7 févr. 2012

Intouchables, what else?

On peut quand même s'interroger sur le choix de ce titre non?

En même temps, pour ceux qui l'ont vu, (comme moi, deux fois et je me retiens pour ne pas y retourner) ça ne fait aucun doute.

Les deux personnages principaux, (dont Omar.....(soupir) pardon) sont intouchables par l'intolérance, par la pitié, par l'imbécilité, par les clichés, par les a priori, par l'image, par tout ce qui nous fait parfois avoir honte.

Honte de quoi? 

Chacun ses convictions, on a le droit d'avoir des a priori sur les personnes handicapées peut être, sur les repris de justice, sur les jeunes de banlieue, sur les gens de couleur, sur les artisto, pourquoi pas aussi sur les peintres qui saignent du nez sur une toile et vendent ça 30000 euros.

C'est tellement plus simple, plus commode, de ne pas bousculer les clichés, c'est tellement plus facile de détester ceux qui sont différents, parce qu'on a peur, qu'on ne sait pas comment faire, qu'on a peur de mal s'y prendre.

Oui pour toutes ces raisons, certains humains comme nous, vont rejeter des gens, tous les jours, juste parce qu'ils sont différents.

On croit rêver hein? On dirait que j'ai 15 ans et que je viens de découvrir le monde, pas vrai?

Pourtant, qu'est ce que le rejet des différences, l'intolérance à la diversité, sinon ce que je viens de décrire avec des mots si simples?

Aprés peut être que j'ai aimé aussi ce film parce que je suis fille d'immigrés, que je côtoie des jeunes qu'on rejette tous les jours, parce que du coup je suis sensible, et que j'ai les mêmes références que Driss....

Ou juste parce que cette histoire m'a touchée, signe que mon organe vital situé à la gauche de mon corps fonctionne encore trés bien.

Certains ont refusé d'aller voir le film, parce qu'ils n'aiment pas le tapage autour des acteurs, et le côté phénoménal qu'on prête au scénario.

Je les comprends.

Je déteste suivre les effets de mode, je ne lis jamais les critiques, parce que les critiques sont faits par des spécialistes, alors qu'en vrai, les spécialistes grâce auxquels les films fonctionnent, bein c'est nous.

Si on ne va pas voir les films, ça ne marche pas.

C'est simplet ça aussi?

J'ai vu ce film en avant première quand personne n'en parlait le 30 septembre 2011 dernier, grâce à ma super amie Mel, en présence d'Omar (....) et de François CLUZET.

Ouais. Je suis fan. (je ne vois pas du tout ce qui vous fait dire ça! )

Pas seulement des deux duos, de cette partition à quatre mains qui est jouée dans ce film,

Olivier Nakache et Eric Toledano ont écrit un film extraordinaire, et les deux acteurs sont justes, vrais et authentiques dans leur rôle, expliquant parfaitement le ressenti des deux "vrais"Abdel Sellou et Philippe Pozzo di Borgo.

Ce film et son succès redonnent espoir.
Dans un pays dont on veut nous faire croire qu'il connait une hausse du rejet de l'autre, de la méfiance, de la galère et de l'intolérance constante à la différence...dans lequel on nous promet moins d"étrangers, mais aussi plus de rigueur, preuve que le problème, c'est pas les étrangers, mais ceux qui ont ce genre d'idées....chapeau.

Franchement, je pense que je vais aller le revoir.

Jamais deux sans trois.

Et en plus j'adore la B.O.....et Omar (ouais c'est bon, ça va....)



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