29 mai 2012

Tomorrow.....

On a beau dire, le lendemain de quelque chose, ce n'est jamais anodin.

On dit toujours "il ne faut jamais remettre au lendemain", "demain est un autre jour", oui certes, mais l'angoisse du dimanche soir vient bien de quelque part.

Et ce quelque part, c'est l'angoisse du lendemain.

Comme quand on passe un bon moment, une superbe journée entre amis, un aprés midi ensoleillé à buller dans le jardin, en se disant que demain c'est loin.

Puis passent les heures, et quand soudain on prend conscience que la récré est finie, on réalise qu'il faut déjà penser au lendemain.

La reprise du travail, le retour à la réalité, la descente du nuage, ce n'est pas trés agréable.

Et il en va de même pour les longues périodes, les vacances, alors qu'on a tout oublié, qu'on a décroché, déconnecté, qu'on se sent bien , et soudain ce mal de ventre, qu'on connait bien et qui s'appelle l'angoisse, comme quand on était petits et que la fin des colos arrivait.

Le lendemain, c'est aussi, ce jour meilleur qu'on nous promet après une dure journée, une de celles qu'on déteste, on se dit toujours, allez, "ça ira mieux demain" comme si la nuit allait suffire à apaiser notre souffrance, notre stress, notre angoisse.

Comme si demain, tout ira mieux, comme si demain on allait oublier tout ce qui vient de se passer.

Demain c'est le futur immédiat.

Celui dans lequel on n'a pas le temps de se projeter, celui qui arrive sans répit, même si on tente de garder la journée le plus longtemps possible, de faire durer la soirée, pour ne pas que le bonheur s'achève ou que le pire arrive.

Et ceux qui n'y pensent pas?

Insouciants diront certains?

Comment peut on ne pas penser au lendemain comme la cigale qui a chanté tout l'été et qui se fait taper la loose par sa copine (enfin copine entendons nous bien) la fourmi psychorigide?

Non, d'évidence, ne pas penser au lendemain est une hérésie passé un certain âge, et on peut tout tenter pour en dissuader les sceptiques, le lendemain, nul ne peut y échapper.

Même si on meurt.

Nous, on s'en fout, on n'est plus là, mais pour les survivants, il y a bien un lendemain!

Bref, cette histoire de jour d'après m'a prise hier soir, alors que j'avais passé un week end bien sympa, à la cool, au soleil, et soudain vers 20 heures, cette boule au ventre.....

Et puis toutes ces soirées gâchées à anticiper de sorte qu'on en rate le meilleur de notre journée présente.

On est incapable de s'en tenir au moment présent, sans que notre corps nous rappelle telle une horloge sans cesse, qu'il y a une échéance, que le temps nous est compté, qu'on ne sera pas heureux à durée indéterminée.

C'est agaçant.

Et le dimanche soir, cette soirée insupportable quand on est écolier, adolescent, adulte célibataire.

A moins d'une grande bande de potes prêts à manger tous les dimanches soirs au mac do, ou à la baraque à frites de chez jojo, ou de s'inscrire sur des sites pour rencontrer d'autres déprimés du dimanche soir pour des soirées pasta sans fin, on en revient à se mater des dvd ou des films à la con en mangeant des céréales sur le canapé.

Et avec cette boule au ventre qui nous empêche de toutes façons d'avaler autre chose, et avec cette boule au ventre qui parfois nous fait chialer pour rien.

Les semaines de quatre jours en série que nous venons de vivre en mai (joli mois de mai de mon coeur que j'aime) ne nous ont pas poussé à l'élan de courage professionnel.

C'est le moins qu'on puisse dire.

Notre corps s'étant habitué à dormir deux matins de plus n'est donc plus tolérant réveil matin du mardi.

Et les beaux jours, le soleil, la joie, la piscine, le jardin public, tout ça tout ça ne nous donne absolument pas envie d'être à demain, à moins que demain ne soit synonyme de récup', rtt ou autre mot tropical et si exotique genre "vacances".

Autant dire que la motivation est GRANDEMENT au rendez vous.

Mais bon.

Comme on dit hein, demain est un autre jour.

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Y a des copains!