleurs et leurs jumeaux maléfiques en vrac, à nous de faire le tri.

En consultation, lorsque les patients inquiets viennent parler de leur problème de santé.

En audience, surtout quand on a 10 minutes pour faire le point avec eux, récoltant quelques bribes d'informations, on retrace leur existence.

On interprète le texte que la vie a écrit pour eux.

On parle d'eux, enfin.

Quelqu'un s'intéresse à leur vie, quelqu'un a envie de parler d'eux, quelqu'un parle d'eux comme personne ne l'avait jamais fait avant.

Et en l'écoutant ils réalisent le chemin parcouru.

Semé d'embûches, parsemé de difficultés, de débuts difficiles, de trajectoires incompréhensibles.

Parfois, ils sont sur le chemin, mais il est jonché de feuilles.

Et nous devons balayer les feuilles pour éclaircir leur route.

Je trouve cette image particulièrement parlante et je remercie mon nouvel ami Robert de me l'avoir soufflée.

Eclairer leur route, éclaircir leur brouillard, les accompagner sur le chemin, leur faire prendre de la hauteur, ça fait partie des belles choses, celles que je voulais faire toute ma vie.

Parce que ce faisant je rends leur part d'humanité à ces gens qui se sentent souvent perdus, trés souvent seuls au monde et qui ont un jour été des enfants.

C'est important ça.

Un jour ces gens perdus au regard vague et embué, la plupart du temps réagissant assez mal aux médicaments qu'ils prennent pour dormir, ces gens là, qu'on scrute sans une once d'intérêt réel, ont fait leurs premiers pas sur le chemin.

Il y avait quelques feuilles, mais elles n'obstruaient pas tout à fait le passage, elles ne cachaient pas encore les flèches qui indiquaient le chemin.

Inlassablement, durant ces cinq années, j'ai déblayé leur route pour leur faire comprendre où ils devaient aller, à quelle intersection ils s'étaient trompés, et comment remonter la pente.

Et inlassablement ils ont trébuché, se sont relevés, et pour certains ont fait demi tour.

Parce qu'être interprète, même si on pense que ce n'est pas utile, ça sert, à se faire comprendre, à exprimer une peine, à exprimer une rage, une colère, une tristesse, une volonté, une ambition.

Et même si j'ai du mal à percevoir l'utilité des choses que je dis et que je fais, pour ces gens notamment, j'espère au moins qu'au contraire de ceux à qui mon message est adressé, que ceux dont je parle m'entendent.

Si je ne devais avoir servi qu'à ça, ça me va.

Etre narrateur de leur vie, leur prouver qu'ils ont existé, leur rendre pour une heure de plaidoirie, leur place dans la société.

Voilà pourquoi je me lève tous les matins, pour balayer leur chemin.


15 juil. 2012

Quand je serai grande....

Vous vous souvenez?

Quand vous étiez petit, marmot, et que vos tontons vous posaient cette fameuse question....

Quels étaient vos rêves quand vous étiez petits?

Vouliez vous être cosmonaute?Vétérinaire?Chanteur?

Je me souviens avoir eu envie d'être chanteuse, danseuse, puis fée, et avocat.

J'avais 8 ans quand j'ai eu cette idée saugrenue.

Puis j'ai pensé encore à chanteuse, ou même actrice.

Ensuite, au cours des années lycée, le rêve d'enseigner m'a effleurée, l'italien notamment, ou de trouver des idées de slogan dans la publicité.

Les idées n'ont jamais manqué, et je connais beaucoup de mes amis qui voulaient être pilotes de chasse ou ébénistes et qui n'ont pas du tout réalisé leurs rêves d'enfants.

Comment expliquer cela?

Comment expliquer que nous soyons nombreux à changer notre trajectoire?

Pourquoi ne pas avoir suivi notre idée initiale, et aboutir à une vie qui ne nous satisfait pas?

Les regrets sont parfois amers et c'est pourquoi, le réveil est parfois douloureux mais aussi nécessaire.....Comment faire autrement?

Aujourd'hui, on doit se souvenir qu'à l'époque tout était possible, se souvenir qu'il existe bien un espoir, un moment où l'on croit en nos rêves et faire en sorte de retrouver ce moment.

Ce n'est pas facile c'est sûr, mais après avoir entendu encore cet après midi, mes amis expliquer ce qu'ils projetaient de faire à l'époque de la cour de récré, entre une partie de billes et d'élastique, je réfléchissais à ce sujet.

Il faut bien sûr du courage et de la ténacité pour arriver au bout de nos idées, un soutien, et bien sûr de la confiance.

C'est aussi le rôle de nos parents de nous emmener jusqu'aux portes du rêve.

C'est avant tout à eux, de nous donner confiance, et à nous demain de donner la main à nos enfants.

Leur donner envie de faire quelque chose qu'ils aiment, y compris trapéziste ou écuyer. 

Alors voilà.

Pousser les enfants à la performance ou leur mettre la pression pour qu'ils soient les meilleurs, n'est pas aujourd'hui mon credo.

Les emmener à aimer ce qu'ils font, à pousser leur créativité, être à leur écoute....

Cela évite à l'âge adulte, alors que tout est normalement réalisé, de comprendre que ce que l'on fait tous les jours ne nous épanouit pas et qu'il faut changer.

Et tout cela nous apprend à faire confiance à notre âme d'enfant et de ne jamais le rejeter.

Parce que finalement, l'adage, "la vérité sort de la bouche des enfants", nous démontre que l'essentiel n'est pas la raison, et que ceux qui l'ont oublié doivent être bien malheureux.

Alors j'espère que, quand je serai grande, je serai heureuse......

Et je vous le souhaite aussi.

“Quand je suis allé à l'école, ils m'ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand. J'ai répondu "heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, j'ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie.”


John Lennon



13 juil. 2012

Bimboland

Hasard du calendrier télévisuel, hier soir sur Direct Star (mmmh) repassait pour la millionième fois, mon navet préféré, du même titre que ce post.

Je dis hasard, parce que j'avais l'intention d'écrire sur la légèreté de certaines de mes congénères, qui aiment tortiller des fesses devant les hommes tout en faisant mine de ne pas y toucher.

Et bim, j'allume la télé en rentrant du travail, et je tombe sur cette tribu ancestrale, les belles mais pas futées, qui jouent de leur corps pour attirer les quidams en mal d'égo.

Trop bon!

Aure Atika, qui est une actrice géniale, intelligente et canon (comme quoi, jsuis pas la seule......à aimer ce genre de films) (eh oh ça va hein), joue parfaitement la bimbo écervelée au grand coeur.

Judith Godrèche, quant à elle, l'intello bardée de diplômes sur le point d'écrire sa thèse, amoureuse de son directeur de thèse dont elle est également l'élève, joue parfaitement le double jeu intello/physiquement intelligente.

Au final, on danse, on chante, on rit, on se croirait dans un mariage franco polonais à zouki souki.

(si vous ne connaissez pas ça, je ne peux rien faire pour vous désolée)

Bref, que nous enseigne ce conte de fées moderne?(ouais je déconne "évidemment") ?

Finalement, être bardée de diplômes nous rend plus chiantes que sexy. J'avais remarqué, merci.

Le sérieux tue. En tous cas, tue toute forme de spontanéité, chose qui est trés appréciée des hommes semble t il.

Il faut souffler le chaud et le froid pour obtenir les faveurs d'un homme riche, même pas beau, on s'en fout, l'essentiel, c'est de participer.

Bon.

Un peu de sérieux les filles.

Et les garçons car je sais que vous êtes nombreux à me lire (même sans oser l'avouer)

On ne va pas retenir comme vidal de la drague ce film en référence, même si j'aime bien le "comme on dit dans l'arrière pays, un mari ça ne s'attrape pas avec une fourche" dit avec l'accent niçois.

Toutefois, ça colle parfaitement à ces nanas, trés intelligentes qui roulent des mécaniques (et du reste) pour avoir autour d'elles une petite cour de garçons, se sentir désirables et désirées, sans jamais aller trop loin pour paraître garce et sans jamais mettre trop de distances pour pouvoir en profiter quand même, il ne s'agit pas de gâcher.

Et en regardant ces créatures hier soir, je me disais voilà.

Certaines d'entre nous, dans le monde des intellos, ont sans doute le sentiment d'avoir perdu assez de temps à bûcher leur latin grec pendant que les autres s'amusaient entre deux lectures de voici.

Dès lors elles comptent prendre leur revanche, mais pas n'importe comment.

Pas de façon vulgaire, comme le ferait une fille de bas étage, non, avec classe et surtout sans qu'on ne s'en rende compte.

Résultat, les mecs sont fous d'elles avant d'avoir pu retomber sur le sol, en dodelinant de la tête, prêts à tout comme des écoliers face à leur maîtresse à la poitrine affriolante.

Tous les moyens sont bons pour parvenir à mettre les hommes à genoux, et quand l'un d'eux résiste, il suffit de le dénigrer un peu, avec la moue boudeuse, pour que, l'effet "loverdose" face son effet.

Finalement, c'est de la science de minauder, ça demande un peu de savoir faire et de concentration.

Après ça devient un réflexe, mais au début, il faut s'entraîner.....

Et il faut aussi être insatiable, un ou deux ce n'est pas suffisant, il les leur faut tous, en mode bombe atomique.

Alors quand ce film hier est passé à la télé, je me suis dit, il faut quand même le faire, pour coller autant à ce sujet dont je voulais déjà disserter depuis longtemps.

Au risque de faire croire que je suis jalouse (ce qui est absolument faux, tout le monde ignore parfaitement l'étendue incroyable de mon savoir) (je ne sais même pas lire une carte routière) (mais je sais traduire un livre de recettes!) j'ai quand même tenté le coup.

Faire rire ou sourire, plaisanter et amuser la galerie, n'est donc pas, je vous l'apprend peut être incompatible avec l'instruction, voire même l'intelligence.

Et comme il m'a été donné l'humour, cela me permet de passer chaque hiver, au chaud dans ma petite bulle drôlesque, pendant que tout le monde croit  que j'ai une vie de rêve et de paillettes. (le petit bonhomme en mousse lalalalalalalala super funnnnnn!)

Bref vous l'aurez compris, en un mot comme en cent, ce type de tribu ancestrales me fascine.

Et ça fait quand même réfléchir.

"ah ma pauvre, les filles avec un cerveau les hommes ça leur coupe la chique" (toujours avec l'accent marseillais ou niçois, ou les deux)

Mais oui, j'avais compris, il faut se faire passer pour une coucourde, pour pouvoir les emballer.

Se mettre à niveau?Qui a dit ça?Sortez immédiatement mademoiselle!Non mais.

Enfin, c'est pas faux quand même.....

Je vous embrasse mes petits. 

Je vais essayer la salle de gymmmmmmme 

Andiamo.

12 juil. 2012

Dents de Scie

Alain Chabat a raison: c'est nous qui décidons si la journée sera bonne ou pas.

Ce matin j'ai donc décidé qu'elle serait bonne, alors que je filais jusqu'à la prison de Longuenesse.

Allez comprendre, siffloter en allant en prison, y a pas, je suis atteinte, mais bon, je sifflotais, chantais, bref, j'avais pris ma décision.

On m'a offert un petit café (elle est bonne je vous dis!) et mon client, charmant, était tendu mais néanmoins fort sympa et avait un super bon dossier (excellente journée!!!!!!) ce qui me changeait considérablement des autres clients de ce type d'audience d'aménagement de peines.

Stilal, c'était un bon garçon, une famille, des enfants, un chien et un scénic.

Et tout plein de choses bien, un diplôme validé en prison, un comportement exemplaire, sans déconner il ne lui manquait que la légion d'honneur.

Et évidemment tout s'est bien passé, bien entendu en sortant il a sorti la larmichette de reconnaissance envers l'avocat radieuse que j'étais et la musique du générique a bien entendu envahi les couloirs du parloir.

Bref, perfection, ce qui n'arrive bien entendu jamais.

Là, je suis sortie la robe sous le bras, les surveillants m'ont resservi un café, sympas, compréhensifs, gentils on se serait cru dans une série AB productions j'entendais presque les rires préenregistrés tellement c'était idyllique.

Le déjeuner était fort fort agréable, vraiment nickel, on aurait dit que j'avais choisi la bonne voie, qu'il était possible de décider que tout irait bien tout ça tout ça.

Et puis.....la vie a repris le dessus.

14H30 Une salle d'attente glauque de commissariat où j'accompagnais une cliente......a eu raison de ma bonne humeur.

Et là je me demande pourquoi j'ai accepté la mission.

Et du coup je patiente dans le couloir.

Et je me rends compte, après avoir checké mes mails, aprés m'être gentiment plainte sur Tête de Livre, que je ne devrai travailler que le matin (hier ressemblant sensiblement à aujourd'hui) ou bien que je devrai définitivement arrêter d'aller en prison pour commencer la journée, ou alors, que je devrai diffuser dans mon bureau du gaz euphorisant.

Ou alors les trois en même temps.

Parce que si ce matin, je bombais limite le torse d'avoir servi à quelque chose, cet après midi a fait voler en éclat mes toutes petites satisfactions matinales.

Et j'ai pensé à une scie.

Voilà, mon travail actuel c'est ni plus ni moins que les montagnes russes des dents de scie.

Et non seulement ça pique mais en plus, y a que Léonard de Vinci qui y a trouvé son compte finalement (non je n'explique pas les blagues surtout quand elles sont toutes pourries)

Alors je me console en voyant que mes clients eux, sont complètement bipolaires, voire même parfois effrayants.

Mais aujourd'hui, je voulais tellement que ce soit une bonne journée, que j'ai décidé de prendre une bonne respiration et de m'asseoir gentiment à mon bureau.

Les doigts croisés pour que la fin de journée soit bonne, et que je puisse réutiliser la méthode Chabatesque.

En évitant la scie. (Pas le chien, l'autre)

Je pense qu'il est grand temps que je retourne bosser!



11 juil. 2012

Apprivoiser un renard.....

"Le petit prince s'en fut revoir les roses:
- Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisé et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.
Et les roses étaient bien gênées.
- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose.
Et il revint vers le renard:
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
- L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.
- C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
- C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... fit le petit prince, afin de se souvenir.
- Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...
- Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir."






Apprivoisez vous les uns les autres mes amis.....

Vous deviendrez les uns pour les autres, uniques au monde:)

Je vous embrasse:)

9 juil. 2012

Warm-up By Missgwen #3 Juillet 2012

Warm-up By Missgwen #3 Juillet 2012

Et Reggiani....

Je ne vous parlerai pas de tristesse ni ferai de discours larmoyants.

Ce que je veux vous raconter c'est l'amitié, l'amour, la tendresse, l'affection, toutes ces choses que j'ai entendu ce matin.

Toutes ces robes noires debout comme un bloc, face à la douleur de deux familles, le barreau et la vraie famille, celle à laquelle, j'en suis sûre il aurait aimé accorder plus de temps.

On n'est jamais prêt quand vient l'heure de tirer sa révérence, on n'est jamais d'accord, comme dans cette chanson diffusée à la fin des obsèques, quand Reggiani dit, "j'ai pas fini, j'ai pas fini" pour raconter toutes les choses qu'il voudrait encore faire avant de partir.....

Cet homme qui est parti, alors que je vous écrivais ma peine face à cette sourde injustice, face à mon impuissance et ma rage, est parti comme Molière disait son frère.....

Durant sept jours nous nous sommes croisés tant de fois, salués de la tête, dit bonjour, mais on ne s'est vraiment jamais parlé.

Je ne me suis jamais assise prés de lui pour boire un café.

Je ne l'ai jamais entendu me raconter ses anecdotes, je ne l'ai jamais appelé par son prénom.

Et pourtant ce matin, dans cette Eglise, j'étais là, parmi tant d'autres robes noires, et j'ai pleuré.

Peut être à cause de mon hyper empathie. Peut être parce que je suis une fille.

Peut être parce que j'ai compris que la colonne des "contre" était plus que rempli sur le tableau que j'ai fait à la va vite sur un bout de papier, quant à mon avenir professionnel en tant que trublion.

Et puis sans doute parce que je pense que ce silence assourdissant, depuis qu'il est parti est une chose insoutenable pour sa famille, qui devait lui dire, sur un ton gentillet, de lever le pied, de prendre du recul, de se calmer, et qu'il n'a écouté personne, parce qu'il était "trop humain, trop entier, trop sanguin".

Tous les grands étaient là, ils ont tous arrêté le temps agité de leur vie professionnelle pour quelques heures pour saluer leur ami, leur camarade, leur frère d'armes.

L'Eglise était pleine.

Et puis?

Qu'ont ils retenu?

Ont ils compris que s'ils ne freinaient pas un peu, c'est leur coeur qui les obligerait à freiner?

Et sans crier gare, sans préavis, sans leur dire gentiment, mais en stoppant tout net, en arrêtant tout, en ne préparant ni leur famille, ni leurs amis.

J'ai beaucoup pleuré pour cet homme que je ne connaissais pas.

Bien sûr que je trouve cela injuste, bien sûr que j'ai envie de crier.

Mais je sais aussi que j'ai raison.

Ce métier que l'on aime est finalement dangereux, bien plus que la vie quotidienne, bien plus que de traverser la rue, que de prendre l'avion ou le bateau.

Ce métier nous prend, nous emmène, nous emporte, nous fatigue, nous malmène, nous surprend et finit par nous faire dépasser les limites physiques que notre corps peut supporter.

On se croit fort, on se croit insurmontable, on se croit insubmersible, on se croit à l'abri.

On n'a jamais le temps de voir un médecin, on n'a jamais le temps de voir nos parents, nos amis, nos enfants, ou alors si, mais aprés on retourne au bureau pour finir.....

Finir quoi?

Qu'y a t il de si important qui ne puisse être remis à demain?

La raison n'est elle pas celle du corps?du coeur?de l'esprit?

Un dossier, un client, un verdict, et je suis bien placée pour en parler, moi qui mardi encore, pleurais toutes les larmes de rage qu'il me restait sur le sort de mon client, sont ils tous plus importants que nous?

Durant ces sept jours, je l'ai vu, sa grandeur, ses cheveux blancs, sa démarche faussement désinvolte, les mots choisis ce matin étaient de vrais mots, forts, sincères.

Il était c'est vrai, difficile à approcher, mais ceux qui ont réussi pleurent aujourd'hui quelqu'un de bon, et se disent qu'il sera presqu'impossible de continuer à vivre sans lui.

Il va falloir effacer le numéro dans le répertoire, il va falloir faire des cartons, la mort fait partie de la vie, oui, sans doute.

Mais personne n'est jamais prêt quand elle vient nous chercher.

Alors pour être sûr, vivons, dormons, dansons, nageons, crions, aimons.

Comme le disait Ronsard.

Et Reggiani....



8 juil. 2012

Unique au monde.....

"je serai pour toi unique au monde, tu seras pour moi unique au monde"

Ainsi Saint Exupéry faisait du Petit Prince une figure emblématique de l'amour éternel, l'amour apprivoisé, l'amour qui se comprend, le vrai quoi.

En dehors du chaos ambiant, pour quelques heures, j'ai eu la chance d'être propulsée sur la planète "amour", au mariage de mes amis, Juliette et Matthieu.

Et j'avais une place de choix, j'étais sur la première marche, sur l'estrade, pour célébrer leur amour, devant des gens beaux, les yeux mouillés de joie, leurs amis, leur famille, leurs étoiles.

Un château, une orangerie, un parc sublime, même le soleil est venu nous dire bonjour au vin d'honneur, et à la mairie, sublime bâtisse au centre ville de Tourcoing.

Pecq, plus connue pour sa vie festive nocturne que pour la sérénité d'un parc et d'un plan d'eau entourant un château, a pourtant réussi à nous surprendre agréablement.

Un conte de fées, vous le savez, c'est d'abord le décor.

Le beau château, les valets, les demoiselles d'honneur, les canards sur le plan d'eau, le soleil qui chatouille les yeux, une arche de lierre et de roses, et une allée jonchée de pétales de roses.

Une princesse, une vraie et authentique princesse, Kate a encore du pain sur la planche pour lui arriver à la cheville, qui a voulu tout faire dans les règles, de la robe qu'elle n'a jamais voulu montrer à personne, au petit détail bleu sous ses chaussures, superbe dans sa robe en dentelle de calais, ses longs cheveux blonds et cette longue traîne, plus longue que celle de Kate donc, on a mesuré.

Un prince, beau comme un vrai prince, on aurait dit qu'il avait fait ça toute sa vie, et il nous a surpris, autant sa princesse était tombée dans le conte de fées étant petite, autant son esprit cartésien le plaçait plutôt à mille et une lieue de la "châtelaineté".Mais à son habitude, fidèle à lui même, il a assuré, et nul doute que si on avait du le faire arriver sur un beau cheval blanc, il aurait mis à l'amende tous les cavaliers du royaume:)

Des témoins, beaux comme le soleil, qui je vous le rappelle se fait rare ces temps ci, mais qui a consenti à nous accompagner quelques heures, le temps pour les chéris de se dire oui.

Toute la famille et les amis, apprêtés de toilettes plus jolies les unes que les autres, les chapeaux, les fleurs, les robes, les cravates, les boutonnières, les chignons, les boucles et les bouclettes, tout y était parfait, aucune fausse note, un conte de fées.

J'aurai voulu que ma princesse profite davantage de sa journée, j'aurai voulu anticiper ses volontés, pour lui éviter des sources de stress, de l'agitation, des déconvenues, et surtout, de perdre une minute le sourire radieux qu'elle affichait, elle qui avait rêvé de ce jour toute sa vie.

La cérémonie, la préparation, la journée, tout est passé si vite, et tout était si féerique qu'on a l'impression d'avoir rêvé.

Quand le soleil s'est couché, les deux jeunes mariés sont entrés dans la salle de bal sous une nuée de petits soleils crépitants, devant les belles tables rondes drapées et étincelantes.

Nous avons festoyé au château jusque tard au petit matin, quand les rêves étoilés trottaient dans la tête des petits enfants d'honneur, craquants dans leurs beaux habits de cérémonie.

Rien n'a été oublié, et surtout l'essentiel était là: l'amour.

Et l'amour je vous l'assure était partout, tout le monde s'embrassait, tout le monde disait à son prochain qu'il l'aimait, on se serait bien cru dans mon monde à moi, le monde de la joie:)

Et comme c'était une journée unique au monde, on en a profité pour gonfler nos poumons de l'amour ambiant, pour le distiller partout autour de nous.

Celle là elle n'est pas de Saint Exupéry, elle est du maître de cérémonie.

J'aurai essayé de parler au moins aussi bien que le Petit Prince........je leur souhaite de passer tous les jours de leur nouvelle vie, comme si c'était le premier.

Un peu d'amour, ça fait du bien hein?

Et encore, imaginez si vous y étiez:)



Alors comme dans tous les contes de fées, parce que ça fait du bien parfois de se laisser aller à croire qu'ils existent quand on y est plongé, je terminerai comme l'a fait la jolie soeur de la mariée:

Nous leur souhaitons d'être toujours heureux, et d'avoir beaucoup d'enfants.....

Et ça, ça ne s'invente pas, c'est écrit......

To be continued.....

Pax

Je ne sais pas si c'est le fait de m'être transformée en pasteur d'un jour et d'avoir célébré un mariage qui me donne envie de vivre en paix, ou d'avoir des idées pacifiques, ou si je suis vraiment comme ça et que je suis en manque.

Oui, je suis en manque, de paix, de fraternité, de sérénité.

Oui, j'en ai assez de cette morosité, de ces conflits, de cette agressivité ambiante, j'en ai assez de ces gens qui crient vengeance à tous les coins de statuts.

Les évènements malheureux de ces dernières semaines, sans doute actes désespérés de gens qui ne savent même plus comment ils s'appellent ni d'où ils viennent, ce qui n'enlève en rien l'horreur de leurs actions, ont poussé les gens "normaux" dans un élan d'agressivité et une soif de vengeance à peine croyables.

Je suis, je l'avoue,aussi choquée des réactions de la "population" que des faits en eux mêmes.

Les faits sont graves, sont violents, inconsidérés, deux fusillades en une semaine, à deux endroits du département, tuant pour la première, blessant pour la seconde, avec des armes de guerre.

La guerre.

Ce mot horrible qu'on essaie d'éviter de devoir prononcer quand on a compris son atrocité, la guerre, sort réservé à d'autres pays pense t on, mais loin loin loin de nous.

Mais dans la vie quotidienne, que voyons nous?

Des gens qui sortent de chez eux pour frapper leur voisin, des gens descendre de leur véhicule pour en découdre avec le conducteur derrière eux, des gens frapper leur femme, leurs enfants, des gens alcoolisés qui se battent dans la rue pour des peccadilles, des gens refoulés de boite de nuit, parce qu'ils n'ont pas le "style", "profil" ou que sais je encore.

Et des déséquilibrés.

Il y en a toujours eu.

Et le fait que ça se passe en bas de chez nous, le retentissement médiatique, cette jeune femme innocente qui ne faisait que son travail, ce jeune homme sorti pour s'amuser, morts pour rien, violemment, subitement, injustement.

Tout ça oui, c'est injuste et c'est horrible.

Mais n'est ce pas la suite logique de cette agressivité quotidienne qui nous envahit petit à petit?

Mais où est donc passée la paix?

Pour quelle raison, un homme de 32 ans se balade t il avec un fusil, comme dans les contrées arriérées du Kansas, pour aller expliquer la vie au portier d'une boite de nuit, comme s'il entrait dans un saloon?

Pourquoi, un homme qui ne peut pas entrer et qui sait être indésirable veut forcer le passage pour se faire justice lui même?

Mais que reste t il du passé?Qu'avons nous appris?

Manifestement, rien.

Et quelle réponse apporte le monde?

Les médias en font leur première page, valorisant ainsi l'auteur des faits, le mettant face à son besoin de reconnaissance et d'ego, comme un pauvre kamikaze, jouet d'une cause à laquelle de toute évidence il n'avait rien compris puisque la religion dont il se disait le disciple est porteuse de paix.

Tous ces gens là, que la population veut dézinguer au moindre mouvement, disposent d'une publicité incroyable grâce aux médias qui en parlent tous les jours pendant une semaine, jusqu'au prochain fait divers qui fait vendre.

Génial non?

Puis les médias ayant bien tout expliqué,faisant intervenir des experts, des psychologues, vont bien détailler à la virgule près, tout ce qu'il faut faire pour devenir meurtrier.

Ainsi de nouveaux malades de la personnalité, les peureux, les moyens, vont pouvoir copier leur idole, et devenir eux aussi des stars du trash.

Je pense franchement que si les médias n'en parlaient qu'une fois qu'ils avaient retrouvé le tireur, ça contribuerait peut être moins à faire peur aux gens.

Il est évident que ça ne facilite pas le travail de ceux qui ont la pression pour les rechercher, mais que ça permet aux gentils petits tireurs, en écoutant la radio, de savoir où ils doivent aller pour échapper à la police.

Y a un moment, il m'est d'avis qu'il faudrait songer à réfléchir.

Faire peur aux gens et agiter comme des hochets ces faits divers graveleux, ça n'aide pas à se sentir en paix.

Et puis comme le métier du journaliste est d'informer, peut on m'indiquer, en quoi ce type d'évènement constitue de l'information?

Ça ressemble plutôt à du voyeurisme non?

Et les réactions donc, sont plus choquantes à mes yeux que les faits qui au final, seront jugés, par des lois prévues par des gens qui ont fait en sorte que la justice règle le chaos.

Les gens qui réclament à corps et à cris le retour de la peine capitale sont à mon sens aussi perdus que les gens qui se jettent dans la masse à coups de chevrotine.

Ils sont humains.

Et être humain visiblement, ça laisse des traces, celle de la loi du talion par exemple, vous savez le fameux oeil pour oeil, ou encore ces gens avec des fourches qui décapitent ceux qu'ils croient coupables et qui courent dans la ville montrer les têtes décapitées sanguinolentes dans les rues.

La peine capitale est abolie, et c'est pas pour rien.

Et si la première réaction d'un père, d'une mère est compréhensible quand on s'en prend à la chair de sa chair, celle d'un pays l'est beaucoup moins.

Ces gens qui tirent à vue sur les boites de nuit bondées cherchent eux aussi à se faire justice eux mêmes me semble t il.

Ils se voient refuser l'entrée et décident de donner une leçon "ça ne se passera pas comme ça", faisant appel à leur cerveau reptilien et à leurs instincts animaux primitifs.

Ceux qui voudraient leur faire la peau c'est pareil.

Les instincts, les réactions, sont les mêmes.

L'intérêt est différent.

Celui qui tire sur les gens cherche à venger son intérêt.

Celui qui veut exécuter celui qui a tiré sur les gens, pense venger l'intérêt du monde en mode super héros.

Quelle violence!

Répondre à la violence par la violence, guérir le mal par le mal c'est ça la solution?

Ne serait ce pas une réaction un peu "exagérée", humaine certes mais dénuée de toute réflexion?

Prenons le cas de ce jeune homme qui pour une cause encore incompréhensible pour moi a tué de jeunes enfants de confession juive, puis deux militaires, qui n'avaient à l'évidence rien demandé, et qui a été finalement tué par les services de police du RAID dans l'assaut.

Il a eu ce qu'il voulait non?

Il est mort, en pensant qu'il avait raison, que sa cause était juste, il s'est "offert" à sa folie meurtrière, en la déguisant en guerre sainte, soit, mais il a atteint son but.

Quand Ben Laden est mort, les scènes de liesse aux Etats Unis m'ont particulièrement choquée.

Se réjouir de la mort de quelqu'un, ça me dépasse, et chercher la mort de quelqu'un, la souhaiter même, ça me tue.

Je ne comprends pas.

Et on me sortira les discours simplistes, les tartes à la crème à base de "tu verras si on tue tes enfants".

Ok. Je verrais.

En attendant, tous ces mots que j'entends en ce moment me font peur.

Mort, peine de mort, armes de guerre, fusillade, vengeance, barbarie.....

"est ce que ce monde est sérieux?" demandait Cabrel dans sa chanson contre la tauromachie....

Je me le demande franchement.

Je vous avoue que j'essaie de comprendre d'où viennent les instincts violents des gens qui vivent dans mon pays.

Sommes nous dans un pays en guerre?

Avons nous besoin de tout ceci?

Ne devrions nous pas chercher à apaiser ces tensions? Ne devrions nous pas chercher à communiquer au lieu d'en venir aux mains?

Je n'excuse pas ce qu'ont fait ces gens dont je parle, je déteste ce qu'ils ont fait, je déteste qu'on tue, j’exècre la violence, mais si les gens qui tuent sont des ordures, en les tuant que seront les autres?

C'est contradictoire non?

On condamne fermement au point de souhaiter la mort des faits qui ont eux même engendré la mort.

Je ne comprends pas.

Alors pour comprendre, j'écris.

Je me moque qu'on pense que ce que je dis est puérile, ingénu ou même enfantin.

Je ne trouve pas que vouloir la paix soit enfantin, sinon il faudrait le dire aux sommets du monde, aux casques bleus et à tous ceux qui oeuvrent en ce sens depuis toujours, notamment depuis les guerres qui ont touché nos pays.

Oui,je cherche la paix.

Cette valeur en voie de disparition, qui de toute évidence, n'est pas la priorité, ni des médias, ni des justiciers en herbe, les bottes coincées dans leur gadoue de certitudes, enlisées dans leur bonne conscience, et dans leur étroitesse d'esprit.

Je pense que tout ça est guidé par la peur.

Et c'est bien ce qui m'inquiète.

Ennemis de la paix sont ceux qui ont tiré et tué.

Faisons en sorte de ne pas devenir ce que nous condamnons.






Y a des copains!