31 mai 2012

Un pas.

Ce n'est pas anodin, un pas.

Un pas en avant, en arrière, vers l'autre, vers le futur.

Un petit pas pour l'homme mais un pas de géant pour l'humanité disait on d'Amstrong marchant sur la lune.

Et pourtant, pour faire ce petit pas, il a mis du temps....il s'est préparé des mois, il a du faire des entraînements, il a du subir un programme très lourd très dur, n'est pas cosmonaute qui veut.

Il n'a finalement fait qu'un pas.

Et on ose dire que ce n'est pas grand chose.

On ose en vouloir toujours plus, sans se rendre compte déjà du chemin parcouru, et des efforts fournis pour faire ce petit pas.

Dans la vie de tous les jours, c'est exactement la même chose.

On ose sous estimer les efforts, même les plus petits que fournissent les gens qui nous entourent, pas assez, pas assez loin, aurait pu faire mieux, comme sur nos bulletins scolaires.

Je me souviens bien de cette prof de français au collège, qui mettait dans la marge de mon bulletin, juste à côté de mon 17 de moyenne "peut mieux faire"....mais n'était ce pas déjà bien?

Devons nous sans cesse être parfaits?

Ou pouvons nous ENFIN être nous mêmes c'est à dire, humains?

Tout le monde a un rythme cardiaque, un rythme de vie, un rythme tout court.

On ne peut pas obliger mon coeur à battre aussi vite que celui de mon voisin, aussi fort.

On ne peut pas contraindre quelqu'un à bousculer son univers parce qu'il ne va pas assez vite à notre goût.

Non,décidément, il faut savoir accepter les autres tels qu'ils sont avec leurs faiblesses et leurs qualités, et reconnaître, en nous arrêtant deux secondes dans notre vie qui nous échappe parfois, les efforts que réussissent à faire ceux qui nous entourent.

Alors que je fais, de tous petits pas, j'espère qu'ils sont suffisants, aux yeux de ceux vers qui je les fais.

J'espère, que les efforts sont notables, compris, et non interprétés. 

Je l'espère pour moi, mais aussi pour vous car je ne pense pas être la seule à savoir marcher....

Je nous souhaite à tous de continuer à faire des petits pas jusqu'à réussir à trotter d'un pas léger, le long des rivières et des routes qui jalonneront notre vie.

Des petits pas.

Des minuscules.

Mais s'ils sont sincères, vrais, et qu'ils arrivent même aprés la bataille, ce sera l'essentiel.

Je vous embrasse fort.

Michael Bublé - "Haven't Met You Yet"

Le petit truc qui fait que....

J'ai toujours beaucoup aimé cette expression sans queue ni tête, qu'employait Raphaëlle Ricci, dans la Star Ac, et qu'on regardait avec ma petite Milou sur le canapé du salon dans le boomker.

Elle avait toujours un mot désagréable pour chacun des candidats qu'elle dézinguait au fameux débriefing du dimanche en fin d'aprés midi.

Et cette phrase est restée, elle a traversé le temps, parce que la Star Ac date d'il y a 12 ans (non non, vous ne rêvez pas) (mais vous êtes vieux comme moi)

Elle a traversé les programmes télévisés, comme une flèche, elle a percé toutes les chaînes, elle est allée se loger là où un simple "non" aurait fait moins mal, elle a saoulé des dizaines de milliers de jeunes pousses d'artistes, et s'est même étendue là où elle n'avait rien à faire, dans la vie courante.

Au travail, dans la vie privée, dans le quotidien, dans les magasins, partout.

Insidieusement elle s'est faufilée cette expression à la con, et elle est arrivée jusqu'à moi.

Je la connaissais pourtant, mais jamais je n'aurai cru qu'elle s'appliquerait à moi.

Dans la vie de tous les jours, quand on essaie un jean, une robe ou un manteau on fait la moue en disant "mouais c'est sympa, mais tu vois il est pas ouf non plus, il a pas le petit truc qui fait que"

Quand on choisit un canapé ou une cuisine, "mouais pas mal, mais y a pas le PTQFQ" (abréviation nécessaire et indispensable)

Quand on rencontre quelqu'un on dit des fois "ouais, il est gentil, il est mignon, mais tu comprends y a pas la petite étincelle (cousine du PTQFQ)

Bon.

Mes amis, l'heure est grave.

Je fais partie de ces gens qui n'ont pas le petit truc qui fait que.

Je l'ai réalisé tout à l'heure, quelque chose coince, un grain de sable de rien du tout, ce que Michel Berger avait inventé pour France Gall qui le chantait pour Ella Fitzgerald, "ce petit supplément d'âme".

Bein si, c'est ça que ça veut dire parce que sinon, ce serait quoi la suite?

"ce petit truc qui fait que" .....tu pourrais être la fille qu'il me faut
"ce petit truc qui fait que"......tu pourrais remplir le frigo
"ce petit truc qui fait que"......ça sent meilleur depuis que t'as changé de litière
"ce petit truc qui fait que"......depuis que tu as fermé le frigo, on respire.

Non, soyons sérieux, la suite, c'est "t'as pas ce petit truc qui ferait qu'à mes yeux tu es extraordinaire, digne d'être aimée, importante, indispensable, géniale, incroyable, sexy, folle, belle, intelligente, fatale et que sais je encore"

C'est comme ça c'est tout.

Pas de quoi en faire un fromage.

Mais c'est évident qu'il manque quelque chose, ou bien qu'il y a quelque chose de trop.

Enfin, y a un truc qui coince.

Parce que sinon, donnez moi une raison plausible, acceptable, logique et imparable, qui expliquerait que cet enfoiré d'homme de ma vie ne s'est pas encore pointé?que je tourne les pages des calendriers, seule, à me réjouir du bonheur des autres, et à le vivre par procuration, faute de trouver le mien.

Je n'ai pas la réponse, et vous non plus.

Les exigences c'est des conneries pour faire vendre, il n'est pas question de se "contenter" de quelqu'un qu'on aimera par peur d'être seul, il n'est pas question de remplir un vide par "convention".

Il est ici question de part de bonheur comme les traders parlent de part de marchés.

Quelque chose qui fait battre le coeur et frémir l'oeil, quelque chose qui nous maintient la tête hors de l'eau, quelque chose, que même ceux qui l'ont et le gâchent méritent de toute évidence plus que nous.

Que moi.

Alors, non, c'est pas un soir de déprime c'est un constat.

Peut être que ma destinée telle que je l'ai acceptée est d'accomplir de grandes choses, et que pour cela j'ai passé un pacte comme la petite sirène, qui accepta de devenir une humaine mais de perdre sa voix.

Je ne pense pas avoir été assez conne pour rater ma chance de foutre un pain dans les dents de celui qui m'a extorqué une signature avant ma naissance.

Je refuse de croire que l'amour ne m'attend pas quelque part, même fugace, même éphémère, chaque pot a son couvercle bon sang (la version initiale était moins fleurie)

Ne pas m'y attendre, être surprise, ça aussi ça n'est qu'un ramassis de conneries qu'on distille au vent, quand on est vieille fille et qu'on pense que ça ne viendra jamais, qu'on arrive à confondre les lumières d'une étoile et d'un réverbère (merci Francis)

Qu'est ce qui me manque pour mériter autant que toutes ces filles qui convolent en justes noces?

Je n'en sais rien.

Parfois je me dis que je suis tout simplement du mauvais côté du Globe et que pour faire chier, les astres m'ont placée aux antipodes du prince charmant.

Et qu'il faudrait peut être que je bouge?

Peut être est il sous mon nez, en train de faire des gestes si désespérés que je ne le vois pas.

Peut être que c'est un chat, et qu'à sa mort il se réincarnera.

J'en sais rien, mais je sais une chose, j'y crois à mort, et on peut me dire ce qu'on veut sur ce qu'on veut.

Un jour ou l'autre, je l'aurai.

Et ce jour là quelqu'un dira "elle a tout ce que je veux, elle m'a moi. Et ça, c'est le p'ti truc qui fait que."

;)


30 mai 2012

Intox

Quand je reçois ce Monsieur dans mon bureau tout à l'heure, sans à priori, je me dis "en avance au rendez vous, tiens donc" il a l'air plutôt normal, à peu près sain d'esprit.

Il m'explique sa situation, et en fin fin fin de rendez vous, il me dit "mais en fait, vous savez jsuis pas bien dans ma tête hein, jsuis schizophrène c'est mon spycat' qui m'l'a dit"

Ok. 

Restons calmes.

Il n'est pas dangereux, "mais ça va là, ces temps ci?" oui qu'il me dit, je prends mon traitement, mais bon, la liste des médicaments me fait penser que j'ai du bol.

Et c'est bien là que se situe la loterie gagnante de la vie.

On ne sait jamais sur qui on va tomber, outre Forest Gump, force est de constater que c'est énorme de tomber sur des gens comme ça....

Mais est ce seulement vrai?

Ou bien nos interlocuteurs bluffent-ils?

Vous savez, comme ces infos qu'on voit parsemer nos fonds d'écrans d'ordinateur bleu et blanc, ces vidéos redoublant d'efforts pour être les plus scabreuses, les plus repoussantes et sensationnelles possibles, ces articles qui ne nous racontent que des trucs improbables.

Est ce de l'info ou de l'intox?

Rien ne nous oblige à croire ce que les gens nous disent, et rien ne nous oblige à prendre pour argent comptant tout ce que nous lisons.

J'irai même plus loin en disant que tout est sujet à interprétation, sinon personne n'interpréterait comme il le souhaite, une situation, un texte ou un évènement donné.

Donc, schizo ou pas? Vrai dingue ou affabulateur?Nympho ou rêveuse? Mytho ou dangereuse?

On ne sait jamais.

Et du coup on est jamais trop prudent, on ne sait pas vraiment à quoi s'en tenir quand on rencontre quelqu'un qui nous est envoyé par Pierre, Paul, Jacques (d'ailleurs qui SONT CES GENS?)

Bref, je m'égare.

Et en ouvrant ma page Tête de Livre, bleue et blanche, au sortir de ce rendez vous, j'ai vu des trucs de fou, les gens parlaient par messages codés, postaient des vidéos atroces, de corps calcinés dans la forêt ou de cannibales, et je me suis dit, "mais cela est il vrai sans déconner?Toute cette partie de la journée est elle réelle?"

Bon, en réalité pour certains hurluberlus, ils sont bien réels, et c'est une, comment dire poliment, difficulté.

Chacun a ses propres opinions, mais dans certains cas, on se demande si l'individu a une opinion, ou s'il fait des collages des opinions des autres, sans vraiment chercher les mots qu'il lit dans le dico.

Je reçois des mails aussi, de personnes bienveillantes qui mettent des majuscules à tous les mots Empire, Monde, Ordre Nouveau, bref, qui m'alertent sans arrêt sur le danger imminent qui guette l'espèce humaine......et ma question est POURQUOI? Pourquoi m'écrire ce genre de conneries à moi? Pourquoi cette personne m'envoie t elle ça à moi, et surtout comment cet interlocuteur que j'ai laissé sain d'esprit (en apparence) il y a quelques temps, s'est il transformé en ambassadeur de secte aseptisé?

Bon, au début ça me faisait rire.

Là, j'ai bloqué l'expéditeur, parce que j'ai lu (erreur fatale) le dernier mail. 

Il m'a fait flipper c't'andouille.

Deux secondes de trop.

Après je suis redescendue sur terre, quand le propos traitait de la réapparition des dinosaures.

Mais la question est simple: POURQUOI?

Pourquoi nous abreuver de ce genre d'infos pour ensuite démentir ou pire, nous faire chier pour qu'on y croie?

Ai je un jour réclamé des fausses infos à des gens dans mon sommeil?

Bref, trop d'info tue l'info, trop de fausses infos, provoquent des intox.

Et il serait bien temps pour ces corbeaux d'aller faire une petite cure.

(Jeu de mots quand tu nous tiens)

Bon courage mes ptis chats, et n'oubliez pas que l'information n'a d'importance que celle que vous lui donnez.

Keep cool.

#Love#you


29 mai 2012

Tomorrow.....

On a beau dire, le lendemain de quelque chose, ce n'est jamais anodin.

On dit toujours "il ne faut jamais remettre au lendemain", "demain est un autre jour", oui certes, mais l'angoisse du dimanche soir vient bien de quelque part.

Et ce quelque part, c'est l'angoisse du lendemain.

Comme quand on passe un bon moment, une superbe journée entre amis, un aprés midi ensoleillé à buller dans le jardin, en se disant que demain c'est loin.

Puis passent les heures, et quand soudain on prend conscience que la récré est finie, on réalise qu'il faut déjà penser au lendemain.

La reprise du travail, le retour à la réalité, la descente du nuage, ce n'est pas trés agréable.

Et il en va de même pour les longues périodes, les vacances, alors qu'on a tout oublié, qu'on a décroché, déconnecté, qu'on se sent bien , et soudain ce mal de ventre, qu'on connait bien et qui s'appelle l'angoisse, comme quand on était petits et que la fin des colos arrivait.

Le lendemain, c'est aussi, ce jour meilleur qu'on nous promet après une dure journée, une de celles qu'on déteste, on se dit toujours, allez, "ça ira mieux demain" comme si la nuit allait suffire à apaiser notre souffrance, notre stress, notre angoisse.

Comme si demain, tout ira mieux, comme si demain on allait oublier tout ce qui vient de se passer.

Demain c'est le futur immédiat.

Celui dans lequel on n'a pas le temps de se projeter, celui qui arrive sans répit, même si on tente de garder la journée le plus longtemps possible, de faire durer la soirée, pour ne pas que le bonheur s'achève ou que le pire arrive.

Et ceux qui n'y pensent pas?

Insouciants diront certains?

Comment peut on ne pas penser au lendemain comme la cigale qui a chanté tout l'été et qui se fait taper la loose par sa copine (enfin copine entendons nous bien) la fourmi psychorigide?

Non, d'évidence, ne pas penser au lendemain est une hérésie passé un certain âge, et on peut tout tenter pour en dissuader les sceptiques, le lendemain, nul ne peut y échapper.

Même si on meurt.

Nous, on s'en fout, on n'est plus là, mais pour les survivants, il y a bien un lendemain!

Bref, cette histoire de jour d'après m'a prise hier soir, alors que j'avais passé un week end bien sympa, à la cool, au soleil, et soudain vers 20 heures, cette boule au ventre.....

Et puis toutes ces soirées gâchées à anticiper de sorte qu'on en rate le meilleur de notre journée présente.

On est incapable de s'en tenir au moment présent, sans que notre corps nous rappelle telle une horloge sans cesse, qu'il y a une échéance, que le temps nous est compté, qu'on ne sera pas heureux à durée indéterminée.

C'est agaçant.

Et le dimanche soir, cette soirée insupportable quand on est écolier, adolescent, adulte célibataire.

A moins d'une grande bande de potes prêts à manger tous les dimanches soirs au mac do, ou à la baraque à frites de chez jojo, ou de s'inscrire sur des sites pour rencontrer d'autres déprimés du dimanche soir pour des soirées pasta sans fin, on en revient à se mater des dvd ou des films à la con en mangeant des céréales sur le canapé.

Et avec cette boule au ventre qui nous empêche de toutes façons d'avaler autre chose, et avec cette boule au ventre qui parfois nous fait chialer pour rien.

Les semaines de quatre jours en série que nous venons de vivre en mai (joli mois de mai de mon coeur que j'aime) ne nous ont pas poussé à l'élan de courage professionnel.

C'est le moins qu'on puisse dire.

Notre corps s'étant habitué à dormir deux matins de plus n'est donc plus tolérant réveil matin du mardi.

Et les beaux jours, le soleil, la joie, la piscine, le jardin public, tout ça tout ça ne nous donne absolument pas envie d'être à demain, à moins que demain ne soit synonyme de récup', rtt ou autre mot tropical et si exotique genre "vacances".

Autant dire que la motivation est GRANDEMENT au rendez vous.

Mais bon.

Comme on dit hein, demain est un autre jour.

27 mai 2012

Fashion(ou pas)

Un sujet qui fâche depuis sans doute la nuit des temps entre hommes et femmes, et qui revêt pourtant une importance non négligeable au quotidien, le style vestimentaire de notre amoureux.

Certains pourraient y voir un sujet futile, ou peut être ne pas se sentir concernés, et ils auraient bien tort.

Nous accordons beaucoup d'importance au "style" de notre amoureux/amoureuse.

J'ai observé mes congénères depuis un certain temps et ai trés souvent entendu des femmes dire à leurs amies, "excusez le, il n'avait plus rien à se mettre" quand l'homme de leur vie dénotait trés clairement dans l'assemblée.

Nous prêtons attention à ce genre de choses quand nous sommes concernés.

Je ne scrute pas la tenue vestimentaire de mes amis, à moins qu'ils soient sublimes ou que leur braguette/bouton/culotte ne pose un problème.

En règle générale, j'ai tendance à observer le look des gens dans la rue, parfois (souvent) je me moque, mais c'est gentillet, je suis capable de m'autocritiquer aussi.

Toutefois, l'autre jour, en plein aprés midi, je sortais d'un magasin dans une zone commerciale, certes à Sin le Noble, bon, circonstances atténuantes que je vous concède, et là, dans la chaleur de cette journée de printemps, dehors, assis sur un muret.....vision d'apocalypse.

Je pèse mes mots.

Un homme attendait sans doute sa compagne, assis sur ce muret, prés de lui une poussette vide.

Son style mes aieux, quel style?

Un tee-shirt noir à manches courtes avec une inscription en ENORMES lettres blanches en diagonale vantant les mérites de l'eau minérale russe, s'étendait sur son large torse, une coiffure improbable, que je n'avais pas revu depuis 1990, et mâchant du chewing gum.

Je n'ai rien vu de plus que ça, c'est à dire que je n'ai pas prêté attention à ses chaussures ou à son pantalon.

Et je me suis demandé si sa femme, en voyant cela, n'allait pas préférer sortir par la sortie de secours du magasin avec un des vigiles du magasin, grand et à la peau chocolatée, en costard cravate ajustée, faisant ressortir les pectoraux et flairant bon le parfum à trois chiffres.

Soudain, Cristina Cordula a pris possession de mon corps.(dans ma tête rassurez vous)

"Ah mais attends là mon chéri, mais c'est la ca-ta-strophe, c'est quoi ce styyyyyyle? Tou né peux plou mettre ça en 2012, tou veux la garder ta chérie?aloreeeeeeeeee fais un efforeeeeeee"

Bref, j'ai passé en revue toutes les tenues que j'ai détesté chez ceux à qui j'avais pu, par égarement, tenir le bras, ou la main.

Des tee-shirts bariolés incroyables, aux chemises colorées dont la couleur n'existe plus depuis 20 ans, des baskets innommables,les manteaux, les vestes, les jeans, mal assorties, les cravates invendables et pourtant et le nombre de fois où j'ai eu.....honte.

Pour eux, parce qu'ils se croyaient beaux, et pour moi, de n'avoir pas le courage de leur dire, que c'était juste pas possible.

Mais ça marche -OH MON DIEU OUI- aussi trés souvent pour les femmes aussi.

Le nombre de festivalières de Cannes qui s'échappent dans les supermarchés les aprés midi, le nombre incalculable de chanteuses de clip de R'N'B qui vont faire leurs courses en talons aiguilles, et qui sans doute, passent trois heures à se préparer dans leur salle de bains pour aller....à la poste....

Cette notion du beau, comment dire, relative.

Cette façon d'assortir, de manière, trés distinguée (n'est il pas) des "fringues" qui ne vont, et n'iront jamais bien ensemble, et surtout, cette cohérence, cette capacité à trouver la tenue adéquate, "casual", selon l'occasion, ça me rend souvent stupéfaite.

Non, je ne déconne pas, je cherche vraiment, à quel moment, cette personne, homme ou femme d'ailleurs, s'est regardée dans le miroir en se disant "nickel".

Je n'ai pas trouvé.

Alors évidemment, je me vois aussi dans le miroir, sachant que je n'ai pas de miroir sur pied et que bien souvent je ne me vois en entier QUE dans l'ascenseur, où la lumière est avantageuse, comme chacun sait, et m'oblige à rentrer à nouveau chez moi, à la bourre, pour me changer. 

(Mystère n°1 résolu)

Mais j'ai une sorte d'auto contrôle.

En m'habillant je m'imagine "en situation".

Et je me vois, me tordre la cheville sur les pavés avec des talons de 12, juste pour aller au palais, trouvant néanmoins ridicule de prendre la voiture juste pour mettre CES chaussures, qui sont complètement en phase avec ma tenue. 

FBI, fausse bonne idée.

Je m'imagine aussi, dans le cadre de mon travail réputé "sérieux", me baisser pour ramasser un papier au Palais de Justice, alors que toute la profession pourrait se délecter d'un panorama, assez réaliste de mon anatomie.

Bref, quand je réfléchis à ma tenue, sous la douche, je réfléchis aussi à la faisabilité de la manœuvre.

Il est vrai, qu'après avoir longtemps hésité, j'ai porté mes bottes de caoutchouc aigle bleu marine avec un tutu pour aller bosser, et que j'en ai tiré une certaine fierté.

Après tout, vu que j'évolue dans un monde de requins, de méduses et autres petits poissons trés affectueux, autant être en sécurité.

Mais je le fais également en soirée, en ville, et en toute autre occasion.

Marcher dans la rue avec une allure altière, certes, c'est classe, mais se casser la margoulette, juste pour le plaisir (oh combien estimable) de se bousiller les pieds sur des plates formes, non, sans façon.

Sachant que je tombe déjà avec des ballerines, autant limiter les conneries.

Je me souviendrai toujours cette fois, où je traversais la rue à Douai, centre ville en pavés également décidément, et où un homme m'a regardé en passant sa langue sur ses lèvres.

Cette vision délicieuse m'a dégoûtée (allez savoir pourquoi) et j'ai donc voulu à la fois presser le pas et lui lancer mon fameux regard n°4 (le regard de tueuse).

Problème: mon talon s'est coincé dans un de ces foutus pavés de ***** et j'ai eu l'air super bête, en voulant faire une sortie théâtrale de fille inaccessible.

Et j'y pense trés souvent, ce moment de solitude ayant eu lieu en 1998.

Trés souvent, je repense à la fameuse série de vannes pourries "ta mère" inventées par Arthur, dans les années 90, "ta mère est tellement grosse que quand elle porte des talons elle trouve du pétrole".

Je dois le confesser, c'est certes débile, mais je ne peux pas m'empêcher d'y penser si mes talons sont trop hauts ou trop pointus.

On a tous des traumatismes enfouis hein.

Bref, tout ça pour dire que même si j'ai toujours cherché à avoir un style, à m'apprêter, afin de soigner mon apparence, force est de constater que:

1. La mode des années 80/90/2000 ne m'a pas aidée. Les fuseaux, les épaulettes, et autres jupes culottes, comment dire, essayer de me les vendre maintenant c'est juste une grosse erreur

2. En revoyant certaines photos, je réalise à quel point ça a du être dur, parfois, à de trés rares occasions, une en fait, d'être à mes côtés dans la rue.

Mais ce n'est pas simple d'être beau -TOUT LE TEMPS- aux yeux du monde, de l'être aimé, et de soi même en même temps.

Parfois, je le disais, on se trouve beau/belle, alors qu'en fait, notre vue nous fait défaut à ce moment précis dans notre salle de bains.

On cherche longtemps un style, on copie parfois, et je l'ai longtemps fait, les looks qu'on voit dans les magazines, dans les films, dans les séries télévisées, quand on a un coup de coeur et qu'on court dans notre armoire pour trouver des vêtements similaires ou approchants.

Non ce n'est pas simple.

Et parfois, on fait de gros efforts, durant des heures, pour plaire à l'être aimé, et il déteste ce que l'on porte, alors même qu'on avait choisi la tenue, la cravate ou le costume avec soin.

Il en va bien sûr de même pour la coiffure, le maquillage, l'allure générale.

C'est pour ça que les programmes de relooking sont si prisés, et c'est aussi pour ça, qu'il est devenu aujourd'hui indispensable de se plaire, de s'accepter, tel que l'on est, de se mettre en valeur.

A croire que dans les années 90, avec les épaulettes et les vestes à paillettes, et alors qu'on avait clairement l'air ridicule, on n'avait pas peur de se montrer, et d'assumer nos choix vestimentaires pourtant douteux.

On peut toutefois, avouer qu'on est gêné aujourd'hui, quand à un rendez vous, l'élu de notre coeur est fagoté comme on ne sait quoi, et que ce n'est pas du tout ce que nous avions imaginé.

Et on en revient à l'éternel problème.

Imagination is an illusion.

J'ai quand même rarement entendu quelqu'un dire "elle est arrivée comme je l'avais imaginée, aussi belle que dans mes rêves", à part dans les chansons à l'eau de rose des rockers des années susmentionnées.

Les années 70, au moins on était francs "elle n'est pas vraiment belle, elle est faite pour moi" bon, là au moins, c'est honnête.

Le truc c'est de ne pas chercher à en faire trop je crois, c'est là que le bât blesse.

Arborer une tenue en lamé doré pour un café en terrasse, ce n'est pas forcément nécessaire.

Dans un monde toujours plus faux, toujours plus surfait, être soi même devient une force, et l'authenticité est son alliée.

Simplicité ne veut pas dire qu'on doit oublier de se laver, on peut s'habiller simplement d'un petit rien tout en étant propre, et soigné.

Mais voilà, j'en suis convaincue, faire forte impression le premier jour, c'est signe que soit les jours suivants vont être compliqués parce que tenir la distance en lamé c'est dur, soit qu'on ment sur la marchandise et qu'on va finir par (se) perdre et se décevoir.

Je n'ai pas choisi ma tenue pour mon prochain rendez vous.

J'attends d'avoir une date pour me creuser la tête sous la douche.

Et dans 10 ans, on en rira. Ou pas.

Je vous embrasse mes ptis chats.










26 mai 2012

Corsa col Sole.

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Around Words (Autour des mots)

La devanture est attirante.

On ne peut pas ignorer cette boutique, qui porte le nom cher à mon coeur de "librairie".

La porte ouverte donne envie d'entrer dans ce lieu où on se croirait Ali Baba découvrant la caverne, si on est féru de littérature, de beaux livres et aussi d'autres curiosités.

Parce que c'est l'intitulé prometteur de leur carte de visite.

La librairie "Autour des Mots", où hier j'ai rencontré Jésus. (pour savoir de qui je parle, deux solutions, lisez le blog, ou alors, lisez le blog)

Je l'avais déjà vue cette librairie, j'étais même déjà rentrée dedans une fois je crois, mais la datation de cette première entrée est à dater au carbone je crois, enfin, peu de temps après son implantation à Roubaix.

Roubaix hier soir, joyeuse, feutrée, ensoleillée, qui accueillait un auteur dans cette jolie librairie qui donne rapidement envie de tout posséder, mais j'ai bien l'impression que c'est une pulsion qui me prend surtout dans ce genre d'endroits....bref.

Autour du canapé, tous ces livres donnent envie de se lover contre les coussins et de lire à en perdre la raison, de l'ouverture à la fermeture.

Les propriétaires sont adorables, accueillants, et du coup, ça ne facilite pas la tâche de celui qui est pressé et qui ne fait que passer.

Une petite pépite prés de la gare, ce qui n'est sans doute pas un emplacement choisi à la légère, c'est bien connu la lecture incite au voyage. (si si, au voyage dans l'imaginaire, suivez un peu!)

Résultat, j'ai rencontré Jésus certes, j'ai acheté le recueil de ses aventures (23-5 c.civ Kyklos éditions)
(non, vous n'avez pas suivi, il ne s'agit pas de la Bible) mais j'ai aussi adopté deux jolies cartes postales venues orner le miroir de ma salle de bains.

Bref, un endroit à découvrir et si je vous raconte tout ce qu'il y a dedans, je pourrai éditer un livre, alors je vais garder un peu de suspens.....

Nul doute qu'il s'agit d'un endroit où j'aimerai m'installer pour une séance de dédicace.....

Mention spéciale à l'affiche du film "Jour de Fête" de Jacques Tati juste au- dessus de la caisse.....je crois bien que c'est un trésor de plus!

Alors retenez bien son nom!

Je vous embrasse les joyeux, et n'oubliez pas, un livre est un ami qui ne vous trahit jamais.

Rendez vous bientôt ici ou là bas, mais assurément, autour des mots.




Open your eyes....

Arriver dans le monde, ça doit quand même être une aventure extraordinaire, qu'on ne vit de toute évidence qu'une seule fois, sans en être conscient.

Neuf mois passés dans une poche, au chaud, trimbalé c'est certain mais quand même protégé dans un corps que l'on aime parce que c'est celui de celle qui nous donnera la vie.

On se forme petit à petit, on doit sans doute dormir, bouger, et puis attendre de sortir.

Mais pour aller où?

Evidemment à ce stade là de la compétition, on ne sait pas où l'on va, on n'a absolument pas conscience, de faire le saut immense de la vie, puisqu'on est un nourrisson.

On ne sait pas, de là où on est, que le monde autour de notre poche s'agite, que les gens sont fous de joie, d'impatience, et d'émotion, à l'idée que nous arrivions, ils nous aiment déjà, alors qu'ils ne nous ont jamais vu, ils sont heureux de notre arrivée, alors qu'ils ne savent pas ce que nous serons, des bonnes personnes, des gens bien, ils sont juste autour de notre poche et attendent.

Et des fois, attendre l'arrivée d'un enfant, c'est long.

Un jour, on leur racontera quand ils seront plus grands, le temps qu'on a mis à les concevoir, parce qu'on les voulait de toutes nos forces, ces petits êtres intrépides qui bougent tous les organes de la maman, et tout ce qu'ils trouvent sous la main.

Un jour, on leur dira, qu'on les aimait avant même de les voir, qu'on a eu trés peur de ne jamais pouvoir les rencontrer, qu'on a beaucoup pleuré, vu des médecins, fait des tests, du torchon, de l'horloge, du pendule, pour savoir s'ils seraient des ptites meufs ou des ptis gars, et puis, l'émotion qui a été la notre quand on a vu leur petit coeur battre à l'échographie.

Un jour aussi, peut être, on leur dira qu'on a eu peur, de ne plus les sentir à l'intérieur de nous, de ne plus avoir de signe de leur part, de ne pas avoir su les protéger alors qu'ils étaient si petits, et notre soulagement quand finalement tout est rentré dans l'ordre....

On leur racontera, qu'on était tellement impatients et qu'on tournait tellement en rond en les attendant, qu'on a préparé la chambre, acheté tout ce qu'il fallait pour les accueillir, qu'on a bossé jusqu'à la dernière minute, pour éviter de tourner et retourner en rond, parce que franchement les derniers jours c'est long.

Je suis bien placée pour en parler de l'attente.

Je n'ai pas encore d'enfants et cette attente là est déjà trés trés longue.

Mais l'attente des naissances autour de moi est un bon entraînement.

Il y a quelques mois, vous avez pu vivre ici, l'attente de la naissance du petit Lucas, le petit garçon de ma cousine Graziella, depuis d'autres petits babies ont fait le grand saut dans le monde, Lucie, Basile Malcom,Elsa, Léo, Arthur, Francesca....

Et en ce moment, j'en attends un qui devrait arriver d'une minute à l'autre de l'écriture de ce billet.

Je trépigne d'impatience, et nul doute que je ne dois pas être la seule!

Mais c'est long....!!

Et mon amie Marion de me dire "il doit se demander ce qu'il attend une fois sorti"

Comme je le comprends!

D'abord, il fera la rencontre de ses parents, et il aura de quoi être rassuré, de sa grande soeur de ses grands parents, de son tonton, de ses tatas (dont moi).

Tous ces gens qui l'aiment alors qu'ils ne le connaissent pas.

Puis, de la lumière du jour, de la lumière de l'amour, de l'air sur sa peau, de la chaleur des bras de sa mère, de la force rassurante de ceux de son père, des caresses hésitantes de peur de lui faire mal de sa grande petite soeur.

Puis, des bruits, des oiseaux sur la branche, des portes qui se ferment, des pas, des voix.

Mais lorsqu'il ouvrira les yeux....et qu'il verra, pour de vrai, tout ce qui l'entoure, quel émerveillement.

Savoir que tout cela existe, savoir que tout cela est bien réel, que ces bruits sourds qu'on entendait de loin pendant les neufs mois qu'aura duré notre balnéo, sont des bruits de la vie.

C'est un moment précieux, celui où on ouvre les yeux pour la première fois, mais on ne s'en souvient pas.

Les autres s'en souviennent, mais ils se souviennent de leur propre émotion quand nous les ouvrons, pas ce que nous ressentons nous.

C'est un moment unique, merveilleux, effrayant, mais en même temps, quel voyage dans le temps.....

La construction d'un être, son évolution, au fil du temps, pour finalement arriver à ouvrir les yeux et à émerger enfin, dans un monde différent de ce qu'on a toujours connu, qu'on voit enfin, tel qu'il est.

Non, je sais, vous n'aviez sans doute jamais vu la grossesse et la naissance sous cet angle, mais quand on passe son temps à décortiquer le moindre battement de cil, on en arrive à la conclusion suivante.....

Quand on ouvre les yeux pour la première fois, on réalise sans en être vraiment conscient, qu'on est un être nouveau et que notre chemin est à écrire.

Et quand au cours de notre vie, un jour, un évènement nous permet d'ouvrir les yeux, d'enlever les filtres qui obstruent notre vision, on voit clairement qu'on a déjà parcouru du chemin, mais que devant nous, il reste encore une immensité de choses à découvrir et à vivre....

On ne sait pas ce qui nous attend, on ne sait pas de quoi demain sera fait, on sait juste qu'on ira au devant de ce destin qu'un jour deux êtres ont décidé de construire pour nous et de nous offrir.

Il n'y a pas de plus beau cadeau que la vie.

Et pendant que j'attends les yeux rivés sur mon portable à l'affût du moindre mouvement, je me rends compte de la générosité de ces amis qui sont les miens, en offrant la vie, et la possibilité d'ouvrir les yeux à ce petit bout d'chou.

J'attends.

Mais ce que j'attends me remplit de joie, et je profite de chaque moment d'attente pour l'imaginer, même s'il ne sera pas comme je le crois.

Je n'attends pas que lui.

J'attends aussi celui de mes meilleurs amis, qui vont nous concocter un petit chef d'oeuvre tant il met de temps à arriver, c'est pour qu'il soit en or.:)

Comme le petit coeur de beurre de ces gens qui aiment tellement être vivants, qu'ils ne résistent pas au bonheur d'être un petit coeur de plus.

Je vous embrasse fort.......


25 mai 2012

Jeux Interdits

Je ne vais évidemment pas vous parler du film de René Clément de 1952 qui a révélé la petite Brigitte Fossey, ni du légendaire morceau du même nom, magistralement interprété à la guitare par des milliers de guitaristes en herbe du monde entier.

Non, vous me connaissez maintenant un petit peu (pour certains même beaucoup, enfin bref) vous vous doutez que le titre est à interpréter à double sens, et que forcément, je ne parle ni ciné ni guitare ce matin.

Non, je parle plutôt de ces choses qu'on fait pour avoir une dose d'adrénaline très forte, une décharge d'excitation, de nombreux auteurs, compositeurs et romanciers se sont penchés sur la question, surtout de savoir pourquoi certains font des choses folles, alors qu'ils ont tout pour être heureux.

Je me pose également cette question.

A la lumière de mon expérience perso, et de ce que je constate autour de moi, force est de constater que les gens s'ennuient.

Quand tout va bien, les gens s'ennuient.

Alors, ils ont besoin de piment. De beaucoup de piment.

Par exemple sur une pizza, une margherita, base tomate, mozzarella, origan, c'est ma pizza préférée, bon, prenons cette pizza toute simple mais pourtant délicieuse, cuite au four à bois, un plaisir sans nom.

Un simple filet d'huile d'olive et le bonheur est complet.

Pourquoi y ajouter de l'huile piquante? Juste pour titiller mon palais?Mais sentirai je encore le goût inimitable de la pizza que j'adore?

J'aime bien ajouter du poivre, manger épicé, oui je le confesse.

Mais à force de rajouter du piment, on finit par fausser le goût de l'aliment original, est il alors utile de risquer de perdre le meilleur, parce qu'on a voulu à tout prix, à coup de jeux et de tirages de corde, le rendre plus piquant?

Je ne le pense pas trés sincèrement, et bien entendu, on peut transposer l'exemple de la pizza aux relations amoureuses, amicales, familiales.

A force de bâtir des "systèmes" d'existence, basés sur les piques et les" titillements", ce mode de fonctionnement ne finit il pas par essouffler l'origine de la relation?

On peut tout perdre à jouer avec le feu, et on le sait, c'est ça le truc qui me fait me questionner.

Les gens qui jouent à des jeux malsains, savent trés bien quels sont les enjeux!

Ils savent qu'ils ont tout à perdre, ils savent que parfois le jeu n'en vaut pas la chandelle, pire, ils s'auto proclament princes de vertu, alors même qu'ils sont les premiers à donner des coups de canif dans le contrat "moral" qu'ils passent avec la personne qu'ils aiment.

C'est trés étonnant.

Ce comportement humain est particulièrement étonnant, c'est le mot.

Les femmes, les hommes, heureux, qui ont tout pour l'être, qui le sont d'ailleurs parfois, mais pris dans le tourbillon de leur vie quotidienne, finissent par zapper le bonheur.

Ils oublient que c'est une chance, ils sont inconscients d'être des privilégiés, parce que le bonheur d'être aimé est incroyable, parce que celui d'être capable d'aimer est incommensurable, parce qu'on ne se rend compte, sans doute à force de l'entendre, qu'on est heureux, que lorsqu'on ne l'est plus.

Ou sur le point de tout perdre.

Et c'est ça qui a poussé la rédaction de ce billet.

Doit on jouer, en pensant qu'il ne s'agit QUE d'un jeu, interdit certes, mais plaisant et sans conséquence, puisque-croit-on- on en fixe soi même les règles?

Peut-on être inconscient au point de jouer une fois, sans se faire prendre, deux fois, trois, quatre, six, dix fois, en continuant à s'auto persuader que ce n'est pas grave, que l'on peut parfaitement arrêter à tout instant?

Comme le ferait un voleur?qui croit que pas vu pas pris?un toxicomane, qui pense pouvoir maîtriser son addiction?

On se ment.

On se ment tout le temps, parce qu'au jeu de l'amour, on connaît parfaitement les risques, on refuse d'admettre qu'on risque de s'attacher, de tomber amoureux de ce qui n'est qu'un jeu, et de briser ce qui était jusqu'au début de la partie, le ciment de notre existence.

Je dis qu'il s'agit d'ennui.

Qu'à être trop heureux on se lasse, et qu'il nous faut toujours des petits moments de souffle coupé, de guili dans le ventre, d'excitation, la même qu'on avait il y a trés longtemps avec celui qui partage notre salle de bain et notre compte joint.

Mais on a tendance à l'oublier, quand on retrouve nos 15 ans, nos couettes et notre air béat, notre pti coeur qui s'emballe et nos niaiseries.

On oublie.

Mais quand tout s'effondre, on se souvient! 

La mémoire qui nous faisait défaut quelques heures précédant la découverte du pot aux roses, nous revient en pleine figure et appuie sur la touche play du magnéto de notre vie.

Aucune liste n'avait été dressée, des pour et des contre entre les 5 minutes de plaisir d'ado et la vie qu'on construit jour aprés jour quand on a enfilé notre combi de joueur interdit.

Tout ça pour ça? Le jeu en valait il vraiment la chandelle?

On ne peut pas vraiment le savoir quand l'heure est à la reconstruction.

Au final, il aurait peut être mieux valu qu'on essaie de commencer la guitare....


23 mai 2012

9000

C'est le nombre de visites sur le blog....là c'est sûr, yadlajoie!

J'ai peine à y croire et pourtant c'est bien vrai.....!!!!

Dans 1000 visites, nous allons pouvoir passer à la vitesse supérieure et mes yeux sont embués alors que j'écris ces mots.

Je n'arrive pas à en croire mes yeux et pourtant c'est bien vrai.....

Alors merci. 

Merci Mille fois, à vous tous, amis, copains, famille, français, américains, italiens, allemands, russes, et tous ceux que je n'arriverai pas à citer.

Le chemin est encore long, mais ce qui est sûr, c'est qu'avec votre soutien je réalise que tout est possible.

Merci à ma Lisette, d'avoir eu cette idée extraordinaire il y a 2 ans.....

Je vous embrasse et vous aime.

Merci!


Telling Stories

Un des aspects les plus drôles de mon métier actuel, est le rendez vous client.

Les gens sont incroyables, dotés d'une capacité narrative hors du commun, capables de vous raconter à grands renforts de silences, en y mettant le ton, en faisant des gestes et en vous racontant tous les détails dont on se fout, parce que pour eux, ils sont importants, mais passant sous silence des informations capitales, alors que pour eux ce ne sont que des détails.

Les rendez vous durent des heures, ils expliquent en long en large et en travers, toute leur vie, toute leur histoire, depuis le début.

Il n'est pas rare, quand on les rencontre pour la première fois, qu'ils demandent "par où je commence" et nous répondons comme des buses "depuis le début"......quand 15 minutes plus tard (et croyez moi, 15 minutes c'est long) nous sentons la situation nous échapper et murmurons "venons en au fait" et que la personne nous dit "j'y arrive mais si je ne vous dis pas tout vous ne comprendrez pas", là, on sait intérieurement que c'est parti pour 30 minutes de diarrhée verbale.

Mais c'est tellement bon de les écouter nous expliquer tous les détails comme des acteurs, comme s'ils avaient appris un texte, tellement plein de sincérité, même quand ils mentent avec une conviction inouïe.

J'adore deux choses en particulier, être dans mon bureau pendant que mes collègues reçoivent des rendez vous, et entendre sans vraiment écouter le débit saccadé de leurs clients , surtout quand ils sont deux, et qu'ils se complètent les uns les autres.

La seconde, c'est lire les procès verbaux de police où les gens relatent leur histoire, parce que tout commence souvent par là et c'est tellement énorme parfois qu'on se demande s'ils ont vraiment prononcé ces mots, ou si on est en train de rêver.

Et c'est la même dans la vie courante, les amis, la famille, les gens qu'on rencontrent, qui nous racontent des évènements, avec fougue, avec joie, avec tristesse, avec colère, c'est comme l'exercice du Spountz, avec Fernandel.

Ils sont au taquet, encore emportés par l'intensité de l'évènement, c'est un spectacle vivant.

Bon, je suis comme ça moi aussi, et encore plus depuis que je fais du théâtre, mais je me rends compte qu'on est tous doués pour raconter des histoires.

Pas des mensonges, pas nécessairement, mais la capacité narrative, ce côté "il était une fois", on l'a tous en nous, parfois consciemment et parfois ignoré.

Et que dire de ces moments géniaux dans les films (américains ou non d'ailleurs) où on voit un groupe de personnes et où l'un des personnages raconte la chute, et tout le monde se marre (ou pas d'ailleurs).

C'est un leit motiv trés souvent utilisé par les réalisateurs et les metteurs en scène, seul souci, on n'a jamais la rubrique "si vous avez raté le début de la blague de Gary à la 28ème minute, voici le texte entier" dans le synopsis du film.

Bref, je suis assez fière, de savoir que la plupart des gens y compris ceux que je rencontre dans les geôles du Palais de Justice, sont des comédiens nés, des narrateurs en herbe, capables de raconter des fables aussi bien construites que La Fontaine.

Ayant été moi même (et l'étant toujours puisque vous me lisez) une férue de littérature, (non non, je ne me prends pas pour une romancière, enfin, pas encore), je sais que souvent, on en rajoute un peu pour faire vendre.

Mais eux, n'ont rien à vendre, c'est bien construit, c'est crédible, même quand en ouvrant le dossier on sait qu'ils mentent comme des arracheurs de dents, c'est leur vérité, et c'est tellement incroyable.

C'est pourquoi bien souvent, à l'audience on a l'impression de ne pas avoir lu le même dossier que les autres protagonistes.

La façon dont ils se tiennent pour raconter, les mots qu'ils emploient, le vocabulaire, le ton, les périphrases, les silences, tout y est.

Le Palais est un immense théâtre.

Et la vie? Un théâtre encore plus vaste, une salle de spectacle à ciel ouvert.

Et nous, on est des acteurs, des conteurs, des saltimbanques, des artistes en réalité.....

Tout dépend de ce que l'on y fait, si on veut garder la vedette, si on veut être dans la lumière, si on raconte suffisamment bien nos histoires pour qu'on y croit et qu'on réussisse à convaincre.....tous et toutes que nous sommes.

Le premier rôle, dans nos vies respectives, nous l'avons.

Il est temps de passer derrière la caméra.

22 mai 2012

Un choix

Vous avez sans doute déjà été confronté à un choix?

Ce choix qui s'impose à vous, cette décision que vous devez prendre, parce que vous êtes au pied du mur, cette question que vous vous posez entre deux solutions, cette liste que vous faites avec deux colonnes, les pour, les contre.

Et que choisissez vous?

La facilité?Ce qui fera le moins de vagues, ce qui sera le plus acceptable? Ce qui fera le moins possible de mal au moins de monde possible?

Épargnerez vous les autres? La famille, les amis, les collègues, l'entreprise?

Ou alors, choisirez vous la meilleure décision pour vous, celle qui s'impose, la nécessaire, l'obligatoire, l'indispensable?

C'est très difficile  de naviguer à contre courant, de ne pas décevoir, de faire le bon choix, celui qui va radicalement changer notre vie et en faire quelque chose de "vivable" voire "agréable".

Et pourtant tous les jours, des millions d'hommes et de femmes font des choix.

L'un ou l'autre mais en tous cas ils doivent choisir.

Et tout dépend, du degré de lâcheté et de facilité qui nous constitue.

Pourtant faire un choix, c'est un signe de liberté, d'indépendance......

Néanmoins, faire le choix de la soi disant facilité, celui qui nous coûte tant en état d'âme, et qui ne fera de mal à personne d'autre qu'à nous, mais qui sauvera les apparences, ne peut pas être considéré comme un non-choix.

C'est assurément une vraie décision que l'inertie, une vraie décision de ne rien décider.

Mais je n'arrive pas à savoir lequel est le meilleur, tout dépend d'où l'on se place.

J'aime la liberté, je ne porte ni bague, ni chaîne, parce que je ne veux pas me sentir liée.

Et pourtant, il n'est pas impossible que la balance penche pour la protection des gens que j'aime.

Assurément, faire un choix, ce n'est pas simple.

Pourtant.....

Et vous que feriez vous?

Je vous embrasse. 


I just wrote to say Thank You.....8909 visits here.....I love YOU!

Place des Grands Hommes (bis)

Oui, il y a déjà un article que j'ai titré comme ça sur le blog....dédié à mes chtis nétudiants de la fac de droit....

Mais je récidive.

J'en croise souvent, et là j'en ai vu quelques uns, l'un au Musée des Beaux Arts samedi soir, et un autre tout à l'heure chez EDS....

Plus tous les mails que je reçois, les demandes de stage qui s'accumulent, et tous ces gentils mots....qui me prédisent un grand avenir en tant qu'enseignante.....

Plus que le fait de leur enseigner le droit pénal ou la procédure pénale, ce sont leurs personnalités qui me manquent.

Leur façon à chacun, de raisonner et de comprendre, d'exprimer ce qu'ils ont retenu, les private joke que nous avions ensemble, je les ressens dans leurs messages.

Et je sais qu'ils me lisent souvent ici, qu'ils étaient là le 27 janvier dans la salle, au fond pour m'applaudir alors que la salle écoutait religieusement.

Alors je voulais qu'ils sachent que je pense toujours à eux, qu'ils m'ont beaucoup apporté, que leur avoir permis de comprendre un peu le droit pénal à la sauce campi, c'était un plaisir, même s'il fallait se lever à 6h30 le samedi matin.

Je voulais leur dire, qu'en dépit de ce qu'on leur dit, ce que je leur ai dit sur leur place dans cette université, leur place dans le monde, est toujours valable aujourd'hui.

Ils ont réussi leur année avec moi, parce qu'ils ont bossé, et qu'ils ont aimé le faire.

Ils ont cru en eux. Comme je crois toujours, qu'ils seront de bonnes personnes.

Pas de bons juristes ou de bons avocats, magistrats, policiers, notaires ou huissiers de justice.

Ce n'est pas cela que je leur souhaite non.

Ce que je leur souhaite c'est d'être de bonnes personnes. 

Sans ça, le reste ne compte pas, le reste n'est que "fioriture".

Je veux qu'ils sachent qu'ils ont raison de croire qu'ils réussiront, parce que s'ils y croient, ça marchera.

Même si ce n'est pas dans le droit.

Enseigner, c'est une chance immense. Encore plus que d'être sur les bancs de l'école.

Enseigner c'est apprendre, sur les autres et sur soi même, aux autres et au monde, à devenir, des bonnes personnes, cultivées, instruites, spirituelles, intelligentes.

Enseigner, c'est le plus beau métier du monde, parce qu'on enseigne tous les jours......et oui, de mon point de vue, enseigner, c'est simplement être humain, et vivre.

Je vous embrasse, mes ptis chats des bois.


21 mai 2012

Now


Essayez pour voir?

;-))

Qui est ce? (Un jeu MB)

Vous vous souvenez de ce jeu?

Où on devait faire deviner un personnage, en posant des questions sur son apparence physique, de quand on était petits.

En pleine conversation avec mon amie Marion, j'en suis arrivée à cette réflexion, puisque bien évidemment, je me pose tout un tas de questions, à l'heure où mes ami(e)s dans leur grande majorité en sont à leur premier enfant, leur premier compromis de vente, voire leur mariage.

Et moi....j'en suis à changer ma vie professionnelle, sans savoir par quel projet commencer.

Mais en tous cas, loin de moi ne serait ce que l'hypothèse d'une grossesse ou d'un essayage de robe de mariée.

Ce n'est pas l'envie qui manque non non.

L'envie est bien là, en fait y a déjà 50 % du boulot qui est fait, j'ai l'âge, l'envie et le temps.

Mais il me manque un détail.....l'homme.

Alors je dis l'homme parce que c'est eux qui m'intéressent, j'aurai bien sûr pu dire la femme dans une autre configuration, et je sais que nombre de mes amis homosexuels en sont à la même réflexion que moi.

Chacun sa combinaison, on peut jouer à qui est ce qu'on préfère les filles ou les garçons peu importe.

Mais justement, comment savoir à qui on a affaire, et c'est une préoccupation qui me turlupine puisque vous avez déjà pu lire des réflexions de ce genre par le passé ici.

(oui, j'ai bien utilisé le mot turlupine, j'assume trés bien, je vous remercie.)

(en même temps, si ce mot existe, pourquoi ne pas l'utiliser!non mais!) (oui, j'arrête avec mes parenthèses sinon je vais perdre le fil)

Dans une soirée par exemple.

Il faut parfois être trés bien renseigné sur les invités, pour ne pas tomber dans le panneau, du beau blond au look décalé, qui nous fait de l'oeil durant quelques heures, qui tente plusieurs approches, qui finit par nous ramener un verre, devient trés entreprenant, avant que n'arrive, de nulle part, au bout de trois heures de discussion à bâtons rompus, une nymphette au look improbable qui lui sort : "bon chou on y va, la baby sitter va s'impatienter"

Euh....pardon?

Le mec qui était à l'instant à deux centimètres au bas mot de notre bouche, a -en plus d'une nana insupportablement canon- des gosses????????????

Et donc?C'était quoi ce plan débile?

Bref, tu finis inexorablement ta soirée à ressasser ce plan débile, qui finalement te ramène à cette conclusion inévitable: on ne connaît vraiment pas les gens.

C'est pour ça que je me méfie des sites de rencontres, des fausses photos de profil de faux beaux mecs qui en fait sont trés communs mais ne font rien du tout pour s'arranger, et on est pourtant sûr qu'en le voulant vraiment, ils pourraient avoir un truc.

Je me méfie des mecs mignons rencontrés au hasard des soirées où on ne voulait pas aller, charmants au demeurant, avec de la conversation, mais beaucoup trop parfait pour ne pas cacher un truc énorme, du genre je vis chez ma mère à 35 ans avec mon lapin nain et je n'ai pas vraiment de vie à part ma console de jeux.

Je me méfie des mecs plein d'assurance qui viennent vers toi avec en lettres clignotantes rouges fluo dans les yeux "je vais te sauter", qui ont fait un pari avec leur pote de repartir avec n'importe laquelle, mais de repartir avec une d'entre elles.

Alors, on me dit que je me méfie trop peut être?

Que si ça se trouve, tous les mecs ne sont pas mariés-en couple- pères de famille nombreuse- recherchés par la police- drogués- surendettés- avec un casier long comme le bras- tueurs en série.

Je suis bien d'accord.

Heureusement.

Mais bon, je ne cherche pas la lune hein, un homme, doux, attentionné, gentil et libre, intelligent et sain d'esprit.

C'est pas la mère à boire? Si?

S'il est bricoleur et mignon, bon, je ne crache pas sur les bonus, mais déjà s'il a les qualités susmentionnées, c'est bien.

Parce qu'entendons nous bien.

31 ans ce n'est pas la fin du monde, je ne vais pas prendre le premier mec venu pour mettre le grappin dessus, me faire faire un enfant, un deuxième, sans jamais être heureuse ni épanouie?

Je ferai ça à 40 si vraiment je n'ai toujours pas trouvé l'homme de ma vie.

En cela je m'interroge, il se pourrait que l'homme de ma vie, celui que les astres ont choisi pour moi, soit un gros enfoiré, beau, mais tellement con; chiant, grossier, maqué, fou à lier.

Bon, dans cette hypothèse, j'ai du être une sacrée garce dans mes précédentes vies.

Je ne pense pas que ça vienne vraiment de ce qu'on dégage, faciles ou non d'accès, décidées ou non à nous caser, impressionnantes, cela dit ce dernier point, c'est possible.

Trêve de plaisanterie.

Trouver quelqu'un c'est facile. Faire confiance à quelqu'un, d'un côté comme de l'autre, ça c'est dur.

Parce que, tout serait bien plus simple si on se disait la vérité dés le départ: "écoutes chérie, je dois t'avouer, à la naissance j'étais une femme". ou bien "chéri, je dois te préciser qu'avant je me prostituais".

Enfin je veux dire, c'est pas compliqué, quand on s'engage un tantinet avec quelqu'un, de dire les choses.

J'ai fait de la prison, j'ai une femme et des gosses, j'ai une double vie, je suis atteint d'une pathologie mentale, mais je me soigne.

Au moins, on sait à quoi s'attendre, pas de surprise, pas de scénario catastrophe à grands renforts de pleurs et de débats en tous genres.

On en revient donc toujours à cette fameuse conclusion: ce serait plus simple de savoir à qui on a affaire et de venir avec son mode d'emploi.

Et si on joue à qui est ce avec le destin, va t il nous donner une réponse qui nous conviendra?

A-t- on le droit de refaire une partie?


20 mai 2012

Une nuit au Musée

Comme promis, je suis partie en investigation dans les Musées de Lille, hier soir, 19 mai, nuit des musées en Europe!

En premier lieu, après avoir récupéré ma cousine et trouvé une place dans Lille, direction le Musée d'Histoire Naturelle de Lille.

Bondé!!!!

Un monde incroyable, une chaleur à tomber par terre, même si j'ai prétendu le contraire durant toute la durée de la visite.

Et puis le musée était plongé dans le noir......des centaines de petites torches éclairaient les vitrines....

Je ne suis pas fan de taxidermie, mais bon, c'était intéressant, de voir les origines du monde, les fossiles, les premières espèces tout ça tout ça.

Alors en mode investigation: Une petite vidéo:) Attention, je préfère vous prévenir, je suis déchaînée....je me donne à fond pour mon piblic:)

video

Alors si vous voulez en voir encore, j'ai fait des photos aussi....bein oui, à fond!




Le retour de la Momie











UN ORNITHORYNQUE!!!!




Après une bonne drache (pluie dans le Nord de la France) on est allés jusqu'au Palais des Beaux Arts de Lille.

Avec un processus trés intéressant, on a l'impression d'être en plein jour, les plafonds des salles semblent être des verrières avec la lumière du jour (en pleine nuit)

Impressionnant!

Rubens, Monet, Picasso, tout le monde s'était donné rendez vous......

Spartacus, Napoléon......bref les sculptures, les gravures, les peintures......un régal.






Voilà, un reportage pour vous, rien que pour vous, pour vous donner envie d'aller visiter les musées de votre ville....et de votre région! Voire de votre pays!

Alors, l'avantage, dans ce genre d'initiatives, c'est que l'entrée est gratuite, et que ça fait une sortie différente du commun, un restau et à 22 heures hop, un tour au musée!!!

Je voudrai que ce genre de choses arrivent plus souvent, des expos, des musées, ce serait bien non?

Et en plus, j'ai vu ma cousine, son mari et les enfants!Partager un moment comme ça, exceptionnel avec des gens qu'on aime et qu'on ne voit pas assez souvent.....

A la prochaine expo......:)

Je vous embrasse et bonne journée!

Y a des copains!