30 avr. 2012

Femme Sandwich

J'ai longtemps attiré les gens étranges, les bizarres, les éberlués qui parlent tous seuls, les caisses qui présentent un problème technique, les dérangés, les mecs bourrés, et si au départ je me demandais pourquoi, j'ai fini par en faire une fatalité.

Mais j'ai compris, récemment, d'où venait le problème.

Tout dépend de nous, de notre comportement, de ce que nous autorisons aux autres de dire et faire avec nous.

Notre tolérance, notre degré d'abnégation, notre capacité à accepter et surtout le niveau?

Où se situe la ligne jaune?La frontière?A quel seuil commençons nous à trouver que l'autre abuse de notre confiance, de notre naïveté?

Je ne saurai vous dire où se situe la vôtre puisque je viens seulement de comprendre trés récemment où se trouvait la mienne.

Mais en pratique, ça commence à changer un peu.

Depuis que j'ai enlevé ma pancarte de femme sandwich, sur laquelle était écrit en grandes lettres capitales rouges fluo clignotantes "Allez y, servez vous, je suis naïve, confiante et gentille, profitez en", les relous ne viennent plus vers moi, ils me regardent mais comprennent que quelque chose a changé chez moi.

Depuis que j'ai enlevé cette pancarte, les vampires ne s'approchent plus, je les tiens en respect, je me sens différente, et la différence provient de la pancarte.

Nous sommes tous et toutes à notre manière, des hommes et des femmes-sandwichs.

Tout dépend de ce que nous montrons aux autres.

Parfois il faut dire "non", parfois, il faut recadrer le débat, parfois c'est nécessaire, même quand on est gentil, de montrer que gentil ne veut pas dire paillasson sur lequel on peut s'essuyer les pieds quand on est pris d'une envie de domination.

La révolte des gentils peut faire sourire, mais en tout état de cause, je suis loin d'être la douce naïve qu'on imagine, les coups dans le coeur, dans le cerveau et dans le dos, ne m'ont pas attendri.

Mais cette histoire de pancarte ça me trotte dans la tête depuis un moment.

Et je ne peux qu'admettre que cette pancarte a bel et bien existé.

Aujourd'hui, je fais tout pour ne pas la remettre, parce que je n'ai pas d'excuses, c'est bien moi qui l'avais sur le dos, comment est elle arrivée là, qui l'a posée sur mon dos, a t elle poussé toute seule?

Cela faisait partie de moi, et m'a conditionné, dans mon comportement, dans mes choix, dans mes valeurs, dans ce que je suis, et dans ce que je renvoyais aux autres.

Aujourd'hui, cette pancarte je l'ai cassée, brûlée, détruite, mais son souvenir est dans un coin de ma tête.

C'est un travail de tous les jours.

Parfois, une situation se répète et on finit par se persuader qu'elle n'est ni choquante, ni humiliante, ni exagérée.

Mais quand on finit par ouvrir les yeux, et qu'on accepte enfin de dire "non, mais vous entendez ce que vous dites, vous vous rendez compte des énormités, mais de quel droit?comment osez vous dire des choses pareilles?Qui êtes vous pour juger?Savez vous seulement de quoi ou de qui vous parlez?Avez vous un bon sens?", on rencontre parfois des résistances.

Ceux qui avaient le pouvoir veulent encore l'avoir et nous rabaissent en nous disant que nous perdons nos nerfs, que nous sommes déséquilibrés, que nous devrions nous rendre compte que nous avons beaucoup de chance, que quelqu'un s'intéresse à nous, que nous sommes des ingrats.

Stop.

Personne n'a le pouvoir sur nous. 

Il est temps de reprendre le contrôle de nos vies et de mettre fin aux abus. Même ceux qui proviennent de gentilles personnes, qui sont sensées nous vouloir exclusivement du bien.

Mon père refusait que je porte des marques parce qu'il estimait que je n'étais pas le porte publicités des marques de sport ou de fringues, quand j'étais ado et que je bavais d'envie sur les doc Martins, les jean Ober et les nike.

Il m'a donc appris ceci: je ne suis le porte drapeau de personne.

Et vous non plus.

Oui, je me revendique bisounoursienne. C'est vrai.

Oui, j'aime l'humain et je fais tout ce que je peux pour lui venir en aide.

Mais non, ce n'est pas une raison pour qu'on confonde ma "bonté" avec une éventuelle "ingénuité".

Le moment est venu d'enlever nos pancartes.

Je vous embrasse.

First

Premier voyage dans la classe (j'ai failli écrire caste) number one du fleuron de l'industrie ferroviaire français, et je n'ai pas été déçue du voyage.

Comme c'est un évènement majeur marquant un changement évident (fin dans ma vie surtout hein) je ne résiste pas à l'écriture de ce billet.

Quand il m'arrive des trucs surnaturels comme ça, je pense toujours au mémoire de mon amie Leila en Maîtrise d'Anglais à la fac, la fameuse expression "gravir les échelons sur l'échelle de la réussite", chez les populations noires américaines à une période bien définie qui m'échappe à l'instant mais elle me pardonnera rien que parce que je me souviens du sujet de son mémoire d'y a 10 ans.

Bref, on a l'impression que c'est pas un truc de ouf, c'est juste monter dans un train, et au lieu de s'asseoir en seconde, comme tous les autres jours de ma vie, aujourd'hui, je répète, j'étais assise dans un siège en cuir, large, où je n'avais pas froid, où j'avais même de quoi recharger mon portable, où les espaces étaient tellement larges partout, que forcément y avait moins de sièges, moins de monde, j'avais l'impression pour une fois dans ma vie, d'être sur la bonne liste.

Alors, non, ce n'est pas désagréable, c'est comme quand pour mes 25 ans, mes deux inséparables Suze et Graz avaient décidé de m'emmener en boîte sur les Champs Elysées et qu'il fallait être sur la liste, "genre", et forcément on n'y était pas, "blanche neige" y a pas?ah zutttttt ils ont encore zappé de m'y inscrire.

Bref, quand on a pu rentrer dans une boîte sur George V c'était le Graal, on était des "stars" des privilégiées youpi!

Bein là,pareil mais en forme de train.

Je ne m'habitue pas au luxe, je n'y prends pas goût, je sais en bonne fille de bonne famille modeste qu'un jour où l'autre on me reprendra ce que l'on m'a "permis" de toucher du doigt.

Car qui suis je?

A première vue, une fille drôle, plutôt cultivée et instruite.

Je "semble" être arrivée.

En réalité, mes grands parents, comme vous l'aurez compris à la lecture de récents posts, sont immigrés italiens, mon grand père retraité des mines du Nord où il a laissé 80 % de ses poumons et ma grand mère, mère au foyer.

Seul mon oncle a pu faire des études et est devenu professeur d'anglais, alors que mon père et ses frères n'ont pu que se contenter du bac, un seul intello pour mon grand père ça suffisait.

Mon père ne s'est tout de même pas laissé faire, et a entrepris de son côté, des études, s'est inscrit en BTS, à la fac de droit, a fait son petit bonhomme de chemin, et n'a à rougir de RIEN, puisque ce qu'il a fait, il l'a fait tout seul, avec l'aide de son cerveau et de son courage.

Ma mère a fait des études d'italien, mais son père était aussi modeste que mon autre grand père, vivant dans les maisons des Mines, normal, rien de "choquant" à ça.

Finalement, mon père a réussi à la fin des années 70 à acquérir un immeuble en rente viagère (quoi?vous n'avez pas compris?bein y a acheté une maison à un gars, vieux, qui montait les marches dans l'escalier à quatre pattes, et pis quand y est mort, bein, l'baraque chéto à li, c'est bon là?)

Excellent début.

La suite a un peu capoté, mais en fins de comptes, mon père a su gérer, et malgré une vie professionnelle émaillée d'injustices allant crescendo, il s'en est franchement bien sorti et je suis fière de lui.

Mais, quels étaient les bagages de départ?

Ni facilités, ni coups de bol, ni filons, ni piston, ni million découvert dans une cave un jour alors qu'on faisait des travaux.

Non, rien de tout ça.

Pas de marques, pas de luxe, et ça apprend la valeur de l'argent.

Et moi, j'ai décidé de devenir Avocat.(pas le fruit, l'autre)

On pourrait croire que ça met à l'abri du besoin.

Peu sont ceux qui ont cru que j'y arriverai, y compris dans ma famille, études longues, difficiles, coûteuses, j'ai toujours travaillé en marge de ces études, j'ai un cv tellement éclectique que je n'en reviens pas moi même d'avoir fait tous ces trucs.

Un jour de novembre 2007, j'ai réussi mon rêve. J'ai bien dit "rêve".

J'ai rêvé, que toutes ces années à  gravir les échelons, à sacrifier mes 20 ans, à passer les rattrapages, à travailler dur, tard, à pleurer parfois tant c'était ardu, me permettraient de me réussir ma vie, d'assurer mon avenir,.

Dans les années 80, on voulait encore que les enfants deviennent médecin ou avocat.

C'était l'âge d'or, de ces professions là.

Mmh.

Erreur de jugement.

La grande rêveuse que je suis a déchanté.

Mais sans doute la vie m'a t elle rendu service, puisqu'elle m'a offert le vaccin contre le rêve le jour même où j'ai posé mon regard sur l'exercice de mes fonctions.

Le métier d'avocat est magnifique.

L'exercice des fonctions d'auxiliaire de justice.....nettement moins rutilant.

Les mois qui viennent de s'écouler, m'ont permis de me réjouir de ce voyage en 1ère classe aujourd'hui.

Les jours incertains, les soirs de peur, de doutes, de craintes, notamment celle de ne pas savoir faire un choix entre mettre du gazoil dans ma voiture ou aller faire des courses alimentaires, celle de recevoir chaque jour un appel de la banque, celle de perdre peut être son logement pour un rejet de prélèvement gentiment orchestré par un gentil banquier qui oh mon dieu, ne fait que son travail.

Ce réflexe d'appuyer sur l'interrupteur en rentrant pour vérifier que la lumière ne m'avait pas quitté, cette envie d'être chez moi le plus souvent, pour profiter on ne sait jamais, cette boule au ventre en voiture, cette absence de moyens de paiement, cet interdit bancaire même éphèmère, cette coupure de téléphone.

Parce que l'idée c'était 1, que je sois fière de moi, 2, que mon père, mon grand père, aient aussi l'impression d'avoir un peu réussi.

On me dit souvent, deux choses.

La première, "c'est le début, il faut manger son pain noir avant de manger son pain blanc".

Certes. 

Je répondrai simplement, 4 ans après le bac, plus 1 an de préparation au concours d'entrée, plus 2 ans d'école, sans compter les années faites en doublon, égal en tout au moins 9 ans, que j'ai sacrifiées, comme d'autres, évidemment, pour porter ma robe noire à rabat blanc, au prix d'une robe Vanessa Bruno.

De plus, le début date de 2007, ce n'est donc plus trop trop le début.

Je suis installée depuis 2009. "c'était quand même un peu tôt"  vous trouvez?alors il fallait m'embaucher peut être? Nan je déconne.

Je n'aime pas l'autorité, je ne sais toujours pas pourquoi d'ailleurs.

Et je n'aime pas trop le pain noir, ni le blanc d'ailleurs. Je le préfère aux céréales. En vous remerciant.

La deuxième chose qu'on me dit."ça va venir, il ne faut pas baisser les bras, toutes ces études pour abandonner maintenant, ce serait dommage, tu te débrouilles peut être mal?"

Bon

D'abord, je n'ai, me semble t il pas eu besoin de conseils pour me planter jusqu'à maintenant.

Je n'en n'ai pas eu d'ailleurs. Aucun.

Qu'est ce qui va venir? Les emmerdes?C'est déjà arrivé.

Quoi d'autre?

Vais je sacrifier les plus belles années qui me restent (vu que les 10 dernières je les ai consacrées à mes études, mais je ne peux en vouloir qu'à moi même, c'est moi qui ai voulu devenir avocat et bim) à devenir aigrie en ramassant les miettes d'honoraires que la banque me concédera quand par miracle un jour mes clients viendront me payer?

A qui est cette vie dont on parle?

A moi. C'est LA MIENNE. 

Donc si un jour, quelqu'un doit décider de révolutionner, de prendre la Bastille de ma vie, bein, ce sera moi.

Parce que j'ai touché mon rêve, je l'ai réalisé, je l'ai pour toujours, mais il est des rêves qui doivent en réalité peut être le rester pour qu'on ne soit pas déçu.

Ou bien, il eut fallu (je parle bien hein, bac littéraire avec mention ouais, la classe), que je sois éclairée.

Que je sache précisément où je mettais les pieds.

J'ai ce besoin, que dis je, cette SOIF de justice, cette FOI en l'humain, cette PASSION pour l'égalité entre les hommes.

J'ai cru trouver de quoi épancher ma soif, ma foi et ma passion, dans la ....Justice.

F.B.I  fausse bonne idée.

Oui, je suis naïve. 

D'abord parce qu'être avocat ça ne met plus à l'abri du besoin, en tous cas pas les 10 premières années quand on est dans un grand barreau, en 2000.(ni les 10 suivantes à en croire certains statuts alarmants de certains confrères sur les réseaux sociaux)

Ensuite, parce que je suis une femme, que j'aime le pénal (les délinquants tout ça) et que c'est là que je trouve le plus d'humanité pour calmer mes angoisses de petit citoyen du monde.

Et enfin, parce que je croyais, que les gens étaient punis sur la base de preuves concrètes et aussi, que j'allais être utile et joindre l'utile à l'agréable puisque je vivrai de ma passion.

Bref, l'enchantement a été assez court. Enfoiré de Merlin l'Enchanteur, ta potion ne marche pas assez longtemps!

Mais j'y crois encore en fait, à cet idéal de justice, j'y crois, parce qu'il y a des hommes, notamment UN, qui me réconcilie avec cette profession; qui me dit au travers de son livre que je n'ai pas eu tort, qu'il faut se battre, que ça vaut le coup, que même si on s'illusionne, on a raison, de croire en l'Homme.

Cet homme là, m'a donné envie de faire du droit pénal, il m'a donné envie d'avoir une grande gueule, il m'a donné confiance, et m'a ôté la peur de me prendre des coups.

Je l'admire, les points communs sont légions entre nous, mais il ne le saura sans doute jamais, rien que de lui serrer la main me fige, l'admiration se transforme parfois en fanatisme de midinette attardée. Pardon je dévie. 

Mais ce grand Homme avoue aussi que cette vie là le tue à petit feu, et ça fait 20 ans qu'il la vit.

En cinq ans, j'ai déjà réalisé que ça m'abîmerait si je continuais à trimer.

Pour vous qui me lisez, trimer ça veut peut-être dire, bosser à la chaîne, se lever à 5 heures, soulever des matériaux lourds, conduire un camion et bouffer des kilomètres, bosser dans le froid, faire des ménages, et que sais je encore.

Je ne vous donne pas tort.

Je ne soulève rien, je ne me lève pas à 5 heures, les seules choses que j'aie dans les mains ce sont les vies brisées des gens, que je dois aider et qui comptent sur moi, mais qui n'ont rien pour me payer.

Et cette banque froide et implacable, je la connais aussi, les angoisses des factures en fin de mois, je les ai aussi, le stress de savoir si on y arrivera, si on sera un jour proprio, je les ai aussi.

Et trouver un mari, faire des enfants, avant 40 ans si possible, être en bonne santé, voir sa famille, avoir une vie sociale, n'être dépendant de rien, ni de personne, ne pas être surendetté, assurer un avenir à mes futurs enfants. Aussi.

Je ne suis pas la seule.On est peut être 800 sur 1200 dans ce cas à Lille.

Alors quand je prends un billet de train pour aller vivre ma passion, avec 39° de fièvre, et qu'il s'avère que je peux voyager en 1ère....j'ai le droit de croire que c'est un évènement.

Et d'écrire un article sur le sujet, oh non pas pour me plaindre, je n'en n'ai nullement besoin, je sais où je vais je sais ce que je veux faire de ma vie.

Je ne suis pas à plaindre.

La justice, les humains, le monde, si.

Mais tant qu'il y aura des gens pour rêver, on est sauvés.

Bonne nuit les amis.

28 avr. 2012

Girls Next Door.

J'ai trouvé des clés sur la serrure de la porte, juste en face de la mienne, sur mon palier.

J'ai sonné, pour dire que je les avais trouvées et pour les rendre à leur propriétaire.

Sur la sonnette, il y a nom de garçon, alors j'ai cru qu'un homme allait m'ouvrir, même si ce soir là, je n'avais aucune intention particulière si ce n'est rentrer chez moi et rendre les clés à mon voisin de palier.

Quand la porte s'est ouverte, c'est un sourire brillant que j'ai rencontré, un ange blond, une toute jolie jeune femme qui m'a tendu un immense sourire et qui m'a remercié chaleureusement.

C'était il y a plus d'un an maintenant.

On ne s'était jamais vues avant, on ne s'était même jamais croisées, il faut dire que je n'étais pas souvent chez moi la première année où je suis arrivée ici, dans mon petit appart avec vue sur les toits du vieux Lille.

J'ai eu une excellente première impression de mon voisin qui s'avérait être une voisine adorable.

Qui est devenue mon amie.

Je la remercie souvent d'avoir laissé ses clés sur la porte ce jour là, je la charrie souvent en lui disant que j'étais sûre qu'elle l'avait fait exprès parce qu'elle avait déjà repéré que j'étais trop marrante, et bien entendu elle rentre dans mon jeu....

Je vivais en colocation quand je suis arrivée sur Lille, je vous en ai sans aucun doute déjà parlé, cet appart sous le sol, avec des barreaux aux fenêtres car il s'agissait d'une cave aménagée qu'un archi avait décidé de louer à des colocataires.

Moi qui avais toujours rêvé de partir vivre en Erasmus, comme dans l'auberge Espagnole, c'était l'occasion où jamais.

Ma coloc' c'était mon petit Milou, avec qui j'ai vécu par intermittence deux ans et à temps plein un an, et à laquelle évidemment je me suis accrochée comme une huître à son rocher.

Mon pti Milou, un pti mec quand je l'ai connu, avec des allures de garçonne mais en même temps assez consciente de ses charmes et de sa capacité à faire tomber les mecs comme des mouches, elle me faisait marrer, moi la psycho-rigide du ménage, elle et ses pauses kiri en plein aprés midi, et sa phrase préférée "j'ai pas fait gaffe", sa façon incomparable d'ouvrir les bières avec une main, son rire communicatif, et ses expressions improbables.....

Nous, nos fous rires, nos soirées sur le canap' trop petit sur lequel on s'allongeait toutes les deux, à regarder la nouvelle star, nos stress, nos pleurs, nos points communs même les plus fous.

Et un jour, elle a rencontré un amoureux, qui venait la voir de temps en temps, il venait de l'Est, je le trouvais trop sympa mais je croyais comme quand on a 25 ans, que ma coloc' avec Milou ne s'arrêterait jamais.

On avait même un petit chaton, une petite Bianca, toute noire, qui venait nous titiller matin et soir au saut du lit, un petit être minuscule de trois mois à peine qui passait sa vie à ronronner et à montrer qu'elle était chez elle, quand des amis venaient passer la soirée.

Et puis, j'ai rien vu venir, Milou me tend une carte pour mon anniversaire au milieu des copains et du salon, et j'apprends qu'elle s'en va, vivre avec son amoureux.

Je suis partagée, entre le bonheur de cette nouvelle pour elle, et forcément en tant qu'amie on se réjouit toujours du bonheur de ceux qu'on aime et puis la tristesse de la voir partir.....c'était triste et joyeux à la fois, c'était du grand Milou.

Après, ma cousine quelques mois puis mon cousin pour un an sont venus occuper le boomker, mais historiquement et pour toujours ma ptite coloc, avec laquelle de prime abord je ne partageais rien, et qui s'est avérée être bien plus qu'une amie, c'était mon petit Milou.

Ma cousine s'est installée rapidement dans un appart pas loin de chez moi, mon cousin est parti vivre à Nantes prés de sa chérie, j'ai quitté le boomker.

J'ai emménagé seule, deux ans à Marcq, au 6ème, et finalement, sur un coup de tête, j'ai changé de ville, de quartier, de vie.

Je suis arrivée ici, au 62.

Peu de temps après je suis partie à Montréal, pour presqu'un mois....

Dire qu'on était là, l'une à côté de l'autre sans se voir!

Après les clés, on s'est croisées des fois en bas, au garage, on discutait entre deux portes, comme des voisines.

Puis Bianca s'est mêlée à l'histoire et a fait sa connaissance.

A la Saint Valentin, imaginant qu'elle était seule et désespérée comme moi, j'ai toqué à la porte pour lui proposer de passer la soirée avec moi devant Bridget Jones.....mais de toute évidence, ce n'était pas le bon soir, je me suis sentie conne mais ça reste un bon souvenir....

Puis le concert de la braderie de Lille, septembre 2011.

La rencontre avec les "stars", ses deux amies, et bien entendu Benny B et Yannick:)

L'averse, à laquelle on a échappé, au chaud chez moi, pour une pasta party improvisée, à se parler de tout et de rien, à faire connaissance pour de vrai.

Depuis, on ne s'est plus quittées, des étales du marché de la place du Concert où on faisait le show le dimanche matin, aux fous rires à Wazemmes devant un distributeur investi par une femme incroyablement encastrée dans le distributeur, des soirées à rire et à pleurer, des bons, des mauvais, puis re des bons, puis re des durs, puis encore des bons moments, des soirées dvd à n'en plus finir, des soirées confessions intimes et puis, la salle de sport, les courses et les diners presque parfaits, les répét', de théâtre et la préparation au concours de la conférence, des heures durant, où je pensais ne jamais y arriver, et grâce à elle, j'ai réussi!

Alors franchement, je crois vraiment qu'on rencontre des gens géniaux, sur le palier, juste devant nos yeux.

Bien sûr, un jour, il faut se dire au revoir, parce que c'est la vie qui décide de nous mettre sur la route des petits anges, et qui un jour nous fout des épreuves qui consistent à maintenir l'amitié malgré la distance et dans mon cas, ça fonctionne plutôt bien.

Milou est à Metz, et ma ptite So part à Paris.

Ce qui est dingue, c'est qu'elles soient nées le même jour, et qu'elles ne se soient jamais rencontrées.

C'est un signe bien entendu. (vous me connaissez bien dis donc)

Se dire au revoir, comme ça, ça n'a l'air de rien, mais quand on est conscient d'avoir rencontré des gens bien, et qu'un jour on doive les voir partir, ça pique quand même un peu.

Alors non ce n'est pas loin, et non ce ne sont pas des adieux, mais en rentrant le soir chez moi, elle ne sera plus derrière la porte quand je mettrai ma clé dans la serrure, le temps qu'elle déverrouille ses quatre serrures juste pour venir m'embrasser et papoter sur le palier.

Même Bianca bondissait à chaque bruissement de serrure parce qu'elle avait compris qu'on vivait un peu ensemble, chacune dans sa partie.

Il n'y aura plus son parfum dans l'ascenseur, le matin, quand je me serai réveillée une demi heure aprés qu'elle soit partie, je ne verrai plus sa voiture dans son box, le soir en rentrant du travail.

Des petits détails, pas la routine non, juste des choses qui me rassuraient, qui me faisaient penser qu'elle était là, et qui suffisaient à m'apaiser.

Oh je suis une grande fille, c'est vrai, je vivais normalement avant de trouver ses clés sur le palier.

Exactement, "normalement".

Sauf qu'avec elles deux au quotidien, c'était mieux que juste "normalement", c'était plus joli, plus chantant, plus plein de trucs que sans doute seuls les amis peuvent comprendre.

Je sais bien que la coloc ça ne dure qu'un temps, mais je suis une incorrigible sentimentale.

Que ce soit Mon petit Milou ou ma So, même si ces deux histoires sont uniques, ce sont de trés belles rencontres, et des amitiés précieuses à mon coeur et à mes yeux.

Malgré nos différences flagrantes, nos points communs prenaient le dessus, aucune engueulade, aucun reproche, tout coulait de source, tout était évident.

L'amitié quoi.

Comme quoi, le bonheur est parfois à portée de mains.

C'est finalement aussi facile qu'un jeu, un jeu de clés dont l'une est rose fuschia, comme la girl next door, qui a coloré ma vie et a laissé sur ma chaise de cuisine, un soir de février, un cadre girly qui trône maintenant fièrement au milieu du salon.

Finalement, je crois bien que j'ai toujours préféré, aux voisins les voisines.

Bonne nuit les amis......:))



27 avr. 2012

Chasse au Trésor :)

Mon ami, et excellentissime (non ce n'est pas subjectif) écrivain Antoine Berthe, a beaucoup d'humour, il est facétieux.

Aussi, dans un article intitulé mariage et copinage, lui avais je dédié quelques mots.

Et bien là je fais mieux, je vous glisse de manière tout à fait innocente, un bookcrossing....

You know what i mean?

Sur la page facebook de la joie (de nous quoi) vous verrez que dix exemplaires de son livre seront relâchés dans Lille, le 30, jour officiel de sa sortie.....

Une vraie chasse au Trésor!!!!

A titre personnel ça m'éclate complétement!

Alors regardez bien ce petit clip tout mignon et absolument pas suggestif....

Vous en saurez du même coup, un peu plus sur la vie cachée des livres.....

A Lundi:)


Bookcrossing 23-5 c.civ.wmv

26 avr. 2012

Suprème NTM:La Fièvre (1995)

Pendant des heures....

La fièvre évidemment.

Cette sensation de chaud bouillant, froid polaire, qui vous fait grelotter et cinq secondes aprés vous donne des suées.

On en est là.

La fatigue, le surmenage, le temps splendide que nous offre le ciel du Nord ces derniers jours, tous ces petits riens qui font de moi aujourd'hui une espèce de loque humaine sur canapé sous plaid.

Et comme bien souvent, la fièvre fait délirer.

Et met dans notre imaginaire, surtout la nuit sinon c'est pas drôle des cauchemars impressionnants qui terroriseraient Steven Spielberg.

Ma question est simple: pourquoi?

Pourquoi quand on est à bout de force, déjà bien en peine de se lever du canapé pour aller se servir un verre d'eau, doit on en prime, être mis à l'épreuve des cauchemars les plus horribles que l'histoire des rêves pouvait porter?

Alors devant cette interrogation, deux réponses s'offrent à moi.

Soit, les cauchemars font partie du mal qui doit sortir de mon corps d'une façon ou d'une autre, une sorte de purge, et dans ce cas, tant mieux, qu'ils sortent.

Soit, les cauchemars sont les effets collatéraux des médicaments, et donc apparaissent parce qu'ils étaient en incubation à l'intérieur de mon corps.

Bon d'une manière ou d'une autre, quand tu t'y attends pas ça surprend.

Alors on tourne et retourne dans notre lit, on souffre, on a chaud, on se réveille, on égrenne les heures qui se déroulent sur le réveil matin.

Et puis......le matin, on a ce drôle de goût dans la bouche, comme si on avait vécu ce cauchemar, comme s'il avait été réel.

Le matin, avec peine on se soulève du lit, on s'extirpe même, pour être sûr d'y arriver.

Toute la matinée, on se souvient, malgré la fièvre, malgré les courbatures, malgré le nez qui coule et qui nous rend so glam, de ce cauchemar.

Mais comment faisions nous quand nous étions petits?

C'est terrifiant, à l'époque il devait y avoir un adulte, parent, grand parent, pour venir poser un gant de toilette chaud sur notre front, pour nous border, veiller sur nous, et pour faire partir les vilains monstres qui venaient nous faire peur.

Le cauchemar....est ce l'expression de ce qui nous fait peur?Ou tout simplement des images que notre inconscient a retrouvé dans la bibliothèque de notre cerveau et qu'il nous sert pour être sûr qu'on ne les oublie pas?

Ce matin, en me levant, j'avais l'impression de m'être battue, j'étais en miettes et en sueur, je ne savais pas ce qui avait pu m'arriver, ni quand exactement j'avais réussi à me rendormir.

Maintenant que je suis au chaud, au sec, et que je peux analyser calmement la nuit que j'ai passée, je me demande encore comment mon inconscient a pu remonter si loin.

Puis je me rappelle, que tout ce dont on parle vers 16h, 17h, va faire l'objet d'un rêve au cours de la nuit.

Et c'est vrai que j'ai pu parler de mes frayeurs d'enfants à cette heure là hier.

Alors je me rassure, même si j'ai peur que les dragons cracheurs de feu reviennent me terroriser quand je poserai un pied sous ma couette.

J'ai ouvert la fenêtre pour changer l'air de la chambre et pour les faire partir.

Comme si ce simple geste pouvait effacer des peurs ancestrales

Et je me suis allongée, sur le canapé, sous le plaid.....comme pour restaurer un nouveau sommeil apaisant, à la place de l'agitation qui m'a mis en transe, pendant des heures.....

Je vous embrasse, mais de loin alors, sinon vous ferez des cauchemars vous aussi......

23 avr. 2012

Lendemain qui grince

Je ne suis pas une politicienne, je ne suis pas une militante, je ne suis pas une partisane.

Je suis une femme, qui aime son voisin.

Et heureusement que je n'attends rien en retour parce que lui, visiblement, il ne m'aime pas.

Il préfère que dans son pays il n'y ait que des gens de la même couleur que lui, et il déteste le changement.

Il n'est pas tolérant, il est haineux, il est égoïste (tiens tiens) et il veut tout garder pour lui, ne rien partager, ne rien donner aux gens qui le lui demandent, parce qu'ils sont étrangers, et que dans son pays, c'est mieux quand même de ne pas l'être.

Il pense que son pays a été trop généreux avec les immigrés, qu'il faut arrêter de donner quand ses compatriotes (j'ai bien écrit ce mot) meurent de faim, alors qu'il n'en a rien à foutre de ses compatriotes, m'enfin ça c'est un détail.

Il aime danser dans des bals à Vienne avec des anciens fascistes, vous savez, ceux qui ont déportés des gens qu'ils affublaient d'une étoile parce qu'ils avaient l'audace d'être juifs, frisés, homosexuels ou tziganes.

Oui, c'est sûr, hier j'aimais mon voisin.

Et sa femme aussi, je l'aimais.

Elle est mère au foyer, et elle aimerait bien y rester et être payée pour ça, parce que c'est un vrai métier et que tout métier mérite salaire.

Elle dit à ses enfants qu'ils sont plus beaux et plus intelligents que les autres, c'est une mère évidemment, mais elle dit aussi qu'ils sont comme ça parce qu'ils sont français.

Eux, avant, je les trouvais sympas, un peu spéciaux, mais finalement, je ne connaissais pas le fond de leur pensée.

C'est vrai qu'ils regardaient du coin de l'oeil mes grands parents, ma grand mère met un foulard sur la tête pour se protéger du froid, et fait de grands gestes quand elle parle en italien.

C'est vrai qu'ils pensent qu'on est des ritals, mais c'est dans la vie courante finalement, ça passe comme une lettre à la poste.

Alors finalement, on a voté hier.

Mes grands parents ont une carte d'identité maintenant. Ils ont le droit de vote en France, même s'ils sont nés en Italie.

Mais pas aux Présidentielles.

Ils avaient une carte de séjour avant. Ils ont de la chance, grâce à l'Europe on les admet.

Y en a qu'on tolère juste. Ils ont pas le droit de voter, et s'ils sont pas contents, ils n'ont qu'à se casser.

"il était un pays qu'on citait en exemple, on disait droits de l'homme égalité des chances, il était une fois, mon beau pays de France"

Bon, hier, on a voté.

Mes grands parents, ils ont connu la guerre, ils ont eu faim, froid, ils ont bossé dur, ils ont établi leur famille, leur logement, payé des impôts en France, mon grand père était mineur de fond, il a laissé ses poumons dans la fosse.

Mais il n'a pas le droit de vote aux présidentielles.

Et les grands parents de mes copains, les polonais, les tunisiens, les marocains, les algériens,les africains et bien sûr les italiens, non plus.

Ils vont subir.

Alors, mon père, mon frère, mes oncles et mes cousins, on vote.

Hier, on était contents. Mais notre contentement a été de courte durée.

Nos voisins ne nous aiment pas.

Et on n'a rien fait pour ça.

On est juste différents.

Et moi je croyais que c'était une qualité. 

Pour 18% des gens, pour mes voisins, visiblement, c'est gênant.

Tant pis, j'espère encore que pour mes futurs enfants, un jour, mes voisins nous regarderont comme des gens normaux, et qu'ils comprendront qu'on les a dressés contre nous, pour faire régner la terreur.

J'ai le droit de rêver.

21 avr. 2012

Egoiste Chanel

Égoïste!

Vous vous souvenez de cette publicité pour Chanel du début des années 90 réalisée par Jean Paul Goude?

Ces femmes en tenue de soirée, hystériques, qui ouvraient tour à tour des fenêtres dans un immeuble en criant "égoïste", tout en déclamant une tirade du Cid de Corneille, "Égoïste, où es tu, montres toi misérable, prends garde à mon courroux, je serai implacable, Ô rage, Ô désespoir, Ô vieillesse ennemie, n'ai je donc tant vécu que pour cette infamie?"

La musique lancinante, est le thème de Roméo et Juliette, du compositeur Prokofiev, et tout y est.

La tragédie, (le Cid, Roméo et Juliette), les femmes hystériques, qu'on imagine souffrir, à cause du même homme, cet enfoiré qui les aurait toutes trahies, le noir et blanc, les cris, le désespoir.

Comme si, l'Homme (puisque c'est une pub pour un parfum pour homme je vous le rappelle) était le seul à détenir ce pouvoir, celui de l’Égoïsme.

Et bien, au risque de vous choquer, je pense que cette publicité, révèle tout le contraire.

Crier au désespoir à un homme, qu'il vous délaisse, c'est de la tristesse, de la souffrance oui, c'est sûr mais avant tout.....De l'égoïsme. Pur et dur.

On ne supporte pas de ne pas être vu, on ne supporte pas de ne pas être au centre des préoccupations, on s'imagine des tas de trucs, au lieu peut être, de se poser de vraies questions.

Par exemple, vous n'avez plus de nouvelles d'un ami, ne pensez pas tout de suite qu'il vous a oublié, ne tirez pas de conclusions hâtives du fait qu'il trouve le temps de traîner sur les réseaux sociaux, qu'il ait le temps de détailler ses soirées avec d'autres amis, plus récents dans sa vie que vous.

Ne vous fiez pas aux apparences.

Cet ami, peut être est il dans un tourbillon, peut être traverse t il des épreuves, au moment même où vous allez lui faire des reproches, sans doutes justifiés à vos yeux, à votre avis, à votre point de vue.

Et quand vous l'appellerez pour l'incendier, il ne comprendra pas forcément, ou bien vous expliquera t il ce qui lui arrive, et vous aurez l'air bien bête, à vous être emporté contre lui, vous vous sentirez mal, vous regretterez cet emportement, injustifié finalement.

Vous redescendrez de vos grands chevaux.

La situation va s'inverser.

Vous vous direz à ce moment, que c'est vous qui auriez pu prendre de ses nouvelles quand tout s'agitait dans sa vie, vous vous en voudrez, vous excuserez.

C'est fréquent. C'est normal.

Et puis, en amour, crier sur quelqu'un que vous aimez mais qui n'a pas le temps de vous appeler, même pas cinq minutes à vous consacrer, c'est une plaisanterie?

J'ai déjà ressenti ça vous savez. Et puis comme je m'agitais toute seule, que j'avais mal toute seule, que je pleurais toute seule, j'ai eu le temps de réfléchir, entre deux prises en mains de mon portable toutes les cinq secondes.

Peut être a t il lui aussi envie de me parler, mais peut être aussi n'a t il juste pas le temps, et s'il m'appelle deux secondes je lui en voudrai, peut être, de n'avoir plus de temps à me consacrer?Peut être qu'il estime qu'on mérite plus que cinq minutes entre deux portes, et qu'il a hâte de me parler ce soir.

Je peux vous paraître naïve. 

Mais tout le monde n'est pas coupable. Tout le monde n'a pas forcément quelque chose à se reprocher.

Pourquoi pas? Justement pourquoi pas?

Pourquoi penser à mal? Pourquoi s'auto plonger dans un désespoir interminable pour un petit détail?

Parce qu'on a souffert, parce qu'on a peur, parce qu'on veut que tout se passe bien.....à notre point de vue.

Et par égoïsme. Survie de l’espèce? Instinct de Survie? Appelez ça comme vous voulez.

Ne pensez vous pas qu'en reprochant aux autres leur manque d'intérêt pour nous, nous faisons preuve d'égoïsme?

Pourquoi ce mot serait il connoté négativement. C'est un fait, c'est nécessaire, c'est humain.

Juste, pourquoi le reprocher aux autres? Nous le sommes TOUS ET TOUTES.

C'est ancré en nous, c'est dans notre conception, sinon nous serions tous des proies pour des gens plus forts que nous, il en faut, de l'égoïsme, et je l'écris aussi pour m'en convaincre.

Dans la vie courante, on essaie de se faufiler entre les voitures, parce qu'on est pas moins bon qu'un autre, et qu'on peut arriver avant eux, on ne laisse pas passer les gens, enfin, allez une voiture et aprés c'est tout, on est pas Mère Théresa!

Il reste un éclair au chocolat, on est dans la file d'attente, on prie en silence que personne ne le prenne avant nous.

On passe à la caisse avec un caddie plein, l'autre à côté a un caddie plus petit que le nôtre, mais on est pressé: tant pis pour le petit caddie.

C'est assez courant et les exemples sont légions.

Mais croire que seuls les hommes sont égoïstes m’apparaît un raccourci un peu facile.

Sans doute nous paraissent ils plus égoïstes car moins capables que nous d'abnégation.

C'est culturel, historique, l'homme devait prévaloir à la survie de sa tribu, devait parer le danger à la chasse devait faire "bouillir la marmite" et devait donc à coups de système D, réussir.

Les femmes sont elles NÉES pour être conciliantes?Pas du tout.

Il n'y a pas un gêne de la "conciliance", c'est culturel.

L'homme parle, la femme arrondit les angles.

L'homme pense à lui et à la continuité de son éspèce, la femme améliore le quotidien des siens.

C'est pourquoi une femme s'oublie plus facilement au profit de son mari et de ses enfants, et qu'elle a ce sentiment de devenir une femme au foyer, condamnée à vie aux tâches ménagères, servante de ceux qu'elle aime, les mettant eux dans un confort, oubliant souvent sa condition, sa personnalité parfois, s'entendant dire qu'elle est plus mère qu'épouse, plus épouse que femme, attendant qu'on vienne la délivrer de ce charme.....

L'homme contrôle sa vie, ne se laisse pas dicter sa conduite, va de l'avant et la femme croit à tort qu'elle ne peut pas en faire autant parce qu'on lui a inculqué des préceptes pourris dignes de l'Antiquité Romaine.

On ne peut pas refaire l'Histoire, mais on peut éventuellement évoluer.

Doser, l'égoïsme est nécessaire mais pour TOUT le monde.

Il n'y a pas de raison que la femme fasse des concessions, et s'y sentir contrainte, tout en reprochant à l'Homme de ne pas se soucier de sa condition, alors même que personne ne lui a rien demandé!

S'installer ensemble: en colocation, chacun pense à soi, mais pense aussi au pot commun, répartit les tâches et pense à la communauté.

S'installer ensemble en couple: la femme pense à l'homme et l'homme pense à lui.

What the fuck?

Qui a dit ça? Où cela est il consigné?

L'homme va être chouchouté, l'ami va se complaire dans sa position de roi, sans avoir RIEN demandé, et on va le leur reprocher parce que maintenant ça suffit? Et on va trouver injustes les critiques? Et en conclure, qu'il est un mufle, un égoïste, avec tout ce qu'on fait pour lui? 

Sérieusement.......on ne peut pas faire ça.

Pourtant c'est le quotidien. Pourtant c'est la vie, et on continue, on perpétue, on s'enlise dans les habitudes.

Tout est pourtant question de dosage, comme on prend une bouteille de parfum pour sentir bon.

Pas trop, Pas trop peu. 

Juste assez, quelques gouttes, pour que notre journée soit parfumée, pour que notre vie soit douce.

Un zeste. Parce que sans, il manque quelque chose... parce que trop, on empeste le monde entier, dégoulinant d'égoïsme pestilentiel rendant notre approche insupportable.....

Un peu de fraîcheur, dans laquelle on voudrait s'enivrer, c'est nettement plus vendeur, que d'hurler en claquant des fenêtres, au visage de l'autre, quelque chose qu'on ne verrait pas sur notre propre visage, non?

Je vous laisse vous parfumer.....et je vous embrasse mes amis.

Ps: attention aux doigts en claquant les fenêtres. ça pique.:)





Amy Winehouse - Rehab

Addicted

Peut on aimer quelqu'un si fort, qu'on ne sait pas l'aimer vraiment?

C'est une question piège évidemment, et c'est cette question qui a finalement donné lieu à trois journées d'audience, dans une jolie salle du Palais de Justice de Saint Omer.

Est il possible d'aimer quelqu'un, de mal l'aimer mais de l'aimer tout de même et de lui faire des enfants, mais aussi beaucoup de mal, de maux, de bleus, au coeur et au corps?

La jalousie peut elle entraîner des gens normaux, dans une spirale infernale, dans un tourbillon de violences, ces gens qu'on aime et auxquels on est profondément attachés peuvent ils devenir nocifs pour nous? Notre santé morale et psychique?

Voilà le vrai fond du problème, être profondément attaché.

A qui, à quoi.

Les addictions quelles qu'elles soient, les jeux, l'alcool, la drogue, la nourriture, le sexe, les fringues l'amour.....finissent par devenir nocives, à partir du moment où on ne connait plus ses propres limites.

Que faire bon sang, comment se sortir de la tête ces choses qui nous soulagent, qui nous font tant de bien en nous faisant pourtant tant de mal?

Remarquable, juste, trés belle, trés forte, sensible, une grande plaidoirie.

Voici les mots mielleux que j'ai entendus en sortant à la suspension d'audience.

La présidente aussi m'a félicité, j'en suis fort aise mais finalement, que doit on retenir de ce procès?

Qu'aimer trop fort, aimer trop mal, aimer à en mourir, aimer finalement si maladroitement, si violemment, peut nuire gravement à la santé?

Ou qu'au contraire, sans aucune preuve celui que tu as aimé, un jour, te tuera juridiquement, physiquement, humainement?

Il est évident qu'on est addict pour combler un vide, pas par hasard.

Il m'apparaît clairement que quelqu'un qui a été trés épris de quelqu'un d'autre, ne l'oublie jamais vraiment, même si elle y croit dur comme fer.

Quand on est accro, on devient fou, on est en manque, on tremble, on n'en peut vraiment plus!

Quand on est amoureux, mais amoureux maladif, on vous  dit que tout cela n'est pas fait pour vous, et par esprit de contradiction, vous restez. Vous y croyez de toutes vos forces.

Vous y croyez. Que voulez vous. L'amour a ses raisons....

Vous vous trompez, mais vous finirez toujours par revenir, parce que vous avez l'autre dans la peau.

Sa présence, son absence, son odeur, ses yeux, sa peau, tout en l'autre vous manque, une vraie crise de manque, l'amour de votre vie.

On a tous connu ça, cet émoi des débuts, ou notre amoureux nous manque à en crever.

Il a beau être loin d'être parfait, être brusque, être parfois rustre, vous l'aimez.

Vous êtes addict.

L'autre devient une drogue, la preuve, vous devez vous en éloigner pour l'oublier!

Pour désapprendre à l'aimer, il vous faut fuir, prendre une nouvelle direction, et ce n'est pas simple oh, non, c'est sûr, mais pour sauver votre vie, il vous faut partir, il vous faut prendre vos jambes à votre cou.

Non, ce n'est pas simple, et c'est pareil, pour toutes les formes d'addictions, mais la plus dure à vivre, finalement, c'est l'amour, car ce n'est pas une maladie, on ne meurt pas à proprement parler d'amour, l'amour fait du bien, l'amour magnifie, l'amour rend beau.

Mais quand l'amour fait mal?Quelle est la thérapie?

Oui, mes amis, l'amour peut pousser au harcèlement, à la violence, à la folie, parfois même au meurtre, tant on souffre que l'autre ne soit plus à nous.

L'amour.....on n'en sort jamais indemne, mais on finit toujours par y revenir.

C'est la plus difficile addiction qui soit. On le ressent sur la peau, dans le coeur et le cerveau, on doit vivre avec, qu'on soit heureux ou malheureux, l'amour finit par ne faire qu'un avec nous.

Et même si parfois, on ressent, encore en revivant des moments similaires, ce qu'il s'est passé, la nostalgie de l'addiction nous pousse mais la raison nous empêche de recraquer pour un ancien amoureux.

Ce n'est pas nécessairement une addiction négative, mais elle peut s'avérer cruelle, aimer comporte des risques, trop aimer nuit gravement à la santé, mal aimer peut vous emmener pour plusieurs années en détention.

Non, vraiment, plus que jamais je pense que l'amour doit être vécu avec précaution, doit être conscient des risques, pour ne pas souffrir, pour ne pas le détester, pour ne pas s'auto détruire.

J'ai mal au coeur ce soir, de savoir que l'homme que je défendais ait été condamné pour avoir si mal aimé.

Et son addiction à sa femme l'a poussé en prison. Harcèlement, crises, douleurs, terreur, rancoeurs, tout y est passé, jusqu'aux coups, jusqu'à cette plainte, jusqu'à ce que l'amour physique entre deux personnes qui s'aiment soit entaché par une qualification juridique.

C'est dur de voir quelqu'un en état de manque, de voir quelqu'un souffrir du manque, d'amour, d'écoute, de communication, de compréhension.

C'est dur mais c'est la vie qui me fait croiser ces chemins.

L'addiction, sous toutes ses formes, prend la sève et la distille dans l'univers.

On devient fou d'amour, on devient dingue de quelqu'un, on l'aime jusqu'à s'oublier et à devenir quelqu'un d'autre, ce quelqu'un d'autre qui un jour fera de notre vie un enfer.

Chercher des excuses à quoi bon, c'est écrit sur les paquets de cigarettes et sur les affiches publicitaires ce qu'on risque à abuser des choses.

Même des bonnes.

L'amour, le vin, le sexe,la nourriture, le shopping, le chocolat, la vie.

Abuser de tout ça, aussi bons soient ils au départ, peut nous pousser dans des difficultés aussi profondes que l'abîme d'une toxicomanie aux drogues dures.

L'addiction c'est un mot, qu'on pose sur des symptômes de la vie.

L'addiction c'est ce que l'on dit quand on a compris de quoi il s'agit mais qu'on se cherche encore des excuses.

l'abus d'amour nuit gravement à la santé.

Mais comment retenir l'amour? Comment le doser?

Personne n'a encore trouvé la réponse sans sacrifier un peu de bonheur.

Et ce soir, dans une petite cellule de 9 m2, un petit roi pense que l'amour ça peut être beau et fort mais aussi froid et dur comme les barreaux de sa fenêtre.

L'amour contre la liberté, l'amour contre la folie, la folie contre le mur de la vie.

Encore faut il vouloir s'en soigner, à moins de préférer à la sagesse, un moyen de vivre sans se priver, de manger sans compter, d'aimer déraisonné, aprés tout, demain, on aura l'éternité pour y penser.

En connaissance de cause.

Qui a vécu, vivra, qui a aimé, aimera.


16 avr. 2012

Elton John - Your song

It's a little bit funny, this feeling inside....me.

J'ai réalisé hier (comme quoi hein, y est jamais trop tard) que j'avais changé.

Positivement je veux dire.

C'est un changement sur le long terme, qui a pris du temps, c'est certain, mais c'est bien là, le changement est arrivé, il s'est ancré en moi, trés clairement.

Tout a commencé le 27 juillet 2011, sur une plage.

C'est mon évènement déclencheur. Je ne savais plus quel jour on était, et ça m'a fait un bien fou.

Ça ne vous est jamais arrivé ce genre de truc?

Vous êtes tellement reposé que vous en oubliez la notion du temps.

J'ai donc oublié la notion du temps, j'ai réalisé ce qui était important et depuis, la vie et ses surprises, bonnes ou mauvaises d'ailleurs n'ont fait que de me faire grandir, changer, évoluer.

J'ai vraiment appris des choses, sur moi évidemment, et sur le sens de la vie.

Oh je vous vois froncer les sourcils, vous vous demandez ce que j'ai pris pour en être arrivée là ce soir?

Rien justement, comme d'habitude d'ailleurs, ni gaz euphorisant, ni boisson alcoolisée ou autre paradis artificiel.

Le théâtre. Voilà mon paradis, mon addiction, ma force.

Voilà où je la puise, aujourd'hui, grâce au théâtre et aux effets positifs que ça produit sur moi, je suis plus forte, alors je ne suis pas encore Hercule évidemment, mais ça va mieux, à l'intérieur, comme un activia quoi.

Vous voyez?

Et puis, le blog, la pièce, vous là derrière votre écran qui me soutenez, qui croyez que c'est possible un jour de se réveiller et de réaliser qu'on a encore beaucoup de choses à accomplir et qu'il faut se lever, et y aller.

Je sais, vous avez peur.

Mais qui n'a pas peur de l'inconnu? Qui n'a pas peur de bouleverser les codes, de ruer dans les brancards, d’accélérer son rythme cardiaque pour vivre de nouvelles choses? Voir de nouveaux horizons.

Se projeter déjà, c'est extraordinaire!

Voir plus loin, voilà ce qui nous rend vivant.

On peut rêver, et finalement rester chez soi, dans son petit quotidien, tranquille, à quoi bon tout chambouler, on est pas si mal comme ça?

Je ressens ce souffle du changement, cet air nouveau, cette vivacité d'esprit, celle qui m'amène ici chaque jour, celle qui m'aide à me lever ce matin, qui me donne toute la journée la force de me battre.

Et ces trois derniers mois. Ils sont derrière moi.

Je les regarde, j'entends encore leur écho.

Ces épreuves, ces sacrifices, ces pleurs, ces peurs, tout ça. C'était nécessaire peut être.

Aujourd'hui, je ne suis plus la même, et je le sens, quand je plaide, quand je vis, quand j'ouvre les yeux et que je regarde autour de moi.

Même observer les gens est devenu différent.

Je le sens, le changement (c'est maintenant hahaha elle est bonne, je dévie pardon) s'est opéré.

J'ai grandi. Pas vieilli, non, grandi.

Et mon coeur, meurtri, caché, apeuré de souffrir à nouveau, s'est remis devant, à sa place. 

Il attend le prochain train. Il attend le prochain quai. Il attend qu'on prenne soin de lui, mais surtout il sait que je ne l'abandonnerai plus jamais.

"je promène, souvent, mon coeur en laisse, sinon c'est, en courant, que mon coeur, me délaisse"
"si j'avais le coeur, dur comme de la pierre, j'embrasserai tous les garçons de la terre, mais comme j'ai le coeur, comme du chewing gum, [...]les garçons sont trop beaux, mon coeur d’artichaut me laisserait sur le carreau"

Je ne le laisserai plus se faire piétiner par des garçons aussi charmeurs que dangereux pour lui, je le défendrai et il sera ma priorité.

Pour le moment.

Et voir les pages du livre se tourner, voir les choses évoluer, voir les gens aller, venir, entrer, sortir, de nos vies, ça change une femme.

Et vous? Quand avez vous senti que vous changiez du tout au tout?

Il faut avoir le courage de s'en rendre compte, je suis d'accord avec vous, mais parfois, ça saute aux yeux, c'est là un beau matin et ça nous explose au visage, cette vérité, cette évidence, cette réalité.

Aujourd'hui, j'ai peur parfois. Mais en général, ça va.

Et il fallait qu'on soit le 16 avril 2012 pour y arriver? Pas si sûre. 

Le chemin est encore long, j'ai toute la vie devant moi pour y arriver......Même si j'avoue que je suis impatiente....

La vie est belle, même dure, même chiante, même infidèle, même dure, même cruelle, même lassante, elle est belle, parce qu'elle est unique, elle nous ressemble, à condition de lui donner sa chance.

it's a little bit funny......

Ps: je vous embrasse trés fort, et cliquez sur le titre, cette chanson, elle est pour vous. Je vous M.

La joie fait la foire!!!

Excellent!!!!

Le thème de la Foire de Paris qui se tiendra à partir du 27 avril Porte de Versailles aura pour thème...

"Y a d'la joie"!!!!!

C'est ma meilleure amie qui a trouvé ça et c'est tellement bon que j'étais obligée de vous le dire!

Et très précisément, je peux vous mettre l'eau à la bouche pour vous donner envie d'y aller......

Le mot d'ordre, la bonne humeur, l'idée, combattre la morosité (et dire que je ne l'ai même pas organisée moi même!)


En quelques chiffres qui vous donneront le smile, 820 exposants, plus de 70 pays, venus des 4 coins du monde sur plus de 33 000 m2 de joie!

Evidemment, quand on pense joie, on pense carnaval, couleurs, musique, alors évidemment Brésil, Dom Tom, seront au rendez vous.

Plusieurs univers seront mis à l'honneur tout autour de la joie (pas de moi hein, je ne vais pas y rester debout, plantée avec des gens joyeux tout autour, quoique...:p)

Lisez un peu cette poésie, on dirait un menu gastronomique, ça chatouille les papilles, on se croirait sur un carrousel de desserts, une farandole de mets plus délicieux les uns que les autres, je vous donne envie là?

Alors c'est parti: Voici un échantillon (somme toute complet tout en étant succinct, la campi touch donc)

Les Happy Moments: Happy évènements, Happy Pop Night (et oui!) Happy Garden et Happy Parade 
Alors là, franchement, rien que pour ça, on a envie d'y aller, enfin moi en tous cas!
Un festival de couleurs, Un festival de carnaval, et puis, "Festival Tropiques en fêtes", sans oublier Happy Cuisine! Ateliers de cuisine joyeuse et créative.

Maison et environnement: parce que se sentir bien chez soi, c'est quand même ce qui est le PREMIER point le plus important pour être joyeux en toutes circonstances, se construire un petit nid qui caresse la planète c'est quand même une priorité.....alors y aura de quoi faire, constructeurs, décorateurs, bref, du bonheur!

Bien être et Loisirs:  alors là mon atelier préféré c'est "récréation"......je suis restée un peu enfant....mais il y a aussi un "rayon" forme et bien être, loisirs de plein air....et pour les costauds le bricolage!:(oui, il y a des gens qui aiment le bricolage!)

Cultures du Monde: richesses du monde, vins et gastronomie, artisanat et métiers d'art, terres des tropiques.....hummmmmmm je frissonne déjà de joie.

Et bien entendu, pour ravir les curieux, le Concours Lépine et ses inventions se tiendra aussi sur la foire de Paris.....

Alors, c'est pas SUPER joyeux comme programme ça?

Ah oui, je ne vous ai pas précisé, pour ceux qui n'y seraient jamais allés, la Foire de Paris c'est aussi....

"Des efforts récompensés, puisque le public de la Foire est fidèle avec 92%1 de visiteurs satisfaits.
La Foire de Paris demeure ainsi la manifestation référente en matière d’art de vivre.
Par ailleurs, elle attire autant d’hommes (51%) que de femmes (49%)1, majoritairement âgés de 35 ans et plus (75%)1.65%1 viennent pour découvrir des nouveautés et 61% s’y rendent pour se promener et passer un bon moment. Sans oublier que 80%1 des visiteurs réalisent au moins un achat."


Bon.....les sceptiques sont presque tous convaincus?

Non, j'en vois encore qui résistent.....

Et si je vous dis aussi qu'il y a des concerts de prévus, notamment celui de Kaoma....la vraie LAMBADA les copains!!!!!alors?ça démonte ça non?

55 spectacles et concerts gratuits live: on va pas rater ça si?

12 euros l'entrée pour les adultes, Pass deux jours 18 euros, 7 euros pour les 7- 14 ans et gratuit jusque 7 ans.....

Je sais que je vous y verrai.....Parce que les joyeux ne ratent jamais une occasion d'être heureux, et parce qu'en tant qu’ambassadrice (auto proclamée certes) de la Joie personnifiée, je serai forcément sur les lieux du bonheur!


A trés vite les joyeux, j'ai plein de choses à vous dire......

Bisous pétillants!

http://www.youtube.com/user/FoiredeParis

9 avr. 2012

Be Yourself :)



Bon, puisque visiblement c'est le thème de la semaine, et qu'il faut que je me mette tout de suite à suivre les conseils avisés de mon entourage, (humour) je vous emmène dans un endroit SUPER sympa.

La musique déjà: super choix à chaque fois, on se sent chez nous et c'est le but puisqu'il s'agit d'être nous mêmes!



Evidemment ce qu'on y mange est super bon, mais je laisse un peu de suspens histoire de vous donner envie d'y aller....Futée la nana hein!


Ajouter une légende

e

Ajouter une légende



La Déco est super, tout est fait pour qu'on s'y sente bien, des bouquins sur les tables, des écrans pour écouter son ipod, des ipad à disposition......

La cool attitude quoi:)

Petit déj, brunch, déj; goûter, allez y, vous verrez:)

Ps: en cliquant sur le titre, vous êtes redirigés vers le site:) 

ClichéRminator

Tout est parti d'une conversation complètement anodine qui n'avait aucun lien, ni de prés ni de loin avec un problème physique, un dimanche après midi, en famille.

Et soudain, cette phrase venue de nulle part, dite sur un ton, comment vous dire, le ton le plus naturel du monde, (je sais qu'utiliser le mot ton ici peut sembler fait exprès mais bon, que voulez vous, les gros ont de l'humour), une voix douce, une voix chaleureuse qui balance "mais, tu sais ma  chérie,c'est peut être cruel, sûrement même, mais les hommes n'épousent que les minces."

Bon.

Je n'ai rien dit, parce que j'étais sciée.

Aucune réaction, aucune répartie n'est sortie de ma bouche, parce que rien n'est venu dans mon cerveau, rien sauf.....

La cantine du collège, classe de 5ème.

Nous devions former des tables de huit personnes et la personne en bout de table devait faire passer les plats délicieux concoctés par Paulette, un régal, je pèse mes mots.

J'étais une adolescente normale en 5ème, rien de particulier, sauf que par rapport à la plupart de mes copines, j'étais déjà formée, vous voyez ce que je veux dire, forcément j'avais beaucoup de succès, j'avais déjà de la poitrine, peu à 12 ans à peine, mais déjà un peu plus que les autres.

Et soudain, alors que nous étions à table et que je tentais de mâcher l'infâme truc qu'on osait appeler steak haché, mon voisin de table à l'autre bout me demande le plat.

Je lui fais donc passer le plat de purée, pour qu'il puisse se resservir. Jusque là tout va bien.

Et puis.....un petit con de la table d'en face, lance à voix haute dans ma direction "eh regardez la grosse là bas, elle a pas encore fini de manger qu'elle se ressert déjà".

Faux. Je ne me resservais pas. Faux, je n'étais pas grosse, comparée à sa connerie.

Mais le mal était fait. Toutes les tables se moquaient de moi.

Je me suis levée de table, me suis précipitée pleurer aux toilettes.

J'avais 12 ans.

Après.....oh après c'est passé, enfin, on a cru que c'était passé, le crétin en question a du s'excuser devant tout le monde, et a pris 2 heures de colle.

Mais au fond de moi ce n'était pas passé du tout.

J'ai commencé les régimes en 3ème. J'avais 14 ans.

Y a t il un lien ou pas je n'en sais rien mais en tous cas, ça a commencé à cette période là.

Ceux qui m'ont connu à cette époque vont sûrement être surpris, parce qu'à 14 ans, j'étais normale.

Pas mince, mais pas non plus boulotte, j'étais normale, je le sais, il y a des photos pour en témoigner. 

Heureusement d'ailleurs, sinon j'aurai pu croire toute ma vie que j'ai toujours été ronde, que c'était maladif.

Bon, évidemment, l'absence de thyroïde, ça n'aide pas à maintenir un poids correct, mais peut être que la danse m'a aidée.

Le contexte familial non, ça c'est évident, mais la danse, et puis la musique, les choré dans ma chambre, et le sport à l'école.

Puis le lycée, succès auprès des garçons, j'ai suspendu ces conneries de régime. Jusqu'à la fac.

Aucun problème pour atteindre leur coeur, même si j'étais plus timide qu'aujourd'hui et que pour parler à un garçon il me fallait quatre ou cinq mois.

J'y ai rencontré mon 1er grand amour, personne ne se moquait de moi, personne ne me traitait de grosse, faut dire je ne l'étais pas plus qu'au collège....

Et puis.....la fac. 

17 ans, j'étais plus jeune que les autres, et aussi moins sûre de moi et de ma capacité à m'en sortir.

Pourtant ça s'est bien passé aussi, même si mon corps entendait toujours dire, "t'aurais pas un peu forci?", "qu'est ce qu'il t'est arrivé", "si tu perdais quelques kilos tu serais tellement jolie", "quand je pense comme tu étais jolie avant"

En un été, le regard des autres avait il  déjà changé?

J'aurai du savoir que c'était faux, que c'étaient des jaloux ou des peureux, ou des gens qui s'ennuyaient, ou encore qui se projetaient.

Mais chez moi aussi j'entendais ça, un jour, au détour d'un pantalon couleur caramel j'ai entendu "mais tu ne vas pas mettre ça, tes jambes, on dirait des poteaux", "les gens se moquent de toi, ils te regardent et rigolent, non mais sois sérieuse, portes du noir, pas du caramel"

Et hop, passes de la taille 40 à la taille 36 en arrêtant de t'alimenter.

Mon amie Leila s'en souvient, elle venait me forcer à manger, je n'y pouvais rien, la puberté, les hormones, ça m'avait sculpté un corps de déesse. (grecque antique certes mais bon)

Les peurs de ma famille ont dépassé les miennes.

Celles d'être moquée, rejetée, ont été dépassées parce que j'étais fragile, à la fac de droit, je voulais accomplir une prophétie, une promesse, celle de devenir un grand avocat, mais en étais je capable?

Je commençais à partir dans tous les sens, maigrir, gonfler, grossir, maigrir, gonfler, grossir.

Je perdais 10 kilos, et en reprenais 15 , j'ai tout essayé, tous les régimes à la mode dans les années 90-2000.

Tout pourvu que ma famille, et les gens me trouvent assez jolie, assez mince, assez présentable, assez regardable, assez....Acceptable.

Puis le choc, en boite, un beau garçon au Bar me regarde avec insistance pendant toute la soirée.

Je finis par aller vers lui pour engager la conversation......"Pardon?moi je t'ai regardée toi?nan mais tu t'es vue?"

Non. Je n'ai rien dit. Je n'ai rien trouvé à dire à ça. Non plus.

Ils avaient donc raison?

Alors j'ai repris un régime, je me suis lassée, puis un autre, j'ai craqué. Puis un autre. 

En parallèle, réussir tes examens, travailler pour gagner de l'argent pour sortir comme tout le monde, pour avoir la même vie d'étudiant qu'eux.

Le célibat, comme une immense tache a pris possession de moi en 2002, comme pour conforter cette phrase "les hommes n'aiment pas les rondes, c'est comme ça ma vieille faut t'y faire".

C'est con. Mais quand on est sous pression, on croit à des trucs cons.

Un autre choc, école des avocats, mariage d'une de mes meilleures amies.

Je vois une photo de son mariage et je suis anéantie.

Je vais voir mon médecin une semaine après, pour entamer un régime, un sérieux, le 15ème au moins mais celui qui m'aidera pour de vrai.

On s'y met d'arrache pied, et pendant mon examen du CAPA, régime intensif, sport à haute dose, la totale, en un mois, 10 kilos s'envolent, jusqu'à descendre à 18 en quelques mois de plus.

Je suis métamorphosée, je réussis mon examen, je suis amincie, tout est super, et tout le monde me dit, "ah enfin, là tu es bien, plus que 5 kilos et tu seras au top".

Ok. Prends toi ça.

Mais rien de grave, tout est normal, je reprends confiance en moi, j'arrive à répondre aux avances des hommes je me dis, ça y est, la période de célibat va se terminer.....

Mais j'ai commencé à exercer.

Le stress, la concurrence, la dureté, l'insupportable anxiété. Plus 5, Plus 10, Plus 15 , Plus 20.

J'ai tout repris. 

Sans m'en rendre compte, mon corps a construit une forteresse. Pour parer aux coups les plus durs de ce métier qui finalement me fait plus de mal que de bien, même si je l'aime et qu'il est merveilleux sur bien des plans.

Il me fait mal.

Et mon corps me défend.

Quand je m'en éloigne, je perds du poids, en vacances, loin de tout.

Et quand je reviens je reprends tout, comme si j'endossais une cuirasse de graisse pour ne plus rien sentir.

Au fond je sais que ce n'est pas mon corps, mais je l'ai abimé, j'ai abimé mon corps avec des discours et des clichés, j'étais perdue et j'ai fait confiance à ce qui me servait de repère, les autres.

Famille, entourage, tout le monde y va de son conseil, mais le plus important, n'est ce pas que je sois heureuse?

Ah et aujourd'hui, les rondes sont à la mode.

Retour à l'authenticité, les rondes sont en couverture de magazine, les rondes sont prises en exemple; les rondes font vendre et font du chiffre. 

C'est cool.

Mais on s'en fiche non?

L'important, fine, ronde, mince, grande, petite, c'est d'être bien dans sa peau, de s'aimer.

Je n'aime pas le mot "s'assumer" parce que ça veut dire que d'être soi c'est lourd.

Non, l'important, c'est de s'aimer, d'être heureux, de distiller de l'amour, d'être authentique, d'être soi.

De faire tomber les barrières, les forteresses, les clichés, les discours à la con, les peurs des autres.

Voilà ce qui est important.

Alors sous prétexte que je suis un peu ronde je ne devrai porter que du noir? Moi qui adore les couleurs, qui suis pétillante de vie?

On délire!

Alors voilà. 

Tout ça j'aurai eu envie de le dire, ce dimanche après midi, en famille, quand cette douce phrase m'est arrivée dans le visage, l'air de rien.

Il existe mille façons de se sentir bien.

Me faire confiance serait déjà un début, mais là, il faudrait me laisser faire.

Le petit con de la cantine, les remarques blessantes, les coups dans la tronche et dans le coeur, basta cosi.

Je suis une femme, pas un robot, donc forcément pour faire le tour de la question il va falloir du temps, et tant mieux.

Et si pour faire des enfants, je dois faire un régime et perdre 30 kilos (c'est la suite de la phrase du dimanche) c'est mon médecin, en temps voulu et personne d'autre qui devra en juger.

Les hommes aiment les femmes qui s'aiment.

Peu importe leur poids sur la balance.

Qu'on me compare à Valérie Damidot ou à Luce de la Nouvelle Star, ne me dérange pas, tant que c'est pour notre côté pétillant et vif qu'on le dit.

Et je le prends du bon côté. Sinon, j'attaque.

Je ne suis plus en 5ème.

Je suis Clichérminator.

Hommes, Femmes, ados, jeunes gens, qui venez de lire cet article, apprenez à vous aimer.

Mangez, régalez vous, vivez, soyez heureux.

N'écoutez pas les sirènes hurlantes qui vous font peur et mal en même temps.

Le reste viendra de soi.

On récolte ce que l'on s'aime.

ps: j'ai fait un gâteau au yaourt. Les ronds ont de l'humour:)
ps 2: y a de la musique dans le titre!

Y a des copains!