23 déc. 2011

Fucking Christmas' eve (Nobody's perfect, not even me.)

Je vais finir par ne plus décrocher mon téléphone.

Une semaine comme celle ci, je ne veux plus en vivre, plus jamais.

Cette semaine a démontré, s'il en était encore besoin, que l'année qui se termine enfin (il serait peut être temps!) a été la pire de ma vie, de nos vies, à deux exceptions prés.

Le théâtre, et ma rencontre avec ma metteuse en scène préférée, et la naissance des 8 nièces et neveux, notamment mon petit coco, qui me remplissent de bonheur.

Tout le reste, n'a été que catastrophes, déceptions, désillusions, problèmes, et j'en passe.

A l'heure du bilan, je réalise qu'il est grand temps de passer à autre chose, parce que cette année est merdique, qu'elle craint, et que si elle me lit, il est temps de te casser ma cocotte! TU NOUS A GAVES!

Et cette semaine? Un appel destructeur par jour, qui finirait presque par faire oublier ce qu'il y avait de bien.

Alors j'ai parfois des réactions démesurées incontrôlables, les glandes lacrymales souvent agitées ces derniers temps ou indéniablement protubérantes par rapport au reste de la population (que voulez vous, je suis unique, comme vous ceci dit) mais j'ai une tendance naturelle à sentir les choses, et à m'inquiéter pour mes amis.

Et plus je les aime, plus je mue en mère juive, plus je sens que les choses ne tournent pas rond, plus je me mets en mode défense..

Et une phrase qui peut sembler anodine, ne tombe jamais dans mon oreille comme si elle tombait aux oubliettes, un voile dans le regard, une voix anormalement tremblante, une absence de réponse, tout ça, c'est un faisceau d'indices.

Dans des cas comme cette semaine, je voudrai tout simplement décrocher l'étoile en haut du sapin Grand Place en mode film américain ," que personne ne bouge, arrêtez la fête, éteignez la musique, laissez moi entendre la peine de mes amis, nous ne la rallumerons que lorsque j'aurai la situation en mains"

Quand l'un d'eux est malheureux, triste, inquiet, souffrant, je multiplie intérieurement cette peine par douze, puissance 2.

Comme John COFFEE.

Je ne voudrai pas ni la veille de Noël, ni le jour de leur anniversaire, la veille d'un jour important, que mes amis souffrent autant, je voudrai qu'ils soient heureux tout le temps, parce qu'ils sont mon air et mon oxygène, et qu'un seul fébrile, suffit à allumer tous mes signaux.

Il n'y a jamais de bon moment pour se dire les choses, il n'y a jamais de bon moment, pour dire aurevoir ou adieu.
La vie, la mort, la maladie, la détresse, le chagrin, ne préviennent pas avant de passer nous voir.

Oh, je le sais, je ne sauverai pas le Monde, il est bien  trop grand pour moi, je laisse ça à Superman.

Moi je ne veux que le bonheur des miens, à mon échelle, si petite soit elle.

J'aimerai qu'ils soient toujours en forme, le cœur léger, j'aimerai que ma baguette magique fonctionne toute l'année, prévenir le danger, chasser les nuages, buter les corbeaux, jouer des sales tours aux bonimenteurs, défoncer la tronche des détracteurs, cramer les ragots, fumer les mensonges, virer ces salauds qui ne supportent pas le bonheur des gens, et s'érigent en professeur de sciences humaines, à faire de longs discours.

Je veux leur dire à ces enfoirés, qu'ils ne méritent même pas ce titre, qui est bien trop beau pour eux, et que la veille de Noël, jour de partage, de pardon, d'amour et de paix, on a juste envie d'être tranquille.

Un appel par jour depuis lundi, pas une bonne nouvelle.

Un message de détresse par jour. 
 
Alors quand je dis en déconnant, que je suis investie d'une mission, et que je suis sur terre pour apporter joie et réconfort, vous comprendrez que je prends ma mission au sérieux.

Qui sont ces gens, qui nous font perdre notre précieux temps, qui nous font pleurer, qui nous font souffrir, qui nous tordent les boyaux, AUJOURD'HUI, cette semaine?

Et surtout pourquoi?

Je me pose parfois des questions futiles, comme de savoir qui pose une guirlande électrique sur une grue, ou pourquoi nous n'avons pas des problèmes que nous sommes en mesure d'arranger nous même, je ne suis pas parfaite.

J'ai peur de la boîte aux lettres, bientôt, de ma messagerie vocale, j'ai peur de l'abandon, j'ai constamment besoin d'être rassurée, tout en donnant l'image d'une nana sûre d'elle.

Heureusement, ça s'équilibre, avec ma loyauté, ma joie de vivre, et mon entrain.

Mais je ne suis pas lisse, j'ai des défauts, mais je suis comme vous, un être humain.

Du coup, la veille de Noël, je voudrai qu'on laisse mes amis tranquilles, que le sorcier qui enfonce les aiguilles dans les poupées vaudou à nos effigies, soit pris d'une gastro interminable et qu'il avale des couleuvres, au lieu de nous emmerder.

Oui, je me sens concernée, même si vous pensez que je ne devrai peut être pas, que charité bien ordonnée commence par soi même, oui, c'est vrai, mais je n'y peux rien.
Oui, je m'inquiète, oui, je partage la souffrance, c'est de l'altruisme, page 75 du dictionnaire.

Je ne demande pas la lune, je ne prétends pas mériter qu'on m'aide..

Mais s'il n'y avait qu'une chose qui me soit accordée, c'est la paix, la joie, l'amour, la trêve, pour ces gens que j'aime pardessus tout, ma famille évidemment, mais surtout mes amis.

Même sur les champs de bataille, les gens sont capables de s'arrêter le jour de Noël, et on en fait des films.

J'emmerde les gens aigris, leur aigritude ne me concerne pas, j'emmerde ceux qui trouvent que je suis niaise, je ne vous oblige pas à être heureux.

Ne vous laissez pas abattre les copains , on aura sa peau, 2011 disparaîtra avant nous.

Résistez les amis, aimez vous, battez vous, soyez heureux, pour lui montrer qui sont les maîtres du monde et du temps.

Vous, tout simplement.

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Y a des copains!