28 sept. 2011

Lumière:)

Quand je suis arrivée dans la loge, la lumière m'a immédiatement aveuglée, il était vraiment temps de changer cet éclairage me suis je dit, comme à chaque fois que je pénétrais dans cet endroit, riche de souvenirs et d'émotions.

C'était la loge d'un petit théâtre où je participais parfois à des "télé crochets" sorte d'ancêtre de la Star Ac, en tous cas, ce soir, je n'étais pas là pour plaisanter.

J'étais en finale, et je savais que j'aurai la pression.

J'ai commencé à me maquiller, j'étais bien entendu trés en retard, parce que j'avais pris le temps d'organiser mon retard, je savais que j'arriverai juste à temps pour monter sur scène.

La petite commune qui accueillait ce théâtre, était en effervescence, en ébullition, il se passait enfin quelque chose, et c'était grisant.

Plusieurs étapes pour arriver en finale, je n'en revenais pas, d'être encore là.

Non pas que je me sous estime, mais bon quand même, le niveau était élevé.

L'organisateur du concours est venu me chercher, passant sa tête par l'entrebaillement de la porte pour me demander si tout allait bien, comme à son habitude, un large sourire aux lèvres, et beaucoup de gentillesse.

Je lui ai rendu son sourire en lui disant que j'arrivais, et que j'étais fidèle à moi même, dans un petit clin d'oeil.

Je me suis habillée, rapidement, un peu de paillettes sur les yeux, et hop, comme disait la Mistinguette, je suis comme le bon dieu m'a faite, j'ai plus le choix.:)

Je suis donc sortie de cette éblouissante loge de fortune pour me diriger vers mes camarades de jeu, vers les coulisses de ce spectacle bon enfant.

Dans la salle, je le devinais, il y avait mes parents, mes complices, mes amies, celles qui imaginaient que je méritais bien ma place en finale, les inconditionnelles, les fans de la première heure, au collège et au lycée.

L'organisateur nous a fait monter sur scène et nous a présentés un par un.

On allait repartir avec des enregistrements sur cd de nos prestations des cinq dernières soirées, "l'étoile" du nom de l'association qui organisait ce concours (dont le gagnant se produirait, sur cette même scène, en première partie d'un vrai chanteur de télé réalité) nous offrait ce petit souvenir.

Les autres concurrents, les plus jeunes d'entre eux, étaient stressés, concentrés, venaient pour gagner,c'était évident tant ils ne travaillaient que pour cela tous les mercredis et les week end, obligeant leur parents à dépenser une fortune en bandes sons de tout poil.

J'avais une autre approche, d'abord parce que je savais que je n'en ferai pas mon métier, que j'avais une dizaine d'années de plus et que je faisais ça pour m'éclater parce que j'adorais ça.

Ils ont annoncé l'ordre de passage, comme dans tous les castings, ce qui stresse toujours les candidats les plus sérieux, qui nous communiquent leur tension hautement palpable.

J'avais hérité du numéro neuf, ce qui sur dix candidats me semblait assez délicat, j'aurai préféré le 7 mais là c'était de la supersition.

La première candidate s'est élancée sur la scène, pleine d'énérgie, pomponnée comme un dimanche de gala, seize ans, fan d'Hélène SEGARA, elle ne chantait que ses chansons, qu'elles considérait comme écrites pour elle.

Elle avait une voix cristalline, magnifique, un bijou pur et savait toucher au coeur.

Elle occupait la scène et captait l'attention du jury de professionnels du monde de la musique assis en face d'elle, devant l'estrade.

Et de candidats, tous meilleurs les uns que les autres, on arriva à mon tour.

Je m'étais déjà levée pendant la chanson du précédent candidat, puisque j'arrivais de la scène et non de la salle, ce qui change bien sûr tout....

La scène était plongée dans l'obscurité et retentissait encore des applaudissements destinés à mon prédécesseur, alors qu'il s'éloignait dans la salle et que les dernières notes de sa chanson s'achevaient.

J'étais là, debout, tremblante, et en même temps grisée.

Je tenais ce micro comme un trophée, comme si ma vie n'avait valu d'être vécue que pour être sur cette scène et chanter.

J'adorais ça, c'était une vraie passion, un vrai plaisir, un pur bonheur.

Les projecteurs de la scène se sont allumés, et j'ai découvert mon terrain de jeu, si familier et pourtant tous les soirs différents.

"entrer dans ....la lumière,  comme un insecte fou, respirer la poussière, pour finir à genoux,redécouvrir ma voix, en être encore capable, devenir quelquefois, un rêve insaisissable"

J'étais lancée, je volais dans les airs, je tourbillonnais, j'existais enfin, ma voix devenait réelle, présente, je me moquais bien sûr de ce qui se passait de l'autre côté de mon tapis volant.

Ce micro, tel un pouvoir, je le tenais fermement, pour ne rien lâcher, j'étais là, et je vivais.

Jusqu'aux dernières notes de musique, j'ai occupé l'espace, ne croyant en aucun enjeu, voulant juste être là et profiter de mes instants de bonheur.

Avant la fin de la chanson, les applaudissements ont retenti, je n'en croyais pas mes oreilles, je n'osais tellement pas y croire, et j'en étais chamboulée.

Comme si la personne que j'avais incarnée quelques secondes plutôt était un mirage, un personnage, une corde à mon arc, un petit coin de paradis, que je ne m'autorisais à visiter que les soirs de télé crochets, dans cette petite ville du Nord.

Je suis descendue de scène, et ai regagné ma place, il restait un concurrent, et le moment que je détestais, l'attente des délibérés.

J'ai toujours détesté ça d'ailleurs, même aujourd'hui, même pour des choses moins pesantes.

Mais voilà, j'avais fait mon possible, j'avais donné le meilleur, et j'étais heureuse.

Le dernier apprenti chanteur était un sosie de Renaud, mêmes fringues, même voix, même style, mêmes poches sous les yeux. Impressionnant.

Tous les concurrents y allaient de leur pronostics, pendant que je cherchais désespérement une bouteille d'eau pour me remettre de mes émotions.

Une demi heure plus tard, les jurés rendaient leur décision, mettant fin à notre calvaire de suspens.

Ils nous ont fait remonter sur scène, nous ont félicités pour notre professionnalisme bien que nous n'étions pas des pro, mais sans conteste des artistes. Sympa.

Je suis arrivée cinquième, ex aecquo avec Renaud.

Pas mal, même si c'était des styles différents et que je ne voulais pas imiter l'interprète original de ma chanson.

La gagnante évidemment c'était Hélène SEGARA, elle n'avait pas fait tout ça pour rien , la ptite, il fallait la récompenser et j'étais sincèrement heureuse pour elle.

Elle avait seiez ans des rêves pleins la tête, il fallait que ce soit elle qui gagne, j'avais parié avec moi même sur elle, et sur le mini Patrick Bruel de 9 ans.

Applaudissements à l'énoncé des gagnants.

Je suis retournée à :la loge, pour récupérer mes affaires.

Et c'est ce soir là que j'ai éteint la lumière éblouissante , sur mes rêves de micro d'argent, de gamine de seize ans.

the Artist

27 sept. 2011

Elle, c'était moi

Quand elle est arrivée dans la classe, essoufflée d'avoir cherché partout la salle dans laquelle elle devait nous faire cours, j'ai cru, comme tout le monde d'ailleurs, que c'était une étudiante.

Nous attendions la prof depuis plus d'une demi heure et commencions à nous demander si elle arriverait.

Un garçon, que je n'avais jamais vu, au fond de la salle, a fait remarquer, "si ça se trouve elle ne viendra pas, la semaine dernière déjà, premier td, il n'y avait pas cours, ils ont peut être oublié de nous prévenir..."

Je ne partageais pas son opinion, j'étais sûre qu'elle arriverait.

Je me demandais juste à quoi elle ressemblerait.

Les chargés de td, d'habitude, sont des universitaires un peu en mode rat de bibliothèque, qui ne vouent leur existence qu'aux études et à la doctrine.

Mais je n'avais pas choisi la matière pour recevoir un cours digéré avec des exemples de jurisprudences qui ne me serviraient à rien.

J'avais choisi de suivre les cours et td de droit pénal parce que rien que le nom sonnait bien, ça claquait, ça faisait vendre.....

Et elle est apparue, comme une petite bombe dans une salle bondée de jeunes étudiants déjà convaincus qu'ils n'auraient pas cours ce jour là.

Elle était tellement énergique, tellement "speed" qu'on a cru un instant qu'elle s'envolerait au fond de la salle tant elle avait pris son élan pour arriver.

Une petite dizaine d'années nous séparaient d'elle et elle avait les yeux rieurs, le sourire aux lèvres, comme si elle venait nous apporter une bonne nouvelle, qu'elle allait nous faire un sketche.

Elle s'est présentée, a expliqué qu'elle était avocat, que son métier était passionnant, fatigant mais tellement enrichissant, même si peu sur le plan financier. Et ça l'a fait rire.

Elle a commencé à enchaîner les blagues, des fois elles n'étaient pas vraiment drôles, mais c'était sa façon de raconter qui l'était.

Boulotte, mais quand même droite dans ses bottes, elle nous expliquait ce qu'elle était venue faire ici, pourquoi elle avait accepté de prendre le relais, pourquoi elle aimait ça.

Elle nous a bien fait comprendre qu'elle était drôle, rigolote, cool et pas prise de tête mais qu'il ne fallait pas la chercher.

Qu'elle était là pour nous faire cours, pour nous ouvrir les yeux sur la réalité du droit pénal, qu'il fallait s'accrocher parce que nous n'étions pas là par hasard.

Elle s'est excusée pour son état, un léger rhume carabiné, mais nous a promis un moon walk en arrivant la fois prochaine.

Elle nous a dit aussi qu'elle ne ressemblait pas à Valérie DAMIDOT, et que le premier qui oserait le penser repeindrait la pièce en salopette en jean et ça a fait rire toute la classe, même les mecs du fond.

Certains lui ont dit , quand ils se sont présentés, qu'ils voulaient en savoir plus sur les risques qu'ils encouraient quand ils faisaient des conneries.

Elle a éclaté de rire, en leur disant, "en fait vous venez piocher des infos pour savoir que faire", et elle a fait rire tout le monde encore une fois.

Décidement, elle ne ressemblait à aucun prof que nous avions pu rencontrer avant, et ça nous faisait du bien.

L'heure de cours est passée trés vite, déjà parce que nous avions commencé avec une demi heure de retard, mais aussi parce qu'on se serait crus au spectacle, tant c'était différent.

C'était même plutôt décalé, et c'est vrai que le prof d'amphi avait ce type de comportement avec nous aussi, et qu'il était trés compétent.

Elle a fait un tour de classe pour nous demander nos noms, nos âges, nos projets professionnels, s'intéressant à chacun d'entre nous.

C'était bien, ce premier cours de l'année, dans cette matière que j'avais choisi un peu pour voir, me donnait envie d'aller voir plus loin.

C'est fou ce qu'on apprend quand on est décomplexé, détendu, quand on sait qu'on va bosser mais aussi échanger et se confronter à un avis différent.

Elle a fini par s'asseoir, sur une table comme si elle était dans un saloon, on a éclaté de rire, et on s'est tous demandé :"mais où étaient ils aller la pêcher cette chargée de td?"

Pour finir le cours, elle a encore enchaîné les vannes et nous a libéré non sans nous souhaiter bon courage.

Dans les couloirs, les autres étudiants ne parlaient que d'elle, un tourbillon dans cette classe qui ne s'y attendait pas.

On aura ri et appris, et c'est ça qui nous a surpris.

J'étais à des années lumières de penser que cette prof, cette fille là, un jour, ce serait moi.

My lucky star

J"ai reçu une lettre..........OH MY GOD!
je ne m'en remets pas.
C'est pourquoi je vous le fais partager.
La directrice de casting pour les comédiennes d'une pièce de théâtre, m'a recontactée.
Elle pense que j'ai "du potentiel, un fort charisme et une grande volonté" et que "j'ai quelque chose à faire dans cette profession, et qu'il faut s'accrocher"
elle trouve aussi que "j'ai du second degré, et qu'elle apprécie cela chez moi, un grand dynamisme, mais que je manque de formation. Je suis bien d'accord!:)
Du coup elle me propose un coaching!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Comme vous vous le figurez je ne touche plus le sol.
Les répétitions de la pièce se feraient le samedi aprés midi, à Paris.
Ai je une vraie bonne étoile?
Je n'ose y croire, tant tout cela me semble irréel; je n'ose imaginer que ce serait en fait, cette vie dont je rêve.
Je vous le confie et vous l'écris pour m'en souvenir tous les jours.
Quelqu'un croit en moi, artistiquement parlant.

My lucky star.

24 sept. 2011

Mère Grand......Nonna quoi.

Quel vaste sujet.
Ma Grand mère, est pourtant un sujet intéressant de réflexions.
Je l'aime beaucoup, même s'il m'est difficile de la comprendre, de suivre ses raisonnements, de supporter ses défauts, son absence de jugeote parfois, son manque de tact.
Ma Mère Grand est née en 1931. Rendez vous compte!50 ans avant moi.
C'est donc sans doute normal que l'on ne puisse pas se comprendre.
En Calabre de surcroît, et elle en a gardé certaines traces indélébiles. Elle a du aller à l'école quelques années, juste assez pour savoir lire et écrire.
Mais surtout compter.
Et elle a du compter ma grand mère, compter l'argent de la quinzaine pour donner à manger à ses enfants, compter les heures en attendant mon grand père, les soirs de beuverie, compter les coups, les soirs d'intempérie conjugale, compter les infidélités....
Mais même si elle s'est souvent plainte, elle est restée. Soixante ans avec mon grand père.Et ils sont toujours mariés.
Je ne comprends pas forcément, comment l'on peut rester tant de temps, quand notre couple n'en est pas vraiment un, quand notre mari nous trompe à tour de bras, quand on reçoit des coups, comment peut on rester.?
D'où tire t on le courage de rester?
Comment peut on venir rejoindre ce mari, à plus de 2500 kilomètres de notre famille, de nos amis, dans un pays que l'on ne connaît pas, dont on ne connaît ni la langue, ni les habitants, quitter le soleil, la mer, les collines verdoyantes, où l'on avait faim certes, mais pour trouver quoi en échange?
Un pays froid, une région minière, des anciens camps de prisonnier où l'on vit tous dans une seule pièce.
Qui peut se targuer aujourd'hui de tels exploits?
Ma grand mère savait à peine lire et écrire en Italien, voilà qu'elle a dû, deux enfants sous le bras, âgés de deux ans et dix huit mois, apprendre à communiquer en chtimi, apprendre à se faire respecter, tout en élevant ses enfants, et en recevant en échange moins d'amour que de violence.
Quelle femme accepterait cela aujourd'hui?
Alors je conçois qu'elle soit amère aujourd'hui, à 80 ans passés, de n'avoir pas eu la vie qu'elle voulait vivre, n'avoir pas pu épouser celui qu'elle aimait, quand mon grand père s'est présenté à la porte de chez son père, celui qui se targuait de se promener sur la place du village un pistolet à la ceinture....pour quelques terres, le mariage s'est conclu.
A peine mariés, mon grand père s'est embarqué dans la recherche de la Mine d'Or à Lewarde.
Je conçois qu'elle ne sache pas ce qu'est l'amour, que son cœur soit sec,  qu'elle soit très peu affectueuse, avenante, démonstratrive.
Je comprends, même si c'est très compliqué pour nous, enfants et petits enfants, de la suivre dans ses raisonnements qui n'en sont pas.
Elle ne sait tellement pas verbaliser ses sentiments qu'elle ne reste pas assise deux minutes quand nous venons lui rendre visite, elle cherche quelque chose à nous donner, des légumes, des fruits, des chocolats, un café, un thé, un cappuccino? un jus de fruit peut être?
Elle n'arrête pas.
Déjà opérée plusieurs fois, plusieurs séjours longue ou moyenne durée en hôpital, elle est pourtant résistante, droite dans ses bottes, mais trés encline à se plaindre.
Comme je la comprends. Elle n'a passé sa vie qu'à faire cela, mais pas chez elle, dehors, chez les gens, chez ses amis, jamais devant son mari, qui s'avérait être plus son maître que son amoureux, l'homme de sa vie.
Aujourd'hui, ils sont là. Tous les deux, et juste eux deux.
Ma grand mère prend sa revanche, elle commande aujourd'hui, elle ne laisse pas de répit à mon grand père, elle a toujours le dernier mot, elle devient impatiente, irascible, bref, elle vieillit mal.
Comment lui en vouloir cela dit. Avec tout ce qu'elle a vu!
Mais quelle vie....Aucune satisfaction, aucun plaisir, aucun voyage, aucune sortie.
Elle a bien reçu des gens chez elle, préparé des pizzas pour le club des italiens, mais quand a t elle été heureuse?
Je la trouve tellement courageuse, mais en même temps, on ne peut pas se comprendre.
On ne peut pas se parler, plus d'une demi heure.
C'est le temps moyen, où tout peut bien se passer. Après, il est trop tard. La phrase de trop, la remarque de trop, le manque de tact et de délicatesse assuré.
Il faut partir avant.
Pourtant, elle m'a élevée et c'est en cela que je l'aime et lui pardonne son ignorance.
Elle pourrait être plus douce, moins dure, moins rurale, moins rustre, plus gentille, plus aimante....mais elle ne serait plus elle.
Elle vieillit et n'est pas éternelle, mais elle demeure celle qu'elle a été quand elle est arrivée en France, l'évolution de son caractère n'est pas allé en s’améliorant;
Comment réagirions nous?
Aurions nous envie de finir notre vie ainsi, risquant de ne plus voir personne, car toutes les personnes que nous croisons, nous les faisons fuir à coups de réactions démesurées ou de petites phrases assassines?
Aurons nous envie de maltraiter celui qui partage notre vie depuis 60 ans, et qui nous a fait souffrir, nous a pourtant accompagné, et jusqu'à aujourd'hui reste notre seul et unique partenaire de vie, notre compagnon, notre bâton de vieillesse?
Ou bien, voudrions nous simplement finir notre vie, simplement, calmement, entourés, choyés par nos enfants, petits enfants, arrières petits enfants?
La sagesse s'acquiert elle après toutes ces épreuves de vie?Comment comprendre celle qui a représenté et représente toujours un modèle de courage, mais aussi une personne qui parfois nous est étrangère tant peu d'amour semble se dégager d'elle.
Ceci est une façade, ma grand mère est une femme qui sait ce que veut dire l'amour, elle se ment à elle même en faisant semblant de ne pas savoir.
Elle a une belle famille, mais ne sait pas du tout s'en occuper, elle a des petits enfants et arrières petits enfants, mais ne sait leur démontrer de l'amour qu'en les nourrissant.
C'est vrai, la comprendre est très peu facile.
J'ai fait des études, m'intéresse à la vie, aux gens, aux humains, avec des valeurs de tolérance et d'acceptation de la différence, parce que justement j'étais issue de l'immigration, grâce à elle.
J'aime les gens, j'espère me marier, avoir des enfants.
Rien ne nous rapproche, absolument rien. 
Je le regrette, j'aurai préféré qu'il en soit autrement. Que ma grand mère m'apprenne des choses, autres que faire du pain, parce que le "bravo girl" que j'avais acheté à 14 ans, coûtait le même prix que le kilo de farine, m'apprenne autre chose que repriser des chaussettes sur des bouteilles de bière, j'aurai voulu qu'elle m'apprenne avec gourmandise, la vie, la vraie, faire des confitures, des pizzas et des pâtes, mais avec enthousiasme, que rester avec elle soit du bonheur, du plaisir, de l'échange, de l'amour.
Mais ça n'a pas été le cas, et j'ai été la mieux lotie de mes cousins et cousines. C'est dire.
Ma grand mère, c'est ma colombe, c'est mon liet motiv, je ne pense qu'à elle quand je me bats pour la liberté, pour l'indépendance, pour le droit d'être une femme, libre et heureuse.
Je ne pense qu'à elle pour ne pas vivre la même destinée. Pour ne pas devenir aigrie, pour ne jamais lire de tristesse dans mes yeux, pour vivre épanouie.
Je voudrais lui dire toutes ces choses, mais elle dit que ce sont "des manières", je voudrai lui dire que je l'aime, mais je ne peux pas aller aussi loin dans mon expression des sentiments.
Elle doit être pudique, elle doit être inconsciente de son malheur, ou peut être se complait elle dans cette vie là, celle qu'elle n'a pas choisi, celle qu'elle a subi.
Je ne suis pas et ne voudrai pas devenir comme cela.
Je la comprends dans le fond, mais je ne veux pas me souvenir d'elle comme cela. 
J'aimerai qu'il en soit autrement. Tellement.
Ma grand mère, ma nonna quoi.

e

23 sept. 2011

Comme une plume!

C'est en suivant le petit chemin qu'avait tracé un de mes amis, qui fut aussi un de mes patrons, que j'ai découvert "De plume en plume".
Le hasard?Non du tout, on se situe plus sur les mini coups de pouce que la vie nous offre parfois.
J'irais donc prêter plume forte à mon projet sur ce site qui vaut le détour.
Tout ceux qui écrivent, commentent aussi vos écrits, ce qui rend le site interactif et participatif.
J'ai publié Ex nihilo pour le moment, et j'ai eu trois critiques, bonnes en plus. En plus de vos commentaires sur facebook évidemment.
Là ce sont des gens qui ne me connaissent pas qui lisent ce que j'écris. L'avis est différent, mais il me fallait le cran d'aller voir plus loin que mon cercle d'amis.
Voici un nouveau caillou que je sème sur mon chemin.....
To be continued:)

22 sept. 2011

Et Rond et Rond......

Ce message s'adresse à mon miroir.
Celui de la salle de bains, et aussi celui de l'ascenseur.
Celui de la salle de sport; celui des toilettes du boulot.

Je vous explique un truc les gars: je suis sublime, même si je fais une taille 42, même si ma couenne dépasse de mon jean, même si des fois je ne parviens pas à fermer les boutons de mon chemisier.

Et comme j'ai raison, et que vous, à part réfléchir à ce qui est moche chez moi, vous feriez mieux de réfléchir à comment mettre en valeur ce qui est beau. C'est à dire à peu prés tout.


Voilà, les filles, et ceux qui ont lu ce post, qu'ils soient des machos, homos, ou hétéros.

Maintenant vous lisez ça tous les matins, et dés que vous avez un coup de mou. Et tout ira très bien.

;)

Changer de vie?

Ce n'est pas une petite décision.

Quand on a voulu devenir médecin, chanteur, journaliste, enseignant, avocat......et qu'on a réussi, décider de changer de vie, n'est pas ce qu'il y a de plus simple.

Pourtant c'est parfois le choix qui s'impose. Quand on se dit que la vie qu'on voulait ne correspond plus à ce qu'on avait idéalisé ....

Je suis une idéaliste incorrigible, j'ai cru que je sauverai le monde, les gens, que je les ferai avancer, comprendre, que je changerai l'état d'esprit des juges, du système.

Et heureusement que je l'ai cru, ça a été mon moteur, mon élan, mon ambition.

J'ai toujours voulu toucher ce rêve, devenir un avocat entendu, apprécié, sollicité, à qui on demanderait conseil, j'avais des références, Badinter, Dupond Moretti, et me voilà encore face à cette profession, sans masque, sans maquillage, sans robe pour masquer mes doutes.

Non ce n'est décidément pas une mince affaire.

Mais je sais aujourd'hui, que je ne suis pas seule, abandonnée, désœuvrée, je sais que je sais faire plus, différent, et je n'ai pas à rougir m'a dit une de mes brillantes consœurs, je n'ai pas fait de la figuration m'a dit une autre de mes vieilles copines.

Ca en étonne plus d'un, ce choix, parce que comme ce milieu, est fait d'apparences, on croit ce qu'on voit, mais on ne voit que ce qu'on veut bien montrer.

Je suis loin d'être la seule à me poser des questions, mais ce n'est que lorsque j'amorce le sujet qu'on se confie en me donnant raison, bien qu'on pense tout bas, "toi?arrêter?mais enfin tu avais l'air d'aimer tellement ça"

Oui, j'aime mon métier, je ne le détesterai jamais, j'aurai toujours un immense amour infini pour la robe que je porte, mais qui ne me suffit plus.

Ce qu'il me faut aujourd'hui, c'est avancer, croire en quelque chose de possible, de concret, de réalisable.

Sauver le monde ne l'étant pas, ou tout au moins, étant un chantier très difficile à entreprendre pour mes petits bras, je dois d'abord me sauver moi.

La vérité est sous mes yeux. Mon métier, m'a appris beaucoup sur moi-même, sur mes capacités, mes limites, mes chances, mes malchances, mais m'a aussi épuisée.

J'ai construit autour de mon corps, une barrière, avec chacun des dossiers de petits clients pour lesquels j'ai stressé, je me suis rongée les sangs, et j'ai failli devenir folle.

J'ai cru en l'humain, jusqu'à ne croire qu'en lui, et à m'annuler au profit des gens que je croyais pouvoir sauver.

J'ai pleuré et souffert avec eux, supportant leurs peines et d'épuisement, je ne pouvais que pleurer sur mon sort en rentrant chez moi. Seule.

Parce que le fond du problème est bien là: Moi, la joyeuse de la bande, la rigolote de service, la bonne copine moelleuse à qui on peut tout confier, moi et ma gourmandise de vie, moi et mon trop plein d'amour à donner, je rentrais seule.Et je retrouvais mon chat.

Cette situation, n'avait que trop duré quand je suis partie en vacances de moi même.

J'ai fait un micro bilan, et ce n'était pas fameux. Je finissais par me dire qu'on me retrouverait un jour, vieille et seule et dévorée par des bergers allemands.

Mon niveau de vie, petite cigale de mon état, était en fait plutôt bas, puisque à bien y regarder, à part des fringues chez H et M, et des restaus entre copines, ma passion pour le cinéma et mon envie incompressible de chaussures chez Miss Coquine, j'étais loin de mes consœurs croqueuses de Vanessa Bruno et Lauboutin.

Mais je ne les enviais pas, je ne trouvais juste pas ça normal de ne pouvoir vivre correctement dans ce pays avec un tel niveau d'études.

Et là j'ai réalisé, je me plaignais sans bouger. Je végétais dans ma complainte perpétuelle. C'était devenu insupportable.

En plus du poids que j'avais pris, grâce au stress emmagasiné, je passais mes soirées seule, pendant que tout le monde croyait que j'étais super fun, Je devenais un clown triste.

J'ai pris les choses en main et une décision pas simple.

J'avais besoin de stabilité et seule cette recherche m'aurait permis de décoincer tout le reste.

Et ça m'apparaît tellement évident maintenant que je le vois écrit, que je me demande encore pourquoi j'ai mis tant de temps à le comprendre.

Maintenant, je sais quelles sont mes priorités. Maintenant, je sais ce dont j'ai besoin, ce qui me manque, et comment aller jusqu'au bout de ce projet, en douceur.

Pour autant, l'écriture, forme d’exutoire salvatrice, celle qui me rend la liberté, dont me prive paradoxalement ma robe, m'offre je le sais, de nouvelles perspectives.

Mais il ne faut rien précipiter. Mes 30 ans m'ont transformé, révolutionnée, j'ai besoin d'avancer et de résoudre un à un, les problèmes qui ont pu m'empêcher de tourner en rond.

Je suis là, je suis moi, et j'avance, encore plus ancrée à la vie que je n'ai pu l'être avant.

Je n'existe pas au hasard, il devait bien y avoir une raison. Et non, je ne me suis pas trompée, j'ai juste cru mon cœur au lieu d'écouter ma raison,

En défendant les autres, je tentais de défendre ce que je suis. Et de changer la vie.

19 sept. 2011

Les films Cultes De Y a d'la joie!!

Comme toute "girl" qui se respecte, j'ai une sélection de films de fille qui me remettent toujours sur pied quand tout est gris.
Voici le bonheur en quelques claps:)

Et si on se régalait?

Il est grand temps que vous fassiez connaissance avec mon joyeux lieu de ripaille, de régal, de plaisir, de bidgiggidy.
Bref, je me régale à chaque fois, surtout quand je prends le tartare mixed et la purée maison, mais vous faites ce que vous voulez.
La petite serveuse adorable et trop mimi a beaucoup de talent pour vous mettre l'eau à la bouche en vous racontant la carte.
Les patrons (surtout Karine, la patronne hihihi pardon Laurent mais bon )sont adorables et d'une gentillesse infinie.
Le décor est agréable, trés ambiance bistrot et à la fois cuisine d'autrefois, c'est exactement ce que j'aime.
La surprise du chef est un dessert fantastique et le pain perdue est fabuleux. Bref......on se régale les yeux, la tête, la bouche et les oreilles, playlist canon de surcroît.
Et pour ceux qui ne sont pas comme moi, vous dégusterez un excellent rhum from Guada, que les boss ont ramené de leur périple dans l'ile magique.
Pour celles et ceux qui sont pompette avec un verre de vin, (comme moi donc) ne tentez pas le diable avec le coktail Kiss me à base de champagne:p 
Prenez un cocktail de fruits c'est plein de vitamines, et vous pourrez ouvrir votre grande gamelle.




Bon appétit!!!!!

Let the Music Play

Résolution de la rentrée: j'ai décidé de ressembler aux photos que Juliette a faites de moi il y a 2 ans.
Aujourd'hui, j'ai assisté à ma première séance de L:I:A, de la danse!!!!! Avec ma copine Sophie, qui a la chance d'être ma voisine, on s'est régalées.
Un super cours, avec un prof trop fort, Maxime, qui nous a fait bouger en musique c'était juste génial!
On a bien transpiré, on a bien rigolé et on s'est éclatées.
Je pense avoir enfin trouvé ce qu'il me fallait, un cours en musique, où je n'ai pas l'impression de faire du sport, mais de danser, ce que j'adore faire.
On commence en douceur, et on augmente le tempo. Le plus important c'est d'avoir le rythme et de le garder
A partir de là, on commence une chorégraphie, et c'est punchy!!! Extraordinaire, tous les lundis soir, à partir de ce soir, c'est parti!
Et comme on est super motivées, on va s'inscrire au step 1 aussi: le mercredi soir.
Un petit tour à la piscine le vendredi, et je serai juste canon. hihi
Ps: la motivation vient comme en 2007, du fait que si je ne fais pas tout ça, je ne serai pas écrivain.
ça a marché pour devenir avocat:p


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14 sept. 2011

Inspirée!

En ce moment, je dois avouer que je suis très inspirée.
J'ai du mal à comprendre pourquoi, mais j'ai tellement d'idées en tête, que ça en est perturbant: trouver un titre, se lancer dans la rédaction, revenir sur des paragraphes, modifier des tournures, rien n'est laissé au hasard.
Même si je n'écris pas avant et que je rédige tout sur facebook directement, il faut quand même fignoler.
Deux nouveaux articles sont parus sur ma page FB: Ex- nihilo et Free Hugs.
N'hésitez pas à me laisser des commentaires, à me donner votre avis et surtout à continuer de m'inspirer....
Bonne lecture......

13 sept. 2011

vous avez dit comédie....?

ça c'est la surprise du jour.....
en trottant mon curseur sur facebook, je découvre une demande d'amitié, une proposition, un lien de contact et voilà qu'on me propose de participer à un casting de comédienne.....et je me prends à rêver que tout cela fonctionne. Pour de vrai.
wait and see.....:)

11 sept. 2011

Remember.....

Forcément, je ne peux m'empêcher de penser à cet événement il y a 10 ans....
Alors pour s'en souvenir en images, voici le blog de mon ami Bu BUDZ......
régalez vous......et remember the time.....

10 sept. 2011

Lettre ouverte à l'homme de ma vie (s'il existe et qu'il sait lire, le français)

lettre ouverte à l'homme de ma vie (s'il existe et qu'il sait lire, le français)

par Laura Campi, lundi 25 octobre 2010, 22:47

Mon amour,

Tu ne m'as pas encore rencontré, mais il ne fait nul doute que ça t'arrivera un jour.

Et je te le souhaite!Bein ouais, jsuis une sacrée rigolote et tu risques pas de t'ennuyer!

Je sais que ce jour là, je serai heureuse de te croiser sur ma route, parce qu'une chose est sûre, tu auras bien pris ton temps vindiou de vindiou!

Je suis sûre que je ferai suffisamment le pitre pour que tu me remarques, et que je te sourirai,ce n'est qu'après seulement,que tu te rendras compte que j'avais mis des paillettes sur mes paupières pour t'éblouir avec mon regard coquin et choubidou.

Je pense que tu ne tomberas pas immédiatement amoureux de mon physique pourtant envié par le tout Hollywood, mais que sans doute, mes vannes intelligentes (c'est drôle les lettres ne veulent pas s'afficher!) t'enchanteront (et tu sais ce qu'on dit, homme qui rit!homme qui rit,kiri kiri kiri)

Je ne t'attaquerai pas tout de sute sur ton retard séculaire à venir me séduire mais ne t'en fais pas, tu n'y échapperas pas!Un jour tu te rendras compte que tu te tapes la loose à avoir mis une vie à goûter mes lasagnes à la calabraise, et tu t'en mordras les doigts.

De même, que lorsque tu sentiras les volutes de café en te réveillant le matin, tu te demanderas pourquoi tu as mis tant de temps à me trouver.

Tu l'auras compris, je n'aime pas me disputer mais si tu y tiens je m'appliquerai à essayer d'être chiante de temps en temps.et même que je râlerai rien que pour te faire plaisir.

Si vraiment tu ne peux pas t'en passer, de temps en temps je taperai une crise de jalousie, mais me fais pas chier ça me soule grave jte l'dis déjà tu pourras pas dire que je t'ai pas prévenu!

J'ai été élevée à l'italienne, donc, tu devras t'habituer à ce que je gère certaines tâches que je déteste déléguer, mais par amour pour toi je céderai et tu pourras faire la vaisselle, mais bien alors, j'aime pas relaver!

Je suis sensible, tu le sais, alors si tu me dis des mots d'amour, sois sûr de toi, viens pas un jour me reprocher de t'avoir cru!nan jdéconne, je sais que tu feras des efforts....pour en dire!

Toi et moi savons que je suis indépendante, alors mon amour, quand je sors avec mes copines,fais un effort, vas voir le match chez tes copains, jsais pas moi, occupes toi:)

J'aime cuisiner c'est vrai, mais j'aime aussi la Floride et jy suis pas tous les jours, tu peux m'épater, je ne me vexerai pas.

Ne te biles pas pour les vacances j'adore voyager, me soules pas avec tes visites,j'adore être sur la plage à rien foutre, donc on est en vacances,zen quoi....fais pas ta meuf!hihihihi

Je m'excuse d'avance d'être insatiable de bisous de câlins de hum hum, si je dis oui c'est oui, pas la peine d'inventer des migraines fais pas ton farouche, je sais que c'est faux!

Je m'excuse aussi de chanter dés le lever du soleil, je le fais pas exprés, tu m'as choisie comme ça, assumes maintenant.

Si jamais tu devais en avoir marre de ma bonne humeur, vas faire un tour en comparution immédiate ou en congrés d'huissier, tu verras ça détend, on fait la gueule, on est sérieux.

J'aimerai avoir des enfants, mais je suis pas fan des labradors,fais un effort, pas de monospace, j'aime trop ma fiat 500.

Mes amis sont importants et trés gentils, différents tous mais tellement adorables, n'oublies pas qu'ils m'ont soutenue en attendant que tu arrives, tu leur dois une fière chandelle, alors sois sympa, payes leur un coup!

Mes parents sont des gens bien, mes grands parents sont....décalés, mais ma famille est super, et aucun d'entre nous n'est parrain de la mafia (enfin, ça...j'ai pas vérifié, fais gaffe quand même)

Si un jour je devais te présenter nonna, rappelles moi de t'expliquer deux trois trucs....mais on a le temps!

En tous cas, saches que je t'aimerai fort, longtemps, et que je serai présente pour toi, maintenant si malgré tous les avantages à me connaitre tu devais avoir le béguin pour un pti cul, saches que je ne te créverai pas les yeux, tu vires si je le sais, reves pas, j'ai l'air irréelle mais ma batte de baseball est bin bin solite!

Je dois avouer que j'ai des défauts, j'ai peur de l'abandon, des serpents, de la boite aux lettres et de la méchanceté. Je chiale devant les films et les séries à la con, j'adore manger les céréales sur le canap et 'j'en fous partout, et je n'aime pas descendre les poubelles.

Je jure au volant,je suis une râleuse invterée quand je conduis, et je me gare devant la porte du magasin quand je vais faire mes courses.

Mais, quand tu seras là, je serai folle de toi, mais attention, la vraie folledeluité:)

Alors, bordel, tu vas te ramener ouais, où tu vas trouver une fille comme moi?pourquoi d'ailleurs chercher une fille comme moi alors que tu peux m'avoir moi.

Si tu lis cette lettre ouverte, c'est que tu m'as trouvée (ou que tu sais lire ce qui est un début), et je te félicite!

ps: envoies moi un mail, j'ouvre pas la boite aux lettres. Je t'aime mon amour (mais affoles toi le minou quand même, il se fait tard!)

tabarnak, si t'habites Montréal, jviendrai t'épouser là bas là, mon caribou, tu sais tu qu'j'ai une toune pour le jour de not'rencontre là?t'es bin bin chinceux là:))) jveux bin être ta blonde!(c'est du Québécois, ça ne s'applique pas aux métropolitains)

Prends ton temps, tu fais ça trés bien d'ailleurs ,mais je t'informe que je n'aime pas le suspens, oublies de me dire "j't'expliquerai", "on en rparlera" j'aime pas attendre...de savoir:)

Allez....viens:)

quelques instants plus tôt....

Quelques instants plus tôt....

par Laura Campi, mercredi 6 juillet 2011, 17:00

J'étais à la station service quand m'est venue l'idée de cet article. Un vent chaud soufflait doucement sur les feuillages et tout était calme et paisible.

Pas de nuage dans le ciel, la température idéale, j'allais retrouver mon amie Clo pour déjeuner et tout se passait bien.

Et là....j'ai pensé, ce sont ces moments là qui précèdent les moments violents qui nous arrachent à notre bonheur simple.

C'est toujours des moments d'exception juste avant qu'on nous annonce un accident, un décès, un licenciement, une rupture, un problème grave, une descente de flics, une porte qu'on brise à coup de bélier, une interpellation.

Avant des moments de crise, il y a en général, des moments simples, de calme, de plénitude, dont on essaie de se rappeler plus tard, mais qui n'auront plus jamais le même goût.

Je me souviens des moments difficiles où l'on m'a annoncé des décès auxquels je ne m'attendais pas, les moments qui ont précédé des ruptures, les choses que je faisais au moment où ma mère biologique m'a appelé par exemple.

Ces moments là, de calme avant la tempête, j'y ai pensé, là, à la pompe à essence.

J'ai pensé à mes clients. Que faisaient ils avant qu'on vienne les chercher à 6 h du matin chez eux. Qu'avaient ils fait la veille?

En avaient ils profité assez?avaient ils embrassé leurs enfants, leur femme, avaient ils savouré chaque moment avec leurs parents, avant de sombrer?

D'une minute à l'autre la vie peut basculer c'est ce que m'apprend mon métier.

D'un instant joyeux et paisible, où l'on respire à plein poumons, on peut passer à l'instant d’après  à l'étincelle, où tout s'efface en un éclair.

On se retrouve seul, perdu, abasourdi. On se retrouve démuni, triste, désespéré  on ne sait plus où l'on est ni qui l'on est.

On cherche du réconfort. On cherche l'interrupteur pour rallumer la lumière, celle de juste avant le coup de fil, juste avant la porte cassée, juste avant la rupture, juste avant la lettre de licenciement, juste avant la disparition.

On tente de se rassurer, que tout va bien se passer, que c'est une erreur, qu'on va venir nous dire qu'il s'agit d'un malentendu, qu'on a mal compris. On a chaud, froid, chaud et on tremble.

Alors que quelques minutes avant, on allait bien.

On se plaignait bien sûr, de la chaleur, des problèmes quotidiens, des petits tracas de tous les jours, mais si futiles l'instant d’après, face à de si grands bouleversements.

La garde à vue, l'interpellation, les menottes, on enlève nos chaussures, notre ceinture, nos lacets, notre montre. Fini la quiétude, on repensera toujours à ces moments là.

La famille qui voit sa vie se briser en même temps que sa porte, qui voit son fils ou sa fille partir entre deux policiers, et qui ne sait pas pourquoi.

Mes clients ne sont pas des saints, ils font des conneries c'est vrai, mais certains d'entre eux ont finalement eu plus à faire avec un psy après leur libération et leur non lieu.

Celui qui rentre du travail, d'une journée comme les autres, et qui part direct en exécution de peine encore en habit de travail,sans pouvoir embrasser ses enfants j'en ai connu deux.

Celle qui croyait qu'elle était en vacances avec son petit ami espagnol qu'elle venait de rencontrer qui se fait serrer à la douane, dans une voiture qu'elle voyait pour la première fois mais truffée de marchandises contrefaites, j'en ai connu une....

Ceux qui laissent partir leurs parents en vacances, et qui apprennent qu'ils ont leurs examens, attendant le soir qu'ils soient arrivés pour leur annoncer la nouvelle, et qui apprennent l'accident mortel de leur famille, j'en ai connu deux.

Celles qui passaient leurs vacances en République Dominicaine entre copines et qui ont été interceptées les valises chargées à bloc sans le savoir.....

Celui qui va rendre visite à son pere et qui le trouve inanimé....je le connais et je l'aime trés fort.

Celle qui se prépare pour aller à un anniversaire, et qui répond à un coup de fil sur le pas de la porte avant de monter dans sa voiture......pour apprendre une nouvelle déchirante, je la connais et je l'adore.

Ceux qui disent à tout à l'heure à leur femme ou leur mari, qui va faire un tour au marché et qui ne le reverront jamais à part au tribunal.....j'en ai connu aussi. (dont un que j'apprécie énormément)

Que se passe t il avant?

Ces quelques instants de quiétude, comment savoir s'ils dureront?

C'est pour ça qu'à la station service, j'ai décidé de sourire et de respirer à pleins poumons.

Pour ces instants avant que le sol ne se dérobe sous nos pieds, que la vie décide à notre place où aller, et qu'on piétine nos vies.....

Un texto qu'on reçoit parfois nous sauve la mise et la vie. 

Un retard au travail, peut nous sauver d'un attentat quelques minutes avant, et on se sent incroyablement chanceux.

Pour autant, la vie est faite ainsi de surprises et ne donne pas toujours son préavis.

Il n'y avait qu'une phrase à retenir, ce lundi, à la station service. Carpe Diem.

C'était celle qui était inscrite sur le blouson du motard, qui se servait à la pompe n°7........

L'aventure des Confessions d'une Accro du stylo!

Il y a 8 jours, j'ai envoyé un recueil de mes articles dans deux groupes de presse assez en vue:
CondeNast (le groupe de Glamour, GQ et Vogue France) et Mondadori (Grazia, Biba, Elle) avec le titre "Confessions d'une accro du stylo"
J'espère que tout se passera bien et que je finirai par percer dans la chronique pour jeune femme dynamique....
A suivre:).

5 sept. 2011

envie de voir du pays?

CALabria 2011

Gioia Le retour:)

Je reviens à l'assaut de la planète Internet:)
Avec mes nouveaux projets je suis boostée et ai décidé de faire partager mes petites idées, mes grandes rélfexions, mes goûts et mes couleurs.
Qui sait, quelqu'un finira peut-être par être attiré par ma plume?
En tous les cas, n'hésitez pas à laisser des com:))
Je vous embrasse!

Y a des copains!