16 juin 2017

Coup de projecteur pour coup de coeur #2; Mharokyn, la petite marque d’accessoires en cuir, qui monte, qui monte jusqu’aux étoiles !

Julie, 30 ans dans quelques jours, un sourire à tomber, une bonne humeur contagieuse et surtout, des doigts de fée ! Nous vous présentons la créatrice la plus douée de sa génération, une femme rock, glam et surtout passionnée par ce qu’elle fait.

Julie est une battante, une de ces femmes inspirantes qui ne s’avouent jamais vaincues, qui cherchent leur chance, la provoquent et l’attirent dans leurs filets.

Aventurière, c’est ainsi qu’elle se rêvait enfant, trouver des matériaux et créer des objets grâce à ses découvertes d’apprentie Indiana Jones. Et nous verrons que la vie lui a finalement donné raison, puisque la petite Lily adorait dessiner et mettre en œuvre concrètement ses dessins….#NoSpoiler !

Alors, l’aventure elle l’a tentée, en s’envolant vers le Québec pour prendre le large et faire un point sur sa vie, après une année compliquée émotionnellement. Mais comme lorsque l’on va au Québec, on ne sait jamais vraiment si on en revient….elle qui pensait y rester un an n’a pas réussi à le quitter avant quatre années !

Douée de ses mains, Julie a testé différentes créations avant de réaliser aujourd’hui des pièces incroyables avec le cuir souple et velouté des meilleures tanneries de la Drôme. Au début, en plus des petits boulots, elle se met au tricot, au crochet, à la main, à créer des petits accessoires, que ses amies lui commandent les unes après les autres, la voyant s’épanouir et s’éclater dans son art. Encouragée par ces premiers petits succès, elle s’offre sa première machine, une Singer, qui devient rapidement son alter ego.

Et la magie québécoise opère. Au centre de formation des futurs méritants, elle trouve une école de maroquinerie, accessible à tous. Inscrite aux « cours de loisir » durant huit semaines, elle réalise que c’est véritablement là que se cache son épanouissement professionnel. Sans réfléchir davantage, Julie signe pour une formation d’un an, pendant laquelle elle cumule plusieurs petits boulots pour pouvoir se payer les cours, enchaînant des semaines à 60 heures pour aller jusqu’au bout de son ambition, fatiguée, mais heureuse.

C’est juste avant son départ du Québec que Julie crée sa marque, dont la signification semble évidente, mais qui recèle plus d’un secret. Mharokyn, mélange de maroquinerie, de rock, et des influences américaines de Brooklyn, trouve son origine dans une boutade affectueuse lancée par un de ses compères québécois, qui sans le savoir va insuffler une identité aux créations de la jolie nantaise.

Et c’est à Cholet que Julie revient poser sa machine, pour poursuivre la formation entreprise outre-Atlantique. Elle intègre la seule formation en France pour les entrepreneurs en maroquinerie,  Artisan Créateur en Maroquinerie. (ACM) La passion l’emporte : 35 heures d’atelier, des réalisations de A à Z, du dessin au produit fini, comme quand elle était petite, Julie est insatiable !

Elle commence à équiper son futur atelier, et trouve un stage dans la Drôme, qu’elle débute en juin 2016, durant trois semaines. Et c’est un véritable coup de cœur pour la région - et pour l’un de ses habitants-  qui va la pousser à revenir s’y installer. Berceau du cuir, capitale de la chaussure, Romans sur Isère lui tend les bras. Sa marque Mharokyn déposée en 2015, Julie est désormais auto-entrepreneure, et continue d’investir dans l’achat de machines pour équiper son atelier.

Dès son arrivée, elle a continué à déplacé les montagnes avec son sourire communicatif et sa passion dévorante, s’est rapprochée du Village des créateurs de Lyon qui héberge des marques de créateurs, et l’Association Romanscuir, qui promeut les marques au plan local.

Les opportunités de se développer ne manquent pas, et Julie qui déborde d’idées s’est trouvée au bon endroit au bon moment. Comme dans toute belle histoire, il y a des épreuves, et elle doit relever celle du financement. C’est pourquoi elle a lancé une campagne de crowfundingafin de promouvoir sa marque, élaborer son atelier, acheter ses matières premières et lancer son e-shop.

Mais d’où lui vient cet amour de la maroquinerie ? Julie nous répond avec un sourire dans la voix : « l’idée c’est de garder de beaux objets, de pouvoir les conserver dans le temps, de créer des pièces intemporelles, qui passeront les âges et les générations, et seront toujours beaux et actuels.  Aujourd’hui, il y a une tendance à la  surconsommation.  Je suis convaincue que si l’on consomme autrement, notamment des produits de qualité, on peut transmettre d’autres valeurs à nos enfants, C’est pour cela que je crois au pouvoir du cuir, pour durer, et pour que mes créations soient à la fois robustes, esthétiques et intemporelles. On reste dans le rock, mais dans un design épuré. C’est un parti pris, j’aimerai vraiment créer des pièces qui ne soient pas interchangeables au gré des modes. Créer et produire en France, avec des matières premières locales, déjà, c’est une de mes responsabilités pour un artisanat authentique, beau et durable. »

Une sacrée tornade vient d’arriver dans la Drôme, et on lui souhaite de conquérir rapidement le cœur des aficionados de la mode. A n’en pas douter tous vont littéralement tomber en amour de ses créations comme on dit au Québec, décidément lieu de tous les possibles.

Souhaitons de tout coeur à Mharokyn de monter rejoindre les étoiles du savoir-faire français, car c’est là qu’est sa place, à Julie de poursuivre son épanouissement personnel dans la passion qui l’anime et à la Drôme, de savoir profiter de la présence d’une super Maroquine de talent !

Mharokyn, you rock !

Crédit Photo - Romain le Photographe

Crédit Photo -  Romain le Photographe



13 juin 2017

Les gens me trouvent impatiente.

Les gens me trouvent trop pressée,
S'ils savaient ce qu'il m'en a coûté d'attendre patiemment une réponse de leur part,
Prise d'inquiétudes les plus farfelues, d'idées improbables, de scénarii, de prises de tête,
D'alternance de joies euphoriques et d'idées mélancoliques.

Les gens me trouvent impatiente,
S'ils savaient ce que j'ai attendu, durant toutes ces années
Cette petite part de bonheur, que les autres recevaient, les uns après les autres,
Convaincue que mon tour viendrait,
M'efforçant de vivre chaque instant avec le sourire,
Confiante en la vie, mais également consciente de son éphémère beauté.

Les gens me trouvent stressée,
S'ils savaient que je ne compte que sur moi-même
Qu'il m'a fallu si longtemps pour l'accepter
Qu'il m'a fallu me rencontrer, me pardonner, me prendre par la main
Me faire confiance, m'apprivoiser, m'écouter, me dorloter
Pour enfin ne faire qu'une  ici et maintenant,

Les gens me trouvent exubérante,
S'ils savaient combien d'années j'ai passé à cacher mes larmes dans mes pitreries
Combien d'heures j'ai travaillé pour façonner ce personnage,
Combien de pleurs j'ai versé pour ne pas alerter, inquiéter, froisser, tendre
Combien de fois j'ai joué les sketches, travaillé les accents, appris les gestes
Pour les mettre à l'aise quand moi-même je ne l'étais pas.

Les gens me trouvent too much
S'ils savaient que pour être celle que je suis aujourd'hui
J'ai dû désobéir, me rebeller, m'insurger, m'affirmer
Pour exister telle que je suis
Et qu'il a fallu m'accepter telle quelle.

Les gens me trouvent exagérée
Alors que je ne suis qu'enthousiaste
Ils le disent en amour
Alors que je suis passionnée
Ils le disent en tous points
Alors que je ne suis que sincère

Les gens me trouvent impatiente,
Quand je leur écris et qu'ils ne répondent pas et ne donnent signe de vie,
Quand je me demande pourquoi je dois agir quand ils sont immobiles,
Quand ils viennent me chercher et s'interrogent
Et que je demande pourquoi?

Les gens sont parfois inquiétants, parfois hésitants, parfois incroyables,
Mais les gens je les aime, tels qu'ils sont, et ça m'est agréable,
De les entendre penser dans leurs têtes en se sentant coupables
S'ils croisent mon regard et comprennent que je sais,
Sans savoir comment, sans savoir pourquoi,
Que j'ai compris le fond de leurs pensées.

Les hommes me trouvent charmante,
Mais trop femme, trop jeune, trop mûre, trop ronde, trop enthousiaste, trop indépendante, trop libre
Alors ils font un tour sur eux-mêmes, en se croyant débarrassés,
Croyant que je suis le problème,
Alors que c'est leur croyance qui l'est.

Les femmes me trouvent drôle et innocente
Inoffensive et sans comparaison aucune,
Avec leurs boucles blondes là où les miennes sont brunes,
Mais s'affolent quand leurs amoureux rient de mes vannes
Et sont choquées de constater que l'inoffensive puisse plaire
A ceux qu'elles croyaient exemplaires.

Finalement,
Seuls les enfants,
Les petits fous, les nourrissons, les décalés, les rigolos,
Les facétieux, les farceurs, les insouciants,
Ne se méfient pas quand ils entendent mes raisonnements
Ils les comprennent et y répondent
Me tendant à l'infini leurs sourires et leurs joies,

Est-ce à croire que je n'ai pas vieilli, ni grandi,
Que mon apparente jeunesse l'est aussi de l'esprit,
Ou que j'ai gardé au fond, enfouie,
Une fois réconciliée,
L'âme de l'enfant que j'étais?

Les gens me trouvent différente,
S'ils savaient, que pendant des années être un canard ne m'était pas permis,
Et que Cygne j'ai longtemps rêvé d'être la nuit,
Quand mon coeur s'affolait pour les plus marginaux,
Quand ma tête me lançait des signaux
Pour la peinture, la culture, le dessin et l'écrit
Et que j'ai choisi le droit, il faut être pris pour être appris.

Les gens me trouvent parfois excessive
Mais ils ignorent pourquoi je suis parfois pensive,
Les épreuves que maintes fois j'eus peur qu'elles terrassent
Ma flamme, mon coeur battant,
Ma détermination, mon engouement.

Les gens pensent que je peux faire peur,
Parce que je dis ce que j'ai sur le coeur,
Parce que je sais l'urgence et que je n'ai plus peur,
Ils me trouvent originale
Là où en fait, ILS ont peur.
Ils me trouvent bavarde,
Là où c'est à mon silence qu'ils devraient prendre garde.

Les gens finalement ne savent pas ce qu'ils perdent,
Quand ils ferment leur porte à mes encouragements,
Je n'ai que ce que je suis,
Rien à perdre, beaucoup à donner
Juste de la joie, juste de la vie,
Juste de l'amour simplement,
Et tourner le dos à la joie authentique,
N'est pas vraiment preuve d'un courage héroïque.

Mais qu'importe ce que pensent les gens,
Parfois cela blesse, parfois cela tend
Mais cela prouve que pour les rêveurs
Il est encore temps,
Comme le dirait Apollinaire,
De rallumer les étoiles, qui leur manquaient tant.

Quoique disent les gens,
Ils m'inspirent, ils m'intriguent, ils me portent
Ils sont la sève, l'encre de mon stylo,
Ils sont la réalité et font la météo,
Sur les mots que j'écris.
Simplement, chers amis,
Ne prenez pas garde à ce que l'on dit,
Car le plus important finalement,
N'est pas ce que pensent ou disent les gens
Mais que vous soyez fidèles à qui vous étiez enfant,
Car vous étiez authentiques, réels, sincères, sans fards
Vous étiez vous-mêmes, et vous étiez libres,
Comme je fais en sorte aujourd'hui d'être,
Et vous souhaite de tout mon être
De vous réaliser, libres et fiers de l'être.

Quoiqu'en disent les gens......!




Y a des copains!