16 févr. 2012

Ainsi Font, Font, Font....

On ne connait pas grand chose finalement au couple et à la vie à deux.

Prenez mon exemple, tiens, au hasard.

Je vois des amours se faire, se défaire, s'effacer, se former, s'essouffler, se donner du temps, se donner une chance, se reconstruire.

Mes deux plus belles histoires d'amour, ont été très différentes, finalement quand on y pense, la première il y a fort fort longtemps, était la plus simple qui soit, belle, simple, douce, et naïve peut être aussi.

C'est ce qui la rendait belle, et qui me laisse ces merveilleux souvenirs, je n'ai jamais souffert pendant, j'ai eu mal de le perdre et j'ai eu chaud au coeur, d'être devenue son amie, même si maintenant il est loin de la Métropole, et que je l'ai entendu, être malheureux, parfois.....tout le monde a mal parfois....

La deuxième.....c'était différent, c'était de l'amour c'est sûr, mais la relation, qu'on appelle "couple" dans la langue de Molière ne s'adaptait pas à notre histoire.

Comment savoir si l'on aime vraiment?comment connaître nos limites, connaître notre degré de tolérance dans le couple, tant qu'on ne vit pas cette relation?

C'est très compliqué en réalité de se mettre à la place des gens....tant qu'on a pas vécu ça.

Une histoire ne ressemble à aucune autre, et les amoureux ne sont pas interchangeables.

Je n'aurai jamais pu je pense, supporter ce que j'ai vécu avec l'un, dans mon histoire avec l'autre.

Mon degré de tolérance a évolué avec le temps, à 16 ans, je croyais en l'amour exclusif, unique, beau et naïvement j'ai cru aussi qu'on pouvait résister à tout, à l'usure du temps, à la routine, à la tentation, à l'appel de la chair, à d'autres bras, à la confiance qu'on a si peu en soi même.

Et en fait, avec mon petit guitariste je me suis rendue compte, sur le long terme (oui, 5 ans en fait, c'est long) que rien n'était écrit, que tout était à vivre, à sentir, à faire, qu'il n'y avait aucune base, aucune règle, aucune loi.

J'ai surmonté mes angoisses, j'ai dépassé mes peurs, j'ai été obligée de m'adapter, parce que même si je ne le savais pas, lui je l'aimais, mais alors, bien trop.

Et à la réflexion, c'est quoi le degré maximal des sentiments?

Aimer trop ça ne veut rien dire.

Aimer, c'est naturel. On ne peut pas se forcer à aimer quelqu'un, ça ne marche pas, ça ne va pas de soi.

Trop, pas assez, ça n'a pas de sens, on aime comme on peut, et si on croit que c'est trop, c'est qu'on ne se rend pas compte de la chance que l'on a de se sentir vivant.

On dit qu'on aime trop quand on estime que l'autre n'est pas à la hauteur de nos sentiments, quand l'être aimé est finalement ingrat à nos yeux, que notre coeur perçoit la faiblesse, le creux dans l'espoir que l'on fonde sur l'élu de notre coeur.

Puis le jour suivant, une caresse sur la blessure, comme un baume apaisant, suffit à nous faire penser le contraire.

C'est l'amour et ses ambivalences, parce qu'entre humains ce n'est jamais simple, nous sommes tous uniques et différents.

Avec les animaux, c'est plus simple, les chats, les chiens, nous montrent leur "amour" leur reconnaissance, leur gratitude, à leur façon, quand on ne les comprend pas, on se dit, bien, normal ce sont des animaux.....

Mais dès qu'il s'agit d'êtres humains.....c'est compliqué car on attend des autres tellement de choses, on a un degré d'exigence tellement grand, envers nous mêmes d'abord, et envers les autres aussi.

Alors, quand ça se corse, je pense aux Bonobos.

Eux, ils s'aiment point barre.

Ils ne savent d'ailleurs faire que ça.....

Je suis aussi un Bonobo, et c'est pour ça que personne finalement ne me comprend vraiment.....ce que je fais, ce que je ressens, on pense souvent (à tort) que c'est trop, démesuré, injustifié, que je suis trop bonne et donc trop conne.

Non, franchement, je sais, je vois comment font les autres, mais je m'en moque, parce qui compte c'est d'être heureux.

Et ça, c'est vraiment ce qui compte le plus au monde pour tout le monde. Vous, moi, nous.

Je ne regrette rien des histoires passées, de comment elles se sont passées, de ce que j'ai accepté, concédé, pardonné.

Ces deux histoires, ont fait mon bonheur à un instant donné, c'est cet instant que la mémoire vive de mon coeur a décidé de conserver.

Le reste est trop loin, trop lourd, trop dur à supporter.

Et je sais que chacun de vous qui me lisez avez vécu des histoires, ou en vivez actuellement, des belles, des fortes, des difficiles, des "pas simples" des éteintes, des secondes chances.

Soyez heureux, vraiment, pour votre santé, mentale et physique, et surtout pour être toujours en cohérence avec vous mêmes.

Je vous embrasse très fort.

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