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Votre petit chouchou en ce moment....!

L'entracte

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Des nuits et des nuits que je me réveille à 3h30, agitée, perdue. Des matins qui se succèdent, où me sortir du lit est une épreuve tout autant qu'une nécessité. Des jours et des jours, que mon estomac se noue et se dénoue, que mon humeur oscillo-bat (du verbe "oscillo-battre" oui, parfaitement) 
Je garde tout ça pour moi, bien sûr....On ne change pas si facilement, n'est-ce pas? Jusqu'à cet après-midi, mue par je ne sais quel tempo de je ne sais quelle musique, dont je m'abreuve pour tenir bon dans les montagnes russes de mon ENIEME changement, où j'ai exprimé cet état, en deux mots. 
Magie: j'ai reçu exactement LA définition de ce que je traverse en ce moment:  c'est l'antichambre de ce qui m'attend dans un mois et quelques jours, c'est l'entracte avant l'acte 2. Mais quel talent.
Dans un mois et quelques jours donc, je vais mener ma barque sur une autre rive, près d'autres monts. Je quitte les terrils pour les Alpes, la …

On se pose

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Une constante.
Cette envie de vivre librement chaque étape, chaque instant, chaque seconde de ma vie. Je ne comprends pas bien pourquoi, mais quand j'exprime cette volonté souvent on me regarde sans expression, parfois on rit. Je me souviens parfaitement de cette soirée où j'ai dit clairement que mon objectif dans la vie était d'être libre de vivre la vie que j'entendais. C'est mon seul plan de carrière. Je peux faire toute sorte de choses, je me fous des étiquettes, du prestige, du salaire, je m'en fous mais alors c'est impressionnant. Ce que je veux faire dans la vie (et ce que j'arrive à faire à peu près d'ailleurs) c'est être heureuse, et être libre. Changer d'avis, de job, de ville, de fringues, de style, de coupe de cheveux, de déco, de moyen de locomotion. 
On me dit qu'être libre a un prix. Merci j'ai vu. Ne pas suivre la norme coûte plus cher que de rentrer dans le rang c'est certain. Manger un hamburger coûte moins che…

La fameuse bénédiction du vin en latin. - Participation au concours de nouvelles Mange Lille!

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Et ils passèrent à table. Depuis la fenêtre de la cuisine, je les observais discrètement. Chacun était à sa place attitrée et connaissait son rôle sur le bout des doigts. Là où ils devaient se placer, comment ils devaient se tenir, à quel moment ils pouvaient manger, boire, parler, répondre, intervenir. On aurait dit un ballet.
Ils étaient disposés autour de l’imposante table en chêne massif, dont se vantait toujours mon grand-père. Ma grand-mère, en bonne épouse calabraise, respectueuse des codes et de la tradition familiale, y avait fait poser, dès l’acquisition du meuble, une plaque en verre trempé. L’ensemble était surmonté d’un gigantesque napperon en crochet, comme on en trouvait en réalité, sur toutes les tables en chêne dans toutes les maisons de mineurs du Nord de la France à cette époque, principalement dans la communauté italienne.
De là où j’étais, je pouvais observer toute la scène, sans que personne ne s’inquiète de ma disparition en cuisine. Après tout, aux yeux de tous, …

Vieillir sur les bancs de l'école? Pourquoi il fallait être prêt. (#Feat les vacances scolaires)

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Je n'en reviens pas d'être sur le point d'écrire ça et encore moins d'en avoir rêvé! Mon corps en a mal, mon corps les réclame, mes os, mes muscles, mes nerfs en ont besoin. Le seul qui tienne le coup c'est encore mon cerveau, mais le moral fuit déjà et l'enthousiasme a pris un sérieux coup dans l'aile. On est au bord de l'implosion tous dans notre coin, éparpillés tels les fragments d'un Kandisky ou d'un Picasso: demain, ce sont les VACANCES!
Comme vous le savez, parce que vous l'avez lu ici, après moult tergiversations intérieures et extérieures, j'ai repris finalement le chemin de l'école, et pas n'importe laquelle, l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. (Oui appelez-moi Madame) C'était en septembre, on était lundi, j'étais toute contente avec mon joli sac jaune moutarde en cuir et mes nouvelles chaussures toutes neuves. 
J'ai vieilli les gars. Biiiiiiim! Grosse claque de Luxe! Déjà, je retire tout ce que…

Hyper Hypo

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Vous savez, on m'a souvent dit que j'étais "too much". C'est sûr par rapport à la majorité des gens, je suis une petite boule d'énergie, et ça peut -je le concède- déstabiliser les gens.
Récemment j'ai réussi à mettre des mots sur ce que je ressentais: j'ai l'impression récurrente de danser dans un cimetière. Mon ostéo m'avait dit cette phrase au tout début de notre rencontre "certaines personnes sont décédées mais ne le savent pas". J'ai mis un certain temps à comprendre, à intégrer et à digérer cette phrase, pour réaliser qu'en réalité c'est ce que je vivais.
Perpétuellement en mouvement, toujours en train de faire plusieurs choses en même temps, jamais rassasiée de la vie; ressentant une certaine urgence à faire les choses, comme si je manquais perpétuellement de temps: je suis hypothyroïdienne. Vous savez, la thyroïde, ce petit papillon, ce chakra puissant que nous avons au niveau de la gorge, et qui régule non seule…