28 févr. 2012

Jardin Secret

Assis à la table à côté de la mienne, dans la petite crêperie du centre ville, un homme et une femme déjeunaient en discutant.

Enfin, lui surtout discutait, elle, bien plus jolie que lui, acquiesçait et opinait du chef à chaque phrase de son interlocuteur, qui tout en lourdeur semblait essayer de lui dire quelque chose.

Je n'aime pas écouter aux portes, encore moins tendre l'oreille pour suivre une conversation, en revanche, il m'arrive souvent d'entendre une phrase de ci de là, et que ça colle parfaitement avec ma propre situation du moment.

J'attendais mon amie, pour déjeuner avec elle, et en attendant dans ces cas là, on tripote son téléphone, on lit des mails, des messages, on attend quoi.

Du coup, comme j'étais trés mal placée, juste à côté d'eux, et que je n'avais que ça à faire, j'ai prêté attention à leur conversation.

Ils ne formaient pas un couple, ils étaient en couple chacun de leur côté, mais de toute évidence, Johnny aimait bien Simone (pour conserver tout l'anonymat de cette histoire, j'ai attribué des prénoms improbables à mes personnages)

Il a ramé, et je l'écoutais ramer, pour lui dire que....."en toute franchise, parce que tu me connais, je suis franc et je préfère l'être, surtout avec toi, en toute franchise donc, je préfère te le dire, je comprends bien qu'elle soit jalouse (elle ici c'est Samantha, sa copine à lui) parce que, en toute franchise,  (tu redondes là) tu es bien plus qu'une amie pour moi. Mes amis, je ne les côtoie pas autant que ça, et puis, je ne ressens pas la même chose pour eux. Non mais, voilà, je préfère être franc. C'est le genre de conversations qu'on est toujours gêné d'avoir, mais il faut les avoir c'est important"

Johnny en pince pour Simone on est d'accord.

Et là, à voix haute et suffisamment fort pour que j'entende il renchérit.

"après chacun de nos déjeuners , elle (Samantha) me demande si ça s'est bien passé, l'air de rien, pour savoir de quoi on a parlé, je lui dis, qu'on a déjeuné ensemble, qu'on se raconte nos vies tout ça, mais pas toutes nos conversations parce que j'ai peu de mémoire, et puis c'est pas trés intéressant (mouais)
Et c'est finalement ce qu'il se passe (ah ah ah il rit) C'est important d'avoir un jardin secret t'es d'accord".

Et là c'est Simone qui prend la parole pour la seule fois du repas et dit "c'est sûr, même si moi, Il (Robert donc) ne me demande rien. 

Bon après j'ai arrêté d'écouter parce que j'avais assez de matos pour écrire mon article et aussi parce que mon amie est arrivée, et enfin parce que ça ne se fait pas d'écouter les gens.

Même si là, c'était pour la bonne cause.....

Quelle est la définition d'un jardin secret?

Se conserver un espace privé rien qu'à soi, où l'on fait des choses pour soi, des choses que l'on ne veut pas partager avec l'être aimé parce que c'est une zone perso.

Ok.

Cela implique donc, que l'on mette dans notre "jardin secret", des choses que l'on partage avec autrui.

Or le partage implique une réciprocité entre les gens.

En soi, aller déjeuner avec une personne qu'on porte dans son coeur, c'est plutôt une bonne chose, ça permet de maintenir le lien avec les gens qui comptent pour nous et pour qui on compte.(bein oui, cqfd)

Mais je ne pense pas m'être trompée sur ce que j'ai vu et entendu tout à l'heure dans la crêperie.

De toute évidence, Johnny n'était pas conscient qu'il gavait Simone qui n'a rien répondu et qui a passé le déjeuner à faire "ha oui", "ha bon", "ha ça", "hum hum", "bein tu m'étonnes", "ah ouais"......ça vend du rêve hein?

Parce qu'à la fameuse déclaration d'amitié, elle n'a rien répondu....étrange cette absence de réciprocité, Johnny se serait il fourvoyé?

Il parle de jardin secret, mais Simone veut-elle seulement en faire partie de son jardin secret?

Je suis pour l'idée évidemment, mais il y a là une forme de réciprocité, une condition sine qua non, sans laquelle rien ne peut fonctionner, la complicité, l'échange.

Or, Johnny se trompait ce midi, il ne s'agissait nullement de réciprocité, la pauvre Simone ne partageait aucun point de son monologue, se contentant d'opiner.

Elle était peut être mal à l'aise?Bein tu m'étonnes! Qui ne l'aurait pas été à sa place?

Je me suis déjà retrouvée dans cette situation une ou deux fois, je n'avais rien demandé, et on m'avait incluse dans une pseudo complicité que je n'avais nullement envie de vivre.

J'ai été contrainte de prendre mes distances, parce que de toute évidence nous n'avions pas les mêmes attentes, ni même la même conception de la "relation" au sens anglo saxon "relationship".

J'ai donc bien compris Simone.....

Mais je me suis surtout demandé, quand elle est sortie de la crêperie, après avoir entendu d'une oreille distraite, la suite du monologue de Johnny sur sa vie son oeuvre, s'il ne s'agissait pas du dernier déjeuner dans son jardin secret à lui.

Après peut être qu'elle aime ça et que se plaindre de ces déjeuners insoutenables à Robert, ça leur évite de parler des vrais soucis.....

Et de garder le reste dans son jardin secret à elle. P'têt..

27 févr. 2012

Tchin!

Bon les amis: On comptabilise déjà 77 fans sur la page Facebook de Yadlajoiegioia!

Alors on se fixe un objectif: à 100 fans, on va tous boire un verre chez ma copine Karine:)

On ne sera pas tous là, il ne faut pas rêver, mais au moins une petite vingtaine pour fêter ça, un bon petit cocktail kiss me pour nous donner du baume au coeur et aller la voile au vent jusqu'à 200 fans!

Souvenez vous, au début du blog, nous étions peu, j'ai sauté au plafond à 50, 100, 500, 1000, 5000 fans!

Alors on va croiser les doigts pour que les petits billets doux ou aigre doux que je vous envoie chaque jour icitte, plaisent aussi à nos fans sur Facebook!

Pis jsuis en "vacances", j'ai du temps pour ça!

Je vous mets le lien vers le lieu du bonheur et des fraises tagada auquel vous accéderez en cliquant sur le titre....

Ps: A qui l'tour?:)

26 févr. 2012

Arrêt sur images

J'étais assise sur un fauteuil super canon Lillois au cours d'une soirée extra quand m'est venue cette idée...

La musique était super, la fête battait son plein, les gens étaient heureux, et parmi eux, deux de mes amis.

Je les regardais tour à tour, et observais la situation.

C'est là que j'ai appuyé sur la touche pause ou arrêt sur images.

Ils étaient là, heureux, insouciants apparemment, ils riaient, s'amusaient, c'était beau à regarder, quand on pense à ce qu'ils ont traversé ces derniers mois, et j'étais heureuse pour eux.

Je me suis dit, durant cette pause dans la soirée qui a duré quelques minutes quand même, qu'avec du recul, cette soirée aurait pu ne jamais avoir lieu, que j'aurai pu être assise sur ce même fauteuil à regarder mon ami malheureux à côté de moi.

Et au contraire, la vie avait enfin bien fait les choses, nous étions là, tous ensemble, et c'était une soirée géniale, qui avait une autre saveur pour moi, et pour eux deux sans doute.

J'ignorais qui d'autre que moi pouvait ressentir la même chose en même temps, mais je pensais à toutes ces choses qui auraient pu ne jamais se réaliser.

Ne vous est il jamais arrivé de vous poser un instant, comme si le temps se figeait, comme dans ces films où l'action s'arrête net?

Moi ça m'arrive souvent je dois l'avouer, mais il faut dire que je vis souvent des situations qui s'y prêtent.

On nous parle souvent de prendre du recul, de la hauteur sur les choses et les situations que l'on vit.

Regarder en arrière donc, un retour rapide sur les évènements passés, pour réaliser le chemin parcouru, pour comprendre à quel point on a avancé.

On peut reculer aussi, la situation peut "régresser" mais je préfère m'intéresser au côté positif de ma réflexion.

Avancer donc, mais savons nous tirer profit des évènements passés?

Une chose est sûre, les choses que nous vivons nous marquent forcément, une rupture, un décès, une épreuve, la maladie, des difficultés professionnelles, une grève de la faim....une séparation.

Et quand plus tard, on s'autorise enfin à "revivre", à faire surface, à faire en sorte de surpasser notre chagrin, notre émotion, notre stress.

A aucun moment, au coeur de la tempête, on n'envisage une accalmie.

A aucun moment, on n'imagine qu'on ira mieux, qu'on dansera au milieu de nos amis, pendant qu'on sombre petit à petit.

Aller mieux ne signifie pas oublier, ça ne veut pas dire qu'on enfouit notre souffrance passée, qu'on jette un mouchoir de poche sur nos difficultés.

Non, aller mieux c'est simplement prendre le dessus, relativiser, croire en l'avenir, tout en restant chargés de ces émotions là, les anciennes, les présentes et les futures.

Mon ami s'est approché de moi en souriant et m'a tiré de ma rêverie, il m'a emmené danser sur la piste en riant.

"Voilà ce que je veux voir, je suis tellement heureuse de te voir heureux prés de la femme de ta vie, tellement heureuse d'être ici avec toi maintenant."

Ce n'est pas moi qui ai parlé, c'est mon coeur à voix basse.

On a monté le son derrière moi, mes amis profitaient, ils dansaient le rock dans le salon, c'était une belle soirée.

Une de ces soirées sur lesquelles je continuerai à appuyer sur la touche "arrêt sur images" pour la revivre encore un peu.....

En musique:)



Rainbow

Qui n'a jamais entendu le fameux "qui se ressemble, s'assemble?"

Cet adage ne s'applique pas seulement aux couples mais aussi à toutes les personnes que nous rencontrons tout au long de notre vie.

En effet, en rencontrant des gens, on les observe, leurs attitudes, leurs petits tics, leurs petites manies, rien ne nous échappe.

Au fur et à mesure de nos rencontres, on va voir de plus en plus de choses, en discutant, on se découvre de plus en plus de points communs.

Et il arrive un moment où on a le sentiment de se ressembler tellement qu'on vit parfois dans le mimétisme.

On adopte parfois des attitudes similaires, on emploie des expressions qu'on leur emprunte, on se "rapproche" intellectuellement et sentimentalement.

Car on n'imite que ceux qu'on aime, déjà petits, on imitait nos parents, on singeait leurs réactions, on s'habillait comme maman, on parlait comme papa, et ça nous a finalement suivi.

Ne vous est il jamais arrivé de trouver une ressemblance dans vos attitudes, dans votre façon de parler, avec vos parents?

Soyons francs, souvent nous ne sommes pas capables de le reconnaître, et en vieillissant, ce sont les autres qui viennent nous le faire remarquer.

Mais toutes ces "mutations", sont finalement des arc en ciel, où se mélangent les couleurs de nos amis, de notre famille, dans une grande machine à laver, et qui finissent par déteindre sur nous...

On ne revient jamais tout à fait les mêmes quand on rencontre des gens nouveaux, on apprend toujours des choses, ils nous font du bien ou du mal, mais ce n'est pas l'important, l'important c'est que notre couleur dominante évolue avec les nuances des autres.

Et c'est ainsi qu'on finit par développer des personnages, comme des déclinaisons, de nouvelles couleurs à notre palette.

Par exemple, j'ai développé l'imitation de quelques voix, depuis petite, parce que j'ai la chance d'avoir un peu l'oreille musicale, j'adore la changer, la modifier et la faire évoluer

Premier terrain, vu que nous sommes dans le Nord, l'accent patois, nous ne l'avons jamais parlé chez moi, mais j'ai des souvenirs de fous rires mémorables, vu que j'avais développé cette langue, car c'est plus qu'un accent, c'est un vrai vocabulaire!!!!
.
Idem, à Montréal, j'ai observé les gens, je les ai écouté, et je suis revenue en réussissant à tenir la conversation avec l'accent québécois, et c'est tellemin tellemin l'fun.

Alors, imaginez l'accent italien, que j'ai toujours rêvé d'avoir, et qui est un atout majeur, notamment auprès de la gent masculine....(je vous le ferai si vous voulez, ça vaut le détour)

Je vis comme un arc en ciel ambulant, comme une héroïne de roman, qui va changer au fur et à mesure des chapitres, au long des différents épisodes....

Et les gens que je rencontre sont des personnages de cette histoire, la musique, les lieux, les odeurs, les ambiances, tout y est.....

Et vous en faites partie vous aussi, ma source d'inspiration, mes petites étoiles.....

Je me colore grâce à vous, jusqu'à devenir une vraie palette de peintre et vous permettre de peindre le monde tel que vous l'imaginez.....

Je vous embrasse fort......et vous laisse en musique.....:)

22 févr. 2012

Un jeudi d'octobre

Il lui a fallu du courage pour réussir à l'aborder, des jours et des jours à le regarder, et à tourner la tête quand il la prenait sur le vif.

Elle, coiffée comme un garçon, timide mais craquante dans son genre, lui, cheveux longs, style sportif, drôle et sensible, mais trop timide pour lui parler "sérieusement".

1996, une année à marquer d'une pierre blanche, ils se sont retrouvés dans la même classe....

Elle mettait du temps à se préparer, se demandant quel t.shirt elle mettrait, s'il la remarquerait, si elle était assez bien, si finalement elle ne se changerait pas, et puis non, et puis si, oooh c'est bon.

Elle arrivait devant la grille du lycée, le coeur battant, tous les matins, en le cherchant des yeux dans les rangs, dans la cour, dans la classe....elle rougissait rien qu'en le remarquant, parfois, en y pensant, il était le plus beau à ses yeux.

Il l'avait remarqué bien sûr, il voyait bien tous ses efforts, mais ils avaient 15 ans, il était timide lui aussi, intimidé même, parce qu'il sentait qu'il tombait fou amoureux.

Elle passait ses journées à dessiner des coeurs sur ses cahiers, sur ses classeurs, sur sa gomme, bref, partout où elle pouvait, elle écrivait son nom....

Aprés les cours, elle courait comme une folle derrière le bus pour l'apercevoir une dernière fois, pour rêver de lui, pour lui dire sans doute, tous les soirs, qu'elle l'aimait....

Ce petit jeu a duré jusqu'à cette semaine d'octobre.

Une de ces semaines dont des années plus tard, on se souvient du temps qu'il faisait, de notre tenue chaque matin, de l'odeur dans l'air, de la couleur du ciel.

Une de ces semaines qui grave dans notre esprit, dans notre âme et dans nos veines, dont on se souvient plus de quinze ans plus tard, un après midi de septembre, entourés des amis et de la famille, sous un arche de fleurs blanches.

Cette semaine là, en octobre 1996, sa cousine lui refile une simple feuille de papiers pliée en mille, dans la poche arrière de son jean.

A l'époque, on était bien loin des mails, des sms ou des blogs.

Sur cette feuille, la sacro sainte "chaîne". 

Vous voyez de quoi je parle?

"Envoies cette chaîne à 10 personnes avant le coucher du soleil, et la personne que tu aimes tombera amoureuse de toi."

Personne ne croit à ce genre de trucs on est d'accord.

Quand on les reçoit, on ne les fait même pas tourner, on est désabusés, blasés, dégoûtés de recevoir encore ce genre de trucs à notre âge.

Quoique....

Mais à 15 ans....on y croit (et moi aussi d'ailleurs, même aujourd'hui) et elle y a cru.

Elle a fait ce qu'elle devait faire comme le prescrivait la lettre.

Lundi.

Mardi....

Mercredi.....Grrr toujours rien!

Elle avait beau se donner du mal, tout faire pour qu'il la remarque.rien n'y faisait, et ce mercredi soir, elle se disait qu'elle ne croirait plus jamais ces conneries de chaînes, qu'il ne la remarquerait jamais, qu'ils avaient beau se parler pour des futilités en cours, il ne la voyait que comme les autres filles point barre.

Pff, et ces petites connes là, au fond de la classe, toujours à se trémousser, toujours dans ses basques, ça devenait insupportable.

Cette nuit là, elle a trés mal dormi, elle tournait dans son lit, à gauche, à droite, au milieu. Impossible de fermer l'oeil, et quand le sommeil s'est enfin abattu sur elle, le réveil a sonné.

Jeudi. Blasée, elle est allée au lycée.

Les papillons dans le ventre, le bonheur de le revoir, tout y était, mais sans pouvoir magique.

Elle a passé la journée au ralenti, elle ne s'est pas précipitée derrière le bus.

Mais la surprise, c'est qu'il n'était pas monté dans le bus. Il était là, juste derrière elle, il a posé ses mains sur ses yeux, son sang n'a fait qu'un tour.

Elle a eu super chaud, elle avait déjà deviné que c'était lui, l'amour de sa vie, à cet âge là on dit et on croit à ce genre de choses.

Elle a souri, elle s'est tournée vers lui. Il la regardait droit dans les yeux.

Comme dans ses rêves d'ado, comme dans ses fantasmes.

Ce jeudi d'octobre, il faisait encore bon, une sorte d'été indien, le soleil était sur le point de se coucher....c'était le moment idéal.

Il aurait pu pleuvoir des cordes, il aurait pu neiger, il aurait pu y avoir une tempête de vent.....

Ce baiser là, ils en avaient rêvé tous les deux, il aurait existé quoiqu'il arrive.

Lui, le timide au coeur de chamallow, amoureux éperdu, beaucoup trop pudique pour le lui dire, avait attendu tout ce temps, avait remarqué son manège, avait su lire entre les lignes, et savait qu'elle était la seule à le faire vibrer de cette façon.

Elle,à partir de ce jour là, souriait à sa bonne étoile, a toujours cru aux chaînes, et s'est rendu compte à quel point elle l'avait dans la peau!

Aujourd'hui, ça fait 15 ans, que dans leur histoire, tous les jours sont un jeudi d'octobre....

J'ai essayé de leur dire que je les aimais sans pleurer, mais je n'y arrive que par écrit.

J'ai envie de vivre moi aussi un mois d'octobre.....aussi heureux, aussi simple que ça.

Et j'ai envie de vous le souhaiter à vous aussi.

S'aimer comme au premier jour, tous les jours, malgré l'érosion du temps, malgré les tempêtes, malgré l'adversité, la vie, le quotidien, c'est tellement beau que ça devient même incroyable.

La réciprocité, les attentions, les petits riens qui font tout.

Ce sont mes amis, et je suis fière d'en connaître au moins deux, qui ont grandi, appris, et qui vieilliront ensemble.

Soyez heureux mes amis, eux, vous, nous.

Et vivez chaque jour comme une journée d'octobre.....:)


20 févr. 2012

keep smiling....

Combien de sourires pourrait on collecter pour remettre de la joie dans un coeur tout flagada?

Pour le savoir, on a qu'à faire le test....

Souriez moi!

Y a des jours comme ça, mais tant que vous êtes là, y a d'la joie!:-)

18 févr. 2012

Want to be a Joy's Heroe?

Bonjour les amis!

j'espère que tout va bien, le soleil n'est pas vraiment encore bien réveillé, mais malgré ça, rien ne nous empêche d'être funky dés le réveil! (non, croyez moi, vraiment rien)

Ce week end, j'ai lancé sur la page Facebook de Yadlajoie, un petit concours....Qurl est votre article du blog préféré?

Durant tout le week end, vous pouvez répondre sur la page, et raconter votre anecdote perso la plus drôle.

Je finirai par tirer au sort un ou une participante, pour écrire un article dont il ou elle sera le personnage principal en mettant en scène son anecdote.....

Alors vous savez ce qu'il vous reste à faire...... 

A tout à l'heure les ptis loups!

17 févr. 2012

Nanananère!

On croit rêver.

Dans un pays comme le nôtre, (pas le chocolatier, l'autre) on pourrait, éventuellement, s'attendre à être gouvernés par des gens à peu prés compétents ou tout au moins, au fait des choses qui préoccupent la population.

A la place on a quoi?

Des gens finalement pas si bêtes, parfois même énarques, qui sont sensés comprendre un minimum les choses.

Ah ça, on est bien loin du gentil Pierre Bérégovoy, qui était le seul à correspondre à l'esprit des révolutionnaires de 1789.......un gars issu du peuple.....bref, je dévie....pas sûr.

Revenons en à nos moutons.

Des gens pas si bêtes disais je, qui sont si avides de pouvoir, atteints d'un tel narcissisme intellectuel, qu'ils se regardent le nombril pendant la première année, agitent des lieux communs la deuxième, jettent le discrédit sur certaines populations les troisième et quatrième, terminent par affamer le pays en crise, ou plus personne ne se reconnaît ni ne se comprend la cinquième.

Et, à l'approche de la fin de mandat, comme si ça ne suffisait pas et qu'ils n'avaient pas assez entaché l'image d'une population impuissante et perdue, jouent au jeu de "je-te-tiens-tu-me-tiens" avec des candidats de l'opposition.

Après les attaques sur le physique, l'accent, les mensonges (nan mais ils sont sérieux là?) et le manque d'idées (parfois il faudrait peut être s'abstenir, de parler par exemple?) on en est à gna gna gna et nananère.

Bon, sinon, à part ça, le pays est en crise, a perdu un A, est en mode "rigueur", les gens se défient, se détestent, quand il fait moins 15 les secrétaires d'état conseillent aux SDF de ne pas dormir dehors....et puisqu'on est dans le ridicule, pourquoi pas tenir encore, encore, encore, des discours racistes, comme "toutes les civilisations ne se valent pas " ou plus clairement 'l'orchestre symphonique (autrichien???) vaut plus que le tam tam"

Ces deux phrases n'ont pas été prononcées par Marine mais par Messieurs GUEANT ET GOLNISH, issus tous deux du même parti de toute évidence mais l'un assume, l'autre pas.

Bien oui, être raciste c'est pas glam. 

Mais quand c'est pas le Front National qui le dit, ça se trouve c'est vrai?

Je pense que là on est à "miroir miroir" au minimum? Au jeu de l'élastique? faites gaffe quand même qu'il ne vous revienne pas dans les dents....enfin bref.

Je ne résiste pas vous le voyez, à me mettre au même niveau que ces personnes qui gagnent le quadruple de nous, tous, et qui passent leur vie à ternir notre image.

Oui, c'est bien leur métier, ternir nos valeurs, véhiculer au monde que les français sont racistes, qu'il y a longtemps que les droits de l'homme ont foutu le camp, qu'il n'y a que haine et manipulation, que le président bling bling préfère insulter ses adversaires politiques plutôt que les affronter "républicainement"

On pourrait croire qu'être bloggeuse, nous met à part du débat politique.

D'habitude, je ne prends pas position ici, puisque c'est un endroit où je prône la joie, mais être joyeux ne nous empêche nullement de réfléchir (même pas longtemps)

En fait, nous sommes tous concernés, je le crains (c'est à la fois une contre-pétrie et une vérité.)

Plus personne ne peut faire comme s'il s'en foutait parce que "c'est blanc bonnet et bonnet blanc."

On voit bien que c'est faux. 

On voit bien que la droite s'est extrêmedroitisée, que même dans le gouvernement certains se défilent et se désolidarisent des discours radicaux de leurs copains, parce qu'ils y sont allés un peu fort, on voit bien que draguer les "jouets" de MLP est finalement un terrain séduisant mais glissant, et que, même si on attribue depuis 30 ans à François MITTERRAND l'existence dans l'échiquier politique du Front National, on ne fait que rentrer dans le jeu de victimisation des extrêmes.

Oui, le but c'est de faire croire aux gens (nous donc) que le F-Haine est mis de côté, incompris, exclu, comme nous, le peuple opprimé....donc qui se ressemble s'assemble, en gros.

Les gens ne sont pas dupes, ils crèvent la dalle, finir le mois devient compliqué pour tout le monde, même pour ceux qui ont bien travaillé à l'école et qui ont un bon métier.

Les seuls qui semblent encore croire à leurs conneries, ce sont eux, les gouvernants.

Mais ce n'est qu'une apparence, ils sont loin d'être aussi débiles, ils se savent en difficulté, ils savent bien que leur bilan est extrêmement mauvais, qu'ils ne peuvent pas espérer gagner, alors ils sont passés en mode offensif, parce qu'ils n'ont plus d'idées.

Et parce que surtout, plus personne ne les croit. Même pas eux.

Du coup, on se retrouve au niveau bac à sable, à se tirer les cheveux et à se lancer des cailloux.

Pendant ce temps, on subit l'assaut des impôts qui augmentent, des charges, de la rigueur, parce que le plein de kérosène dans l'avion présidentiel "bio" coûte cher, et puis que, considérant (vu et vérifié pour vous) que deux cafés dans une brasserie populaire des Champs Elysées coûtent 14,50 euros, pour réchauffer le bib' de la p'tite, il faut compter dans les 40 euros minimum. La pauvre.

N'allez pas vous imaginer que je suis devenue communiste. Quoique....

Mais bon, si ça continue ça va pas pouvoir continuer.

Je propose donc.....

Si on descendait dans la rue tous ensemble pour une manif' improvisée, en silence, genre marche blanche, en mémoire de notre pays? de son relief, de ce que tout le monde nous enviait?

On fait des manif' tous les mois, des grèves, parce que chacun défend son bout de pain.

Il faudrait qu'on défende notre pays puisque personne ne le fait, et qu'on finisse par arrêter de croire que nos voisins sont nos ennemis parce qu'ils ne sont pas comme nous.

C'est gnan gnan? j'm'en fous. 

C'est prévu par la Constitution.

Vous vous rappelez, en 1789, quand le peuple n'en pouvait plus de Louis XVI, que le peuple s'est révolté, qu'ils sont sortis dans la rue, pour dire qu'ils n'en pouvaient plus.

C'étaient des rebelles? Ou alors, sommes nous, nous, leurs descendants, devenus tous mous?

Je pense que nous devons nous réveiller. Vite.

Allez zou, tout le monde dehors, je vous attends j'ai déjà ma banderole.:)

PS: une petite chanson au cas où vous n'auriez pas compris....



16 févr. 2012

Ainsi Font, Font, Font....

On ne connait pas grand chose finalement au couple et à la vie à deux.

Prenez mon exemple, tiens, au hasard.

Je vois des amours se faire, se défaire, s'effacer, se former, s'essouffler, se donner du temps, se donner une chance, se reconstruire.

Mes deux plus belles histoires d'amour, ont été très différentes, finalement quand on y pense, la première il y a fort fort longtemps, était la plus simple qui soit, belle, simple, douce, et naïve peut être aussi.

C'est ce qui la rendait belle, et qui me laisse ces merveilleux souvenirs, je n'ai jamais souffert pendant, j'ai eu mal de le perdre et j'ai eu chaud au coeur, d'être devenue son amie, même si maintenant il est loin de la Métropole, et que je l'ai entendu, être malheureux, parfois.....tout le monde a mal parfois....

La deuxième.....c'était différent, c'était de l'amour c'est sûr, mais la relation, qu'on appelle "couple" dans la langue de Molière ne s'adaptait pas à notre histoire.

Comment savoir si l'on aime vraiment?comment connaître nos limites, connaître notre degré de tolérance dans le couple, tant qu'on ne vit pas cette relation?

C'est très compliqué en réalité de se mettre à la place des gens....tant qu'on a pas vécu ça.

Une histoire ne ressemble à aucune autre, et les amoureux ne sont pas interchangeables.

Je n'aurai jamais pu je pense, supporter ce que j'ai vécu avec l'un, dans mon histoire avec l'autre.

Mon degré de tolérance a évolué avec le temps, à 16 ans, je croyais en l'amour exclusif, unique, beau et naïvement j'ai cru aussi qu'on pouvait résister à tout, à l'usure du temps, à la routine, à la tentation, à l'appel de la chair, à d'autres bras, à la confiance qu'on a si peu en soi même.

Et en fait, avec mon petit guitariste je me suis rendue compte, sur le long terme (oui, 5 ans en fait, c'est long) que rien n'était écrit, que tout était à vivre, à sentir, à faire, qu'il n'y avait aucune base, aucune règle, aucune loi.

J'ai surmonté mes angoisses, j'ai dépassé mes peurs, j'ai été obligée de m'adapter, parce que même si je ne le savais pas, lui je l'aimais, mais alors, bien trop.

Et à la réflexion, c'est quoi le degré maximal des sentiments?

Aimer trop ça ne veut rien dire.

Aimer, c'est naturel. On ne peut pas se forcer à aimer quelqu'un, ça ne marche pas, ça ne va pas de soi.

Trop, pas assez, ça n'a pas de sens, on aime comme on peut, et si on croit que c'est trop, c'est qu'on ne se rend pas compte de la chance que l'on a de se sentir vivant.

On dit qu'on aime trop quand on estime que l'autre n'est pas à la hauteur de nos sentiments, quand l'être aimé est finalement ingrat à nos yeux, que notre coeur perçoit la faiblesse, le creux dans l'espoir que l'on fonde sur l'élu de notre coeur.

Puis le jour suivant, une caresse sur la blessure, comme un baume apaisant, suffit à nous faire penser le contraire.

C'est l'amour et ses ambivalences, parce qu'entre humains ce n'est jamais simple, nous sommes tous uniques et différents.

Avec les animaux, c'est plus simple, les chats, les chiens, nous montrent leur "amour" leur reconnaissance, leur gratitude, à leur façon, quand on ne les comprend pas, on se dit, bien, normal ce sont des animaux.....

Mais dès qu'il s'agit d'êtres humains.....c'est compliqué car on attend des autres tellement de choses, on a un degré d'exigence tellement grand, envers nous mêmes d'abord, et envers les autres aussi.

Alors, quand ça se corse, je pense aux Bonobos.

Eux, ils s'aiment point barre.

Ils ne savent d'ailleurs faire que ça.....

Je suis aussi un Bonobo, et c'est pour ça que personne finalement ne me comprend vraiment.....ce que je fais, ce que je ressens, on pense souvent (à tort) que c'est trop, démesuré, injustifié, que je suis trop bonne et donc trop conne.

Non, franchement, je sais, je vois comment font les autres, mais je m'en moque, parce qui compte c'est d'être heureux.

Et ça, c'est vraiment ce qui compte le plus au monde pour tout le monde. Vous, moi, nous.

Je ne regrette rien des histoires passées, de comment elles se sont passées, de ce que j'ai accepté, concédé, pardonné.

Ces deux histoires, ont fait mon bonheur à un instant donné, c'est cet instant que la mémoire vive de mon coeur a décidé de conserver.

Le reste est trop loin, trop lourd, trop dur à supporter.

Et je sais que chacun de vous qui me lisez avez vécu des histoires, ou en vivez actuellement, des belles, des fortes, des difficiles, des "pas simples" des éteintes, des secondes chances.

Soyez heureux, vraiment, pour votre santé, mentale et physique, et surtout pour être toujours en cohérence avec vous mêmes.

Je vous embrasse très fort.

15 févr. 2012

Yallah!!!!!!!

Mes Chers Amis, qui êtes aussi des Lecteurs assidus, 

Aujourd'hui n'est pas un jour anodin.

Mis à part la Saint Claude, qui ravira nos amis de la gent masculine, nous (vous et moi donc) avons franchi la barre des 5000 visiteurs!

Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte, mais nous sommes sur l'autoroute là, les gens nous lisent, nous aiment, et rient tous chez eux des blagues qu'ils trouvent sur cette page endiablée!

Et moi, je suis fière, parce que personne ne me connaît, on va commencer à adhérer au concept de la Campi touch.

Et je suis fan de vous, parce que c'est grâce à vous, que tout ceci se passe....

Si demain les projets se développent, vous en serez les auteurs, vous qui m'inspirez, vous qui même sans le savoir êtes les personnages de mes billets, vous qui........êtes tous un peu de joie.

Merci de votre accueil, merci de votre régularité, et pis, maintenant qu'on s'est auto congratulés copieusement on s'y remet!

C'est pas tout ça mais, c'est un métier hein!

A tout à l'heure:)

Des bisous!

14 févr. 2012

Very Important People (As me and You)

Je pensais tout à l'heure quand j'ai rencontré Gilles Lellouche (Gilou pour les intimes) que ça me rappelait quand on était gamins et qu'on croisait nos profs au supermarché, hors contexte quoi.

"hannnnnnnnn t'as vu, c'est le prof de maths" comme s'il ne pouvait pas faire ses courses comme tout le monde.

Les profs étaient nos premières "personnalités" nos premiers "people".

Après, on disait pareil des élus de nos villes, quand j'ai rencontré Martine Aubry l'année dernière, alors que pour moi finalement, ça pourrait juste être le Maire de ma ville, j'étais toute retournée.

Et ne parlons pas de la fois où j'ai serré la main d'Elisabeth Guigou, c'était dingue!

Après, mais beaucoup plus tard sont arrivées les "stars" , personnalités de télé, de musique, du genre De La Villiardère sur une aire d'autoroute ou Kamini à la caisse de Carrefour.

J'ai toujours eu l'impression de traverser l'écran, depuis mon prof d'histoire dans le rayon fruits et légumes d'Auchan Sin le Noble, jusqu'aux Benny B au concert de la Braderie, Selah Sue, Jean Pierre Bacri, Omar Sy, François Cluzet, Jean Dujardin ou encore trés trés trés récemment Gilles Lellouche.

Pourquoi une telle sensation?

Pourquoi voir ces gens nous apparaît improbable?

Ne sont ils pas, eux aussi, émerveillés de nous rencontrer, nous, qui les faisons connaître, qui construisons leur légende.
A ma question "Je suis trés heureuse de vous rencontrer Monsieur Bacri, j'espère que vous aussi", il a répondu "OUI, tout à fait, comment allez vous?"

Alors? Vous voyez, eux aussi ils sont contents de nous voir! Ils nous attendent aussi, tous tremblants de connaître nos réactions sur leur travail!

Mais il n'empêche les voir en vrai, ça fait quelque chose!

Le fait qu'il n'y ait plus d'écran entre nous peut être, ou de réaliser qu'ils sont aussi humains que nous, je ne sais pas.

Maintenant que j'ai la chance de connaitre ma metteuse en scène, par ailleurs comédienne et actrice, et que je l'écoute me raconter tous ces gens qu'elle a rencontré, les personnes qui ont jalonné sa vie, je me rends compte que les gens qui nous apparaissent comme étant "inaccessibles" de par leur profession, sont finalement des gens semblables à nous en tous points.

Enfin presque, y a une question de talent quand même, on ne s'improvise pas comique, star du stand up ou chanteuse, évidemment, mais les radio crochets, la télé réalité, sont là pour permettre à des gens comme nous, de devenir des gens comme Eux.

Rien de tout ceci n'est anodin, on nous permet grâce à cela (et j'exclus évidemment Secret Story et autres acolytes où en fait le but, c'est de n'avoir jamais rien foutu, génération Vendetta) de sortir de l'ombre......et même d'en revenir (j'ai vu ça, Seconde chance..... bref)

Susan Boyle en est un parfait exemple, une mémère qui faisait des tours de salon anodinement et qui renfermait une voix sublime, qui aurait pu le croire en la côtoyant?

Les émissions de ce genre, sont créées pour permettre au talent de sortir de l'ombre, top chef, pour la cuisine, star ac et nouvelle star, en passant par X factor, ça permet à des musiciens qui ne percent pas de réussir, d'avoir une sorte d'accélérateur. (descendants sur le principe de la Chance aux chansons du regretté Pascal Sevran)

En fait, le succès, la notion même de succès, c'est d'être au bon endroit au bon moment, et de connaître des gens qui connaissent des gens qui connaissent des gens.

C'est comme ça que mon rêve de "bébé avocat" s'est réalisé quand, fan depuis le début de mes études du grand EDM, je me retrouve à faire un stage chez lui, qu'il m'ouvre la porte du cabinet et finit par m'appeler par mon prénom, alors qu'un mois avant je découpais religieusement tous les articles où on citait son nom!
C'était comme rencontrer Patrick Bruel, dans les années 90, un truc de fou.

Est ce la célébrité qui nous donne l'impression d'être dans un film quand on les rencontre?

Le prof de maths de seconde, n'était pas célèbre, mais le connaitre c'était déjà faire partie d'une poignée de privilégiés, surnommés les "intello" ou les "fayots" selon.

Et puis, si le succès est au rendez vous de l'année 2012 pour chacun d'entre nous, est ce vraiment ce que nous recherchons tous?

La surexposition, les photos, les ragots, les paparazzis, les interviews sans fin, je ne les plains pas parce qu'ils ne sont pas à plaindre financièrement, mais bon, si on ne peut plus aller chercher du pain sans signer des autographes, on finit mégalo ou pire, Alain DELON.

Déjà, être prof dans une ville classée ZEP c'est chaud, imaginez prendre le métro quand on s'appelle Christophe Willem.

Et leurs noms, ils ne suivent pas merveilleusement bien, comme une mélodie?

A part Arlette Chabot, évidemment.

Non franchement, traverser l'écran de notre ipad ou ipod, ça peut être grisant.

Ils nous communiquent leur excitation, leur boule au ventre, leur adrénaline, rien qu'en s'approchant de nous!

Je continue donc à rêver en allant aux avant premières, en tapant la discut avec eux, en souriant à leur passage et en me disant qu'un jour, peut être l'un d'entre eux me dira "mais dis donc, on s'est pas déjà vus?" 

"si si, en photo, dans ma rockcollection"

Allez, venez; on va continuer à rêver tous ensemble, qu'on foule les tapis rouges ailleurs que dans notre salle de bains:)

Bises mes stars :)



11 févr. 2012

Y a d'la joie!: Les Saints, le miel, etc....

Y a d'la joie!: Les Saints, le miel, etc....

Les Saints, le miel, etc....

Pour ceux qui n'auraient pas compris le jeu de mots, je parle bien de la Saint Valentin, qui approche à grands pas....

Mardi prochain, Messieurs, vous serez obligés d'inviter vos chéries au restaurant, que vous aurez préalablement réservé évidemment, un bon restau hein, pas le flunch ou le bistrot du coin, et puis vous aurez réservé longtemps à l'avance.

Le jour J, vous irez chercher des fleurs, ou mieux, vous lui ferez livrer au travail.(moooooooooooh mon amour, tu es adorable) vous lui laisserez des mots sur son oreiller.

Vous ferez preuve d'une imagination sans faille et ne lui offrirez pas de fer à repasser, d'épilateur NI DE SOIN AMINCISSANT.

Vous l'appellerez gentiment dans la journée, vous accepterez la rose à 20 dollars du Vendeur ambulant Pakistanais qui ne gagne sa vie que des soirées comme ça, et vous rentrerez à la maison pour lui faire un festival de douceurs.

Non? Vous allez me faire croire que vous avez le choix?

La Saint Valentin, c'est OBLIGATOIRE.

On nous l'affiche partout, des mois à l'avance, vous avez l'embarras du choix, les week end en amoureux, la lingerie envahit nos vitrines, les pâtisseries regorgent de gâteaux dégoulinants en forme de coeur, et la déco des restau n'en parlons pas, et des coeurs par ci, et des anges par là.

La Saint Valentin, c'est une opération marketing qui cartonne, la meilleure invention de ces 15 dernières années.

Non, parce qu'avant les années 90 je ne me souviens pas qu'ils nous servaient autant de miel dans toutes les langues, à partir de la fin du mois de janvier.

Evidemment, tout le monde oublie les hommes. Quel homme aime la Saint Valentin? 

Tout le monde s'en balance, et même les nanas en couple pseudo énervées par la Saint Valentin, sont vexées quand on ne pense pas à elles.....ce jour là.

Comme si on était obligés d'être "heureux-et-fier-de-l'être" un jour par an.

Une sorte de trève des confiseurs.

On peut, se faire la tête toute l'année, se prendre le chou pour des conneries, se soûler, être au bord de la rupture tous les mois, détester les petits défauts qui nous plaisaient tant au début, mais attention à la SAINT VALENTIN on est OBLIGES de s'aimer.

Sinon on en reprend pour 6 mois minimum....

Et je ne tiens pas ce discours parce que je suis célibataire et que je ne fête jamais la Saint Valentin depuis 10 ans.

Non, la vérité, c'est que la meilleure Saint Valentin que j'ai faite, c'était au lycée avec mon grand amour qui m'a offert des chaussettes hihi j'ai adoré!

Et aussi, parce que le soir de mon anniversaire, autour de moi à table, les gens s'aimaient pour de vrai, il y avait des femmes enceintes, des couples sur le point de se marier, des gens qui m'aimaient aussi, et qui ne faisaient pas de chichis.

Et je pense que l'amour, c'est une fête de chaque jour, des petits riens au quotidien, du plaisir partagé, des moments où l'on sait qu'on traverse une période de vide mais qu'on rassure quand même l'être aimé en lui disant qu'on est heureux de l'avoir à nos côtés et qu'ensemble on peut traverser toutes les guerres, toutes les tempêtes de neige, toutes les catastrophes naturelles.

Alors franchement, je ne regrette pas de ne pas être en couple mardi soir, juste pour faire comme tout le monde, je ne suis pas aigrie, parce que je ne passerai pas une pseudo soirée de bonheur dans l'année.

Aller au restaurant avec des gens qu'on aime, leur montrer qu'on pense à eux, c'est un peu "naturel" quand on a la chance d'avoir des amis.

Je suis rassurée sur ma capacité à tomber amoureuse, puisque je suis trés bien entourée, et que j'aime mes amis trés fort.

Preuve que même sans dégouliner comme un pot de miel, mon coeur est capable de battre la chamade pour les gens que j'aime.

Mardi soir, j'irai au restaurant, pour la fameuse contre soirée, entre nanas de Sans Valentin.

C'est rigolo ça au moins, on sera entourées de couples qui ne se parleront pas et on rigolera:)

Allez, si vous vous aimez vraiment, profitez en, y a des menus spéciaux dans tous les restau

Et les filles, le lendemain de la STV y a la Saint Claude.

Pensez à vos amoureux......je vous laisse réfléchir! Un indice? non, faites preuve de curiosité! En musique hein, la classe à Dallas.... 

(NB pour mon père s'il me lit: laisses tomber papo, c'est une blague qui tourne depuis quelques temps, je ne peux pas t'expliquer, tu es mon père quand même!)

Je vous embrasse, y a mon chat qui ronronne......;)

(Vive Barry White, Marvin Gaye, qui offrent des royalties à leurs enfants grâce à vous chaque année!!!!!)

8 févr. 2012

One more.....

Bon.

11 mois et 29 jours venant de s'écouler, disons que je vais sans doute avoir 31 ans demain matin en me réveillant.

C'est fou ça non?

Vous vous couchez, et le lendemain, vous n'êtes plus tout à fait la même personne.

Rien de visible, vous n'êtes pas devenu ni George Clooney ni Scarlett Johannson durant la nuit.

Je ne me fais pas d'illusion, je sais que je ne me transformerai pas en Monica Bellucci, entre cette nuit et demain matin.

(Je SUIS déjà Monica dans ma tête hein) (je fais ce que je veux!) (c'est MON anniversaire, et c'est MON déguisement, non mais!hihihi)
Non, en fait, je serai la même, mais un peu plus grande.

C'est bien ça qu'on dit aux enfants? Qu'ils deviendront grands.....

Quand j'aurai des enfants, en allant les border, la veille de leur anniversaire, j'irai m'asseoir sur le bord de leur lit, et à leur question "Maman, demain, je serai pareil?" je répondrai, "oui, mon pti chat, tu seras pareil mais un tout petit peu plus grand. On pourra te mesurer si tu veux demain!c'est magique".

Bon, là je ne vais pas m'asseoir sur mon lit et me dire à moi même que je vais grandir demain, je sais que je ne prendrai pas de demi centimètre supplémentaire.(à moins de mettre des escarpins de 12)

C'est dommage aussi ça.

Mais ce qui est génial en revanche, en vieillissant, c'est qu'on est toujours aussi fous, drôles, prêts à tout, épicuriens, doux, drôles, touchants, sensibles,chiants, entêtés, décidés, hésitants, francs, sincères, à fleur de peau, mais aussi merveilleux par moments.

C'est certain, demain, on attendra encore plus de nous, parce que notre âge sous entendra de la sagesse, et du sang froid..

Et cet âge nous amène à beaucoup de belles choses, on m'avait dit qu'à 30 ans tout était possible, que le meilleur restait à venir.
Cette année qui vient de s'écouler, entre mes deux âges, a été difficile, laborieuse,douloureuse, puis m'est à nouveau apparue pleine d'espoir, et a concrétisé certains de mes projets....sur la fin.

Comme si 30 préparait 31.

Mais les choses qui ont changé, les gens qui m'ont quitté, les histoires que j'ai vécu et laissé derrière moi, avant de tourner la page de ce chapitre là, ont fait de moi celle que je suis aujourd'hui.

Comme vous. 

Vous me lisez et vous êtes plus nombreux chaque jour, à me suivre dans mes délires, dans mes passions, dans mes vérités, dans mes quarts d'heure Guy Bedos.

Moi je vous cherche du bout du clavier, je vous imagine, je vous lis, à travers ces lignes qui arrivent à nous réunir chaque jour, chaque heure et chaque minute.

Mon coeur s'est remis à battre, mon cerveau s'est allégé, mes épaules se sont dégagées du poids de certaines illusions.

Je suis prête à vivre une vie.

Un an de plus.

Une nouvelle aventure.

Avec vous.

Et avec LUI s'il arrive enfin à trouver ma route! :-)) (attends qu'il arrive tiens, jl'attends!)

Allez, vous m'aidez à souffler mes bougies?

Je finirai centenaire, rien que pour que vous m'aidiez!

Et au fait, on fête aussi quelque chose d'autre demain: Votre non anniversaire!

Musique Maestro!!!!!!!!!!

.



7 févr. 2012

Intouchables, what else?

On peut quand même s'interroger sur le choix de ce titre non?

En même temps, pour ceux qui l'ont vu, (comme moi, deux fois et je me retiens pour ne pas y retourner) ça ne fait aucun doute.

Les deux personnages principaux, (dont Omar.....(soupir) pardon) sont intouchables par l'intolérance, par la pitié, par l'imbécilité, par les clichés, par les a priori, par l'image, par tout ce qui nous fait parfois avoir honte.

Honte de quoi? 

Chacun ses convictions, on a le droit d'avoir des a priori sur les personnes handicapées peut être, sur les repris de justice, sur les jeunes de banlieue, sur les gens de couleur, sur les artisto, pourquoi pas aussi sur les peintres qui saignent du nez sur une toile et vendent ça 30000 euros.

C'est tellement plus simple, plus commode, de ne pas bousculer les clichés, c'est tellement plus facile de détester ceux qui sont différents, parce qu'on a peur, qu'on ne sait pas comment faire, qu'on a peur de mal s'y prendre.

Oui pour toutes ces raisons, certains humains comme nous, vont rejeter des gens, tous les jours, juste parce qu'ils sont différents.

On croit rêver hein? On dirait que j'ai 15 ans et que je viens de découvrir le monde, pas vrai?

Pourtant, qu'est ce que le rejet des différences, l'intolérance à la diversité, sinon ce que je viens de décrire avec des mots si simples?

Aprés peut être que j'ai aimé aussi ce film parce que je suis fille d'immigrés, que je côtoie des jeunes qu'on rejette tous les jours, parce que du coup je suis sensible, et que j'ai les mêmes références que Driss....

Ou juste parce que cette histoire m'a touchée, signe que mon organe vital situé à la gauche de mon corps fonctionne encore trés bien.

Certains ont refusé d'aller voir le film, parce qu'ils n'aiment pas le tapage autour des acteurs, et le côté phénoménal qu'on prête au scénario.

Je les comprends.

Je déteste suivre les effets de mode, je ne lis jamais les critiques, parce que les critiques sont faits par des spécialistes, alors qu'en vrai, les spécialistes grâce auxquels les films fonctionnent, bein c'est nous.

Si on ne va pas voir les films, ça ne marche pas.

C'est simplet ça aussi?

J'ai vu ce film en avant première quand personne n'en parlait le 30 septembre 2011 dernier, grâce à ma super amie Mel, en présence d'Omar (....) et de François CLUZET.

Ouais. Je suis fan. (je ne vois pas du tout ce qui vous fait dire ça! )

Pas seulement des deux duos, de cette partition à quatre mains qui est jouée dans ce film,

Olivier Nakache et Eric Toledano ont écrit un film extraordinaire, et les deux acteurs sont justes, vrais et authentiques dans leur rôle, expliquant parfaitement le ressenti des deux "vrais"Abdel Sellou et Philippe Pozzo di Borgo.

Ce film et son succès redonnent espoir.
Dans un pays dont on veut nous faire croire qu'il connait une hausse du rejet de l'autre, de la méfiance, de la galère et de l'intolérance constante à la différence...dans lequel on nous promet moins d"étrangers, mais aussi plus de rigueur, preuve que le problème, c'est pas les étrangers, mais ceux qui ont ce genre d'idées....chapeau.

Franchement, je pense que je vais aller le revoir.

Jamais deux sans trois.

Et en plus j'adore la B.O.....et Omar (ouais c'est bon, ça va....)



6 févr. 2012

Free Hugs ( from Confessions d'une accro au stylo)

Le dimanche en famille, être marraine, ça me fait penser à l'enfance.

Ces moments délicieux où l'on regarde les êtres aimés, rien qu'à les observer, on sait qu'on a de la chance.

Il n'est pas simple de revenir à nos souvenirs d'enfance quand ils n'ont pas été parfaits, et quand on passe son temps à s'en inventer, à les améliorer, les embellir.

Et après, on embellit tout le reste. Automatiquement.

Quand on est petit, on veut faire des tours de grande roue, manger des barba papas, des pommes d'amour qui collent aux dents, sauter dans des flaques, faire de beaux dessins en couleur que nos parents afficheront dans leur bureau, dormir dans une cabane en bois qu'on aurait fabriqué dans les arbres...et aussi et surtout, que nos parents ne nous lâchent jamais.

Ni la main, Ni les bras, on voudrait vivre tels des koalas collés à nos parents. A notre mère, les premiers jours de notre vie, on voudrait rester là, comme un badge, une broche, collés à sa peau, et pour toujours, sentir son odeur, sa chaleur et la vie.

A notre père, on voudrait sentir sa force, sa présence, son courage et son côté rassurant.

Ils nous tiendront la main, pour nous aider à marcher, ils nous porteront dans nos bras, ils nous prendront tout contre eux quand nous aurons mal en trébuchant, ils nous feront des bisous magiques sur nos bobos douloureux.

Et une question me trotte dans la tête.

A partir de quel âge, cessons nous d'être pris dans les bras de nos parents?

Quand nos parents arrêtent ils de nous prendre dans leurs bras quand ça ne va pas, de nous tenir la main quand nous tombons, de nous accompagner?

Je ne m'en souviens pas.

Jusque 10 ans je suppose.

Et après? Qui nous fait des câlins après? qui nous prend dans ses bras, quand pouvons nous nous rapprocher de nos parents, de nos frères et sœurs,et quid si nous sommes seuls, enfant unique?

La pudeur, cachée derrière la gêne, de ne savoir comment dévoiler les sentiments, dans certaines familles on ne s'embrasse que pour se dire bonjour. Et encore.

Quand on n'est pas démonstratif avec son ou ses enfants, ce qui est sans doute lié sans fin aux générations précédentes et au vécu, le transmet t on aux mini nous? auront ils du mal à s'ouvrir aux autres?

J'ai dans mon entourage tellement d'amis, de familles même, qui n'arrivent pas à se parler, qui ne se touchent pas, qui ne s'approchent pas.

Et je ne peux que rester silencieuse et perplexe.

Et à l'inverse, je connais plusieurs autres amis qui s'aiment tellement, qui vous illuminent d'amour, tant leur famille est unie et aimante.

Le monde des Bisounours n'a rien à leur envier, parce qu'ils s'aiment d'un amour sincère, ils se connaissent avec leurs défauts, leurs limites, leurs faiblesses, leurs fragilités.

Et aller chez eux, me remplit de tellement de sentiments doux et apaisants, que ça m'arrache parfois des larmes, que je ne m'explique pas. Sans doute ne suis je pas préparée à tant d'amour d'un coup!:)

J'aime ces gens qui savent s'aimer, mais j'aime aussi ceux qui ne se disent rien, mais qui disent tout avec leurs yeux, ils sont tellement émouvants.

Je suis il est vrai entourée de futures mamans, de jeunes mamans, et de mamans plus expérimentées.

Les regarder, les observer avec leurs petits bout'chous m'émeut toujours, être avec mon filleul, lui tenir la main, embrasser mes neveux et nièces, les entendre rire, les prendre dans mes bras.....ça me semble essentiel.

Je repense aux gens qui n'ont pas cette chance, aux déséquilibrés de la vie, à ceux qui ont une existence bancale, une enfance douloureuse, des difficultés pour communiquer, aux émotifs chroniques, aux grands sensibles,aux gens à fleur de peau.....

Et je me demande, quand a t on cessé de leur tenir la main?de les cajoler?de les prendre dans les bras?

J'ai beaucoup apprécié ces gens qui offraient des câlins gratuits dans la rue.

Pour une simple et bonne raison, pourquoi ceux ci devraient être réservés à l'enfance?ou à l'intimité?

Être tactile avec ses amis, ses frères et sœurs, ses parents, n'est pas forcément déplacé ou gênant!
Quand j'étais petite (et ça continue sous peine de foudre paternelle)  mon père tenait à ce que je l'embrasse à chaque fois qu'on se quittait, même pour des instants très courts.

Il disait qu'au moins, s'ils nous arrivait quelque chose, on se serait embrassés une dernière fois.

Ma grand mère à l'inverse, ne supporte pas qu'on s'approche d'elle, ça la gêne, elle ne comprend pas qu'on ait parfois besoin de s'embrasser, de se tenir la main, de se caresser la joue, par simple signe d'affection.

Avec mes cousines, on se dit qu'on s'aime, par des petits mots gentils, mais quand on est gentils avec nos amis, que peuvent ils penser de nous?

Dans un monde où tout le monde se défie, où tout le monde ne pense qu'à soi et se méfie de tous, la gentillesse est suspecte.

Se faire un bisou sur la joue, se remercier par une accolade, se prendre dans les bras les uns des autres, se dire des mots gentils, ne sont pas des choses qui se font?

Alors soyons des "gens-pas-comme-il-faut", et gardons le contact.

Il me semble que le contact physique, sans parler forcément de choses plus intimes, simplement de se toucher la main, d'être proches et de montrer par des gestes qu'on tient aux autres, est essentiel.
si le genre humain décide de vivre un jour en paix il faudrait qu'il y pense.

ça n'a l'air de rien sans doute, ça semble exagéré, mais je pense que l'initiative "free hugs" n'est pas née de nulle part.

Cette envie de serrer dans les bras des inconnus dans la rue, c'est naturel pour moi.

Aider des gens que je ne connais pas en leur montrant que je suis là, que je vais les aider, c'est ça aussi les "free hugs" et c'est mon métier. Enfin, ce que je pense que c'est.

Mais c'est épuisant et on ne peut pas aider ceux qui le refusent.

Alors je me contente (avec une joie démesurée) d'aimer ceux qui le veulent,les miens et ça me rend heureuse. Tout simplement.

Comme si prendre dans ses bras la vie, la serrer fort, lui tenir la main quand elle trébuche, était une façon d'être en phase et en paix avec soi même.

Maintenant, si vous y tenez, on peut aussi se rapprocher.:)


Publié le 13 septembre 2011......sur Tête de Livre!
Envoyé dans le recueil "Confessions d'une accro au stylo" aux Rédac de Magazines.....en octobre 2011
Aimé par 14 amis:à sa publication )
Et par vous maintenant.....

La poutre et la paille.

Je n'avais pas vu tout de suite de quelle citation il s'agissait quand mon interlocuteur a sorti "oui, enfin, c'est un peu comme la poutre et la paille".

Il n'y avait aucune connotation coquine, la référence était relative à Jésus. (Oui, oui, Jésus, vous voyez de qui je parle)

Et c'est en écoutant les références bibliques du Juge que j'avais face à moi, que m'est venue l'idée de cet article (ça mène à tout hein) (d'habitude j'écoute gentiment) (mais là euh.....il a parlé de Jésus j'ai décroché)

Les deux hommes qui étaient confrontés aujourd'hui, dont l'un que j'assistais, devaient raconter comment ils s'étaient connus.
L'un ne se souvenait que vaguement (ou faisait semblant de ne se souvenir que vaguement, mais pas plus que vaguement) l'autre, dans les moindres détails, le lieu, la période, ce qu'ils se sont dit, comment ils se sont connus, par quel biais etc.

C'était saisissant. 

Et je me suis demandé, si on posait la question à des amis, à des couples, s'ils se souviendraient de la même manière de la première fois qu'ils se sont vus.

Dans mon magazine féminin préféré, il y a souvent des couples, auxquels on propose un questionnaire croisé.

Les mêmes questions pour voir s'ils sont au diapason.

Imaginez si le gars répond "je l'ai connu à une soirée chez des potes je l'ai trouvé mignonne, j'avais picolé, et finalement j'ai conclu" alors que la fille répondrait "je l'avais repéré depuis des mois et je savais qu'il viendrait à une soirée chez des amis communs, je m'étais préparée des heures et j'ai réussi à lui parler, on a fini la soirée ensemble, j'avais l'impression de rêver".

Il est évident que les mecs de la com ne publieraient jamais ce genre de choses.

Tout comme à la radio, quand dans une émission de grande écoute, il s'agit de piéger des mecs infidèles, ou sur lesquels la nana a de sérieux doutes.

Quand la question est posée au mec infidèle "mais t'as une copine" et qu'il répond "ouais, mais rien de sérieux" alors que la nana a présenté l'histoire comme "on va prendre un appart, ça fait 6 ans qu'on est ensemble et je veux être sûre" bon, on ne parle pas du tout de la même chose!

J'avais déjà parlé des modes d'emploi et du fait qu'on devrait se faire une "charte de l'utilisateur" avant de s'installer ensemble ou de tenter une histoire.

Aujourd'hui je creuse un peu, comment savoir si on est au diapason?
Ces deux hommes ce matin, se sont bien rencontrés le même jour, et pourtant ils n'ont pas la même mémoire, ni la même vision de ce même évènement.

Personne d'autre n'était présent, il n'y avait pas de caméra de vidéo surveillance, alors comment savoir qui dit vrai?

Sur une rencontre amoureuse, c'est pareil, les intentions ne sont pas affichées au dessus de nos têtes comme une bulle de bande dessinée, qui dirait ce que l'on pense à notre interlocuteur.

Ce n'est pas simple les rapports humains.

Et les amis, ceux qui un jour devront raconter un évènement marquant vécu ensemble, comment décriront ils ce que nous avons vécu?

Tout est une question d'angle, une question de perception.

Comme un message que l'on reçoit, comment connaître le ton? Comment savoir que le destinataire attendait une autre réponse, un autre message?

Rien n'est écrit d'avance, et rien n'est traduit ni expliqué.

On peut, plus ou moins, prévoir à l'avance certaines réactions, parce qu'on connait à peu prés les réactions des gens dans des situations similaires.

Mais on n'est jamais sûr de rien.

Les gens ne sont pas prévisibles, ils peuvent parfois ne pas attendre de nous ce que nous faisons d'habitude.

Alors, ce matin, dans le bureau du juge, je pensais à tout ça, et je me disais, qu'aucun des deux ne mentait finalement sur les circonstances de leur rencontre, qu'il s'agissait d'une question de point de vue, et qu'on ne pouvait rien changer.

C'est un sujet passionnant, la perception, surtout quand on a face à nous des êtres complexes, ou contradictoires, qui sont capables de dire le contraire de ce qu'ils ont dit avant.

On ne sait jamais sur quel pied danser, et on ne sait pas ce que l'autre pense vraiment.

On ne peut pas sonder son cerveau, et quand il dit qu'il ne pense "à rien", ce qui à mes yeux est une hérésie, mais je ne suis qu'une femme, je ne peux donc pas comprendre, ce qui est pourtant si simple, les seuls qui réussissent à ne penser à rien, ce sont les hommes. (C'est chimique.) c'est qu'il ne pense à rien.

Mais on ne sait jamais à quoi l'autre pense vraiment, ressent vraiment, sauf les gens qui comme moi, par chance, sont transparents, et sur le visage desquels on perçoit la moindre émotion.

A part quand on est frappés par la foudre comme Mel Gibson dans "Ce que veulent les femmes" ce qui me semble aussi probable que de gagner à la loterie.

Dès lors il est simple, en fonction de la position de chacun, de mettre de côté la poutre qu'on a dans l’œil (ceci dit ça doit faire SUPER MAL) pour se concentrer sur la paille dans l’œil de son voisin (ce qui doit faire aussi vachement mal) pour éviter de donner le véritable fond de sa pensée.

Et là, je comprends mieux pourquoi j'ai mal à la tête, je n'arrive jamais à ne penser à rien.....Ah si j'étais un homme.......


5 févr. 2012

Music Sounds Better With HER.

Pour vous réchauffer, et aussi, pour vous faire du bien (c'est un peu le but recherché en venant ici non?)

Cliquez sur le titre......

Et régalez vous.

Du son, de l'énergie, de la joie.

Yadlajoie invite Dj Miss Gwen sur sa toile.

Et ça fait plaisir:)

Joy (is everywhere) Actually!

Epatée je suis.

J'ai aussi des lecteurs en Allemagne, en Russie, aux Etats Unis, en Belgique, au Canada, en Suisse, au Maroc, en Espagne, en Italie!

Rien que cette semaine, 14 visites depuis les States!

J'hallucine!

Et depuis la Russie?c'est pas un truc de ouf????

Je m'intéresse aux stat bien sûr, parce que j'essaie de vous plaire le plus possible, de voir vers quels sujets vous allez le plus vous diriger, et quels articles vous ont le plus plu.

En France vous êtes 4003 (c'est précis hein) à vous être arrêtés sur la joie.

Je suis super fière de pouvoir vous toucher tout autour de la planète, je me demande juste, ce que comprennent nos amis russes de tout mon charabia?

Je trouve ça rigolo, et flatteur bien entendu!

Une preuve s'il était besoin de le prouver, que la joie s'étend au delà des frontières.....

Allez, viendez vous réchauffer chez moi les amis, je vous accueille à bras ouverts!

Come on guys, welcome in Joy! I'm so proud for your coming here!  I just can't believe it!!!!!

Thank you everybody:)

4 févr. 2012

It's Au Quai.

A force de prendre le train tous les samedis, j'ai le temps de regarder autour de moi et de constater.

Le train, comme dirait Forest Gump, c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur qui on va tomber.

Une famille amérindienne, un djeuns qui écoute son ipod plus fort que les battements de ton coeur, une accro du portable, un geek collé à son ordinateur portable, ou l'homme de votre vie.

Non, je dis ça, parce que mon rêve est de rencontrer l'homme de ma vie sur le quai d'une gare, et bien sûr, c'est lui qui va tomber fou amoureux de moi, je ne vois pas pourquoi il en serait différemment.

Alors quand je prends un billet de train, c'est comme si je jouais au loto flash toutes les semaines.
Réfléchissez un peu. C'est pas vous qui choisissez les numéros, c'est l'ordinateur.

Il vous met dans la voiture, anciennement appelé le wagon, qu'il veut, le facétieux, il choisit votre place, et là c'est la surprise, le suspens.

Vous vous asseyez, et vous attendez de savoir ce que l'ordinateur vous a reservé. 

Peut être quelqu'un de super sympa viendra s'asseoir à côté de vous, engagera la conversation, discutera tout au long du voyage.

Peut être que votre voisin ou voisine dormira durant tout le voyage.

Peut être que votre voisin sera canon, musicien, et super timide. (cf voyage du week end dernier) 

Peut être que ce sera une bonne soeur, qui vous bénira dans le train....

Mais vous ne le savez que lorsque vous vous asseyez à la place qu'a décidé pour vous l'Ordinateur.

On se croirait un peu dans la matrice quand je dis ça, mais au final, c'est ce que je me dis à chaque fois.

Et puis les gares, c'est plein de gens intéressants.

Des gens qui viennent en chercher d'autres, des retrouvailles, des personnages étonnants, des chiants qui viennent inexorablement vers vous......Du contact!

Les gares, ce sont des endroits parfois magiques, des regards peuvent se croiser et se décroiser.....

Comme le métro, parce que mes périples ne s'arrêtent jamais à la Gare du Nord.

Ils jouent les prolongations, aller et retour dans le métro.

Et là, quel spectacle! Des accordéons, des gens trés organisés qui ont même une bande son pour chanter et ensuite passent réclamer la monnaie, des gens qui s'embrassent à perdre haleine, des touristes, qui vous demandent A VOUS, leur chemin.

Des gens qui lisent, des gens qui font semblant de lire pour se rendre intéressants, des gens qui s'enferment dans leur bulle, des gens qui vous parlent, des mecs qui vous draguent, à l'ancienne, à coups de "vous êtes charmante" et "tu m'files ton 06".

J'adore.

Et chaque semaine je suis impatiente de traverser les champs élysées en métro, de descendre la rue et de jouer au jeu des 7 différences.

Observer les gens, deviner leur métier, leur âge, tout cela m'inspire.

Une petite société, des gens de tout bord, des visons et des survêt, des casquettes et des chapeaux melons, des ipod et des postes radio version kriss kross, un vrai voyage dans l'incroyable.

Je ne me lasse jamais de les voir, mes personnages, des sourires tendus, des regards complices, des fous rires impromptus.

Et des gens qui font la gueule. On est à Paris quand même!

Mais ça me fait rire. En petite provinciale, je me régale de tous ces petits détails, de ces petits moments de grâce sur la ligne 1.

Et c'est l'addition de toutes ces âmes, mon imagination, qui m'emmènent sur le quai de cet article.

Un jour, sur ce même quai, quelque part entre Lille et Paris, une silhouette se tournera vers moi et ce sera LUI.

Comme il tarde à arriver je suppose qu'il a préféré le train ....si ça se trouve une grève, un retard indéterminé, une modernisation des voies, un accident de vache sur la voie, l'ont empêché d'arriver jusqu'à maintenant.

Le départ de notre train est imminent, nous demandons aux personnes accompagnant les voyageurs de bien vouloir descendre. (Notamment si ces personnes sont grandes, blondes et bien roulées, chacun son tour mes vieilles)

Je suis votre chef de bord, et au nom de toute l'équipe, membre de l'alliance Campiteam, je vous souhaite un agréable voyage sur mon blog.......

Prenez garde à la fermeture automatique des fenêtres .

Attention au départ.

Rendez vous au prochain voyage......en musique.:-))

Y a des copains!