30 mars 2012

Life is Great (but sometimes....)

Je viens d'apprendre un décès.

Une consoeur, et pas n'importe laquelle, vient de rejoindre le firmament des stars de ce monde.

Une femme que j'ai trop peu connue, une femme qui pourtant a représenté comme personne notre place dans ce milieu, dans lequel être un homme était un gage de crédibilité.

Que m'inspire cette disparition?

Que la vie est unique. Qu'elle est belle, précieuse et qu'il faut vraiment la protéger.

Que ce métier, merveilleux mais ingrat, n'est pas un sacerdoce, que le cadeau qui nous a été fait n'est pas superfétatoire, on n'est pas là pour rien.

Il faut sans cesse la préserver, sans cesse se battre pour l'essentiel.

Je pense à elle.

Je pense aussi à nous. Tous et toutes, avocats bien sûr, mais chacun et chacune d'entre nous, les vivants.

Je vous embrasse, et vous demande comme une faveur.....vivez de toutes vos forces.

28 mars 2012

Lille (de Beauté)










 To Be Continued.....:)

Fireworks

Ce texte est dédié à notre reflet dans le miroir.

C'est une chanson, une petite ritournelle pour ados, d'une chanteuse sympa mais pour autant qui n'est pas prise au sérieux.

Peu importe, ce texte correspond à ce que mon reflet réclame. Et peut être parfois au vôtre aussi?

Reflets, si tu nous lis, rebondis.

Les gens comptent sur nous, ils nous aiment pour notre personnalité, nos folies.

Regardes moi.

On dit que je suis pétillante, que je suis un feu d'artifice, et c'est ce que je rêve d'être.

Alors, reflet, sois gentil, sois synchro.

Et quand bien même, depuis toujours, vous avez voulu faire de votre mieux pour être en phase, à ce qu'on vous demandait d'être.

On vous demande de faire de nous, ce que nous voulons être.

Merci:)





"T'es-tu déjà senti(e) comme un sac plastique

Dérivant aux vents
Voulant tout recommencer ?
T'es-tu déjà senti(e), senti(e) fin(e) tel du papier
Comme un château de cartes
à un souffle de s'effondrer ?

T'es-tu déjà senti(e) comme profondément enterré(e)
Criant six pieds sous terre, mais personne ne semble entendre ?
Sais-tu qu'il y a encore une chance pour toi
Car il y a une étincelle en toi

Tu dois juste allumer la lumière
Et la laisser briller
Possède la nuit comme le 4 Juillet

Parce que bébé t'es un feu d'artifices
Allez, montre-leur ce que tu vaux
Fais-les faire des "oh oh oh"
Pendant que tu tires dans le ciel

Bébé, t'es un feu d'artifices
Allez, laisse éclater tes couleurs
Fais-leur faire des "oh oh oh"
Tu vas les faire tomber en admiration

T'as pas à te sentir comme encombrant 
Tu es unique, ne pouvant pas être remplacé(e)
Si seulement tu savais ce que le futur te réserve
Après l'ouragan vient l'arc-en-ciel

Peut-être es-tu la raison pour laquelle toutes les portes sont fermées
Alors tu pourrais en ouvrir une qui t'emmène sur la bonne voie
Comme un coup de foudre, ton cœur va exploser
Et le moment venu, tu le sauras

Tu dois juste à allumer la lumière
Et la laisser briller
Possède la nuit comme le 4 Juillet

Parce que bébé t'es un feu d'artifices
Allez, montre-leur ce que tu vaux
Fais-les faire des "oh oh oh"
Pendant que tu tires dans le ciel

Bébé, t'es un feu d'artifices
Allez, laisse éclater tes couleurs
Fais-leur faire des "oh oh oh"
Tu vas les faire tomber en admiration

Boum, boum, boum
Même plus brillant que la lune, 
Ça à toujours été en toi, 
Et maintenant il est temps de le laisser sortir

Parce que bébé t'es un feu d'artifices
Allez, montre-leur ce que tu vaux
Fais-les faire des "oh oh oh"
Pendant que tu tires dans le ciel

Bébé, t'es un feu d'artifices
Allez, laisse éclater tes couleurs
Fais-leur faire des "oh oh oh"
Tu vas les faire tomber en admiration

Boum, boum, boum
Même plus brillant que la lune
Boum, boum, boum
Même plus brillant que la lune"

Mariages et copinage.

Je vous avais promis que je parlerai mariage.

Et pour cause, cette année est riche en la matière, 5 au compteur dans le cercle de mes amis, et pour couronner le tout, un roman.

Le mariage, ce symbole d'engagement, de chemin, main dans la main, vers un destin commun, et patati et patata.

J'y crois, même si les plus sceptiques d'entre vous y verront de l'ironie de ma part, il n'en est rien, le mariage je trouve ça beau, quand ça veut dire quelque chose, quand ça reflète quelque chose de vrai et de sincère, quand on sent entre les deux principaux intéressés au delà de l'amour, du respect et de la franchise.

Une jolie mariée, un bouquet fleuri et frais, une arrivée fracassante, un marié embué, un maire siphonné, une Eglise aux bancs ornés de fleurs, une lumière qui éblouit, des chants gospel, de l'émotion, et de l'amour bien sûr, mais surtout, du vrai, du concret, du solide.

Pas de mariée surprise dans les toilettes avec le serveur, le témoin, le meilleur ami, ou le photographe.

Pas de marié qui s'enfuit avec son meilleur ami gay. 

Non, rien de tout ça.

Le mariage c'est la communion de deux êtres, c'est la fête, les bulles de savon, les paillettes, les mouchoirs et les serviettes qui tournent, la première danse, la jarretière, le diaporama.....

Bon, on va tous aux mêmes mariages.

Mais je pense à ceux qui nous ont précédé, et notamment à ma grand mère.

Elle n'a pas choisi mon grand père, mais "il était si beau..."  non, la vraie histoire c'est que mon grand père l'a vu, elle lui a plu, leurs familles se sont vues, ont passé un marché sur fond de terres et d'olivier, et roule bouboule, emballé c'est pesé, ils étaient mariés.

Je parle des années 50 en Calabre.

Et ceux qui sont mariés avec des gens qu'ils ne connaissent pas, des gens rencontrés quelques jours, heures, avant leur mariage, marché conclu.

Quand je vois le stress d'un mariage, le coiffeur, le maquillage, la robe, la salle, le traiteur, et le dj, je pense à ces femmes et ces hommes qui n'ont rien choisi, pas même l'époux.

C'est quand même fou quand on y pense.

Alors là, on est d'accord je n'y pense pas vraiment en profondeur, sinon on se retrouverait dans un débat intra communautaire mondial.

Mais finalement, quand on se marie, on croit connaître le futur être aimé, sans le connaître vraiment. 

Le mariage est un acte sensé être sérieux et réfléchi, mais à mes yeux il s'agit toujours d'un risque, et d'un vrai.

C'est la roulette russe, le tirage au sort, et ces femmes qui restent pures jusqu'au mariage, et qui s'aperçoivent que le matos est défectueux, ne peuvent pas compter sur le service après vente.

Et puis, il y a ces mariages pour de faux, pas ceux entre un vieux milliardaire et une bimbo décolorée, non je parle de celui qui sert à rester dans un pays, et qui ne coûte rien.....

Enfin c'est sûrement ce que pensait Jésus, (pas le petit l'autre) et pour savoir de qui je parle, il faut cliquer sur le titre les copains, vous connaissez le truc maintenant!

Un premier roman plein de pep's et de mordant, bien écrit, bien documenté et surtout, plein de rebondissements, de péripéties, d'humour.

Evidemment c'est un de mes amis qui l'a écrit, mais ça n'enlève rien à son talent au contraire.

Le Trailer est en ligne, le bouquin sort le 30 avril, un peu de patience.....

Je vous le conseille vraiment, et puis, ça permet de réfléchir avant de s'engager.....you know what i mean?

Biz les ptis loups!








27 mars 2012

Chutttttt!!!!

Il vous est peut être déjà arrivé d'avoir l'impression de tomber en rêvant, et de le ressentir pendant votre rêve.

Moi ça m'arrive trés souvent, mais pas seulement en rêve...

Je suis une cascadeuse, une vraie chuteuse professionnelle, je trébuche, je me tords la cheville, je rate la marche, je fais des vols planés, je roule, je glisse, bref, je tombe.

Choir est un métier voyez vous, et je m'entraîne depuis petite.

1ère vraie chute mémorable, en tous cas sur ma peau, je suivais mon père à la trace, j'avais un an et quelques mois, pendant les travaux de la maison de mes parents.

Dans la salle de bains, pas encore finie, au sol il y avait des cailloux, et notamment une plaque en métal....sur laquelle j'ai trébuché, et voilà la jolie cicatrice....qu'on ne voit que si on est trés trés trés prés de mon visage.

2ème chute spectaculaire, 5 ans. Je cours, insouciante, vêtue de mon petit manteau rouge de poupée, avec une de mes copines, et bien entendu, je la regarde comme dans les dessins animés, évidemment regarder devant moi, m'aurait sans doute évité les 6 points de suture sur le front, causés par un de ces blocs en granit bien durs où on plante de jolies fleurs dans les villes....

Et ça ne s'est plus arrêté.

Chutes en vélo, genoux écorchés, en veux tu en voilà.

3ème chute mémorable: la double plaque d'égout au collège, j'étais en retard (non, pas comme d'habitude) à un cours de maths (la concierge m'a soupçonné d'avoir fait exprès de me tauler pour rater le cours, fine analyse).

Je presse donc le pas pour arriver plus vite.

Je ne vois pas la plaque d'égout un peu relevée, je bute sur le coin, me rétame évidemment, sur la seconde plaque d'égout quelques centimètres plus loin, et bien sûr, je pisse le sang, avale des cailloux, et m'écorche genoux, menton, nez et front.

Nickel.

Je passe sur l'épisode du match de basket en 6ème où, jouant dans une salle carrelée (non, à SLN y avait pas de parquet dans la salle de sport dans les années 90), avec les garçons dans notre équipe, un de mes camarades bourrins n'a pas apprécié que je récupère le ballon au rebond et m'a poussé sur le carrelage, lèvre coupée, oeil au beurre persillé, et bonne raclée du susnommé par son père à la demande du mien.

Bon.....

Continuons allègrement, sur les divers trébuchements, les chevilles tordues, mais bizarrement, jamais d'hospitalisation étant ado, rien d'autre que des égratignures.

Il faut reconnaître que je sais tomber.

Ah ça, c'est sûr, je sais faire. C'est simple, il faut se laisser tomber, tranquille, ne pas essayer de se retenir sinon on se ferait encore plus mal.

C'est pour ça que je ne cours jamais.

Parce que j'ai déjà couru pour répondre au téléphone et je me suis mangée le mur de l'étage chez mes parents, roulé boulé dans les escaliers, raté une voire plusieurs marches.

Alors on peut penser qu'il s'agit simplement d'un problème d'oreille interne.

Que nenni. C'est plus que ça.

Je ne me concentre pas sur la marche, je suis perdue loin loin loin dans mes pensées et du coup, je ne pense plus à mettre un pied devant l'autre et je me ramasse.

Un trou sur la chaussée, c'est pour moi, une marche qui ne tient pas bien, c'est pour moi, des pavés irréguliers, pareil.

Je tombe en marchant, sur sol lisse, en ballerines. 

Je pense au lieu de marcher.

C'est un truc d'intello ça peut faire sourire. Mais c'est pénible.

J'ai traversé la scène pendant des répétitions de danse, y avait une "trappe" mal fermée.

Je n'ai pas vu la moustiquaire sur le balcon de ma tante au 3ème étage et j'ai failli passer par dessus bord.

En me promenant tranquillement dans la rue, passionnée par l'histoire que me racontait mon cousin, j'ai oublié de marcher et je suis tombée, puis relevée, sans que personne ne s'aperçoive de rien.

J'ai glissé de tout mon long en robe dans le couloir de l'instruction, raté deux marches au sous sol pendant la plaidoirie d'un confrère dans un bruit assourdissant, raté des marches dans l'escalier du cabinet pendant mon stage, ou quand j'étais standardiste, pris mon pied dans ma robe en  me relevant alors que j'étais accroupie.

J'ai fait un vol plané dimanche matin dans le bus, juste en montant une marche parce que j'avais la tête ailleurs, me suis assise de tout mon poids sur ce que je croyais être une chaise, dimanche aprés midi, mais j'avais mal évalué la taille de la dite chaise et me suis réceptionnée sur les roulettes d'un portant en fer.

Et la plus belle de toutes, au Network, alors que je dansais tranquillement sur les marches que tout le monde connait, prés du DJ, avec ma Choupi, elle se sent tomber et m'entraîne gentiment dans sa chute et me retrouve les 4 fers à l'air, (en jean rassurez vous) sur le dos, sur les dites marches, avec ma cop's sur moi. 

En bonne copine j'ai amorti sa chute.

Pourtant, pas de chute au sport, à la danse, à la gym. Sauf une fois, au cours de Hip Hop, je me suis emmêlée les jambes et bim, ma guiffe par terre.

Bon.

Que faire?

D'abord, bien entendu, il faut se marrer.

Non, parce que sinon c'est dramatique, mes chutes sont plutôt drôles, le truc bizarre, c'est leur fréquence.

Une fois par mois en moyenne, mais je trébuche presque tous les jours.

Je suis étourdie que voulez vous, je marche mécaniquement et je pense à autre chose, en bossant dans le Vieux Lille, évidemment, j'ai arrêté les talons, (oui j'ai déjà porté des talons de 12 cm pour aller bosser, y a longtemps) et j'ai troqué les Cavalières contre les Stilletos.

Ça ne change rien.

Puisque je vous le dis, ça n'a rien à voir avec ma façon de marcher. C'est ma tête qui a une vie indépendante.

Je marche normalement. 

Mais je suis distraite, tête en l'air, dans les nuages, rêveuse, soucieuse, concentrée sur mes pensées.

Je ne suis pas comme ceux qui parlent à voix haute seuls dans la rue, je pense. Un peu trop.

Ma devise à moi ce n'est pas "je pense donc je suis" mais "je pense donc je tombe."

Je sais bien que je devrais faire attention, être plus attentive à ma marche, et ne penser à rien d'autre qu'à marcher.

Comme vous.

Mais je ne le fais pas exprès, et je m'accroche, dans le métro, aux rampes d'escalier, et à tout ce (et ceux) que je trouve près de moi quand je sens que c'est parti.

Dans le métro par exemple, dimanche soir (belle journée hein, un régal) la troisième chute a lieu lors d'un freinage un peu brusque.

J'étais accrochée à une des barres métalliques prévues à cet effet.

Ça ne m'a pas empêché d’attraper la dame devant moi, que je ne connaissais pas, pour l'entraîner dans ma chute sur les gens derrière moi.

Réflexe humain certes, mais trés bizarre.

Au ski, je n'ai pourtant aucun mal à monter la piste sur le tire fesses, ni à skier, en vélo, aucun souci aujourd'hui.

Mais à pieds. Po po po (si si, vous avez bien lu)

Alors, si on veut on peut se lancer dans l'expertise psycho analytique de cet état de fait.

Si je tombe c'est parce que je manque d'ancrage, que mes racines sont fragiles, que je manque d'équilibre dans ce monde etc etc.

Pourquoi pas.

Mais je ne crois vraiment pas. Je tombe quand je pense à des amis, à des sujets qui me préoccupent, à des situations pénibles, à des problèmes, quand je suis triste, quand je suis gaie, quand je suis amoureuse, quand je suis en colère, quand je suis cool.

Franchement, y a pas de saison, ni d'état particulier, je tombe c'est tout.

C'est spectaculaire pour les amis, et les gens dans la rue.

Mais c'est souvent plus de peur que de mal, et j'ai quelques exemples encore en tête qui me font sourire rien que d'y repenser. (Julie, si tu me lis)

Des fois, je ne le vois pas venir, par exemple, au Marché de Wazemmes, le trou sur le trottoir, je ne l'avais vraiment pas anticipé (N'est ce pas Sophie).

Bon, ça fait super mal, c'est le seul inconvénient, toujours le même genou, et la même main. 

Ça fait mal.

Alors dimanche, j'ai voulu varier, j'ai changé de main ( et me suis foulé l'annulaire) et j'ai changé de sens, suis tombée sur la fesse au lieu du genou.

Et alors, c'est pas fun ça?

Un peu de changement ça ne fait de mal à personne (enfin sauf à moi quand même, j'ai un bleu de la taille de l'Australie)

Mais à force de me cogner sur la vie comme ça tout le temps, elle va bien finir par se remettre en ordre vous ne croyez pas?

Je vais finir par en avoir marre et ranger un peu tout ce foutoir pour finalement ne plus me cogner aux portes, aux montants de portes, aux poignées de porte.

Tout remonte à l'enfance.

Je devais adorer rêver. 

Et comme je n'ai plus trop le temps, pour ne rien rater, je le fais les yeux ouverts.:)

En même temps, je multiplie les chances d'être secourue par un Chevalier Blanc, l'air de rien, ce défaut congénital (appelons un chat un chat, j'ai ça dans le sang) pourrait bien m'apporter le dit Chevalier-dont-le-GPS- ne -marche -pas- depuis -au -moins- un -siècle, sur un brancard.

Non, parce que quitte à tomber, je veux bien tomber en amour, je ne dis pas que ça fait moins mal, je dis juste que je me suis entraînée à avoir des bleus

Wait and fall.:)

En musique évidemment:)

23 mars 2012

Tic et Toc

Je ne parle pas du bruit que fait soi disant notre poing sur une porte (à titre perso, je n'ai jamais su faire le son "toc" à mon poing mais bon soit)

Je vous parle de ces tics de langage, de comportements qui sont compulsifs comme leur nom l'indiquent mais qui parfois nous déstabilisent grandement.

Par exemple, l'assureur qui joue avec son bic et ça fait "tic tic" quand il appuie au bout du stylo "tic tic" quand il rappuie, et ce à peu prés 10 fois en 5 minutes, eh bien je n'écoute plus rien de ce qu'il dit. 

J'entends un bruit de fond, mais je ne comprends pas les mots, mon corps tout entier n'entend que le tic tic.

Prenons l'exemple des tics de langage, "comment dirai-je", "donc", "effectivement", "concrètement", "tout à fait" bon, ces mots et expressions tous seuls ça passe, pourquoi pas.

Mais toutes les deux phrases, puis toutes les fins de phrases, puis seulement ce mot.....c'est lassant.

Dans ces cas là, souvent, très souvent même, je fais des petits bâtons. Je les compte.

Ça ne sert absolument à rien, certes, mais je n'entends rien d'autre.

Et les tocs, celui qui se passe systématiquement la main dans les cheveux avant de parler, celui qui se racle la gorge, celui qui sourit trois fois avant d'ouvrir la bouche,celle qui se touche l'oreille pendant qu'elle t'explique un truc tu ne vois que ça.

Le pire franchement ça a été cette serveuse d'un estaminet lillois qui fait un bruit sonore très étrange et parfois préoccupant, sans raison, sorti de nulle part.

Je ne sais pas l'expliquer, elle doit sûrement en souffrir, ceux qui ont ce genre de problème ne doivent pas se marrer tous les jours j'imagine.

J'imagine aussi à l'école comme on a du se moquer d'elle, mais c'est humain de se moquer, la pauvre.

Il y a aussi, les gens qui se lavent les mains 10 fois par jour, qui font trois fois le tour du pâté de maison avant de se coucher, qui font et refont le ménage 4 fois avant de s'asseoir pour manger.....ce sont des troubles obsessionnels, des phobies, des troubles irrationnels.....mais c'est quand même un truc de fou.

Un jeune comique avait dit trés pertinemment "lles toc c'est vraiment un truc d'occidentaux riches, parce que pour faire trois fois le tour du pâté de maisons en voiture il faut avoir une voiture, j'ai jamais entendu un africain du Sud "en plein exode, Mamadou marchait uniquement sur les pierres blanches en évitant les noires"

Peut être que si je fais attention à ces choses là, que je compte les fois où les gens disent leurs mots de toc et que le clop clop du robinet de la cuisine m'énerve c'est que je suis "toquée" moi même.
Peut être.......

Et vous, vous aimez les écureuils? ;)

21 mars 2012

SpringTime

Les oiseaux chantent, le ciel chasse les nuages avec un joli soleil en pleine forme, c'est frais, c'est cool, c'est le printemps.

Non, mais tout le monde ne parle que de ça, donc évidemment moi aussi. je m'y colle.

Mais il faut dire que j'aime beaucoup le printemps.

C'est un signe de renouveau, de fête, de changement, le signe que le soleil va revenir nous chauffer les doigts de pieds, qu'on peut remettre dans l'herbe folle.

Bon faut dire aussi, le printemps, c'est l'occasion de se découvrir d'un fil, sauf en avril (enfin, vous faites comme vous voulez hein) d'enlever nos collants, nos écharpes, pour faire place à la flanelle, au coton tout doux, des petites ballerines, de remettre du gloss transparent, de faire tomber le pull pour le remplacer par des ptites chemises.

Les terrasses se remplissent, les jardins et les parcs sont parsemés de petits groupes d'amis, de couples d'amoureux......

Voilà.

Le printemps à moi, ça me donne envie d'avoir des ptis papillons dans le ventre, des étoiles dans les yeux, des coeurs, des coeurs, des coeurrrrrrrs.

Pardon.

Non mais ce n'est pas de ma faute, chaque année c'est pareil, quand arrive le printemps, j'ai envie de tomber amoureuse.

Mais ça ne rate jamais.

Il n'y a pas eu un printemps où ça ne m'est pas arrivé.

Comprenons nous bien, je ne cherche pas un "mec", je cherche une amourette, un truc qui me fasse tourner la tête, du bonheur et encore du bonheur.

Alors bon, en attendant, j'essaie de me rappeler comment c'est d'être amoureux.

C'est sûr que ça date un peu (au carbone 14) mais ça revient comme le vélo qu'ils disent.

Je n'ai pas vraiment oublié, c'est juste que quand j'y pense toutes les sensations de l'amour me sautent au visage: le rouge aux joues, les guiliguili dans le ventre, la chaleur dans le sang, les jambes flagada, et puis, les yeux qui brillent, d'un coup la vie est belle, tout est facile.

Je m'en souviens bien. 

L'état de grâce ne dure pas longtemps paraît il, trois ans d'après les livres et les films au cinéma.

Moi je suis une amoureuse née, un gros coeur géant, une peluche en chair et en os, j'adore aimer, c'est vraiment sympa je trouve, ça détend, ça calme, ça rend gai, lumineux, joyeux, drôle, tout nous sourit, rien n'est grave.

Alors ce soir, en rentrant chez moi, je devais être encore dans un état printanier avancé, j'ai levé les yeux au ciel et j'ai vu des étoiles.

Je n'en avais pas vu depuis longtemps, trop de nuages dans le ciel, au sens propre et figuré.

Ce soir il faisait bon, des amis étaient autour d'une table en terrasse, les étoiles brillaient et je me suis sentie bien.

Comme quoi, l'amour rien que d'y penser, ça nous rend tout chose....

C'est comme la madeleine de Proust, le sucre pétillant dans un yaourt nature, le spéculoos dans le bol de chicorée.

Bref, c'est le printemps.




Pour de vrai.

"Jurez vous de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité?"

C'est comme si tout un chacun savait vraiment quelle était la vérité et se devait de la révéler au monde entier.

C'est un vaste sujet, qui mérite qu'on lui accorde deux minutes.

Surtout en ce moment, en ces temps où les tribuns prônent la vérité universelle.

Alors j'y ai réfléchi ces derniers jours, par la force des choses, évidemment.

Tous les jours, on m'envoie des vérités au visage, j'utilise le pluriel et je sais bien que ça peut choquer, il n'y a qu'une vérité n'est ce pas, c'est incroyable de penser qu'il puisse en exister plus d'une.

Pourtant je reste convaincue que chacun d'entre nous a sa vérité.

Tout est question de point de vue, d'angle, de perspective, de focus.

Aucune situation ne peut être vue ou comprise, entendue ou ressentie de la même manière par plusieurs personnes, même si elles ont vécu la même scène, entendu la même chose.

Prenez le cinéma par exemple, on peut voir le même film et pourtant ça n'aura pas fait écho aux mêmes choses chez chacun d'entre nous.

Parce que nous sommes uniques, notre vérité l'est elle aussi.

Ainsi, selon l'éducation que l'on a reçu, les choses que l'on a vécu, un évènement n'aura pas le même retentissement chez nous et chez notre voisin.

Dans une même famille, les enfants auront été élevés par les mêmes parents, et pourtant n'auront pas forcément les mêmes souvenirs, auront peut être vécu différemment les mêmes situations.

Au sein du couple, bien sûr, vous vous en doutez bien, l'homme et la femme ne vivent pas leur relation de la même manière.

On ne contrôle pas les sentiments, le ressenti de l'être aimé, on n'en sait pas grand chose, nous qui ne savons déjà si peu où nous en sommes.

C'est très complexe au final, quand plusieurs thèses émergent, de savoir qui a raison, qui dit la vérité.

On penchera tantôt pour l'une, tantôt pour l'autre, parce qu'on se rattache, forcément ,à nos propres références.

Comment savoir qui nous ment?Et au final peut on parler de mensonges?

Parce qu'après tout, quand quelqu'un ne perçoit pas les choses comme nous, cela ne veut pas forcément dire qu'il ment.

Mais si on devait tenir compte de la vérité de chacun dans la société, on ne s'en sortirait pas.

Enfin c'est ce qu'on a coutume de penser.

Les élections sont pourtant l'expression de chacune de nos propres vérités.

On vote pour des idées qui correspondent à notre propre vision de telle situation, à des idéaux, à des pensées qui se rapprochent de nous.

Puis on se dit que ceux qui ne pensent pas comme nous sont en dehors de la réalité, qu'ils ne se rendent pas compte de ce qui est important.

Quand on se bat pour des causes qu'on croit justes, certains disent que l'on est utopiste, ils hurlent qu'on ne comprend vraiment rien, qu'on a pas les pieds sur terre, qu'on se ment à nous mêmes.

Alors pour les faire taire, on tait nos envies, on écoute la raison, même si au fond, on sait qu'on n'a pas tort.

On passe du réel au vraisemblable.

On s'oublie, on décide de faire ce que l'on veut de nous, pour finir on y croit, à ce qu'on est devenu, mais la vérité n'est jamais loin, la vérité est près de nous, dans un coin de notre tête.

Un jour, la vérité revient.

Elle finit toujours par revenir, même quand on croit à nos propres mensonges, quand se construit une bulle où l'on se croit à l'abri.

La vérité....tout le monde en a parlé, mais comme c'est un sujet d'intello on leur laisse.

On a assez de tracas tous les jours, trop de choses à faire, pour s'attarder à ces pensées stériles.

Jusqu'au jour où l'on se sent victime d'une injustice.

Ce jour là, on dira que l'autre ment, que tout ce qui est dit n'est que calomnie, qu'on y était nous, et qui mieux que nous sait ce que nous avons vécu.

A chaque début de preuve, même irréfutable, on aura une explication, une contestation, on se sentira acculé, mais on tiendra bon.

Et si par hasard on devait être condamné, on criera à l'erreur judiciaire.

Quoiqu'il arrive, on préservera la vérité. La nôtre.

Et quand chaque jour, notre esprit s'entraîne à retourner une même situation sous tous les angles, à manier les éléments comme on le fait avec un rubikub, forcément,on finit par écrire sur le sujet, on est particulièrement attentif à ça, on ne voit plus que ça.

Alors on pourra dire que je suis une intello, que je n'ai vraiment que ça à faire, mais ce qui est certain, c'est qu'après l'avoir lu, cet article aura peut être un mérite, un seul, celui de connaître un peu votre vérité.

Et la mienne.

Pas vrai?







16 mars 2012

Notorious and Big

Je me suis toujours demandé ce que ça faisait d'être célèbre, d'avoir son nom dans les journaux, d'être en tête de gondole dans les rayons des magasins.

Le moins que l'on puisse dire c'est que je n'ai pas eu à attendre longtemps pour faire la connaissance de paparazzi- magiciens, vous savez, ceux qui passent leurs journées à attendre en mâchant du chewing gum, un scoop, un truc croustillant à se mettre sous la dent, qui ne vérifient pas leurs sources, qui mettent des titres accrocheurs pour faire vendre.

On va dire que tout métier exposé comporte des risques, que nos adversaires n'hésitent jamais à nous descendre, que parfois nos clients sont nos pires ennemis, et que c'est chacun pour soi.

Il y a du vrai, mais il faut dire qu'on est encore bien loin de la réalité.

Alors que nous sommes d'accord, aucun d'entre nous n'est Paris HILTON, ni Madonna, ni un Chef d'Etat, ni une personnalité importante, à part elles évidemment et pourtant....

Pourtant dans le journal local, en marge par exemple d'un procès auquel vous n'assistez plus, et dont vous avez prévenu par avance que vous n'assisterez pas, on trouve votre bilan de santé, c'est bien, c'est gentil de s'inquiéter, mais en fait, on est d'accord que tout le monde s'en fout.

C'est ce qui se passe quand rien ne se passe.

On prend un non-évènement, une non- information et on coud, on brode tout autour.

Tout comme l'acné tardif sur le visage d'Angelina, le nez refait de Pamela, le secret minceur de Lady GAGA, un état de santé d'un individu lambda et les raisons pour lesquelles un mec change d'avocat, ça intéresse le public à peu prés autant que le prix de la noix de cajou au kilo.

On s'en fout.

Donc, les paparazzi- magiciens que personne ne rencontrent jamais en savent souvent plus sur nous que nos propres amis.

Et comme ils s'ennuient, ils en ont parlé à la télé aussi, plein de sous entendus, plein de phrases qui servent à rien, mais qui agacent.

Et comme on est des gens biens au fond, et qu'on préfère faire les choses bien ou ne pas les faire du tout, on ne fait aucune déclaration, pas même celles qu'on nous prête.....

Cette mésaventure nous démontre une chose simple.

L'ennui est l'ennemi du bon sens.

En voulant créer une situation sur des fondations partant de rien, les gens croient parfois être intéressants.

Alors ils inventent, ils créent de toute pièce, ils rajoutent de l'huile sur le feu, ils fabriquent des situations, ils mettent un ou deux détails réels, pour que ça donne vraiment du corps à leur "oeuvre" et ils sabotent en toute tranquillité.

Ce sont des grands magiciens, très professionnels.

Ils créent des situations tellement ubuesques qu'eux mêmes en perdent leur latin, on ne sait plus qui est qui tant ce qui est écrit est improbable, mais ce n'est rien, l'essentiel c'est qu'on y croit.

Et le truc avec les magiciens, c'est le chapeau, duquel on sort les petits lapins, les petites colombes et les petits oiseaux.

Plus les détails touchent à la vie privée, plus les gens en manque d'action vont aimer.

La justice spectacle est un genre inventé par les magiciens.

Le sensationnel, l'extraordinaire, tout ceci n'est que poudre aux yeux, mais le mal est fait c'est le principal.

Je me dis que nul n'est à l'abri de se retrouver dans un Tabloid un jour, mais comme la Couronne Britannique, la profession à laquelle j'appartiens pratique le désormais célèbre "never explain, never complain", que certains hommes politiques feraient bien de pratiquer un peu plus.

"tout ce que vous direz sera retenu contre vous", ça c'est vrai pour le commun des mortels, même pour nous, mais certainement pas pour les magiciens.

En pleine zone de turbulence, il faut avoir le coeur bien accroché, bien serré, comme une ceinture de sécurité pour se protéger des ondes de choc.

La gloire, le prestige, la notoriété, sont comme des boutons que l'on coud sur un manteau, en fil d'argent.

Si le magicien vous aime bien, il vous fera un beau manteau de flanelle, avec des boutons d'or et vous illuminerez le monde entier de votre superbe allure.

Si le magicien ne vous aime pas, pour quelque raison que ce soit, y compris les détails physiques, alors il vous taillera un costard et vous n'illuminerez plus personne, autant vous y faire.

Mais en tous cas, vous n'aurez pas froid l'hiver, c'est toujours ça d'être rhabillé....

Mais qu'est ce que tout ceci, sinon une marque d'intérêt?

Sans la jouer Mégalo, je pense vraiment qu'on se  fait de nouveaux copains.

Des gens qui s'inquiètent pour nous, une communauté, c'est important la communauté non?

Le quotidien des stars est bien pire que cela, nous pauvres mortels, avons la chance de nous écrire ici, et de pouvoir encore sortir de chez nous sans lunettes noires.

Ce serait drôle ceci dit.

Enfin bon, ce qui est important ce n'est pas la notoriété que nous prêtent les magiciens, vu qu'en échange ils espèrent prendre plus qu'un petit billet.

Voilà pourquoi si nous sommes notorious malgré nous, le plus important quand même c'est de rester big pour affronter tout ce cirque.

Soyez rassurés, la vraie notoriété ne m'intéresse pas, ce qui m'intéresse c'est de me regarder le matin droit dans les yeux en chantant eyes of the tiger, et de penser à chacun de vous qui me lisez.

Ce qui est certain, c'est que les magiciens n'ont  pas froid aux yeux, mais que dans leur poudre de perlimpipin se cachent plus d'un truc fallacieux.

WARNING: Toute ressemblance avec des faits et des personnes ayant vraiment existé serait parfaitement fortuite.

14 mars 2012

And Suddenly, the Night

J'ai passé la soirée à écouter des titres de mon adolescence, quand j'étais dans ma chambre sous les toits et que j'étais assise par terre, là bas dans le coin.

J'écoutais de la musique, je regardais la pluie glisser sur mon velux, et j'aspirai à ce que la vie soit meilleure.

Aujourd'hui, c'est la même, mais 15 ans plus tard....

Je vais quand même aller me coucher, mais comme les nuits sont réconfortantes vous ne trouvez pas?

On se sent protégés, on se sent blottis contre elles, on se sent à l'aise.....

On arrive même mieux à se concentrer, à plaire.

J'adore la nuit.

C'est pour ça que je traîne ici, là, maintenant.

Et je vous laisse une petite berceuse de cette époque là, les années 90, avant de vous laisser jusqu'à demain....

Faites de beaux rêves.....et ne vous arrêtez jamais de rêver.

C'est le dernier luxe que personne ne pourra jamais vous enlever.

Je vous embrasse fort....


11 mars 2012

Fantastic

J'ai vu un film il y a quelques années, dont je n'ai jamais su le titre, mais qui a tout de même retenu mon attention.

C'était un de ces films futuristes dans lesquels on imagine des voitures qui volent dans le ciel, des inventions incroyables notamment une machine à rêves.

Le procédé était simple (même s'il avait demandé à notre héros un bon nombre de calculs, qui donnait lieu à la fameuse phrase "si mes calculs sont exacts" vous voyez ce que je veux dire?).

Il fallait mettre un casque type casque audio, relié à un boîtier dans lequel on insérait des dvd, lesquels intégraient des rêves dans les cerveaux des "protagonistes".

Alors, dans mon souvenir, la suite n'est pas claire, je ne sais plus si le but de cette invention était de retrouver des souvenirs pour dénouer une enquête criminelle, ou bien, de terroriser les gens à l'approche de l'an 2000.

Bref, toujours est il que je n'ai -comme souvent- retenu que ce qui m'intéressait, le fait qu'on puisse par le biais d'un casque, d'une voix, d'images, de musique, communiquer à notre cerveau des rêves.

Comme si, par exemple, en écoutant un album, les rêves que l'interprète ou le compositeur avait voulu communiquer au monde, pouvaient s'insérer dans le cerveau du public.

Alors, je n'ai eu de cesse que de tenter l'expérience, pas forcément essayer de se connecter avec les rêves de l'auteur, mais en tous cas, de laisser mon esprit divaguer, au fil du son.

Vous savez cette impression, qu'on a en écoutant certaines chansons, ça nous renvoie tout de suite à certaines situations, certains endroits, par exemple "sky and sand" des frères DJ Kalkbrenner, nous propulse immédiatement sur une plage, au bord de la mer, dans une soirée tranquille, un coucher de soleil, des coktails, et la route qui nous emmène le long de la plage.

Les Beach Boys nous transportent malgré nous en Californie, les Beatles à Coven Garden, les Bee Gees nous filent la fièvre du samedi soir, et que devons nous dire des Opéras, des Concertos de Musique classique, qui nous embarquent dans des univers tellement différents, selon notre humeur.

Et puis, la musique que l'on aime nous fait vivre des choses incroyables, nous fait rêver, nous transporte, et parfois bien plus loin qu'on imagine.

Notre imagination devient un terrain de jeu, à condition de s'y abandonner, sans concession.

Alors , à bord du TGV n° 7083, voiture 16 place 17, j'ai recommencé vendredi.matin.

J'ai choisi le son, le voyage, le moment.

J'ai plongé dans l'univers de mon amie Gwen, avec un warm up dont j'ai déjà parlé ici (cf Music sounds better with you) pendant deux heures, une heure de train, le trajet jusqu'au métro et quarante cinq minutes de métro, ligne 4 puis ligne 1, descendre la rue, prendre à droite, puis encore à droite jusqu'à destination.

Comme les rois mages, en Galilée suivent des yeux l'étoile du berger etc etc, moi j'ai suivi le mix de ma propre étoile.

J'ai voyagé dans un rêve, ce trajet que je fais pourtant depuis six mois, n'a pas du tout revêtu les mêmes couleurs, comme si je le faisais pour la première fois.

Ce train qui filait vers la capitale, ces décors pourtant souvent ternes, sous la pluie du Nord, tout était différent.

Les premières notes déjà, me donnaient l'impression de vivre une expérience, d'être dans un autre monde, un monde positif, un monde sain, un monde, que je contemplais mais dans lequel pourtant je n'évoluais pas encore, comme si je devais gravir des étapes avant d'y pénétrer.

J'étais éveillée au début du voyage, j'emploie ce mot à double titre, c'était un voyage en train, et un voyage musical, ce n'est pourtant pas le style de musique que j'écoute d'habitude, mais c'est ce qui est bon, casser les habitudes, explorer des horizons nouveaux.

J'ai fermé les yeux, mon "autre" voyage pouvait commencer.

"we can stay all night, listening to this sound, all below the beating of your heart" j'explorais un autre horizon.

Le soleil, à travers la fenêtre dans mon imaginaire, inondait le compartiment, comme cette photo que j'ai prise en revenant de Reggio Calabria l'été dernier, et qui m'accueille sur l'écran de portable depuis.

Puis, je suis rentrée dans cette vidéo, celle que j'ai prise du train faisant la course avec le soleil, comme une partie de cache cache, passant dans des tunnels, en sortant mais toujours en compétition.

Le train dans lequel j'étais, au son de la musique, filait au bord de la mer, je pouvais presque en sentir la présence, l'odeur, le souffle, le vent, c'était étonnant, je souriais, je vivais grâce au son, des moments d'apaisement.

Puis, le train s'est transformé en aéroport, mais toujours au coucher du soleil, c'est trés surprenant, des palmiers, une esplanade, et la lumière, cette lumière que le soleil faisait refléter sur les objets, les gens, tout était lumineux.

Le beat était là, comme les battements de mon coeur, dont le rythme s'était adapté à celui du son.

Je continuais mon exploration, de grandes étendues de plaines, gorgées de soleil, des vignes, des terres, et au delà, encore la mer.

J'avais quitté le TGV depuis longtemps, je me sentais comme dans du coton, les yeux fermés, l'impression d'une légèreté m'envahissait.

J'étais paisible, toujours physiquement place 17, mais dans mon esprit, il n'y avait que des couleurs positives, du jaune, du rouge, de l'orangé.

Une heure de trajet en train venait de s'écouler, sans que je ne m'en sois véritablement aperçue.

Mon voyage imaginaire continuait.

Puis le train s'est arrêté, j'ai rassemblé mes affaires, et je suis sortie, en direction du métro.

Mes épaules, ma tête, mon corps tout entier avait envie de danser, sur les rythmes qui m'accompagnaient.

Jamais le trajet en métro ne m'avait paru aussi léger.

La route vers ma vie artistique, sur le son d'une autre artiste, généreuse et altruiste était vraiment délicieux.

Et j'ai compris que cette impulsion était provoquée par la musique, par le message que voulait faire passer Gwen, un message positif, un message enjoué, un message pacifique.

Il y avait tout ça dans sa musique.

Et tellement plus encore.

Je regardais les gens, et le warm up continuait à jouer.

Je me suis rappelée New York, les rues de la grosse pomme qui se dévoilaient à moi, en musique, comme une bande originale, chaque pas que je faisais me semblait incroyable, j'étais là, sur l'Ile de Manhattan, et ces décors qui étaient pour moi si familiers depuis mon enfance se déroulaient sous mes yeux.

Puis j'ai remonté le temps, encore un peu, quand en classe de cinéma audio visuel, on découpait les films en plans séquence, chaque séquence était reliée à une musique en particulier, c'est pour cela que j'associe toujours un son à un évenement de la vie, la musique ne me quitte jamais, comme tatouée sur ma peau.

Palais Royal......plus que quelques stations, je souris en regardant les gens, comme dans un film, nous faisons tous partie d'un plan séquence à durée indeterminée qu'on appelle la vie.

Champs Elysées Etoile, je suis bientôt arrivée.

La musique de Gwen ne me quitte pas, elle fait partie de moi, d'habitude j'écoute la voix des gens autour de moi, là ils sont présents, mais je suis dans une bulle, dans un univers que je fais mien.

Je sors de la rame, monte les quelques marches qui m'amènent sur les champs, derrière moi , l'Arc de Triomphe, je descends la rue, sur le même tempo.

Le mix se termine, deux heures de mon point A à mon point B, de ces deux mondes dont je suis le trait d'union, comme deux parties de moi qui n'aspirent qu'à se rejoindre.

J'arrive à destination, je descends mon casque rose bonbon autour de mon cou, j'entends à nouveau le monde réel, les bruits extérieurs, comme quand on se réveille d'un rêve.

L'expérience a été fructueuse, j'ai voyagé à travers le temps, le monde et les sphères du monde, dans mon imagination.

En gardant à l'esprit que..."Toute expérience modifie le sujet qui la subit."

Je vous conseille d'écouter le warm up en lisant l'article....histoire de....vous voyez c'que j'veux dire....

Bon rêve les amis....je vous embrasse.

Y a des copains!